Paramédical 28
Paramédical 28
codage de l’information sensorielle
Les organes des sens détectent les informations provenant du milieu extérieur.
Ils font partie d’un ensemble plus vaste de récepteurs sensoriels dont certains sont internes et réagissent aux modifications du milieu intérieur.
La stimulation de ces récepteurs conduit à la naissance d’un message nerveux qui sera interprêté par les centres supérieurs.
On distingue 4 étapes :
- Stimulation,
- Transduction,
- Transmission du message nerveux,
- Perception.
les etapes
- 1. STIMULATION
Chaque type de récepteur est sensible à un stimulus particulier. Les organes des sens contiennent, le plus souvent, différents types de récepteurs.
La stimulation doit être supérieure à un seuil pour être efficace : elle doit atteindre une certaine intensité et une certaine durée.
- 2. TRANSDUCTION
La stimulation (énergie) modifie la perméabilité de la membrane du récepteur en ouvrant ou fermant des canaux ioniques : il y a création d’un potentiel récepteur (PR). L’énergie de la stimulation est convertie en PR : c’est la transduction.
L’amplitude du PR varie avec l’efficacité du stimulus (on parle de codage en amplitude).
Pourtant on remarque que certains récepteurs diminuent leur activité alors que la stimulation reste importante : c’est le phénomène d’adaptation.
- 3. TRANSMISSION
Au niveau d’une zone gachette, le PR (potentiel récepteur) donne naissance à un potentiel générateur (PG), à l’origine des potentiels d’action (PA) constituant le message nerveux.
Plus le PR est important, plus le nombre de PA produits à la seconde est grand (on parle de codage en fréquence).
Les PA circulent dans les fibres sensitives en direction des centres nerveux.
- 4. PERCEPTION
L’information sensorielle atteint les centres nerveux au niveau d’aires corticales (aire somesthésique, aires associatives…). Elle est :
- d’abord décodée (c’est la sensation, conscience des variations du milieu interne et/ou de l’environnement),
- puis interprétée (c’est la perception, interprétation consciente des stimulations). La perception est propre à chacun puisqu’elle fait intervenir l’expérience individuelle (mise en jeu de la mémoire).
schema
- 1. STIMULATION Stimulation
Stimulation infraliminaire (non efficace)
Stimulation supraliminaire (efficace) supérieure au seuil
- 2. TRANSDUCTION Récepteur
Potentiel récepteur inférieur au seuil
Potentiel récepteur supérieur au seuil
- 3. TRANSMISSION Nerfs sensitifs
Potentiel d’action inexistant
Potentiels d’action supérieurs au seuil
- 4. PERCEPTION Centres nerveux supérieurs
mecanisme moleculaire
La partie optique de l’œil permet la convergence des rayons lumineux sur la rétine. Les photorécepteurs (cônes et bâtonnets) qui composent cette couche de l’œil assurent la transduction de l’énergie lumineuse (phototransduction) en message nerveux.
La rhodopsine (R) (pigment photosensible) est à l’origine d’une cascade de réactions qui contrôlent la libération de la glutamate.
Ce neurotransmetteur modifie l’activité des cellules bipolaires, mais c’est au niveau des cellules ganglionnaires que naissent les PA.
[Erythropsine : Syn. rhodopsine, pourpre rétinien. Pigment rouge des cellules à bâtonnets de la rétine, permettant la vision crépusculaire. C’est une chromoprotéine constituée d’un pigment dérivé de la vitamine A, le rétinène, et d’une protéine, l’opsine.
Glutamine (symbole Gln ou Q) (gluten) : acide aminé non essentiel, constituant des protéines, monoamide de l’acide glutamique et transporteur d’ammoniaque.
L-glutamate monosodique : condiment utilisé dans les restaurants chinois (syndrome des restaurants chinois).]
LES ETAPES
- a. Modification de l’état de la rhodopsine sous l’effet de la lumière et initiation d’une cascade enzymatique
- b. Fermeture des canaux Na+
- c. Hyperpolarisation de la cellule photoréceptrice
- d. Inhibition de la libération du glutamate
SCHEMA :
LUMIERE
- a. La rhodopsine photosensible active une cascade enzymatique.
Le GMP quitte le site de fixation du canal Na+, auquel il était fixé à l’intérieur de la cellule.
Sans GMP, le canal Na+ se ferme.
- b. Les canaux Na+ à la surface sont fermés.
Le Na+ reste à l’extérieur de la cellule.
- c. Hyperpolarisation.
- d. Glutamate peu libéré, dans la synapse, vers le neurone bipolaire.
OBSCURITE
- a. En l’absence de lumière, la rhodopsine photosensible n’est pas stimulée.
Cascade enzymatique inactive.
A l’intérieur de la cellule, le GMPc se fixe sur le site de fixation du canal Na+.
La fixation du GMP ouvre le canal Na+.
- b. Les canaux Na+ sont ouverts.
Le Na+ entre dans la cellule.
- c. Dépolarisation.
- d. Glutamate libéré, dans la synapse, vers le neurone bipolaire.
