AFPS
AFPS – ATTESTATION de FORMATION aux PREMIERS SECOURS
Formatrice: Geneviève SOULA, 2ème année de médecine
Sommaire
1er module: PROTEGER, ALERTER
2ème module: DEGAGEMENTS D'URGENCE
3ème module: BILAN et SURVEILLANCE
4ème module : HEMORRAGIES
5ème module: P.L.S. - POSITION LATERALE DE SECURITE
6ème module: DETRESSE VENTILATOIRE
7ème module: ARRET CARDIO-VENTILATOIRE
8ème module: MALAISES
9ème mdule: PLAIES et BRULURES
10ème module: ATTEINTE TRAUMATIQUE des OS et ARTICULATIONS
Synthèse: ORGANIGRAMME
1er MODULE
: PROTEGER - ALERTER
POMPIERS 18 SAMU
15 POLICE
17 PORTABLE 112
Pour tout. Problème
médical Transmet
Circulation Un médecin au téléphone au 15 ou au 18
Traumatisme Moins rapide
Chute
Très rapide. 5 mn.
En arrivant :
- couper le courant
- débrancher les appareils
- retirer les appareils des mains de la victime.
En cas de feu: utiliser un linge mouillé contre l'air brûlant.
Le MESSAGE comporte 6 points.
Il faut se mettre dans la peau du pompier.
1. Nature du problème + risques éventuels (pour le type de véhicule envoyé)
2. Adresse. Localisation très précise.
Ville. Numéro. Rue. Arrondissement. Code. Porte. Escalier. Etage.
Envoyer quelqu'un les attendre.
3. Nombre de victimes (pour quantitéde secours)
Femme enceinte. Age.
4. Gravité (à titre indicatif).
5. Gestes déjà entrepris.
6. Donner le numéro de contrappel.
7. Est-ce que je peux raccrocher, ai-je tout dit ?
SE PROTEGER : - SOI D'ABORD. Ne pas agir si on n'est pas sûr de sortir.
- LA VICTIME
- LES TIERS
Seringue : la jeter dans la poubelle en attendant.
Si des médicaments sont éparpillés : les collecter.
Electrisé : pas mort. Electrocuté : mort.
Si en voiture, on voit un accident:
Mettre les feux de détresse.
- Ne pas s'arrêter avant l'accident, pour éviter aux secours de contourner; se garer 150 m après.
- Signaler. Panneau. Linge blanc.
- Couper le contact.
- Bilan. Dégagement.
- Puis appeler les secours.
2ème MODULE - DEGAGEMENTS D'URGENCE
En cas de dégagement d'urgence, on ne fait pas de bilan.
Observer avant d'agir.
Sauf: danger réel, vital, immédiat.
- Réel : être sûr quesi on ne fait rien, ele va mourir sous nos yeux.
- Vital
- Immédiat : tout de suite, sinon appeler les secours.
Même si on risque d'aggraver le traumatisme.
Ex: pièce en feu, victime sur la route, coulée de boue.
Echafaudage qui va s'effondrer.
Trois techniques : pas parfaites, mais optimales.
But : préserver axe tête-cou-tronc de la victime.
Ne pas s'abîmer en portant quelqu'un.
Dans ordre de préférence et fréquence d'utilisation.
- Technique de traction par les chevilles
Accroupi, rapprocher chevilles de la victime, soulever aux genoux
Se lever, tirer, puis démarche inverse, s'accroupir, poser les chevilles
Condtion: si sol propre, si pas d'escalier, bouts de verre...
- Technique de saisie par les poignets
Se placer derrière la tête de la victime.
Respecter axe tête-cou-tronc.
Soulever la nuque avec la main gauche. Suivre la colonne avec la main droite.
Rapprocher la victime contre soi à genoux par terre.
Passer ses bras sous les aisselles de la victime et saisir les poignets opposés.
