Paramédical 26
Paramédical 26
CH. 11 – LES ORGANES DES SENS ET LA FONCTION SENSORIELLE
L’ESSENTIEL
Texte de synthèse
Principaux tissus
Tableau de synthèse
L’APPAREIL VISUEL
L’œil
Les annexes de l’œil
LA VISION
Trajet de la lumière
Les photorécepteurs
L’APPAREIL AUDITIF
L’oreille
Equilibration et audition
PEAU ET PHANERES
La peau
Les phanères
LES APPAREILS OLFACTIF ET GUSTATIF
La langue et le nez
La perception du goût
CODAGE DE L’INFORMATION SENSORIELLE
Traitement de l’information
Phototransduction
Classification des récepteurs
LA CONSULTATION CLINIQUE
Principaux symptômes
Quelques examens cliniques
EXAMENS ET MEDICAMENTS
Quelques examens paracliniques
Pharmacologie
PATHOLOGIES
Pathologies de la vision
Pathologies de l’audition
Pathologies de la peau
Pathologies bucco-nasales.
La perception de l’environnement est assurée par des récepteurs sensoriels, situés dans les 5 organes des sens et reliés au système nerveux central.
Chaque récepteur est spécialisé dans la transduction d’un type de stimulus : il effectue un codage de la stimulation en fréquence de potentiels d’action, qui constituent le message nerveux.
l’essentiel
La perception de l’environnement est assurée par des récepteurs sensoriels, situés dans les 5 organes des sens et reliés au système nerveux central. Chaque récepteur est spécialisé dans la transduction d’untype de stimulus : il effectue le codage de la stimulation en fréquence de potentiels d’action qui constituent le message nerveux.
*L’œil (1) permet la vision (2) : les photorécepteurs rétiniens (cônes et bâtonnets) captent la lumière qui traverse les différents milieux transparents du globe oculaire.
Les cônes situés essentiellement sur la rétine centrale (fovéa) sont sensibles aux forts éclairements et assurent la vision diurne, l’acuité visuelle et la vision des couleurs (3).
Les bâtonnets qui se trouvent sur la rétine périphérique sont sensibles aux faibles éclairements et assurent la vision nocturne, la vision globale et celle des formes (4).
Le nerf optique (II) transmet les messages nerveux au cortex occipital.
*L’oreille (5) est l’organe de l’audition (6) et de l’équilibration : l’oreille externe capte les sons et l’oreille moyenne les amplifie.
Le labyrinthe composant l’oreille interne :
- effectue la transduction des vibrations sonores grâce à la cochlée
- et il réagit à la position du corps dans l’espace grâce aux canaux semi-circulaires et au vestibule.
Les nerfs cochléaire et vestibulaire forment le nerf auditif (VIII) qui ramène le message nerveux vers le lobe temporal et le cervelet.
*Le nez (7) assure l’odorat (8) :
La muqueuse (9) olfactive capte les corps volatiles présents dans l’air respiré par les narines.
Le bulbe et le nerf olfactifs (I) conduisent le message nerveux dans les aires olfactives du cortex cérébral (face interne du lobe temporal et hippocampe).
*La langue (10) est responsable du goût (11) :
Les molécules chimiques mélangées à la salive (12) sont perçues par les papilles gustatives riches en bourgeons du goût.
Les nerfs lingual (branche du nerf trijumeau (V)) et glosso-pharyngien (IX) assurent la transmission des messages nerveux vers l’aire gustative située au dessus de la scissure de Sylvius.
*La peau (13) est riche en récepteurs sensibles à :
- la pression (14),
- à la douleur (15)
- et à la température (16).
Elle assure la sensibilité (17) générale et le sens du toucher mais possède aussi un rôle protecteur important.
Les nerfs rachidiens transmettent les différents messages sensitifs vers la moelle épinière et les centres supérieurs (aire somesthésique du cortex pariétal).