Pas de lien entre les deux colonnes.
CLASSIFICATION SELON LE TYPE DE STIMULUS CLASSIFICATION SELON LA SITUATION ANATOMIQUE
Mécanorécepteurs : Réagissent quand ils sont déformés Extérocepteurs : Réagissent aux stimulations provenant
par la pression, l’étirement, les vibrations … (1) de l’environnement (5)
Thermorécepteurs : Réagissent aux variations de température (2)
Chimiorécepteurs : Réagissent aux substances goûtées ou senties Intérocepteurs : Réagissent aux stimulations provenant de l’intérieur
et aux variations de composition chimique de l’organisme (6)
des liquides internes (3)
Nocicepteurs : Réagissent aux stimulations nuisibles Propriocepteurs : Réagissent aux stimulations provenant du fonctionnement de
pour l’organisme et traduites en douleur l’appareil locomoteur en relation avec la posture et les
par le cerveau (4). mouvements. Ils sont présentas dans les os et les muscles,
Photorécepteurs : Réagissent à la lumière. au niveau des articulations… (7).
EXEMPLES
(1) Barorécepteurs aortiques sensibles à la pression artérielle,
Cellules cilliées de l’oreille interne sensibles aux déplacements de l’endolymphe…
(2) Terminaisons nerveuses de la peau,
Neurones hypothalamiques sensibles à la température du sang.
(3) Récepteurs gustatifs et olfactifs, osmorécepteurs hypothalamiques sensibles à la pression osmotique…
(4) Récepteurs présents dans la peau, les viscères, les articulations…
(5) Récepteurs des organes des sens
(6) Récepteurs des viscères, des vaisseaux sanguins, de l’hypothalamus
(7) Fuseau neuromusculaire, organe tendineux…
la consultation clinique
EPIDEMIOLOGIE
Dans le monde, une personne sur deux voit mal. En France, 62 % de la population portent des lunettes.
La nicotine du tabac, le soleil (UV), une mauvaise alimentation (carence en vit. A) et l’hérédité sont les principaux facteurs de risques.
interrogatoire
DEFICIT AUDITIF
Le déficit auditif n’est pas toujours perçu spontanément par le patient et parfois signalé par son entourage. Il peut s’y associer ou non des troubles de l’équilibre, gênant la marche.
DEFICIT VISUEL (voir photos ci-dessous)
Les troubles visuels sont nombreux :
- sensation de flou visuel,
- brouillard,
- diplopie (1),
- rétrécissement du champ visuel (le patient ne voit pas sur les côtés),
- scotomes (tâche où la vision est noire).
-
CHRONOLOGIE DES ERUPTIONS CUTANEES
Il faut faire préciser les localisations successives de chaque éruption cutanée.
Rechercher un sujet contact (personne malade ayant été en contact avec le patient précédemment, susceptible de lui avoir transmis la maladie).
(1) Vision (-OPIE) double (DIPL-)
examen physique
ORL
- a. Cavité buccale : (voir schéma ci-dessous)
- b. Otoscopie : (voir schéma ci-dessous)
- c. Test auditif : (voir schéma ci-dessous)
OPHTALMOLOGIE (1)
- EXAMEN DE LA CORNEE :
Examen direct en soulevant délicatement les paupières et en demandant de bouger l’œil. On note des rougeurs.
- FOND DE L’ŒIL :
Dilatation de la pupille par de l’atropine en collyre et examen à la lampe à fente (2)
- OCULO-MOTRICITE :
Motricité de bas en haut et de gauche à droite, en comparant les deux yeux.
Réaction de la pupille à la lumière en myosis (3) et en mydriase (4).
- CHAMP VISUEL :
En se plaçant derrière le patient qui regarde devant, on agite alternativement les doigts pour délimiter le cercle où le patient perçoit les mouvements des doigts.
- ACUITE VISUELLE (5) (voir schéma ci-dessous).
DERMATOLOGIE (6)
- INSPECTION DE LA PEAU ET DES MUQUEUSES :
On examine le patient entièrement nu, devant et derrière pour faire la liste exhaustive des lésions. On examine si besoin la bouche, la vulve ou le gland, ainsi que l’anus. On note le nombre, la localisation, l’étendue, la couleur des lésions. On palpe les lésions, afin d’en sentir le volume, l’induration et la chaleur.
- GENERAL :
Contrôle du pouls, de la tension, de la température. Recherche d’adénopathies. (8)
ETYMOLOGIE
(1) Science médicale qui étudie (-LOGIE) l’œil (OPHTALMO-)
(2) Lampe grossissante permettant d’observer l’intérieur de l’œil
(3) Pupille noire rétrécie, en tête d’épingle
(4) Pupille noire très dilatée
(5) Capacité à voir de près et de loin
(6) Science médicale qui étudie (-LOGIE) la peau (DERMATO-)
(7) Augmentation anormale (-PATHIE) de volume d’un ganglion (ADENO-) en rapport avec une infection.
deficits visuels
OPHTALMOLOGIE CHAMPS VISUELS MODIFIES
- a. Dégénérescence maculaire liée à l’âge (perte des photorécepteurs de la macula) tâche sur le point fixé
- b. Rétinopathie diabétique (hémorragies, œdème) tâches autour du point fixé
- c. Décollement de rétine contour noir et points blancs lumineux
- d. Cataracte (opacification du cristallin) filtre noir
- e. Glaucome (élévation de pression intra-oculaire) tâches noires sur tout le contour
- f. Astigmatisme (cristallin irrégulier) flou intégral
acuite visuelle
Le patient est à distance d’un tableau comportant des caractères de plus en plus petits à lire.
