Biologie - 8
SERIE 14 – BILAN SUR LES GRANDES FONCTIONS DE NUTRITION, DE RELATION ET DE REPRODUCTION
I.REVISIONS SUR L’APPAREIL LOCOMOTEUR
II.REVISIONS SUR L’APPAREIL DIGESTIF
III.REVISIONS SUR L’APPAREIL RESPIRATOIRE
IV.REVISIONS SUR L’APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE
V.REVISIONS SUR LE SYSTEME SANGUIN
VI.REVISIONS SUR L’APPAREIL URINAIRE
VII.REVISIONS SUR LE SYSTEME IMMUNITAIRE
VIII.REVISIONS SUR LE SYSTEME NERVEUX
IX.REVISIONS SUR LE SYSTEME ENDOCRINIEN
X.REVISIONS SUR L’APPAREIL REPRODUCTEUR
XI.REVISIONS CONCERNANT LA GESTATION
SERIE 14 – BILAN SUR LES GRANDES FONCTIONS DE NUTRITION, DE RELATION ET DE REPRODUCTION
RESUME
L’APPAREIL LOCOMOTEUR (Série 02)
Il est constitué du squelette et des muscles.
Le squelette est formé d’os unis par des articulations qui définissent 3 grands ensembles : la tête, le tronc et les membres.
Les os constituent la charpente de l’organisme. Leur dureté et leur rigidité sont dues à leur forte minéralisation.
Les articulations sont les zones de contact des extrémités osseuses qui contrôlent les mouvements.
Les muscles squelettiques s’insèrent sur les os ; leur contraction contrôlée nerveusement met en mouvement le squelette.
L’APPAREIL DIGESTIF (Série 03)
Il est constitué du tube digestif (bouche, œsophage, estomac, intestin) auquel sont annexées les glandes digestives (les glandes salivaires, le foie, le pancréas).
Des actions mécaniques et chimiques entraînent la transformation des aliments en nutriments : c’est la digestion.
Les nutriments passent directement ou indirectement dans le sang (c’est l’absorption) puis sont utilisés par les cellules (c’est l’assimilation).
Les déchets de la digestion constituent les matières fécales (= excréments = fèces).
L’APPAREIL RESPIRATOIRE (Série 04)
Il est constitué des voies respiratoires et des poumons.
C’est à l’intérieur des poumons que se réalisent les échanges gazeux entre l’air et le sang : c’est l’hématose ; elle permet l’oxygénation du sang et l’élimination du dioxyde de carbone.
L’appareil respiratoire contribue ainsi à l’homéostasie.
Au niveau des cellules, le dioxygène est utilisé pour le métabolisme cellulaire : c’est la respiration cellulaire productrice d’énergie et de déchets.
L’APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE (Série 05)
Il est constitué du cœur et des vaisseaux sanguins.
Le cœur assure la mise en mouvement du sang dans l’appareil circulatoire ; les vaisseaux permettent l’acheminement du sang vers tous les organes y compris les organes excréteurs (épuration sanguine).
Le sang est formé d’éléments cellulaires (hématies, leucocytes et plaquettes. Il a un rôle transporteur des nutriments, du dioxygène, des déchets et des hormones.
La moelle osseuse assure la formation et le renouvellement des éléments figurés du sang.
La constance du milieu intérieur (homéostasie est une condition essentielle à la cohésion de l’organisme, l’autre condition étant la défense de l’organisme.
L’APPAREIL URINAIRE (Série 06)
Il est constitué des reins et des voies urinaires (bassinets, uretères, vessie et urètre).
Les reins contribuent au maintien des constantes du milieu intérieur (homéostasie).
L’urine se forme à partir du plasma dans les néphrons (glomérules + tubules + tubes collecteurs).
Les reins filtrent le sang ; certaines substances utiles sont réabsorbées alors que les surplus et les déchets restent dans l’urine et sont éliminés.
La diurèse permet d’ajuster en permanence la concentration et la pression sanguine (homéostasie).
LE SYSTEME IMMUNITAIRE (Série 07)
Les défenses immunitaires permettent à l’organisme de préserver son intégrité (le soi) face à un agresseur ou un intrus (le non soi).
Elles sont assurées par les leucocytes (macrophages, polynucléaires, lymphocytes T et B).
La réaction immunitaire débute par la reconnaissance de l’agresseur.
Les mécanismes de défense peuvent être non spécifiques (polynucléaires et macrophages agissant par phagocytose) ou spécifiques (production des anticorps par les lymphocytes B, lyse cellulaire par les lymphocytes Tc). Ces mécanismes sont contrôlés par les lymphocytes Ta et des interleukines.
LE SYSTEME NERVEUX (Série 09)
Le système nerveux comprend le système nerveux central (encéphale et moelle épinière), le système nerveux périphérique (nerfs crâniens et rachidiens) et le système nerveux végétatif (systèmes sympathique et parasympathique).
Les nerfs conduisent les messages nerveux sous forme de train de potentiel d’action (PA). Les PA se propagent le long d’un réseau complexe de neurones (transmission synaptique) et assurent les communications : récepteurs centres nerveux effecteurs.
Certains récepteurs nous renseignent sur le monde extérieur (récepteurs de l’œil, de l’oreille, de la langue, du nez, de la peau), d’autres sur l’activité interne de notre organisme.
LE SYSTEME ENDOCRINIEN (Série 10 et 11)
Les glandes endocrines sécrètent des hormones qui sont déversées dans le sang. Ces hormones agissent sur des organes cibles. Il s’agit d’un moyen de communication dans l’organisme qui complète celui que constitue le système nerveux : maintien des constantes et adaptation de l’organisme à des perturbations diverses : nutrition, reproduction…
LE SYSTEME REPRODUCTEUR (Série 12)
Les organes génitaux assurent la reproduction de l’espèce en produisant les gamètes.
