Paramédical 25

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Paramédical 25

 

pathologies

 

pathologies nerveuses

 

hemorragies cerebrales

 

Les hémorragies cérébrales sont des saignements le plus souvent consécutifs à un traumatisme ou à une rupture d’anévrisme.

 

  1. a.        Hémorragies durales

Le sang peut s’accumuler entre les méninges (dure mère) et le cerveau, (1) hématome sous dural,

ou entre le crâne et les méninges, (2) hématome extra-dural.

  1. b.        Anévrisme

L’anévrisme est une dilatation artérielle entraînant la formation d’une poche de sang (artériographie).

Une rupture d’anévrisme conduit à une hémorragie (= accident vasculaire cérébral, AVC) (scanner).

Pour réparer les vaisseaux lésés et arrêter le saignement, on pratique une crâniotomie.

 

Schéma :  Sinus veineux

                Crâne

                Hématome sous-dural (écrase un des lobes du cerveau)

                Hématome extra-dural (écrase un côté d’un lobe)

                Méninges (sous le crâne)

                Cerveau

                Tente du cervelet

                Cervelet

                Tronc cérébral

                HEMORRAGIES DURALES

 

Photo :     Artériographie : dilatation artérielle entraînant la formation d’une poche de sang.

                Scanner : rupture d’anévrisme conduisant à une hémorragie (AVC)

                ANEVRISME CEREBRAL

 

tumeur cerebrale

 

Une tumeur sus-tentorielle (T) induit de nombreuses modifications intracérébrales :

(1)     Les noyaux gris centraux sont compressés

(2)     Des hernies du cortex apparaissent

(3)     Les ventricules subissent des déformations

Ces différentes anomalies sont responsables de l’hémiplégie souvent observée.

 

Schéma :  T : tumeur sus-tentorielle

1. Noyaux gris centraux compressés

                2. Hernies du cortex (vers l’intérieur)

                3. Déformation des ventricules

 

meningiome

 

Il s’agit d’une tumeur (bénigne ou maligne) prenant naissance au niveau des méninges (scanner ci-contre).

 

Photo :     Tache noire sur le dessus d’un hémisphère

SCANNER

 

hernie discale

 

Un disque vertébral détérioré peut faire saillie et comprimer les racines d’un nerf rachidien. Des douleurs permanentes, ressenties dans le dos, irradient dans tout le corps (dorsalgie, sciatique…)

La saillie discale peut être enlevée ; c’est une opération qui s’effectue sous microscope (microdiscectomie).

 

Schéma :  Un disque vertébral détérioré fait saillie, et vient comprimer les racines d’un nerf rachidien.

 

maladies de l’unite motrice

 

L’unité motrice est formée par un motoneurone alpha (provenant des centres) et des fibres musculaires innervées. De nombreuses affections peuvent altérer l’unité motrice:

-          Detruction du motoneurone alpha par le virus de la poliomyélite, des maladies auto-immunes, le diabète ou la sclérose latérale amyotrophique

-          Défauts génétiques à l’origine de myotonies ou de dystrophies musculaires.

Ces lésions induisent le plus souvent des paralysies.

 

Schéma :  Encéphale

                Moelle épinière

                Synapse dans la moelle épinière

                Axone du motoneurone alpha

                Fibre musculaire

                UNITE MOTRICE

 

la douleur

 

la douleur

 

  1. 1.        Lors d’une lésion tissulaire (blessure), une série de mécanismes entrent en jeu :
  • o    Inflammation (liée à la présence de micro-organismes)
  • o    Coagulation sanguine
  • o    Nécrose des cellules altérées

Il s’ensuit une libération de médiateurs : histamine, prostaglandines (PG), leucotriène (LT), sérotonine, bradykinine, K+ et H+.

Ces médiateurs stimulent les nocicepteurs.

  1. 2.        Les nocicepteurs libèrent de la substance P.
  2. 3.        Le message nerveux nociceptif remonte jusqu’au thalamus par les voies ascendantes sensitives
  3. 4.        La perception est ressentie au niveau des projections dans le cortex somato-sensoriel.

 

LUTTE CONTRE LA DOULEUR

 

Il est possible de lutter contre la douleur en induisant une inhibition :

a.             De la synthèse des PG (aspirine par exemple).

b.             De la conduction nerveuse (utilisation d’anesthésiques locaux, bloqueurs des canaux Na+)

c.             De la substance P, par la morphine et ses dérivés (endorphines et enképhalines)

d.             Des relais du thalamus (anesthésie profonde, alcool).

