Paramédical 27

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Paramédical 27

 

l’appareil auditif

 

l’oreille

 

L’oreille est un organe constitué de trois parties.

Elle collecte les sons et joue un rôle dans l’équilibration.

Le son est une vibration se propageant à environ 400 m/s.

Les sons perceptibles par l’homme ont des fréquences situées entre 20 herz (sons graves) et 20 000 hertz (sons aigus).

L’oreille humaine discerne des intensités du son entre 0,1 et 120 décibels.

 

structure (externe et moyenne)

 

OREILLE EXTERNE

Os temporal

Pavillon

Lobe

 

OREILLE MOYENNE

Tympan

Marteau

Enclume

Etrier

Fenêtre ovale           (aboutissement de l’étrier)

Fenêtre ronde          (à l’écart, entre le vestibule et la cochlée)

Trompe d’Eustache                (part du tympan, contient marteau, enclume, étrier, puis reliée au nasopharynx)

 

structure interne

 

Canaux semi-circulaires          (3 anneaux fixés sur le vestibule, dont 2 se rejoignent)

Vestibule                                                (constitué de 2 sacs : l’uricule et le saccule)

Nerf vestibulaire                     (attaché en 3 points : à la base de 2 canaux semi-circulaires, et au vestibule)

EQUILIBRATION

 

Cochlée ou Limaçon

Nerf cochléaire                       (attaché à la cochlée ou Limaçon)

AUDITION

 

Photos :   Coupe de la cochlée                (l’intérieur ressemble à une vis)

                Agrandissement des cellules cillées dans la cochlée

(les cellules cillées se situent dans le filetage de cette « vis »)

 

equilibration et audition

 

L’oreille interne, ou labyrinthe, est formée par :

-          Le labyrinthe osseux.

C’est un ensemble de cavités (1), creusées dans l’os temporal et remplies de périlymphe.

-          Le labyrinthe membraneux.

C’est un ensemble de conduits rigides (2), communiquant entre eux et contenant l’endolymphe.

 

Schéma : Canaux semi-circulaires et vestibule       à            équilibration

                Cochlée                                                  à            audition

                OREILLE INTERNE

 

crete et macule

 

(1)     Cupule (gélatineuse)

Cellules de soutien

Membrane basale

Cellules ciliées

Nerf ampullaire

 

(2)     Otolithes

Cellules ciliées

Nerf utriculaire

Os temporal

 

Schéma :  Crête ampullaire (1) et macule (2)

                Ampoule du canal semi-circulaire

                Endolymphe de l’utricule

                Titre : CRETE AMPULLAIRE ET MACULE

 

transformation des mouvements en message nerveux

 

(1)     Au niveau des canaux semi-circulaires.

Lors d’une rotation, l’endolymphe se déplaceà déformation des crêtes ampullaires à inclinaison des cils des cellules sensorielles à naissance de potentiel d’action (PA)

(2)     Au niveau des macules de l’utricule et du saccule.

Lors d’un mouvement vertical ou horizontal, les otolithes très denses se déplacent à inclinaison des cils des cellules sensorielles à naissance de PA.

 

Le message nerveux gagne le tronc cérébral et le cervelet.

 

cochlee

 

Cochlée ou limaçon                (structure osseuse)

Rampe vestibulaire (contient la périlymphe)

Membrane vestibulaire

Canal cochléaire      (contient l’endolymphe)

Organe spiral de Corti

Bourrelet spiral du nerf cochléaire

Os temporal

 

Schéma :  Coupe de cochlée

 

transformation des sons en message nerveux

 

Oreille externe :

Pavillon à conduit auditif à vibration du tympan à

Oreille moyenne :

Vibration du tympan à mise en mouvement des osselets (marteau, enclume et étrier) à vibration amplifiées de la fenêtre ovale à

Oreille interne :

Vibration amplifiée de la fenêtre ovale à ondes hydrauliques dans la périlymphe vestibulaire à modification de la pression de l’endolymphe à résonnance de la lame basilaire selon la fréquence des sons à stimulation des cellules ciliées (récepteurs auditifs) de l’organe de Corti à naissance de PA à message nerveux transporté par le nerf cochléaire jusqu’aux aires auditives.