La fonction génitale débute à la puberté et elle est contrôlée par les hormones sexuelles.
Chez la femme, l’activité est cyclique. L’ovulation (14ème jour du cycle) sépare la phase folliculaire de la phase lutéinique. Si l’ovule n’est pas fécondé, un nouveau cycle s’enchaîne. Le cycle ovarien entraîne un cycle utérin ou cycle menstruel qui débute par les règles.
L’activité ovarienne est commandée par les hormones hypophysaires.
LA GESTATION (Série 13)
La grossesse dure 9 mois et se déroule principalement à l’intérieur de l’utérus. La fécondation de l’ovule par un spermatozoïde a lieu dans la trompe de Fallope. L’œuf qui en résulte migre puis se développe à l’intérieur de l’endomètre. L’embryon puis le fœtus sont nourris grâce au placenta. A terme, les contractions utérines déclenchent l’accouchement et permettent l’expulsion du fœtus.
1.REVISIONS SUR L’APPAREIL LOCOMOTEUR
A. ROLE
L’appareil locomoteur est formé :
- du squelette
constitué d’un grand nombre d’os assurant la rigidité du corps et des articulations qui autorisent des mouvements divers.
- des muscles
qui, s’attachant aux os, permettent de mettre l’ensemble en mouvement.
B. LE SQUELETTE
1. Organisation
Le squelette humain, formé d’environ 210 os unis par des articulations, peut être divisé en trois parties :
- la tête et le cou,
- le tronc,
- les membres.
La tête est formée par les os soudés du crâne et de la face (exceptée la mâchoire inférieure qui est mobile).
Le tronc est constitué de la colonne vertébrale ou rachis sur laquelle s’articulent les côtes (12 paires) formant la cage thoracique, ainsi que les membres.
Le rachis est formé par l’empilement de 33 vertèbres, unies entre elles par des disques intervertébraux.
La colonne vertébrale peut être divisée en 5 régions :
- cervicale : cou
- dorsale : dos
- lombaire : lombes
- sacrée : sacrum
- coccygienne : coccyx
Chaque membre, formé de trois articles, est relié au rachis par une ceinture, scapulaire ou pelvienne.
2. Structure des os
Les os sont classés suivant leur forme, en trois catégories : longs, plats ou courts.
Les os longs sont formés :
- d’une partie allongée : la diaphyse enveloppée par le périoste ; le canal médullaire qui la creuse contient, chez l’adulte, la moelle jaune.
- de deux extrémités renflées, les épiphyses recouvertes de cartilage au niveau des surfaces articulaires. Les épiphyses sont formées d’os spongieux qui contient la moelle rouge (tissu hématopoïétique).
La matière osseuse renferme une grande proportion de sels minéraux (phosphore et calcium essentiellement) qui lui confèrent dureté et rigidité.
3. Edification et croissance des os
La plupart des os s’édifie à partir d’une ébauche de cartilage : le cartilage est progressivement remplacé par de l’os.
Pendant toute la croissance, l’os s’allonge au niveau d’une bande de cartilage situé entre la diaphyse et chaque épiphyse : le cartilage de conjugaison.
Sa disparition vers 18-20 ans marque l’arrêt définitif de la croissance en longueur des os et donc celle du squelette.
La croissance en diamètre de l’os est assurée par le périoste.
Plusieurs facteurs influencent la croissance et la minéralisation du squelette :
- Hormonaux (hypophyse, thyroïde, parathyroïde)
- Alimentaires (vitamines D et A, calcium, phosphore)
- Climatiques (influence bénéfique des rayons ultra-violets solaires).
4. Les articulations
Elles unissent deux ou plusieurs os entre eux.
Les articulations peuvent être classées en 3 catégories :
- articulations fixes
Sutures des os du crâne ou de la face par exemple.
- articulations semi-mobiles
Articulations entre les vertèbres par exemple. Les mouvements qu’elles autorisent sont très limités.
- articulations mobiles
Coude, genou, hanche, etc.….
Les ligaments maintiennent les os en contact, au niveau des surfaces articulaires.
Un liquide visqueux, la synovie, permet de lubrifier les surfaces articulaires.
C.LES MUSCLES
En fonction de leur structure et de leur physiologie, on distingue :
- les muscles squelettiques (muscles striés)
- les muscles viscéraux (muscles lisses)
- le muscle cardiaque (muscle strié)
Les muscles squelettiques s’insèrent par leurs tendons sur les os du squelette : ils obéissent à la volonté.
Les muscles viscéraux forment la partie musculaire de certains viscères : ils sont incontrôlables par la volonté.
Par exemple : estomac, intestin, utérus (myomètre), etc.….
Un muscle (lisse ou strié) formant un anneau autour du viscère se nomme un sphincter.
L’estomac (pylore), l’uretère et le rectum en portent un.
Les muscles squelettiques sont les éléments moteurs de l’appareil locomoteur. Les muscles travaillent en se contractant.
Les différents mouvements mettent en jeu plusieurs muscles antagonistes.
Dans l’organisme, la contraction musculaire est commandée par le système nerveux (par l’intermédiaire de la plaque motrice).
2.REVISIONS SUR L’APPAREIL DIGESTIF
A.ROLE
L’appareil digestif permet à l’organisme d’absorber les éléments nutritifs (les nutriments) fournis par les aliments.
B.ANATOMIE
Le tube digestif se divise en plusieurs segments.
Le pharynx relie la cavité buccale à l’œsophage.
L’œsophage descend le long de la colonne vertébrale, traverse le diaphragme et débouche dans l’estomac.
L’estomac, poche en forme de J, communique avec l’intestin grêle par le pylore.
L’intestin grêle mesure environ 6 m et comprend 3 portions formant de nombreuses anses :
- le duodénum
- le jéjunum
- l’iléon
L’intestin grêle se raccorde au gros intestin ou côlon au niveau du caecum qui porte l’appendice.
