Paramédical 5
Paramédical 5
mouvement et posture
Le mouvement d’un membre résulte non seulement de la contraction de certains muscles mais également du relâchement des muscles dits antagonistes. Au cours de la flexion de l’avant bras, le biceps se contracte alors que le triceps se relâche pour permettre le mouvement. L’inverse se produit lors de l’extension. Biceps et triceps sont des muscles antagonistes. C’est grâce au système ostéo-articulaire qui fonctionne comme différents leviers que le corps est mis en mouvement.
mobilite du membre
L’articulation du coude est de type trochléen : le mouvement des os n’est possible que dans une seule direction. Cette articulation uniaxiale permet la flexion et l’extension du membre.
Tendons Tendons
Biceps contracté Biceps relâché
Triceps relâché Triceps contracté
FLEXION EXTENSION
systeme osteo-articulaire
Les muscles squelettiques assurent le mouvement et la posture en exerçant une traction sur les tendons qui tirent sur les os.
L’articulation permet le mouvement de l’ensemble. Ce système est comparable à un levier (tige rigide) actionné par une force pour déplacer un poids.
Lors d’un mouvement, les os jouent un rôle de levier et les articulations représentent les points d’appui (A). La résistance (R) et la force (F) agissent sur le levier à 2 endroits différents :
- R s’oppose au mouvement (partie du corps ou objet à déplacer)
- F favorise le mouvement (contraction musculaire)
Il y a mouvement lorsque F > R. On distingue trois types de levier selon l’emplacement de A, F et R.
les types de levier
LEVIER DE TYPE 1
Ex : ramener la tête vers l’arrière
R = poids de la tête
A = articulation Atlas / base du crâne
F = contraction des muscles de la nuque
Schéma : __________________poids ! fleche vers le bas
! pivot ! I fleche vers le haut
F A R
LEVIER DE TYPE 2
Ex : s’élever sur la pointe des pieds
R = poids du corps
A = articulation phalanges / métatarses
F = contraction des muscles du mollet
Schéma : F
_________poids____ I
pivot !
A R
LEVIER DE TYPE 3
Ex : fléchir l’avant bras
R = poids de l’avant-bras
A = articulation humérus / radius-cubitus
F = contraction du biceps
Schéma : F
_________I________ poids
Pivot !
A R
Toutes les actions musculaires ne conduisent pas à un mouvement. Certaines contractions (tonus musculaire) permettent le maintien de la posture (1) en luttant contre l’affaissement du corps soumis à la pesanteur (basculement de la tête et du tronc vers l’avant, fléchissement des cuisses…). Le maintien de la posture est donc un équilibre dynamique qui nécessite une activité musculaire contrôlée de façon réflexe par le système nerveux. Le réflexe myotatique en constitue le mécanisme principal.
(1) Position particulière du corps due à la contraction des muscles s’opposant à la gravité.
fuseau neuro-musculaire
Capsule (remplie de lymphe)
Cellule musculaire extra-fusale
Noyaux des cellules musculaires
Cellules musculaires intra-fusales
Le FNM est un récepteur sensoriel sensible à l’étirement des fibres des muscles squelettiques. Il permet la régulation du tonus musculaire.
tonus musculaire
- L’étirement des fibres induit un influx nerveux sensitif (INS) en direction de la moelle épinière.
- L’intégration des INS par la moelle permet une réponse motrice (INM) : les fibres alpha contractent les cellules extrafusales (réflexe médullaire simple = réflexe myotatique), d’où le retour à l’équilibre.
- Le réflexe myotatique peut être modifié par l’activité des centres nerveux supérieurs.
schema
Cellule musculaire extra fusale : 1 mm de diamètre
Les cellules musculaires intra fusales se situent à l’intérieur de la capsule, entourée de plusieurs cellules musculaires extra fusales.
Les cellules musculaires intra fusales et extra fusales comportent des noyaux multiples.
L’ensemble constitue le fuseau neuromusculaire (FNM).
Autour des cellules musculaires intra fusales qui se trouvent à l’intérieur de la capsule, une fibre sensitive est enroulée. Un influx nerveux sensitif (INS) la parcourt jusqu’à la moelle épinière, où par une synapse, le retour s’effectue par un influx nerveux moteur (INM), le long d’une fibre motrice alpha, vers les cellules musculaires extra fusales.
Par ailleurs, les centres nerveux supérieurs ont une influence sur la moelle épinière, au lieu de passage de l’INS qui ressort de la moelle en INM.
LA REGULATION DU TONUS MUSCULAIRE
la consultation clinique
EPIDEMIOLOGIE
Les pathologies de l’appareil locomoteur représentent 11 % des consultations de médecine générale. Elles regroupent les lésions traumatiques avec atteinte osseuse ou ligamentaire et les lésions rhumatologiques souvent en rapport avec un phénomène inflammatoire ou immunitaire.
interrogatoire
MECANISME DU TRAUMATISME
Position du membre pendant le traumatisme, choc direct ou transmission de l’impact des pieds aux hanches ou au dos, des mains aux épaules. Les sensations de craquement ou la douleur immédiate.
TYPES DE DOULEURS
Latéralisation des douleurs (côté droit ou gauche), par rapport au côté dominant (droitier ou gaucher). La douleur peut être permanente ou déclenchée par les mouvements.
Les horaires de la douleur sont informatifs :
- Horaire dit mécanique : douleur qui augmente le soir après une journée de travail
- Horaire dit inflammatoire : douleur réveillant le patient la nuit.