On fait lire alternativement avec un œil, puis l’autre, avant d’évaluer la vision binoculaire (avec les 2 yeux).
examen de peau
DERMATOLOGIE
Certaines affections cutanées présentent des distributions typiques, comme illustrées :
- a. Psoriasis :
Tâches rouges recouvertes de squames sèches. Affection chronique, récidivante. Cause inconnue.
- b. Acné vulgaire :
Excès de sécrétion des glandes sébacées chez l’adolescent.
AFFECTIONS CUTANEES TYPIQUES
Psoriasis : arrière de la tête, cou, coudes, hanches, bas du dos, genoux
Acné vulgaire : visage, haut du thorax, épaules, haut du dos.
examen de la cavite buccale
Bouche ouverte et éclairée, observation de :
- la muqueuse jugale (de la joue),
- de la langue,
- des dents
- puis du pharynx
à l’aide d’un abaisse-langue.
- a. Observation du pharynx
- b. Observation du palais
otoscopie
- c. L’otoscope est un lampe grossissante permettant de voir (-SCOPE) l’oreille (OTO-).
Il est muni d’un spéculum, entonnoir permettant l’introduction dans le conduit auditif externe.
On observe :
- § le conduit auditif externe
- § et le tympan.
On recherche :
- § une inflammation,
- § un bombement,
- § une perforation du tympan.
test auditif
- d. Ecoute du tic-tac d’une montre.
Plus précisément, on place un diapason au milieu, au-dessus du crâne du patient, qui écoute par chaque oreille, le son provenant de la vibration de l’instrument.
Ce test permet d’identifier un problème de conduction osseuse d’une oreille par rapport à l’autre.
examens et medicaments
orl
NASO-FIBROSCOPIE
Endoscopie du nez et du pharynx. L’endoscope est un petit tube de fibre optique, introduit dans le nez jusqu’au-dessus de la gorge.
RADIOGRAPHIE
Radiographie de la face sous plusieurs incidences permettant de mieux voir les cavités formées par les sinus.
PHOTO : Orbites droit et gauche
2 sinus au niveau des sourcils
2 sinus au niveau des orbites
2 sinus sous les orbites
2 sinus de part et d’autre des fosses nasales
PRELEVEMENT
Prélèvement à l’aide d’un écouvillon des sécrétions sur les amygdales, ou au fond de la gorge.
ophtalmologie
CONSULTATION SPECIALISEE
Contrôle de l’intégrité de la cornée.
Mesure de la tension des liquides contenus dans l’œil.
Détermination précise de :
- L’acuité visuelle
- Du champ visuel.
SCHEMA : Patient placé le front contre un appareil
FOND DE L’ŒIL
Examen du fond de l’œil qui consiste à examiner :
- la papille optique (zone où naît le nerf optique)
- et la rétine (membrane très irriguée contenant les côneset bâtonnets).
Cet examen permet de diagnostiquer :
- les affections de la rétine
- mais aussi celles de la choroide sous-jacente.
SCHEMA : Rétine
Papille optique (point d’où partent toutes les artères et veines)
Macula (f= fovéa) (point orange clair, foncé autour : anneau)
Artères et veines
Titre du schéma : FOND DE L’ŒIL
ANGIOGRAPHIE A LA FLUORESCEINE
Injection intraveineuse de fluoresceine, ou de vert d’indocyanine, qui colore les capillaires de la rétine, pour déceler une sténose, un anévrisme…
SCHEMA : Iris intégralement vert
MYOSIS – MYDRIASE
La pupille se :
- Contracte à la lumière ; c’est le myosis
- Dilate à l’obscurité : c’est la mydriase.
Ces mécanismes sont sous le contrôle du système nerveux autonome.
Des collyres à base de :
- réserpine (pour le myosis)
- ou d’atropine (pour la mydriase)
reproduisent ces effets.
SCHEMA : Myosis : pupille contractée
Mydriase : pupille dilatée
dermatologie
LUMIERE UV
Lumière ultraviolette (dite lumière de Wood) qui colore certaines lésions fongiques (dues à un champignon) en vert-bleu.
PRISE DE SANG
Dosage :
- des IgE dans l’allergie,
- des auto-anticorps dans certaines maladies auto-immunes,
- sérologies virales ou bactériennes.
BIOPSIE
Prélèvement de peau pour :
- analyse de l’anatomie des tissus,
- et recherche de :
- § virus,
- § bactéries,
- § champignons
- § et anticorps.