ETYMOLOGIE
(1) Ophtalm-, ocul-
(2) –opsie, -opie
(3) Chrom-
(4) Morph-
(5) Ot-, auricul-
(6) Audi-, acous-
(7) Nas-, rhin-
(8) Olfact-, asmo-
(9) Muc-
(10) Gloss-, lingu-
(11) Gust-, -gueusie
(12) Sial-
(13) Derm-, cut-
(14) Piez-
(15) Alg-
(16) Therm-
(17) –esthesie
a) Rétine (photorécepteurs (P), neurones bipolaires (B), neurones multipolaires (M) )
b) Cochlée (cellules cillées)
c) Peau (papille dermique)
d) Langue (bourgeons du goût (B) d’une papille calciforme)
STRUCTURE FONCTION
OEIL
Annexes de l’œil Larmes, sourcils, cils, paupières et conjonctive Protection de l’oeil
Muscles Muscles Mouvements du globe oculaire
Milieux transparents Humeur acqueuse, humeur vitrée Milieux transparents de l’oeil
(appareil optique) Cristallin Accommodation (1)
Iris (zone pigmentée percée de la pupille) Diaphragme de l’œil (myosis, mydriase) (2)
Membranes Rétine (cônes et bâtonnets) Structure réceptrice de la lumière
Choroide Membrane vasculaire nourricière
Sclérotique = cornée à l’avant de l’œil Membrane fibreuse protectrice
OREILLE Pavillon, conduit auditif Transmission du son vers l’oreille moyenne
Oreille externe Tympan Membrane qui vibre en fonction des sons
Oreille moyenne Caisse du tympan contenant les osselets Amplification du son et transmission vers la
(marteau, enclume, étrier) fenêtre ovale
Trompe d’Eustache Régulation de la pression de l’air dans l’oreille moyenne
Oreille interne Labyrinthe osseux Cavités contenant la périlymphe dans
laquelle baigne le labyrinthe membraneux
Labyrinthe membraneux Ensemble de sacs contenant l’endolymphe
-3 canaux semi-circulaires (avec crêtes ampullaires) Organe de l’équilibration
-vestibule = utricule + saccule (avec macules) (structures réceptrices avec cellules cillées)
-cochlée = limaçon Organe de l’audition
(avec organe de Corti) (structure réceptrice avec cellules cillées)
NEZ/LANGUE Narines, cornets, fosses nasales Entrée de l’air, chargé de corps volatiles
Muqueuse pituitaire Muqueuse respiratoire Respiration
Muqueuse olfactive Structure réceptrice des odeurs avec cellules cillées
Muqueuse linguale Papilles foliées, filformes Perception tactile
Papilles fongiformes, calciformes Perception gustative
(avec bourgeons du goût) (structures réceptrices des saveurs)
PEAU Muscles (3) Mobilité de la langue
Epiderme Couche cornée + Surface protectrice riche en kératine
couche vivante Zone de multiplication active
Derme Papilles dermiques Contient les thermorécepteurs,
Les nocicepteurs et les mécanorécepteurs
Glandes sébacées Sécrétion de sébum (corps gras protecteur)
Glandes sudoripares Sécrétion de sueur (thermorégulation, excrétion des toxines)
Implantation des poils Protection, thermorégulation
Hypoderme Tissu graisseux Protection thermique et élasticité
DEFINITIONS
(1) Accommodation
Pour effectuer la mise au point des images sur la rétine, la courbure du cristallin est modifiée par la contraction des muscles ciliaires.
(2) Myosis, mydriase
Le myosis correspond au rétrécissement de la pupille, alors que la mydriase correspond à sa dilatation.
Ces phénomènes déclenchés par le SNA permettent de contrôler la quantité de lumière pénétrant dans l’œil.
(3) Muscles linguaux
17 muscles permettent à la langue de jouer un rôle important dans la mastication, la déglutition et la phonation.
l’appareil visuel
L’oeil est un globe d’environ 3 cm de diamètre.
Il est limité par différentes membranes et contient 2 milieux liquides séparés par le cristallin.
La rétine est la membrane de l’œil la plus interne. On distingue plusieurs couches :
- Un épithélium pigmentaire qui repose sur la choroide et dans lequel s’imbriquent les photorécepteurs,
- Les photorécepteurs (cônes et bâtonnets) : leurs corps cellulaires forment la couche granuleuse externe (1).
Leur partie interne fait synapse avec les neurones bipolaires et les neurones d’association.
- Une deuxième zone de synapses relie les neurones bipolaires aux neurones ganglionnaires dont les axones se regroupent au niveau du point aveugle pour former le nerf optique.