Sa joue contre la joue de la victime (pour tenir la tête).
S'accroupir. Soulever, puis tirer.
Une fois la victime dégagée, se placer en trépied: une cuisse tient le dos de la vitime.
Garder les prises croisées aux poignets, bras sous les aisselles de la victime.
Placer la main gauche au niveau du cou de la victime, en tenant l'os du menton.
Placer la main droite au niveau de sa nuque.
Reposer doucement la victime au sol.
- Dans voiture : dégager les pieds de la victime.
(afin d'éviter qu'ils restent coincés sous les pédales).
Glisser la main gauche sous l'aissellle gauche de la victime en tenant sa mâchoire.
Glisser la main droite sous l'aisselle droite et attraper le pantalon à la ceinture.
Tirer la victime.
Trépied.
Poser doucement la victime au sol.
3ème MODULE : BILAN ET SURVEILLANCE
Conscience, ventilation, circulation sont les trois fonctions vitales.
La détresse est vitale si l'une des trois est atteinte:
Conscience --> ventilation et circulation assurées
Ventialtion --> circulation assurée.
Mini Glasgow:
- toucher la main
- est-ce que vous m'entendez, est-ce que ça va, que s'est-il passé ?
1. INCONSCIENT :
- nepeut pas répondre
- ne peut pas serrer la main
- ne peut pas cligner des yeux
2. ARRET VENTILATOIRE
2.A. Règle des 3 "c": col, cravate, ceinture.
Dégrafer le premier bouton du pantalon.
Libération des voies aériennes.
Pencher la tête en arrière.
2.B. Ecouter: poser la main sur le ventre
Sentir un souffle sur la joue.
Pendant dix secondes.
Entre 12 et 20 respirs par minute : normal. Nourrisson : 40-45.
2.C. Inconscient : la langue tombe et peut provoque un arrêt ventilatoire.
Donc: mettre la tête en arrière.
3. CIRCULATION: pouls carotidien sur 6 secondes.
La main gauche tient le menton.
La main droite pose 3 doigts au niveau de la pomme d'Adam, sur le côté.
50 pm pour un sportif. 80 pm pour un sédentaire.
130-150 pm pour un nourrisson: prendre à l'intérieur du bras.
Conclusion: le bilan dure entre 30 secondes et 1 minute.
Commencer les gestes.
Aller appeler.
Surveillance: en attendant les secours: chiffrer les fréquences sur 1 mn.
Noter: sueurs, victime pâle, coloration intérieur des lèvres (si blanc: problème).
Recouvrir la victime avec une couverture.
Alterner la prise de pouls avec l'observation de la fréquence respiratoire.
4ème MODULE : HEMORRAGIES
Pas de bilan.
Hémorragie : "écoulement important de sang qui remplit rapidement en quelques secondes un mouchoir".
(Hémorragie interne : médical. Ne concerne pas le secourisme).
Le corps contient 5 litres de sang.
Les 3 "a": Appuyer Allonger Alerter
Allonger: répartir le volume de sang
et même, si grande perte, relever les pieds.
Ne surtout pas relever la tête (danger mortel).
Compression manuelle directe : pansement compressif - relai.
Faire un vrai relai sans jamais relâcher la pression.
Sueurs: hémorragie interne.
Pâle, lèvres colorées, pouls très rapide.
Si hémorragie ouverte:
Fracture ouverte ou corps étranger (ne pas l'enlever)
Pas de compression manuelle directe
Car:
-on peut se couper
-on peut enfoncer le corps étranger.
Il faut un POINT DE COMPRESSION (8 a BNS) ici 3:
- ARTERE SUBCLAVIERE:
Creux salière. Entre clavicule et première côte. Presser l'artère contre la première côte.
Mains sous l'épaule, presser vers les pieds avec le pouce.
Pour tout membre supérieur.
- ARTERE CAROTIDE:
Point de compression au niveau du pouls.