 

peau et phaneres

 

la peau

 

La peau, organe de la sensibilité tactile, est constituée de 3 couches :

-          L’épiderme, recouvert par la couche cornée, est un épithélium stratifié non vascularisé formé :

  • §   de kératinocytes,
  • §   de mélanocytes et macrophages

-          Le derme, très vascularisé et innervé, est formé de tissu conjonctif. Il contient :

  • §    les récepteurs cutanés
  • §   ainsi que les glandes (sudoriqpares et sébacées)
  • §   et les follicules pileux (origine des phanères).

-          L’hypoderme, formé par un tissu graisseux.

 

structure

 

Phanère                                   (poil, cheveu)

 

EPIDERME

Pore sudoripare

Couche cornée                        (à kératinocytes)

Couche vivante                       (à mélanocytes)

 

DERME

Récepteurs de Merkel             (sensible à la pression)

Corpuscule de Meissner         (sensible aux vibrations)

Muscle horripilateur

Corpuscule de Ruffini             (sensible à la pression)

Glande sudoripare

Corpuscule de Pacini                              (sensible aux vibrations)

 

HYPODERME

Nerf sensitif                            (du SN autonome)

 

coupe

 

Couche cornée en desquamation

Epiderme

Derme

 

structure

 

Terminaisons nerveuses libres               (sensibles à la douleur et à la température)

Papille dermique

Réseau capillaire                     (où se rejoignent artérioles et veinules formant un réseau)

Glande sébacée

Follicule pileux

Plexus nerveux                       (sensibilité tactile du poil)

Tissu adipeux                         (constitué d’adipocytes)

Artères

Veine

 

les phaneres

 

Les phanères sont des productions épidermiques visibles qui recouvrent la peau par endroit.

On distingue :

-          Les poils et cheveux :

  • §   qui se développent à partir d’un follicule pileux,
  • §   et participent à la régulation thermique de l’organisme

-          Les ongles :

  • §   qui potègent la face dorsale des extrémités des doigts et des orteils.

 

l’ongle

 

Extrémité libre

Corps

Lunule (zone de croissance)

 

le poil

 

TIGE DU POIL :

De l’intérieur vers l’extérieur :

Médulla                   (au centre)

Cortex                     (comprenant plusieurs tiges de kératines et proteines KAP)

Cuticule

 

FOLLICULE PILEUX :

                De l’intérieur vers l’extérieur :

                               Médulla

                               Cortex

                               Cuticule

Gaine interne

Gaine externe

Dans l’espace du follicule pileux, avant la membrane basale :

Matrice

Mélanocyte

Membrane basale

 

organisation du poil

 

Le poil contient :

-          un follicule pileux,

-          un muscle arrecteur (qui redresse le poil)

-          et une glande sébacée.

La paroi du follicule est constituée de

-          tissu conjonctif

-          associé à une gaine de tissu épithélial.

-          Une membrane basale sépare les 2 tissus.

La tige du poil est constituée de 3 couches concentriques :

-          cuticule,

-          cortex,

-          médulla.

A la base du follicule, on trouve :

-          les mélanocytes (production des pigments du poil)

-          et la matrice (zone de croissance cellulaire).

Le cuir chevelu contient 150 000 follicules, la barbe environ 50 000.

Composition chimique du poil :

-          Des kératines sont associées à des protéines KAP en un réseau complexe qui permet à un cheveu de supporter un poids de 100 g (une chevelure supporte 12 tonnes).

-          La couleur des cheveux est liée aux quantités de mélanines présentes.

 

les appareils olfactif et gustatif

 

la langue et le nez

 

l’olfaction

 

La muqueuse olfactive est située dans la partie haute des fosses nasales.

Les récepteurs olfactifs sont des neurones bipolaires ciliés.

La liaison molécule odorante – cils olfactifs induit des potentiels d’action transmis au bulbe olfactif, puis à l’aire olfactive et au système limbique.