La portion terminale du tube digestif est le rectum.
Au tube digestif sont annexées les glandes intervenant également dans la digestion.
Dans la bouche se trouvent 3 paires de glandes salivaires :
- les sous maxillaires
- les sublinguales
- les parotides.
La première anse de l’intestin grêle (duodénum) reçoit les sécrétions du foie et du pancréas.
Tous les organes abdominaux sont enveloppés par une membrane formée de deux feuillets : le péritoine.
C.PHYSIOLOGIE
1. La digestion
La plupart des aliments sont diversement constitués de:
- substances organiques
- protides (présents essentiellement dans la viande et le poisson)
- glucides (sucres et féculents)
- lipides (ou graisses)
- vitamines
- substances minérales (eau, sels minéraux).
Au cours de la digestion, les aliments sont coupés en fragments de petite taille : les nutriments.
La digestion est le résultat de processus mécaniques (mastication, brassage) et surtout chimiques.
Les différents segments du tube digestif sont le siège de phénomènes mécaniques qui permettent :
- le broyage et le brassage des aliments, en particulier dans la bouche et l’estomac
- l’imprégnation des aliments par les sucs digestifs favorisant les transformations chimiques
- le transit des aliments tout au long du tube digestif sous la forme d’une bouillie plus ou moins liquide : le bol alimentaire ou chyme.
Les transformations chimiques des aliments sont dues à l’action des enzymes contenues dans les diverses sécrétions :
- salive produite par les glandes salivaires, dans la bouche
- suc gastrique sécrété par la muqueuse de l’estomac
- suc pancréatique produit par le pancréas
- sécrétions intestinales produites par l’intestin grêle.
La bile ne renferme pas d’enzymes digestives mais facilite la digestion des graisses (présence de sels biliaires).
La bile est produite par le foie mais elle s’accumule et se concentre dans la vésicule biliaire.
Pendant la digestion, la bile se déverse dans le duodénum par le canal cholédoque
2. L’absorption
Les nutriments sont absorbés au niveau de la muqueuse de l’intestin grêle :
- soit par voie lymphatique
pour la majeure partie des lipides qui rejoint ensuite la circulation
- soit par voie sanguine
via la veine porte en direction du foie pour tous les autres nutriments.
3. L’assimilation
Les nutriments absorbés sont alors, soit stockés, soit immédiatement utilisés par les cellules du corps pour produire :
- de l’énergie sous forme d’ATP, au cours des processus biochimiques du catabolisme.
- de nouvelles molécules de remplacement, au cours de l’anabolisme (synthèse) et sous le contrôle du code génétique.
- de la chaleur pour maintenir le corps à température constante (homéothermie).
4. Les déchets
Les aliments non digérés peuvent être partiellement dégradés par les bactéries constituant la flore intestinale du gros intestin.
Les déchets se concentrent par déshydratation et constituent les matières fécales ou fèces qui sont éliminées.
3.REVISIONS SUR L’APPAREIL RESPIRATOIRE
A.ROLE
- Assurer le renouvellement du dioxygène O2 nécessaire aux cellules (respiration cellulaire) en permettant l’oxygénation du sang.
- Eliminer le dioxyde de carbone CO2 déchet du métabolisme en assurant l’épuration du sang.
B.STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT
L’appareil respiratoire est en rapport direct avec l’extérieur ; il constitue une zone d’échanges entre le milieu extérieur et le milieu intérieur.
L’air inhalé par le nez est conduit aux poumons par les voies respiratoires constituées par :
- Les fosses nasales où l’air est réchauffé et humidifié
- Le pharynx
- Le larynx
- La trachée
- Les bronches
Trachée et bronches sont tapissées d’une muqueuse qui renferme des glandes sécrétant du mucus. Les sécrétions produites retiennent en partie les poussières qui sont ensuite éliminées.
Situés dans la cage thoracique, les deux poumons sont enveloppés par la plèvre.
A l’intérieur des poumons, les bronches se ramifient en de nombreuses bronchioles.
Les bronchioles se terminent en cul-de-sac par des bouquets d’alvéoles pulmonaires.
Les alvéoles pulmonaires sont délimitées par la paroi alvéolaire.
La paroi alvéolaire, d’une minceur extrême, renferme de très nombreux capillaires sanguins.
C’est entre l’air contenu dans les alvéoles et le sang circulant dans les capillaires que s’effectuent les échanges gazeux respiratoires.
Le dioxygène passe de l’air des alvéoles dans le sang.
Le dioxyde de carbone passe du sang dans les alvéoles.
Le dioxygène est principalement transporté combiné à l’hémoglobine à l’intérieur des hématies.
Le dioxyde de carbone est principalement transporté par le plasma et les hématies.
L’élimination du CO2 contribue à la régulation du pH sanguin.
Ces phénomènes gazeux, conduisant à l’oxygénation du sang et à l’élimination du dioxyde de carbone, constituent l’hématose.
La circulation pulmonaire entre le cœur et les poumons permet l’hématose continuelle du sang.
Le sang non hématosé arrive au poumon par les artères pulmonaires.
Le sang hématosé retourne au cœur par les veines pulmonaires.
L’efficacité des poumons réside dans leur grande capacité à réaliser l’hématose :
- Finesse de la paroi alvéolaire et nombre important d’alvéoles (environ 500 millions) confèrent aux poumons une surface d’échange de l’ordre de 70 m².
- Importante vascularisation.
La ventilation pulmonaire assure le renouvellement de l’air.
Chez un adulte, elle est de 15 à 20 inspirations-expirations par minute.
Elle varie en fonction des besoins de l’organisme.
L’entrée et la sortie d’air sont liées aux mouvements de la cage thoracique dépendant d’un ensemble de muscles squelettiques (muscles respiratoires) ainsi qu’au déplacement du diaphragme.