Pour hémorragie au niveau de la tête.
Dangereux.
- ARTERE FEMORALE :
Point de compression dans le pli de l'aine.
Appuyer avec le poing, les phalanges.
Pour comprimer au niveau des membres inférieurs (cuisse, jambe), se mettre à genoux, dos droit, bras très droit.
GARROT:
Ne jaais enlever un garrot déjà posé (poursuites), car toutes les toxines remontent au coeur d'un coup, ce qui aboutit à la mort.
Si le garrot dure 6 heures, la nécrose conduit à l'amputation.
Un garrot se pose uniquement sur cuisse ou biceps (un seul os), et non pas sur la jambe ou l'avant-bras (l'artère passe entre deux os).
Dans trois cas:
- point de compression inefficace
-sauveteur isolé (point de compression : pas plus de 10 mn)
-sauveteur isolé, plusieurs victimes.
Il faut un lien large, par exemple une cravate, mais pas un lacet.
Tout en tenant le point de compression: un petit bout et un grand bout.
Tout en gardant le point de compression: le grand bout dans la boucle; le petit bout coincé avec un genou à terre.
Saignements de nez: s'asseoir, tête en avant, à l'ombre.
Appuyer 10 mn.
Si l'écoulement ne s'arrête pas, appeler les secours.
Vomissements, crachements de sang: position de repos.
Assis.
Récupérer ce qui a été craché.
Quelqu'un qui a une hémorragie a soif: ne pas donner à boire, car il faut un estomac vide pour passer à la chirurgie (pour l'anesthésie).
Appeler les secours.
Surveiller (le pouls et les respirations).
En cas de pansement relai ou garrot, il faut couvrir la victime en partant.
Sauf le garrot, pour le voir, car une victime avec garrot est une urgence.
Hémorragie interne: on ne peut rien comprimer.
5ème MODULE : P.L.S. POSITION LATERALE DE SECURITE
La PLS est utilisée si la victime est une personne inconsciente qui ventile.
- pencher la tête en arrière pour éviter l'obstruction par la langue.
- le risque de vomir menace les poumons (destruction par l'acide).
S'il y a eu chute, il faut faire très attention à l'axe tête-cou-tronc.
La personne doit être mise sur le côté gauche.
- tenir l'épaule droite et le poignet gauche, etmettre le bras gauche à plus de 90 °
- placer ses genoux de part et d'autre du bras gauche de la victime au sol, genou gauche au niveau du coude de la victime (pour l'espace du ventre) au niveau du tronc.
- tenir l'épaule droite de la victime. Poser le bras droit de la victime sur le bras droit du secouriste.
- tenir les hanches
- tirer BRAS TENDUS
- poser le coude droit de la victime par terre (ce qui constitue un appui pour la victime)
- changer de main sur la hanche de la victime
- cheville droite de la victime sur le creux poplitée de sa jambe gauche
- couvrir.
La PLS se fait toujours à gauche, surtout s'il s'agit d'une femme enceinte (pour ne pas écraser la veine porte).
Si la victime a reçu des coups de couteaux dans l'abdomen, mettre la blessure en haut pour éviter le poids des viscères.
Si la victime a reçu des coups de couteau dans le thorax, placer le poumon lésé en bas, afin de ne pas abîmer le poumon sain.
L'alcool associé à un anti-dépresseur conduit à l'arrêt cardio-ventilatoire.
La PLS est utile surtout lorsque l'on suspecte une atteinte traumatique.
6ème MODULE : DETRESSE VENTILATOIRE
Le bilan aboutit à une victime inconsciente.
L'arrêt est-il ventilatoire ou cardio-ventilatoire ?
Le sauveteur fait deux insufflations rapides et efficaces, tête de la victime en arrière, en bouchant le nez de la victime.
Pour souffler, entourer la bouche de la victime.
Puis prendre le pouls.
S'il y a un pouls, l'arrêt est seulement ventilatoire.