(1) La rétine contient 3 couches granuleuses qui correspondent aux corps cellulaires des neurones qui la composent.
structure (avant)
Paupière supérieure
Conjonctive intérieur des deux paupières et surface de l’oeil
Cil
Cornée partie transparente du devant de l’œil, sous la conjonctive
Humeur acqueuse partie située entre la cornée et le cristallin (trou noir)
Pupille trou dans l’iris
Iris coloré couleur
Cristallin (fixé grâce à 2 ligaments suspenseurs, LS) lentille située juste derrière le trou de la pupille, mais plus large (dépasse derrière l’iris coloré)
Paupière inférieure
Muscle ciliaire
STRUCTURE (ARRIERE)
Muscle droit supérieur sur l’os frontal
Os frontal en creux, contient le globe oculaire
Sclérotique espace qui jouxte l’os frontal
Choroide couche extérieure arrière du globe oculaire, se termine par l’iris coloré, troué par la pupille
Rétine 2ème couche interne sous la choroide, se prolonge vers le bas en nerf optique
Fovéa de la tache jaune point à l’horizontale exactement, d’arrivée de la lumière sur la rétine, après être passée à travers le cristallin
Humeur vitrée liquide qui remplit le globe oculaire
Point aveugle point où la rétine se prolonge vers l’extérieur en nerf optique
Nerf optique prolongation de la rétine
(conduisant l’influx nerveux sensitif (INS) vers le cerveau)
Vaisseaux sanguins contenus dans le nerf optique, ou associés
schema
ŒIL EN COUPE
La lumière traverse successivement :
- la conjonctive
- la cornée
- l’humeur acqueuse
- le cristallin
- l’humeur vitrée,
puis atteint la rétine.
Le point de la rétine situé exactement à l’horizontlae est la fovéa de la tâche jaune.
photorecepteurs
Terminaison synaptique
Fibre interne
Noyau
Segment interne (riche en mitochondries qui fournissent l’énergie des réactions photoréceptrices)
Segment externe (riche en disques contenant les pigments nécessaires à la phototransduction)
Schéma : BATONNETS ET CONES
Les bâtonnets sont plus allongés et plus fins que les cônes
Photo : Trajet de la lumière vers la rétine : de l’humeur vitrée vers la choroide
Trajet du traitement de l’information visuelle (sens inverse du précédent) : de la choroide vers l’humeur vitrée.
Encadré : Les cônes sont surtout présents sur la rétine centrale (tâche jaune), alors que les bâtonnets sont surtout présents sur la rétine périphérique.
retine
Humeur vitrée
Axone du nerf optique
Neurone multipolaire
Dendrites
Zone de synapses
Neurone bipolaire
Neurones d’association
Zone de synapses
Photorécepteurs cône (C) et bâtonnet (B)
Zone pigmentée (ZP)
Choroide (C) avec vaisseaux sanguins
Schéma : LA RETINE
Trajet de la lumière à travers la rétine : de l’humeur vitrée vers la choroide
Trajet du traitement de l’information visuelle (sens inverse du précédent) : de la choroide vers l’humeur vitrée.
appareil lacrymal
Glandes lacrymales
portion orbitaire (PO)
portion palpébrale (PP)
Caroncule
Canal lacrymal
Canal supérieur (CS)
Canal inférieur (CI)
Conduit lacrymo-nasal
Cornets du nez
Schéma : L’APPAREIL LACRYMAL
Sourcil
PO
PP
Paupière
Pupille
Iris
Conjonctive
Canal supérieur (CS) : aile du nez, au-dessus de l’œil
Caroncule : entre CS et CI, coin intérieur de l’œil, côté nez
Canal inférieur (CI) : aile du nez, sous l’œil
Canal lacrymal : entre CS et CI, de part et d’autre de la caroncule, puis le long de l’aile du nez
Cornets du nez : sorte de grillage à l’intérieur du nez, dans l’axe de l’os, et non pas sur les ailes
Encadré : Cils, sourcils, paupières et appareil lacrymal protègent l’œil.