C.LA RESPIRATION CELLULAIRE
Le dioxygène transporté par le sang est amené aux cellules du corps, où il permet la dégradation des métabolites. Cette dégradation en présence d’O2 est appelée oxydation ou catabolisme et libère de l’énergie sous forme d’ATP et des déchets : CO2 + H2O + déchets azotés.
4.REVISIONS SUR L’APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE
A.ROLE
Assurer la circulation du sang dans tout l’organisme afin de permettre :
- la distribution du dioxygène et des substances nutritives nécessaires aux organes
- le transport des déchets résultant de leur fonctionnement
- l’épuration du sang au niveau d’organes excréteurs (principalement reins et poumons).
B.STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT
Le cœur est un muscle creux (myocarde) formé de deux moitiés indépendantes.
Chaque moitié est constituée de deux cavités qui communiquent : une oreillette et un ventricule.
L’intérieur des cavités est tapissé par l’endocarde.
Le cœur est enveloppé dans un sac à deux feuillets : le péricarde.
Les vaisseaux sanguins sont très ramifiés et forment, au niveau des organes, un réseau très dense de capillaires.
La totalité du corps est ainsi irriguée dans ses moindres recoins.
La circulation a un sens : - le sang arrive au cœur par les veines au niveau des oreillettes,
. - le sang quitte le cœur par les artères au niveau des ventricules.
Le sang est mis en mouvement par les contractions cardiaques.
L’activité cardiaque se traduit par la succession cyclique de périodes :
- de contractions : systoles,
- de relâchements, ou repos, diastoles.
La contraction cardiaque s’effectue en deux temps :
- Systole auriculaire : contraction des oreillettes,
Le sang contenu dans les oreillettes est chassé dans les ventricules :
Oreillettes ventricules.
- Systole ventriculaire : contraction des ventricules,
C’est le « temps fort » de la contraction cardiaque, le sang est propulsé dans les artères via le réseau vasculaire de tout l’organisme : ventricules artères organisme.
Le reflux du sang est évité par les valvules cardiaques qui n’autorisent la circulation du sang que dans un seul sens :
Oreillettes ventricules artères.
Les valvules sont situées :
- Entre les oreillettes et les ventricules = valvules auriculo-ventriculaires
(Valves tricuspide et mitrale).
Les cordages tendineux permettent de résister à la contraction très puissante des ventricules.
- Entre les ventricules et les artères (pulmonaire et aorte) = valvules sigmoïdes (aortique ou pulmonaire).
Le relâchement des ventricules ou diastole qui fait suite à la systole correspond à la période pendant laquelle le cœur se repose et se nourrit avant de commencer un nouveau cycle.
La distribution à tous les organes constitue la circulation générale :
- chaque organe reçoit une artère issue de l’aorte,
- au niveau des capillaires ont lieu les échanges entre sang et cellules,
- le sang appauvri en oxygène et chargé de déchets est collecté par des veines de plus en plus grosses,
- ce sang retourne au cœur par les veines caves.
L’oxygénation du sang s’effectue grâce à la circulation pulmonaire :
- le sang pauvre en oxygène est conduit de la moitié droite du cœur aux poumons,
- dans les poumons, le sang est oxygéné et débarrassé du dioxyde de carbone : c’est l’hématose,
- ce sang oxygéné regagne le cœur (moitié gauche) et est redistribué à l’ensemble de l’organisme (circulation générale).
Le sang est épuré de la majeure partie de ses déchets azotés lors de son passage dans les reins.
La circulation lymphatique est liée à la circulation sanguine et en est dépendante.
Les vaisseaux lymphatiques véhiculent la lymphe qui se forme à partir du sang.
Ces vaisseaux, distincts des vaisseaux sanguins, rejoignent la circulation sanguine.
Remarques : - le sang veineux correspond à un sang riche en CO2 et pauvre en O2 et non à un sang qui circule dans les veines. (Les veines pulmonaires contiennent du sang artériel riche en O2).
. - le sang artériel correspond à un sang riche en O2 et pauvre en CO2 et non à un sang qui circule dans les artères. (Les artères pulmonaires contiennent du sang veineux pauvre en O2, riche en CO2).
5.REVISIONS SUR LE SYSTEME SANGUIN
A.ROLE
Permettre le métabolisme cellulaire :
- en fournissant aux cellules les éléments nécessaires à leur fonctionnement,
- en se chargeant des déchets du métabolisme.
Préserver l’intégrité de l’organisme :
- en permettant l’élimination des déchets,
- en maintenant le milieu intérieur constant (homéostasie),
- en défendant l’organisme contre toute agression ou intrusion.
B.STRUCTURE
Le sang est un liquide hétérogène, constitué de deux fractions :
- une fraction cellulaire solide : les globules sanguins et les plaquettes sanguines,
- une fraction liquide : le plasma.
Les éléments cellulaires du sang sont :
- les hématies = globules rouges = érythrocytes, 4 à 5 millions par mm3 de sang,
- les leucocytes = globules blancs, 5 à 7000 par mm3 de sang,
- les plaquettes environ 300 000 par mm3 de sang.
Les hématies contiennent l’hémoglobine responsable de leur couleur rouge.
Les hématies sont des cellules anucléées ; elles ne renferment pas de noyau.
Il existe trois catégories de leucocytes différemment représentées :
- les polynucléaires ou granulocytes (environ 65 %) de trois types : neutrophiles, éosinophiles et basophiles,
- les lymphocytes (environ 30 %),
- les monocytes (environ 5%).
Le plasma est constitué en grande majorité d’eau (90 %) et de substances dissoutes (10 %).
C.FORMATION DES ELEMENTS FIGURES
La formation des cellules sanguines est l’hématopoïèse.
Elle se déroule dans la moelle osseuse rouge :
- soit totalement pour les hématies, les polynucléaires, les monocytes et les plaquettes,
- soit initialement pour les lymphocytes qui acquièrent leurs caractères spécifiques dans les organes lymphoïdes comme le thymus, la rate ou les ganglions lymphatiques.