L'inspiration est active, l'expiration est passive.
Donc on a seulement à remplacer l'inspiration.
Il y a encore un pu d'oxygène dans l'air expiré.
Après les deux insufflations suivies de la prise du pouls, continuer les insufflations pendant une minute.
Puis aller prévenir les secours.
A partir de là, la probabilité de guérir est très faible, donc on ne fait pas de bilan.
Ensuite le rythme des insufflations est tout de suite de 15 par minute.
Cela revient à souffler toutes les 4 secondes.
Puis on prend le pouls toutes les 2 minutes.
Pendant qu'on explique à un témoin, continuer les insufflations régulières.
Pour un nourrisson : 30 insufflations par minute.
Bouche à (bouche et nez).
N'envoyer que le contenu des joues.
Au bout d'un moment le nourrisson retrouve des couleurs.
Si on envoie l'air trop fort, il va dans l'estomac, la victime va vomir : très mauvais.
Pour vérifier le débit, vérifier l'abdomen.
Si l'abdomen est ballonné : réduire le débit.
Relever le dos entre chaque insufflation, sinon le secouriste inspire l'air encore plus riche en CO2 qui sort de la victime. Dans ce circuit fermé, le secouriste peut s'évanouir.
Si en soufflant, le passage est bouché: faire la manoeuvre de Heimlich.
(si un objet obstrue les voies, mettre 2 doigts en crochet)
(enlever le dentier)
Manoeuvre de Heimlich pour dégager les voies respiratoires.
Repérer le bas du sternum et nombril.
Entre les deux poser ses deux mains l'une sur l'autre.
Appuyer "en virgule", c'est-à-dire en restant en contact avec la peau de la victime.
Ne pas donner un coup de poing.
Si la victime a 10 ans, une main suffit.
Pour un nourrisson: le placer sur l'avant-bras du secouriste, tête vers le bas, puis appuyer avec 3 doigts.
Si cela ne marche pas, retourner le nourrisson puis donner une tape sur le dos.
[Hors AFPS :
Ne pas transporter une femme enceinte, une urgence... par ses propres moyens, car on est alors responsable en cas de problème. Les pompiers vont plus vite et sont prioritaires.]
Si hémorragies et inconscience, on ne fait pas de PLS, on penche seulement la tête.
Surélever les jambes si l'hémorragie est très importante.
7ème MODULE : ARRET CARDIO-VENTILATOIRE
Le sauveteur isolé effectue un bilan qui aboutit à l'arrêt cardio-ventilatoire.
2 insufflations puis prendre le pouls sur 6 secondes.
MASSAGE CARDIAQUE :
Se mettre à cheval sur le bras de la victime.
Le coeur est un muscle creux. Il faut recréer la contraction et le relâchement (systole-diastole).
Le massage s'effectue sur la partie supérieure de la partie inférieure du sternum (3ème quart).
Masser sur un sol dur (pas un lit).
Poser une main sur l'autre, les deux majeurs ensemble, relever les doigts.
Ne pas masser les côtes pour ne pas les casser.
Abaisser 4 cm et bien remonter sinon contraction permanente.
1 ET 2 ET 3 ET ...
Temps de compression = temps de relâchement.
France : 60 pm. (USA: beaucoup plus. La victime va à l'hôpital. Il n'y a pas de SAMU)
Il faut masser à 80 pm (plus d'1 par mn) pour avoir 60 au final.
Parce qu'on doit passer du temps à insuffler.
15 massages à 80 + 2 insufflations = total 60 pm. 8 respirs par mn.
A 2 secouristes : 5 - 1 synchronisé = > 60 pm. 12 respirs par mn.
Enfant de 10 ans : une main
Bébé: 130 - 150 pm. Donc masser à 120 pm. 3 par seconde.
Quand un noyé dégurgite, l'eau vient de l'estomac.