Les larmes (composées d’eau, de sels, de mucus et de lysozyme) nettoient la conjonctive,
avant de s’écouler dans la cavité nasale par le conduit lacrymo-nasal.
muscles
- 1. Droit supérieur déplacement vers le haut
- 2. Droit inférieur déplacement vers le bas
- 3. Droit médial déplacement latéral intérieur
- 4. Droit latéral déplacement latéral extérieur
- 5. Oblique inférieur déplacement oblique vers l’extérieur et le bas
- 6. Oblique supérieur déplacement oblique vers l’extérieur et le haut
Schéma : LES MUSCLES OCULAIRES
- 0. Releveur supérieur de la paupière sectionné au-dessus du droit supérieur
- 1. Droit supérieur sur le dessus
- 2. Droit inférieur au-dessous
- 3. Droit médial côté nasal
- 4. Droit latéral côté temporal
- 5. Oblique inférieur côté temporal, puis passe sous l’œil vers le nez (perpendiculaire à tous les autres)
- 6. Oblique supérieur dessus (perpendiculairement à 0, 1, 2, 3, 4), puis vers le nez, puis passe derrière la trochlée, puis vers l’arrière.
la vision
Le spectre électromagnétique correspond à un ensemble de longueurs d’ondes (lambda), qui s’étend des rayons gamma (gamma) aux ondes radio. La lumière fait partie de ce spectre. C’est le stimulus qui déclenche l’influx nerveux visuel dont le trajet est représenté ci-contre.
spectre lumineux
La lumière visible est une partie du spectre électro-magnétique comprise entre 400 et 700 nanomètres (1nm = 10 puiss. -9 m).
La lumière est donc une vibration de particules d’énergie (photons) qui circule sous la forme d’ondes à une vitesse de 300 000 km/s.
A côté du spectre lumineux figurent 2 ondes de longueurs différentes mais de même amplitude (A). Ces ondes correspondent à 2 faisceaux lumineux de même intensité mais de couleurs différentes :
- Couleur rouge (longueur d’onde lambda = 700 nanom)
- Couleur violet (longueur d’onde = 400 nanom)
Schéma : SPECTRE LUMINEUX
1°schéma
R. gamma 10 puis -5 nm à 10 puis -3 nm
R. X 10 puis -3 nm à 1 nm
U.V. 1 nm à 10 puis 3 nm
Spectre lumineux juste en dessous de 10 puis 3 nm
I.R. 10 puis 3 nm à 10 puis 6 nm
Micro-ondes 10 puis 6 nm à 1 m
Ondes radio 1 m à > 10 puis 3 m
LONGUEURS D’ONDES (lambda)
2°schéma
Violet Indigo Bleu longueur d’onde lambda = 400 nm
Vert 500 nm
Jaune Orange 600 nm
Rouge 700 nm
Champ visuel
Le champ visuel d’un œil est la partie de l’espace vue par cet œil immobile.
La position des yeux sur la face permet le chevauchement des champs droits (A) et gauche (B) :
c’est le champ binoculaire (C) qui est responsable de la vision en relief.
Schéma : TRAJET DE L’INFLUX NERVEUX VISUEL
Champ visuel :
Les deux champs droit (A) et gauche (B) (surfaces elliptiques) se croisent pour former le champ binoculaire (C) en intersection.
- 1. Chaque image vue par chaque œil se projette sur la rétine de chaque œil.
Chaque rétine comporte un côté externe (rétine temporale) et un côté interne (rétine nasale).
Les rétines élaborent un influx nerveux sensitif qui circule par les axones du nerf optique.
- 2. Les deux nerfs se croisent au chiasma optique, mais seulement les deux fibres en provenance des deux rétines nasales.
Les deux fibres temporales restent chacune à droite et à gauche.
- 3. Les deux nerfs à moitié croisés se poursuivent chacun aux bandelettes optiques et corps genouillés, de part et d’autre du centre de la tête.
Aux corps genouillés se situent 2 synapses de chaque côté (4 au total : 1 pour chaque fibre).
Les quatre neurones thalamiques formant les radiations optiques, et issus des corps genouillés, s’étendent jusqu’au cortex visuel.
Résumé du schéma : TRAJET DE L’INFLUX NERVEUX VISUEL
Champ visuel
!
Œil
!
Rétine et nerf optique
!
Chiasma optique
!
Bandelettes optiques et corps genouillés
!
Radiations
!