 

Schéma

 

1. Blessure, provoque

  1. 1.        Inflammation                  à            Histamine, PG, LT                  a. L’aspirine induit une inhibition de la synthèse des PG

 

  1. 2.        Coagulation sanguine      à            Sérotonine, Bradykinine         1, 2. et 3. Vers les nocicepteurs

 

  1. 3.        Nécrose tissulaire           à            K+, H+

 

                2. Nocicepteurs       Vers la moelle épinière           b. anesthésiques locaux, bloqueurs des canaux Na+, inhibiteurs de la conduction nerveuse

 

                               Au niveau de la moelle épinière                             c. inhibiteurs de la substance P, par la morphine et ses dérivés (endorphines et enképhalines)

               

.               3. Fibres ascendantes              Vers le tronc cérébral             

 

Synapse dans le thalamus                       d. Inhibition des relais du thalamus (anesthésie profonde, alcool)

 

                4. Du thalamus au cortex.

 

les paralysies

 

les types

 

La paralysie est une perte de fonction motrice.

Elle peut résulter de lésions situées au niveau :

-          du cerveau (ischémie, tumeur, hémorragie),

-          ou de la moelle épinière (étirement, compression, ou section).

La conséquence est une altération des muscles volontaires et parfois des fonctions automatiques (respiration, sensibilité générale).

Les facultés mentales ne sont, en général, pas affectées.

 

hemiplegie

 

Les lésions unilatérales de la moelle épinière affectent les muscles du même côté,

tandis que les lésions unilatérales du cerveau provoquent une paralysie de l’autre côté du corps.

 

paraplegie

 

Une lésion basse de la moelle épinière (niveau vertèbres thoraciques) provoque une paralysie des jambes.

Une lésion au niveau dorsal peut entraver le fonctionnement des jambes et parfois d’une partie du tronc.

 

tetraplegie

 

Une lésion haute de la moelle épinière (au niveau des vertèbres cervicales) provoque une paralysie du tronc et des 4 membres.

Quand la lésion se situe au-dessus de C2, les chances de survie sont faibles.

 

la maladie d’alzheimer

 

physiopathologie

 

  1. 1.        Des facteurs environnementaux (toxines, faible niveau d’éducation) ainsi que des facteurs génétiques (mutation des gènes Apo-E ou beta-amyéloide) conduisent à la formation de dépôts anormaux qui s’aggrègent et forment des plaques séniles. Ces plaques sont les premières lésions sans atteinte intellectuelle.

Les beta-amyéloides mutées génèrent des radicaux libres neurotoxiques.

  1. 2.        Une autre anomalie, celle des protéines tau, provoque également une dégénerescence suivie de mort neuronale.

 

Schéma :  Dendrite                                  Dendrite

                Protéine tau normale                               Plaque sénile (agrégation de dépôts anormaux)

                Microtubules organisés           Protéine tau anormale (hélicoidale)

                NEURONE SAIN                    Microtubules désorganisés

                                                               NEURONE DEGENERE

 

consequence

 

Les dégénérescences neuronales progressent dans tout le cerveau (voir ci-contre).

On note également une chute de l’acétyl-choline se traduisant par une perte progressive des fonctions cérébrales (troubles de mémoire, du langage, déficits moteurs) et à terme, la démence.

 

epidemiologie

 

C’est la cause de démence la plus fréquente (15 % des personnes de plus de 80 ans) touchant près de 700 000 personnes en France.

L’incidence croît avec l’âge et touche davantage les hommes.

 

Schéma :  Début de la maladie (zones de dégénérescences neuronales) :

  • ·          Au-dessus du bulbe
  • ·          Puis sur le côté et le front

Phase finale de la maladie :

  • ·          Le côté, le front,   le front prolongé vers le dessus,                            le côté prolongé vers l’arrière

EVOLUTION DEGENERATIVE

 

la maladie de parkinson

 

physiopathologie

 

  1. 1.        Une prédisposition héréditaire, des traumatismes (boxeurs), une encéphalite, l’athérosclérose cérébrale, induirait une disparition progressive et importante (> 70 %) des neurones du locus niger.
  2. 2.        Cette perte de neurones diminue l’innervation entre le locus niger et le striatum.
  3. 3.        Il résulte une inhibition excessive du thalamus qui va à son tour inhiber le cortex moteur.
  4. 4.        Au final, il y a une réduction des influx moteurs et donc de la motricité volontaire.