(Dans les poumons, l'eau détruit les alvéoles et ne sort plus).
Faire 3 cycles 15 - 2, puis aller prévenir.
Prendre le pouls toutes les 2 mn. (8 cycles).
Masser quelqu'un dont le coeur bat est très dangereux.
8ème MODULE : MALAISES
Le malaise exclut l'inconscience.
Il faut reconnaître les signes de gravité.
"Toute sensation pénible, trouble d'une fonction de l'organisme, dont la victime ne connaît pas toujours l'origine."
11 signes. Si un seul: appeler le 15.
A. TROUBLES EXPRIMES PAR LA VICTIME SPONTANEMENT OU NON
Poser des questions:
1. Douleurs serrant la poitrine comme un étau
2. Maux de tête très violents ou inhabituels
3. Douleur abdominale intense, prolongée ou répétée
4. Sensation de faiblesse extrême persistante, angoisse intense.
B. SIGNES CONSTATES OU A RECHERCHER
5. Paralysie même temporaire d'un ou plusieurs membres
6. Anomalie de la parole: propos incohérents et mots bredouillés, obnubilation
(dans le cas du traumatisme crânien, 24 heures après un choc)
7. Agitation importante, gestes inappropriés
8. Anomalie de perception du pouls carotidien
< 40 ou > 130; (max : 220 - âge)
9. Sueur abondante sans notion d'effort
10. Nausée, vomissements prolongés ou répétés
Surtout nourrisson: se déshydrate très vite.
11. Pâleur intense.
Si un seul de ces 11 signes est présent: appeler les secours.
Puis mettre la victime dans une position de repos:
- position allongée
- si douleur thoracique: ne pas s'allonger
Demi-assis. Jambes par terre. Dos contre le mur.
Une couverture avec chaise retournée: forme un dossier
Ou avec quelqu'un en dossier.
Mal au ventre: position foetale.
Allonger, jambes en l'air.
Puis couverture.
Puis questions:
- la victime sait-elle de quoi il s'agit ?
Maladie, traitement.
L'aider à le prendre, et non pas lui faire prendre (juridique).
Sauf piqûre insuline: que infirmière, médecin ou lui-même.
On peut donner un peu de sucre. Hypoglycémie: coma.
Hyperglycémie. Long terme: diabète.
[Epilepsie: 2 types:
- Moment d'absence dont on ne se souvient pas.
- Vraies crises:
S'agiter, convulser.
(Eloigner les objets. Dégager. Chute.)
Inconscience.
Réveil sans souvenir.
Traitement].
Diabétique / Hypoglycémie.
La victime est énervée, puis très faible.
Donner 2 sucres: immédiatement absorbés.
Tétanie, spasmophilie: souvent jeune femme.
Ventilation très rapide. PH interne modifié, trop basique.
NE JAMAIS FAIRE : sac sur la tête pour réabsorber un peu de CO2.
Plutôt: regarder dans les yeux. Demander à respirer ensemble.
Communiquer son calme.
Est-ce que c'est déjà arrivé ?
Depuis combien de temps dure ce malaise ?
Qu'avez-vous mangé ?
Désserrer les vêtements.
Parler. Calmer la victime.
9ème MODULE : PLAIES ET BRULURES
A. PLAIES:
A.1. PLAIE SIMPLE :
Lésion peau, coupure, éraflure, piqûre, saignant peu.
Non situé près d'un orifice naturel (oeil).
Pas de corps étranger.
Se laver les mains: nettoyer, désinfecter.
Antisepique. Bétadine (décapant). Héxomédine. Pas d'alcool.
Avec compresse stérile plutôt que coton.
Dakin: désinfectant pour le matériel.
Pansement s'il s'agit d'un enfant qui joue, sinon laisser à l'air.
(retirer pour dormir).
Rougeur, douleur, gonflement, chaleur: infection.
Vacciné contre tétanos ? (contractions)
Rappel tous les 5 ans.