Cortex visuel
Détail du schéma : TRAJETS DES INS
Image : Rose Jaune Bleu Vert
Projection sur la rétine : Jaune Rose Vert Bleu
Aux corps genouillés : Jaune Vert Rose Bleu (croisement de deux fibres nasales)
Au cortex : Jaune Vert Rose Bleu
Encadré : TRAJET DES INFLUX NERVEUX SENSITIFS CORRESPONDANTS
Au niveau des rétines :
Œil droit : Rétine temporale extérieure Jaune
Rétine nasale intérieure Rose
Œil gauche : Rétine nasale intérieure Vert
Rétine temporale extérieure Bleu
Titre de l’ensemble du schéma : CHAMPS ET VOIES VISUELS
voies visuelles
- 1. Les rétines nasales et périphériques de chaque œil élaborent l’influx nerveux sensitif qui circule par les axones du nerf optique.
- 2. Une partie de ces axones se croisent au niveau du chiasma optique mais tous aboutissent au niveau des corps genouillés latéraux (partie du thalamus).
- 3. Les corps genouillés sont des zones de synapses d’où partent des neurones thalamiques formant radiations optiques.
Celles-ci s’étendent jusqu’au cortex visuel occipital.
- 4. Le cortex visuel se divise en un ensemble d’aires sensitives et associatives.
La couche photoréceptrice de la rétine contient 2 types de cellules : les cônes et les bâtonnets.
Chaque œil contient environ 3 millions de cônes, essentiellement situés sur la fovéa, et 100 millions de bâtonnets localisés sur la périphérie.
La répartition sur la rétine et les propriétés de ces photorécepteurs déterminent leurs rôles respectifs.
sensibilite des cones
Sur le graphique ci-contre, on peut identifier 3 types de cônes sensibles à différentes longueurs d’ondes du spectre visible.
- Les cônes bleus (CB) dont le pic de sensibilité est situé vers 430 nm.
- Les cônes verts (CV) dont le pic de sensibilité est situé vers 530 nm.
- Les cônes rouges (CR) dont le pic de sensibilité est situé vers 580 nm.
Cette particularité des cônes est en partie responsable de la vision des couleurs.
Schéma : Longueur d’onde (nm) en abscisse
Absorption de la lumière en ordonnée
-Les cônes bleus ont un pic de sensibilité à 430 nm, décroissance de part et d’autre.
-Les cônes verts ont un pic de sensibilité vers 530 nm, décroissance de part et d’autre.
-Les cônes rouges ont un pic de sensibilité vers 580 nm, décroissance de part et d’autre.
Les cônes bleus absorbent moins la lumière (pic moins élevé) que les cônes verts.
Les cônes verts eux-mêmes absorbent moins la lumière (pic moins élevé) que les cônes rouge.
SENSIBILITE DES CONES
repartition
La structure de la rétine varie de la fovéa (rétine centrale) aux limites gauche et droite (rétine périphérique) :
Les cônes sont les seuls photorécepteurs présents sur la fovéa.
Lorsqu’on s’éloigne de la rétine centrale, les cônes se raréfient et les bâtonnets les remplacent.
Au niveau du départ du nerf optique (point aveugle), les photorécepteurs sont absents.
Schéma : -Le nerf optique (point aveugle) se situe à 20 ° d’excentricité de la rétine centrale (fovéa). On n’y trouve ni cône, ni bâtonnet.
-Cônes : * Un très grand nombre de cônes au niveau de la rétine centrale (fovéa)
(sommet à la fovéa, jusqu’à 150 milliers de cellules, en décroissance de part et d’autre)
-Bâtonnets : * Un très grand nombre de bâtonnets du côté opposé au nerf
(sommet à 20 ° d’excentricité de la fovéa, jusqu’à 160 milliers de cellules, en décroissance de part et d’autre)
; * Un très grand nombre de bâtonnets du côté du nerf
(sommet au point aveugle, jusqu’à 160 milliers de cellules, en décroissance de part et d’autre)
-Acuité visuelle : * Maximale au niveau de la rétine centrale (fovéa) (valeur 10), en décroissance de part et d’autre.
roles
Les bâtonnets, sensibles aux faibles éclairements, assurent la vision nocturne ;
ils permettent la vision globale de l’espace et celle des formes.
Les cônes assurent la vision diurne ;
ils permettent la vision des détails et celle des couleurs.
Schéma : Œil droit
Rétine centrale (Fovéa) : un très grand nombre de cônes
A 40 ° de la fovéa (à 20 ° du nerf optique) : quelques cônes, et un très grand nombre de bâtonnets
Rétine périphérique (après nerf optique) : un très grand nombre de bâtonnets
Les cônes sont plus courts, larges et arrondis.
Les bâtonnets sont plus longs et fins.