Le renouvellement permanent et normal des cellules sanguines est nécessaire pour compenser la mort des globules dont la durée de vie est brève : 120 jours pour les hématies à 72 heures pour les polynucléaires, 8 à 10 jours pour les plaquettes.
D.FONCTIONS
Permettre le métabolisme cellulaire
Le sang apporte aux cellules les éléments nécessaires à leur fonctionnement.
Ce sont :
- Des substances provenant de la digestion des aliments et dissoutes dans le plasma (les nutriments) :
o eau, sels minéraux (sodium, calcium, potassium…),
o acides aminés, glucose, lipides,
o vitamines.
- Des hormones déversées au niveau des glandes endocrines et orientant l’activité de certaines cellules.
Les hormones sont également dissoutes dans le plasma.
- Du dioxygène (O2) indispensable aux oxydations cellulaires libératrices d’énergie.
Il est presque totalement transporté dans les hématies, combiné à l’hémoglobine.
- Le sang se charge des déchets du métabolisme parmi lesquels ;
o Les déchets azotés : urée, créatinine, acide urique,
o Le dioxyde de carbone CO2 en partie combiné à l’hémoglobine dans les hématies, mais principalement transporté par le plasma.
Préserver l’intégrité de l’organisme
Le sang collecte les déchets du métabolisme et les transporte dans les organes excréteurs où ils sont éliminés.
Ainsi les reins éliminent les déchets azotés ; les poumons, le dioxyde de carbone.
Le sang, et plus précisément le plasma est à l’origine du milieu intérieur dont les cellules sont tributaires.
Le milieu intérieur = plasma + lymphe + liquide interstitiel dans lequel baignent les cellules et où elles puisent leurs aliments.
La coagulation ou hémostase est une condition à la préservation de l’intégrité du milieu intérieur.
La coagulation est un processus très complexe faisant intervenir de nombreux facteurs plasmatiques et les plaquettes ou thrombocytes.
Les leucocytes jouent un rôle essentiel dans la défense de l’organisme : ils sont à l’origine de l’immunité.
6.REVISIONS SUR L’APPAREIL URINAIRE
A.ROLE
Contribuer au maintien de la composition du sang en assurant, entre autres, l’épuration du plasma par l’excrétion de l’urine.
B.STRUTURE ET FONCTIONNEMENT
- L’urine se forme à partir du plasma.
Elle est principalement constituée : d’eau en majorité, de sels minéraux, de déchets azotés (urée, créatinine, acide urique, ammoniaque).
L’urine est formée par les reins.
- Les reins sont situés contre la colonne vertébrale. Ils sont surmontés d’une glande endocrine indépendante (surrénale).
- De par leur fonction, les reins sont des organes très vascularisés. Chaque rein reçoit une artère rénale conduisant du sang non épuré. Le sang épuré quitte le rein par la veine rénale et rejoint la circulation générale.
- L’urine est formée par les reins au niveau de petits tubes : les néphrons ou tubes urinifères. Chaque rein en contient environ un million.
- L’excrétion urinaire ou diurèse s’effectue en plusieurs étapes :
o La filtration glomérulaire : le sang est filtré à l’entrée du néphron, au niveau du glomérule. Les éléments de grande taille ne peuvent passer et restent dans le plasma ; c’est le cas des éléments figurés du sang, des protéines et des lipides, normalement absents de l’urine.
o La réabsorption tubulaire : certains constituants essentiels sont réabsorbés par le sang au niveau du tubule. Le glucose, normalement totalement réabsorbé, sera absent de l’urine. Les sels minéraux en excès restent dans l’urine, une partie seulement étant réabsorbée. Il en est de même pour l’eau dont la réabsorption se fera en fonction de la concentration du plasma. Les déchets par contre ne sont pas réabsorbés et se concentrent dans l’urine. C’est le cas des déchets azotés efficacement éliminés par les reins.
- Chaque jour, 180 litres de plasma sont filtrés par les reins. Cela signifie que de plasma y est filtré 60 fois par jour (le volume total du plasma est d’environ 3 litres).
- La quantité d’urine émise est variable. Elle est en moyenne d’un ou deux litres par jour pour un adulte. Elle dépend du volume d’eau éliminée par l’urine.
- L’élimination d’eau par l’urine a deux effets sur le sang :
o diminuer le volume du plasma et par contre coup la pression du sang dans les vaisseaux,
o concentrer le plasma.
L’élimination est sous contrôle de 2 hormones : l’ADH et l’aldostérone.
D’une façon générale, la composition de l’urine et la diurèse sont variables : elles permettent un ajustement de la composition du sang.
L’urine formée s’écoule dans les calices. Ceux-ci se déversent dans le bassinet qui collecte la totalité de l’urine d’un rein.
- Du bassinet, l’urine quitte les reins par les uretères et s’écoule dans la vessie.
- La vessie, maintenue fermée par un sphincter se remplit d’urine.
- La distension de la vessie pleine provoque le besoin d’uriner.
- Le relâchement du sphincter permet l’émission d’urine par l’urètre : c’est la miction.
7.REVISIONS SUR LE SYSTEME IMMUNITAIRE
A.LE SOI ET LE NON-SOI
Chacune des cellules d’un organisme porte à sa surface des antigènes qui sont les signes distinctifs de chaque individu : on les nomme donc marqueurs du soi.
Du point de vue antigénique, tous les individus (hormis les vrais jumeaux) sont différents.
Les antigènes différents de ceux d’un individu, sont reconnus comme étant étrangers à l’organisme. Ils constituent le non-soi.
Les antigènes du non-soi sont très variés : - microbes (bactéries, virus…),
. - substances diverses (toxines, médicaments…),
. - antigènes portés par d’autres cellules étrangères.