A.2. PLAIE GRAVE:
Ouverture profonde, large surface, hémorragique
Corps étranger, bord irrégulier, morsure.
Outil, arme blanche, projectile.
De l'oeil.
Près des orifices.
Cou, thorax, abdomen, dos: grave.
Si hésitation: grave.
Prévenir.
Position de repos, parler, surveillance.
La douleu n'est pas vraiment un signe, car l'appréciation est individuelle.
Doigt coupé: un sac avec glaçon / un sac avec le membre dans le sac glacé.
Pas de désinfectant.
Main: pas hémorragique. Parfois pas douloureux.
Cas particuliers:
- Corps étranger: ne pas retirer le corps étranger, car il peut servir de bouchon à l'hémorragie.
Sauf seringue: enlever la seringue, car elle peut s'enfoncer.
- Abdomen: replier les jambes, les lever.
Arme blanche.
- Thorax: demi-assis, car a priori gêne ventilatoire.
- Plaie de l'oeil: le risque est de perdre l'oeil.
L'intérieur de l'oeil (gélatine) est irremplaçable (pas de greffe).
Si le liquide qui est à l'intérieur de l'oeil s'écoule: grave.
Donc fermer les yeux et ne pas bouger les yeux.
Allonger la victime.
Prévenir les secours.
Tenir la tête en posant les coudes à terre.
Ne pas couvrir les yeux.
Attendre les secours.
B. BRULURES
Lésion de la peau (et/ou des voies aériennes ou digestives).
Par chaleur, frottement, substance chimique, froid, électrique, radiations (UV).
Superficie / profondeur.
- BRULURE SIMPLE : < la paume de la main de la victime.
SANS ATTENDRE: laisser 5 minutes sous l'eau froide (10-15 ° C), pas plus froide.
Pas le jet directement sur la brûlure.
Laisser ruisseler.
Cela atténue la douleur, et empêche une aggravation.
Pommade possible. Ex: Biafine (cancérigène à haute dose).
Eventuellement un pansement, mais prudence.
Ne pas percer la cloque.
(Ampoule: mettre un antiseptique. Normalement AFPS: ne pas percer).
Rougeur, douleur, gonflement et chaleur sont des signes d'infection.
Se méfier du tétanos.
BRULURE GRAVE: plus de surface ou noirâtre.
Localisation particulière: visage, mains, au voisinage d'orifice naturels, articulation (pose un problème de cicatrisation).
Si orifice (bouche, nez), les tissus peuvent aussi être brûlés à l'intérieur.
Mettre sous l'eau (douche, jet doux).
Accompagner la victime (risque de s'évanouir sous la douche).
Ou baignoire, mais risque d'hypothermie.
Pas eau trop froide.
Effet de l'eau: moins pire que de ne rien faire.
(mais les pompiers ont un gel spécial).
Allonger la victime sur une couverture de survie stérile, drap propre pour protéger.
La peau ne servant plus de barrière, les défenses immunitaires sont à zéro.
(voir le service des gands brûlés dans les hôpitaux).
Surveiller conscience et ventilation de la victime (problème si gaz chauds).
Produit chimique: parfois incompatible avec l'eau.
Ne pas toucher, ne pas faire ruisseler.
Ne refroidir que la zone atteinte.
Enlever des vêtements chauds, mais sans tirer s'ils collent à la peau.
Surveiller pâleur, sueur, accélération du pouls (=> détresse circulatoire),
car le liquide qui est contenu dans la cloque de la brûlure est du plasma sanguin,
donc cela équivaut à une perte de sang.
Plus la surface de la brûlure est grande, plus grande est la perte de sang.
Cas particulier:
- produit chimique: eau, ôter vêtement, alerter.
- électrique: brûlure grave. Couper le courant. Position de repos. Alerter.
Foudre, électrisation.
- voies aériennes: vérifier détresse ventilatoire.