 

Schéma :  Locus niger (substance noire)

                Striatum et pallidium

                Thalamus

                Cortex moteur

                Tronc cérébral

                Muscle du bras

 

consequence

 

Le patient parkinsonien présente un certain nombre de troubles associés cliniques (voir ci-contre).

 

Schéma :  Faciès figé

                Salivation

                Stature voutée

                Tremblements au repos

                Hypokinésie

                Raideur

 

epidemiologie

 

Concerne une personne de plus de 60 ans sur 200.

Touche davantage les hommes que les femmes.

 

les principales drogues

 

La toxicomanie (ou pharmacodépendance) est un état de dépendance physique ou psychique, s’établissant chez un sujet, suite à l’utilisation périodique ou continue d’une substance du fait de ses effets agréables. On distingue la dépendance physique (1) et la dépendance psychique (2).

L’intoxication conduit plus ou moins rapidement à une tolérance ou accoutumance. L’organisme est alors moins sensible au produit utilisé, d’où l’augmentation des doses pour obtenir l’effet recherché. Lorsque la dose est supérieure à celle que l’organisme peut tolérer, survient l’accident du surdosage ou « overdose » qui peut conduire à la mort.

 

(1)     Elle se traduit par la survenue de troubles somatiques, quand on interrompt la prise de drogue (tremblements, sueurs…).

(2)     Elle se traduit par le besoin impérieux de consommer la drogue pour éprouver du plaisir ou fuir un malaise ou une angoisse.

 

les drogues

 

On distingue 6 types de drogues, licites ou illicites, induisant des effets comportementaux (euphorie, excitation, sédation…), non sans danger sur la santé (dépendance physique ou psychique).

 

                               CLASSE                                 EFFETS                  EXEMPLES

 

ILLICITES              STUPEFIANTS                       Analgésie, plaisir     Opiacées

                               (psycholeptiques)                                                  (héroine, morphine)

 

PSYCHO-                                               Excitation                               -Amphétamines, ecstasy (MDMA)

STIMULANTS                       intellectuelle            -Cocaine, crack

MAJEURS                                                              -Ice ou speed

 

HALLUCINOGENES             Modification           -Cannabis (haschich, marijuana)

(psychodysleptiques)                             des perceptions       -LSD, poudre d’ange

                                                                                                              -Kétamine

 

LICITES                 PSYCHOSTIMULANTS         Excitation                               Tabac

MINEURS                              intellectuelle            Café

 

HYPNOTIQUES SEDATIFS   Anxiolyse,                              Barbituriques

                                               Effet hypnotique     Benzodiazépines

                                                                              Alcool

 

ENIVRANTS                          Etat d’ivresse,         Alcool

EUPHORISANTS                   euphorie                  Ether

                                                                              Colle

 

exemples

 

a)        Ecstasy (ou 3,4 méthylènedioxyméthamphétamine = MDMA)

b)       Cocaine (provient de la distillation des feuilles séchées de cocaier)

c)        Plant de Pavot donnant la morphine et l’héroine (opiacées)

d)       Le cannabis contient un principe actif, le THC (ou tétrahydrocannabinol). Le cannabis se présente sous forme d’huile, d’herbe séchée (marijuana) ou en barrette (résine de haschich ou shit) qui se fument mélangées à du tabac (le « joint »).

 

Photos :   a. 4 comprimés violet, rose, bleu, marron

                b. poudre blanche

                c. plante

                d. feuilles

 

mode d’action des drogues

 

le systeme de recompense

 

Le système limbique (SL) également appelé cerveau des émotions, est le siège de nos désirs et de nos comportements primaires (agressivité, recherche de nourriture, sexualité).

A l’intérieur du SL, se trouve le système de récompense (SR) ou centre du plaisir.

Le SR comprend l’aire tegmentale ventrale (ATV) qui contient les neurones à dopamine et le noyau accumbens (ACC).

Le rôle du SR est de récompenser l’individu par une sensation agréable (plaisir).

De nombreuses drogues stimulent des neurones à dopamine situés dans le SR.