B.LA RECONNAISSANCE DU SOI ET DU NON-SOI
Certaines cellules de l’organisme qui interviennent dans cette reconnaissance possèdent un système de référence : elles peuvent distinguer les antigènes de l’organisme (le soi) des antigènes étrangers (le non soi).
Ces cellules, chargées de garantir l’immunité de l’organisme en le préservant de toute agression ou intrusion, sont ou proviennent des leucocytes formés dans la moelle rouge des os. Ce sont :
- les polynucléaires,
- les macrophages, provenant des monocytes,
- les lymphocytes.
Les lymphocytes sont de deux catégories, suivant que leur maturation s’est déroulée dans le thymus (lymphocytes T) ou la moelle osseuse (lymphocytes B).
A l’issue de cette maturation, les lymphocytes gagnent les organes lymphoïdes disséminés dans l’organisme sur le trajet des vaisseaux lymphatiques : ganglions lymphatiques, rate, amygdales…
C.L’IMMUNITE
Le point de départ de toute réaction du système immunitaire est la reconnaissance, à l’intérieur de l’organisme, du non-soi. La mission du système immunitaire est de détruire et de rejeter le non-soi.
Suivant les cellules intervenant, on distingue : l’immunité non spécifique et l’immunité spécifique.
1. L’immunité non spécifique
Cette immunité assure une protection contre un grand nombre d’agresseurs différents, principalement des microbes.
L’immunité non spécifique est assurée par :
- Les barrières externes que constituent la peau et les muqueuses, et par leurs sécrétions (sueurs, larmes, mucus…),
- La réaction inflammatoire.
La réaction inflammatoire permet de:
o circonscrire les microbes qui ont franchi la peau, par exemple, et d’éviter leur dissémination,
o attirer les polynucléaires et les macrophages capables de détruire les microbes par phagocytose.
Le pus peut être formé lors de la réaction inflammatoire ; il renferme des débris cellulaires et de très nombreux polynucléaires.
L’immunité non spécifique est une réaction immédiate de l’organisme à l’infection microbienne.
Cependant elle est parfois inefficace, en particulier contre les virus.
2. L’immunité spécifique
Elle assure une protection contre un antigène particulier.
L’immunité spécifique est consécutive à un contact avec un germe ; elle ne préexiste pas.
Elle se développe lentement grâce à un ensemble de réactions immunitaires, et entre en jeu lorsque l’immunité non spécifique a été inefficace et débordée.
L’immunité spécifique est assurée par les lymphocytes. La rencontre avec l’antigène a lieu dans les organes lymphoïdes (en particulier les ganglions).
Les lymphocytes B transformés en plasmocytes produisent des anticorps ou immunoglobulines directement libérés dans le plasma.
Chaque anticorps est spécifique d’un antigène.
La fixation de l’anticorps à l’antigène le neutralise et permet son élimination.
Les lymphocytes T cytotoxiques (Tc) détruisent spécifiquement les cellules auxquelles ils se sont fixés en provoquant leur lyse.
L’immunité spécifique nécessite une coopération cellulaire en grand partie assurée par les lymphocytes T auxiliaires (Ta) (qui activent la réponse immunitaire) et des substances : les interleukines (inhibitrices ou stimulatrices des leucocytes).
8.REVISIONS SUR LE SYSTEME NERVEUX ET LES ORGANES DES SENS
A.STRUCTURE DU SYSTEME NERVEUX
1. Le système nerveux central
Le système nerveux central ou cérébro-spinal comprend l’encéphale et la moelle épinière, qui sont deux centres nerveux.
L’encéphale, situé dans la boîte crânienne, comprend :
- le cerveau formé de deux hémisphères cérébraux,
- le cervelet,
- le tronc cérébral dont le bulbe rachidien est l’extrémité ;
La moelle épinière fait suite au bulbe rachidien. Elle est située dans le canal rachidien de la colonne vertébrale.
Le système nerveux central est protégé par les méninges et le liquide céphalo-rachidien (LCR). Il contrôle le système nerveux périphérique.
2. Le système nerveux périphérique.
Le système nerveux périphérique est formé par les nerfs.
De la face inférieure de l’encéphale émergent les nerfs crâniens.
De la moelle épinière émergent les nerfs rachidiens.
De part et d’autre de la moelle épinière et en liaison avec elle, se trouve une chaîne de ganglions nerveux d’où partent des nerfs en direction des muscles.
3. Le système neurovégétatif
Le système neurovégétatif ou système nerveux autonome est constitué d’un ensemble de ganglions situés de part et d’autre de la moelle épinière et de nerfs innervant les viscères.
Le système neurovégétatif regroupe :
- des centres nerveux (hypothalamus, bulbe rachidien et moelle épinière),
- des fibres sympathiques et parasympathiques aux effets opposés.
B.ROLE DU SYSTEME NERVEUX
1. Rôle du système nerveux central et périphérique
Il possède 4 fonctions principales :
- Réalisation des réflexes,
- Sensibilité consciente,
- Motricité volontaire,
- Fonctions cérébrales supérieures (mémorisation, langage, conscience).
2. Rôle du système neurovégétatif
Il règle l’activité des viscères en échappant au contrôle de la volonté (exemples : respiration, fréquence cardiaque, homéostasie).
C.LES MESSAGES NERVEUX
1. Le tissu nerveux
Les nerfs sont constitués d’un ensemble de fibres : les axones, correspondant aux prolongements des neurones. La jonction entre deux neurones est appelée : synapse.
2. Les étapes de la réponse nerveuse
Les neurones reçoivent et élaborent une quantité de messages nerveux, selon le déroulement suivant :
- Réception des stimulations (=informations)
- Transduction des stimulations en fréquence de potentiel d’action (PA)
- Transmission des informations par les nerfs sensitifs jusqu’aux centres nerveux (message nerveux sensitif : MNS)
- Traitement des informations : intégration par les centres nerveux, qui élaborent un message nerveux moteur (MNM).