- brûlure par ingestion: surtout ne pas faire vomir car 2ème passage.
Ne pas donner à boire, car pourrait faire vomir.
Placer la victime en position de repos (assise ou foetale).
(Les secours aspirent avec une sonde).
Empêcher la victime de vomir.
- si vêtements enflammés: couverture pour étouffer les flammes.
Poser un linge propre, alerter, surveillance.
Pour évaluer l'importance d'une brûlure, se référer à la corpulence de la victime.
Sur bébé: très grave.
10ème MODULE - ATTEINTE TRAUMATIQUE DES OS ET ARTICULATIONS
Chute.
Mal au dos.
Dégager les chaises.
Dire à la victime de NE PAS BOUGER.
Ne pas déplacer la victime.
Demander à la personne si elle a mal autre part.
Appeler.
Recouvrir la victime avec une couverture.
Ouvrir la porte. Pour ne pas avoir à se relever ensuie.
Tenir la tête.
Pas de surveilance. Maintenir la tête.
Fracture: os cassé.
Foulure / entorse: ligaments étirés voire déchirés.
Luxation: déboîtement. Mieux vaut remettre à chaud qu'à froid.
Signes: douleur, mobilité, gonflement.
Demander à la victime les circonstances de l'accident.
JAMBE: toujours immobiliser le membre atteint.
Le caler sans le remettre droit.
Ne pas manipuler la victime, l'immobiliser de façon à ce qu'elle ne fatigue pas en attendant les secours.
Prévenir. Surveillance (pouls, ventilation).
Si poblème au bras: fair une écharpe.
Avec un tissu carré coupé, faire un triangle isocèle.
I\
coude
I/
Passer le tissu sous le bras de la victime (entre le bras et le torse).
Remonter le tissu sur l'épaule du bras touché.
Passer l'autre bout du tissu par dessus le bras et l'épaule gauche.
Faire un noeud au niveau du cou.
"tortillon" à rentrer au coude.
TETE: si coup, chute.
Pas trop de problème pour l'os, mais plutôt danger d'atteinte au niveau du cerveau.
Dans les 24 heures:
-maux de tête en plus
-saignement du cuir chevelu. Bosse. Enfoncement.
-propos incohérents, obnubilation
-déséquilibre
-vomissements
-saignements nez / oreille : favoriser l'écoulement
-perte de connaissance
Position de repos.
Ne pas enlever le casque (technique particulière que connaissent les secours).
Il existe des casques démontables pour pouvoir ventiler sans enlever le casque.
ORGANIGRAMME
A relire souvent.
Protéger:
Soi-même
B1
Victime
Autrui
(Eventuellement: DEGAGEMENT D'URGENCE B2)
(Eventuellement: HEMORRAGIE => A.A.A. B4)
BILAN => B3
CONSCIENCE ? Une question, un ordre simple
OUI
NON
!
!
V V
Malaise ?
B8 L.V.A. =
C.C.C.
Bascule prudente de la tête en arrière
Plaie ? B9
!
Brûlure ?
B9 !
Atteinte os ? B10
VENTILATION ?
+
!
SURVEILLER
B3 V
10 sec. Ecouter
Regarder abdomen
Sentir
!
!
V
V
OUI = NON =
P.L.S. => B5 2 insufflations rapides et efficaces
+ Si
elles passent:
SURVEILLANCE => B3
! V
V NON = HEIMLICH
OUI <------------------------------
!
V
Pouls
? 6 sec.
Carotide.
! !
OUI: V.A. B6
15/mn NON: M.C.E. + V.A. => B7 4*15/2
Précision:
Chez l'adulte, l'A.C.V. a souvent une origine cardiaque (le coeur s'arrête, puis la ventilation). Chez l'enfant et le nourrisson, l'A.C.V. a souvent une origine ventilatoire (la ventilation
s'arrête, puis le coeur).
1999