 

Schéma :  Cortex

                Système limbique

                Cervelet

                Tronc cérébral

                L’ATV (aire tegmentale ventrale, au-dessus du cervelet) transmet à l’ACC (noyau accumbens, plus haut vers l’avant),

De l’ACC partent les projections corticales de la dopamine (vers le cortex : du front, du dessus avant, du dessus, du dessus arrière du cerveau)

                LE SYSTEME DE RECOMPENSE

 

action synaptique

 

Les drogues stimulent les étapes :

-          (1) (PA présynaptique),

-          (2) (migration du NT),

-          (4) (PA postsynaptique)

-          ou inhibent l’étape (3) (destruction ou recapture de dopamine).

 

La libération de dopamine est également modulée par :

a)        Des neurones anti-douleurs à enképhaline et dynorphine (5)

b)       Des neurones inhibiteurs à GABA (6), eux-mêmes inhibés par les drogues.

 

CONSEQUENCES :

a)        Augmentation de dopamine dans la synapse à plaisir…

b)       Désensibilisation des récepteurs postsynaptiques à augmentation de la dose

c)        L’épuisement des réserves en dopamine induit les syndrômes de manque.

 

Schéma :  -Opioides, cannabis, alcool, hypnotiques  à  inhibition d’une terminaison nerveuse, du côté présynaptique (6)

                               Le GABA extérieur au neurone présynaptique, issu de (6), vient se fixer sur des récepteurs situés à la surface de la membrane présynaptique.

 

                -Neurones anti-douleurs à enképhalines et dynorphine, du côté présynaptique (5)

Ces enképhalines et dynorphine, extérieurs au neurone présynaptique, issus de (5), viennent se fixer sur des récepteurs situés à la surface de la membrane présynaptique.

 

                -Nicotine, morphine et héroine activent un PA présynaptique (1)

 

                -Amphétamines et ecstasy viennent activer les neurotransmetteurs qui libèrent de la dopanime dans la fente synaptique (2)

 

                -Libération de dopamine

 

                -Amphétamines, ecstasy, cocaine, tabac, hypnotiques viennent inhiber la destruction ou recapture de dopamine (3)

                -Nicotine et alcool viennent inhiber la destruction ou recapture de dopamine (3)

 

                - La dopamine libérée vient activer les récepteurs situés à la surface de la membrane post-synaptique (4)

 

                - Nicotine et alcool activent directement un PA postsynaptique, sans passer par la dopamine.

 

                Titre du schéma : NIVEAU D’ACTION SYNAPTIQUE

 

                Partie pré-synaptique : ATV

                Partie post-synaptique : ACC

 

tabac et alcool

 

le tabac

 

Parmi les 1,1 milliard de fumeurs, 800 millions sont dans les pays pauvres. En France, 35 % des Français sont fumeurs.

 

POURQUOI FUME-T-ON ?

  1. 1.        Accès facile, peu cher
  2. 2.        Image d’indépendance
  3. 3.        Rite d’intégration sociale
  4. 4.        Tabagisme des parents
  5. 5.        Immaturité
  6. 6.        Transgresser l’interdit
  7. 7.        Anxiété.

 

Schéma :  Goudrons :                             Ils accélèrent le vieillissement et induisent des cancers

                CO (monoxyde de carbone) :  Prend la place de l’O2 sur l’hémoglobine

                Substances irritantes :                             Elles attaquent l’arbre respiratoire

Nicotine :                                La nicotine est responsable de la dépendance.

Parmi ses autres effets, on peut citer : la tachycardie, l’HTA, la vasoconstriction et des actions coupe-faim et laxatives.

 

alcool

 

Cinq à six millions de Français sont alcooliques. Deux millions sont réellement malades.

L’alcoolémie est la quantité d’alcool présente dans le sang (légalement < 0,5 g/l)

L’alcool est éliminé essentiellement par :

-          le foie,

-          les poumons (par l’air expiré)

-          et les urines.

On peut être un alcoolique chronique et alcoolodépendant (plus de 3 verres d’alcool par jour) sans jamais être ivre.

 

Schéma :  CH3-CH2OH           Ethanol

 

                Convention             1 verre d’alcool = 10 g d’alcool pur

 

                VOL %

                plus de 40°              whisky, cognac

                entre 30° et 40°       liqueurs

                plus de 20°              apéritifs

                entre 10° et 15°       vin rouge

                en-dessous de 10°   vin blanc, bière

 

                ALCOOLISME :     Chez l’H si plus de 3 verres par jour (2 verres pour la femme).

 

               

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