A u niveau de la synapse, la transmission des messages nerveux fait intervenir des neurotransmetteurs.
D.LES ORGANES DES SENS
Les récepteurs sensoriels sont des cellules particulières pouvant effectuer la conversion d’un stimulus en message nerveux (= transduction).
Les récepteurs sensoriels peuvent être disséminés ou regroupés au sein d’un organe précis (= organe sensoriel).
1. L’oeil
La lumière entre dans l’œil par la cornée et passe par la pupille.
La lumière traverse le cristallin et l’humeur vitrée. Le cristallin permet la mise au point des images : accommodation.
Dans l’œil, les images se projettent sur la rétine qui renferme de très nombreuses cellules visuelles : les cônes et les bâtonnets (photorécepteurs). Les cônes permettent la vision des couleurs.
La fovéa (ou tache jaune) est la zone de la rétine où les informations visuelles quittent l’œil par le nerf optique.
2. L’oreille
L’oreille recueille des informations relatives à l’audition mais également à la position du corps (de la tête plus exactement).
Dans l’oreille interne se trouvent des récepteurs réagissant aux sons (pour l’audition) et aux accélérations (pour l’équilibration).
Les vibrations sonores canalisées par le pavillon et le conduit auditif mettent le tympan en vibration.
Ces vibrations sont transmises aux osselets de l’oreille moyenne (marteau, enclume, étrier) qui les amplifient.
Les vibrations amplifiées parviennent aux récepteurs sensoriels situés dans le limaçon.
Les informations auditives sont transmises au cerveau par les nerfs auditifs.
Ces nerfs transmettent également les informations relatives aux changements de position du corps recueillies au niveau du labyrinthe.
3. La peau
Les très nombreux récepteurs sensoriels de la peau ne sont pas répartis uniformément à la surface du corps : leur densité est plus forte sur le visage et l’extrémité des doigts.
Ils ne sont pas tous sensibles aux mêmes excitants :
- Froid et chaud (sensibilité thermique)
- Contact et pression (sensibilité tactile)
- Douleur.
4. Muqueuse nasale et linguale
La muqueuse nasale tapissant les fosses nasales renferme des récepteurs sensibles à certaines substances volatiles.
La muqueuse linguale recouvrant la langue porte des papilles gustatives contenant des récepteurs sensibles à certaines substances solubles dans la salive.
5. Récepteurs internes
Il existe également des récepteurs sensibles aux variations de l’organisme (osmorécepteurs, barorécepteurs…).
9.REVISIONS SUR LE SYSTEME ENDOCRINIEN
A.STRUCTURE DES GLANDES ENDOCRINES
Les cellules glandulaires sont des cellules sécrétrices.
Glandes endocrines et exocrines ont des structures différentes :
- Les glandes endocrines ne possèdent pas de canal excréteur mais sont très vascularisées : leur produit de sécrétion passe directement dans le sang.
- Les glandes exocrines possèdent un canal excréteur : leur sécrétion se déverse à l’extérieur de la glande, hors du sang.
B.LES HORMONES
Chaque glande endocrine peut sécréter une ou plusieurs hormones : ce sont des glandes hormonogènes.
Au niveau de la glande, les hormones passent dans le sang et sont véhiculées dans tout l’organisme.
Les hormones ont une spécificité d’action, c’est-à-dire qu’elles agissent sur des organes précis appelés organes cibles.
Par exemple : les œstrogènes (hormones produites par les ovaires) agissent sur l’utérus et non pas sur le cœur ou les poumons.
C.PRINCIPALES GLANDES ENDOCRINES ET LEUR ACTIONS
Les principales glandes homogènes sont :
- L’hypophyse suspendue à la face inférieure du cerveau,
- La thyroïde,
- Les parathyroïdes, situées sur la face postérieure de la thyroïde mais indépendantes d’elle,
- Le pancréas qui possède également une sécrétion exocrine (lors de la digestion),
- Les surrénales constituées de deux parties : corticosurrénales et médullosurrénales,
- Les gonades ou glandes génitales : ovaires et testicules.
D’autres tissus ou organes sécrètent également des hormones (intestin, cœur, rein…).
L’hypothalamus, sommet de la hiérarchie neurovégétative, est également celui de la hiérarchie endocrinienne.
Il est assisté par l’hypophyse et produit également des hormones.
L’hypothalamus permet de conjuguer l’action du système neurovégétatif et des glandes endocrines, le système nerveux ayant une action immédiate mais moins durable que celle des glandes endocrines.
Les régulations hormonales et neurohormonales permettent une constante adaptation de l’organisme à toute modification interne.
Quelques actions des glandes endocrines :
- Action sur la croissance : hypophyse, thyroïde
- Maintien des constantes sanguines :
Calcémie : parathyroïdes, thyroïde
Glycémie : pancréas, surrénales
Concentration du plasma : hypophyse, surrénales
- Fonctionnement de l’appareil génital : gonades
- Stimulation d’autres glandes endocrines : hypophyse.
La bonne marche de l’organisme exclut tout fonctionnement anormal d’une glande endocrine dont les répercussions sont souvent graves.
Par exemple : l’hypophyse favorise la croissance chez le jeune.
- L’hyperfonctionnement conduit au gigantisme
- L’hypofonctionnement conduit au nanisme.
10.REVISIONS SUR L’APPAREIL REPRODUCTEUR
A.ROLE
Assurer la reproduction de l’espèce humaine:
En produisant des cellules reproductrices ou gamètes :
- Spermatozoïdes chez l’homme,
- Ovules chez la femme.
En permettant la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule : c’est la fécondation.
En permettant le développement d’un nouvel être humain : c’est la gestation.
B.FONCTION GENITALE
Les appareils génitaux sont formés à la naissance ; ils constituent les caractères sexuels primaires.
Leur entrée en activité, à la puberté, se manifeste par l’apparition de caractères sexuels secondaires.