 

la muqueuse olfactive

 

Fibre du nerf olfactif

Bulbe olfactif

Dure-mère

Os de l’ethmoide

Glande à mucus

Cellule basale

Cellule réceptrice

Cils olfactifs (au contact des molécules senties)

 

PHOTO : Grain de mucus sur un tapis de cils olfactifs

 

la gustation

 

L’organe de la gustation est la langue qui détecte 4 saveurs fondamentales :

-          l’amer,

-          l’acide,

-          le salé,

-          le sucré.

A la surface de la langue sont réparties les papilles linguales :

-          Les papilles foliées (B) et filiformes (D) assurent la perception tactile

-          Les papilles fongiformes (C) et calciformes (A) possèdent des bourgeons gustatifs contenant les récepteurs.

La liaison d’une molécule avec le récepteur gustatif induit un potentiel d’action,

transmis par les nerfs crâniens (V, VII, IX, et X) au bulbe rachidien, puis au thalamus et à l’aire gustative du cortex cérébral.

 

la langue

 

Luette

Pharynx

Epiglotte

Amygdale linguale

Amygdale palatine

Foramen caecum

Papilles calciformes                A             centre arrière

Papilles foliées        B             côté

Papilles fongiformes               C             centre milieu

Papilles filiformes   D             côté plus en avant

Sillon médian

 

Nerfs sensitifs

-          Vague ou pneumogastrique

-          Glossopharyngien

-          Branche linguale du trijumeau

-          Branche du facial

 

SCHEMA :              LA LANGUE

                               Racine                                     Le nerf X                                qui arrive du fond vers le fond

                               Corps                                      Le nerf IX               qui arrive du fond vers plus en avant

                               Papilles A, B, C, D                  Le nerf V                                qui arrive du côté vers le milieu de la langue

                               Apex (pointe)                         Le nerf VII bis        qui arrive du côté vers le bout de la langue

                              

                               Sensibilité aux saveurs           Amère

                                                                              Acide

                                                                              Salée

                                                                              Sucrée

 

PHOTO :                 LES PAPILLES LINGUALES

                               Coupe de la langue, on voit bien :

                                               Papille     Apparence :

A             papille séparée

B             papille bombée

C             papille plate

D             papille striée

 

bourgeon gustatif

 

Poils du pore gustatif

Cellule gustative (= récepteur)

Cellule de soutien

Epithélium

Fibres nerveuses

BOURGEON GUSTATIF

 

Apparence d’un oignon, avec les poils au-dessus, et le nerf en-dessous (racine)

 

 

la perception du gout

 

-          Les odeurs des aliments (1), dissoutes dans le mucus nasal, stimulent les récepteurs du bulbe olfactif,

qui envoient des informations vers l’hypothalamus (2) et l’aire olfactive par le nerf olfactif.

80 % du goût des aliments résultent de son odeur.

 

-          Les saveurs des aliments (1) stimulent les récepteurs de la langue.

Des influx nerveux sensitifs circulent par 4 nerfs crâniens en direction de l’hypothalamus (2) et de l’aire gustative.

 

-          Toutes ces informations activent aussi le système limbique.

La vue, le son, le souvenir de la nourriture (par action sur le cortex et l’hypothalamus) précisent la perception du goût des aliments (3).

 

-          La perception du goût déclenche les réflexes de salivation :

INM qui cheminent le long des fibres parasympathiques des nerfs faciaux (VII) et glosso-pharyngiens (IX) (4).

 

LES ETAPES

 

1.             Stimulation par les aliments (saveurs, odeur, contact)

2.             Activation des centres du goût

3.             Implication du système limbique et du cortex cérébral

4.             Sécrétion salivaire.

 

structure

 

Cortex

Hypothalamus

Bulbe et nerf olfactif

Tronc cérébral

Nerfs gustatifs

Langue

Colonne vertébrale

Glandes salivaires

 

schema

 

(1)     Aliments qui stimulent les nerfs olfactifs et les nerfs gustatifs.

(2)     Activation des centres du goût, au centre du cerveau

(3)     Implication du système limbique et du cortex cérébral (schéma : des 2 hémisphères, flèches vers le centre du cerveau : centres du goût)

(4)     INM partent de la protubérance, vers les glandes salivaires

                

                   

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Publié dans PARAMEDICAL

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