Les différences corporelles entre homme et femme deviennent très nettes : taille, morphologie (bassin, seins), pilosité, mue de la voix…
Chez la femme, la ménopause marque l’arrêt, vers 50 ans, de l’activité ovarienne.
Chez l’homme, l’activité des testicules se réduit avec l’âge.
Les appareils génitaux masculin et féminin sont formés :
- de 2 glandes génitales ou gonades : testicules et ovaires ;
- des voies génitales :
Homme : épididyme, canal déférent, urètre,
Femme : pavillon, trompe, utérus, vagin.
- d’un organe d’accouplement : pénis et vagin.
Les gonades ont une double fonction :
- Produire des gamètes (spermatozoïdes, ovules),
- Sécréter des hormones sexuelles (fonction endocrine) : androgènes (homme), œstrogènes et progestérone (femme).
L’accouplement permet l’éjaculation du sperme et ainsi la libération dans les voies génitales féminines de plusieurs centaines de millions de spermatozoïdes.
C.QUELQUES PRECISIONS SUR LA PHYSIOLOGIE SEXUELLE FEMININE
De la puberté à la ménopause, l’activité des ovaires se manifeste par une succession de cycles interrompus pendant les grossesses éventuelles.
Le cycle ovarien peut être décomposé en deux phases : avant et après l’ovulation (ou œstrus) qui survient environ à la moitié du cycle (14ème jour).
- La première phase correspond au développement dans un des ovaires d’un follicule. Chaque ovaire possède un stock important de follicules.
Un follicule = un petit sac contenant l’ovocyte, futur ovule.
- Le follicule mûr ou follicule de Graaf se rompt et l’ovule qu’il contenait est expulsé dans la trompe de Fallope : c’est l’ovulation.
- Dans l’ovaire, le follicule se cicatrise et se transforme en corps jaune qui finit par disparaitre 14 jours après, si la fécondation de l’ovule n’a pas eu lieu. Un nouveau cycle commence alors.
Sous l’influence des hormones ovariennes sécrétées par le follicule (œstrogènes) puis le corps jaune (œstrogène + progestérone), l’utérus subit des transformations cycliques.
Les hormones ovariennes provoquent la prolifération et la vascularisation de l’endomètre.
L’arrêt de la sécrétion d’hormones à la fin du cycle entraîne la destruction de l’endomètre.
L’endomètre étant très vascularisé, sa destruction s’accompagne de saignements : ce sont les règles ou ménorrhée ou menstruations.
La durée du cycle est calculée du premier jour des règles jusqu’à la veille des règles suivantes.
Le fonctionnement de l’ovaire est commandé par l’hypophyse qui produit cycliquement des hormones stimulant l’ovaire. Ces hormones hypophysaires sont appelées gonadostimulines.
Ce sont :
- La FSH = Hormone Stimulant les Follicules,
- La LH = Hormone Lutéinisante (lutéa = jaune, en rapport avec le corps jaune).
L’arrêt de la production par l’hypophyse des gonadostimulines, en fin de cycle provoque l’arrêt du fonctionnement de l’ovaire. L’ovaire ne produisant plus d’hormones, l’endomètre se désagrège (= règles).
11.REVISIONS CONCERNANT LA GESTATION
A.LA GROSSESSE OU GESTATION
La grossesse est une période d’aménorrhée : les règles cessent, les cycles sont interrompus.
Sa durée est de 270 à 280 jours (9 mois).
Dans la trompe de Fallope, un spermatozoïde pénètre dans l’ovule : c’est la fécondation.
L’union de deux gamètes a formé une cellule œuf (préférable à œuf).
Tout en se divisant activement, l’embryon migre dans la trompe et atteint la cavité utérine.
6 jours après l’ovulation, l’embryon pénètre dans l’endomètre : c’est la nidation.
Une réorganisation intervient :
- l’intérieur formera le futur enfant,
- l’extérieur, en contact avec l’endomètre, donnera les enveloppes et le placenta.
Les enveloppes délimitent la cavité amniotique (poche des eaux) remplie de liquide dans lequel baigne l’enfant.
Le placenta auquel l’enfant est relié par le cordon ombilical, a un rôle nourricier essentiel.
C’est à son niveau que s’effectuent tous les échanges entre l’enfant et sa mère (placenta/endomètre).
Le placenta a également un rôle hormonogène. Il sécrète :
- des hormones sexuelles,
- L’HCG qui maintient l’activité du corps jaune.
La période embryonnaire s’étend sur les trois premiers mois pendant lesquels se mettent en place les organes.
Les 6 mois suivants permettent l’achèvement des organes et la croissance du fœtus : c’est la période fœtale.
Lors de la grossesse, l’organisme maternel est l’objet d’importantes transformations :
- gonflement des seins,
- développement de l’utérus,
- prise de poids, etc.…
B.L’ACCOUCHEMENT ET SES SUITES
L’accouchement est déclenché par des contractions utérines de plus en plus intenses et rapprochées.
Ces contractions provoquent la descente du fœtus.
Pendant la première phase de l’accouchement :
- le col de l’utérus disparait : effacement du col,
- puis s’élargit : dilatation du col, cédant ainsi le passage à l’enfant.
Au cours de l’effacement, le bouchon muqueux qui fermait l’utérus est expulsé.
Pendant la dilatation, la poche des eaux se rompt.
Pendant la deuxième phase, les contractions utérines s’intensifient et permettent la progression du fœtus dans le vagin.
Cette phase s’achève par l’expulsion de l’enfant puis celle du placenta et des enveloppes : c’est la délivrance.
L’utérus reprend sa taille et sa position normales environ 15 jours après l’accouchement : c’est l’involution utérine.
La montée laiteuse apparaît. Elle est entretenue par l’allaitement.
La première menstruation (retour de couches) a lieu en général 6 semaines après l’accouchement, plus tardivement s’il y a allaitement.