La douleur constitue un des symptômes les plus importants en rhumatologie (arthralgie, cervicalgie, coxalgie, dorsalgie, lombalgie, gonalgie…) (1).
(1) Douleur (-ALGIE) au niveau des articulations (arthr-), du rachis cervical (cervic-), de la hanche (cox-), du rachis dorsal (dors-), du rachis lombaire (lomb-), du genou (gon-).
N.B. : la racine cervic- désigne également le col de l’utérus ; la racine gon- désigne également l’appareil reproducteur (gonades).
examen physique
RECHERCHE DE FRACTURE
Fracture ouverte (ouverture cutanée en regard de l’os) ou fermée, déformations osseuses ou articulaires si luxation (1).
ATTITUDE ANTALGIQUE (2)
Tête bloquée lors d’un torticolis (3), attitude des traumatisés du membre supérieur (4), boiterie d’esquive (5) si hanche douloureuse.
PALPATION
Toujours prudemment on palpe les reliefs osseux à la recherche d’un point douloureux exquis (6) qui fait suspecter une fracture. On palpe les muscles à la recherche d’un hématome dû à une déchirure musculaire. On recherche une déformation des articulations avec gonflement signant un épanchement articulaire (7).
AMPLITUDE ARTICULAIRE (mouvement maximal possible des articulations)
Toujours après radiographie pour éviter de déplacer une fracture : mobilisation passive (8) puis active (par le patient lui-même) ce qui sollicite les muscles et tendons. Selon les articulations concernées, il faut vérifier les mouvements de flexion et extension, antépulsion et rétropulsion, abduction et adduction, rotation interne et externe, pronation et supination, dorsiflexion et éversion.
EXAMEN NEUROLOGIQUE
On vérifie l’absence de lésions neurologiques entraînée par un traumatisme. On recherche les réflexes, les troubles de la sensibilité cutanée, les troubles de la motricité.
EXAMEN VASCULAIRE
La présence de pouls et de chaleur de la peau, à l’extrémité du membre traumatisé est toujours à rechercher pour éliminer une lésion des vaisseaux.
(1) Déplacement permanent des os, de part et d’autre d’une articulation, avec lésion des ligaments
(2) Position pour ne pas avoir mal
(3) Contracture du muscle sternocleidomastoidien
(4) Personne portant son bras douloureusement, plié avec l’autre main
(5) Marche en esquivant le pas sur le côté
(6) Endroit très précis qui fait le plus mal
(7) Liquide anormalement abondant dans une articulation, constitué de liquide synovial ou de sang.
(8) Il s’agit de porter le membre et de faire bouger l’os sans participation des muscles.
reflexe rotulien
Le reflexe rotulien (ou patellaire) se réalise sur un patient assis, les jambes pendantes.
Le tendon patellaire est percuté avec un marteau à réflexe.
Il y a excitation des muscles fléchisseurs et inhibition des extenseurs : la jambe se soulève.
Ce réflexe évalue la transmission nerveuse ainsi que la tonicité musculaire.
les mouvements articulaires
On distingue 6 sortes de mouvements articulaires :
- La flexion (F) ou antépulsion (= élévation du membre en avant) et l’extension (E) ou rétropulsion (= élévation du membre en arrière).
- L’abduction (ABD, quand on éloigne le membre du corps) et l’adduction (ADD, quand on rapproche le membre du corps).
- La rotation interne (RI, le membre tourne vers le corps) et externe (RE, le membre tourne vers l’extérieur).
- La pronation (P, rotation de la main de dehors en dedans : la paume est tournée vers le sol pour prendre) et la supination (S, rotation de la main de dedans en dehors : la paume est tournée vers le ciel pour « supplier »).
- La flexion (F) et l’extension (E) de la cheville.
- L’éversion (E) et l’inversion (I) de la cheville.
Schéma : Les mouvements articulaires
- Bras vers l’avant parallèle au tronc (F) ou vers l’arrière (E)
- Poing vers l’épaule opposée (ADD) ou prêt à frapper sur la table (ABD)
- Main en supplication vers le sternum (RI) ou vers l’extérieur (RE)
- Imposition des mains (P) ou supplication (S)
- Pied relevé (F) ou en pointe (E)
- Marcher sur le bord intérieur du pied (E) ou sur le bord extérieur du pied (I)
les douleurs articulaires
Au niveau de l’appareil locomoteur, on distingue les douleurs d’origine musculaire (contracture, tendinite…), osseuse (tumeur, infection, fracture…), et articulaire.
Les douleurs articulaires peuvent présenter des irradiations (I), c’est-à-dire des douleurs ressenties en un point distant du site atteint (douleurs projetées).
Schéma : 1. Epaule (dessus) I. acromio-claviculaire
. 2. Extérieur du bras I. scapulo-humérale
. 3. Hanche, cuisse et genou I. de la hanche
. 4. Genou plus bord extérieur
de la cuisse et de la jambe I. du genou.
examens et medicaments
RADIOGRAPHIE
A faire toujours de face et de profil, parfois en contro-latérale (radiographie aussi de l’autre membre).
On recherche un trait de fracture (ligne sans os où a eu lieu la fracture) ; chez l’enfant une fracture en motte de beurre (écrasement de l’os sans trait de fracture car les os sont encore mous). On note aussi les laxités (écartement radiologique important entre 2 os d’une articulation dans certaines positions) ; l’arthrose qui présente une diminution de l’interligne articulaire (distance entre les os d’une articulation à la radio), des géodes (ronds plus clairs d’os vide), des ostéophytes ou becs de perroquet (excroissance d’os à côté de l’articulation usée).
SCINTIGRAPHIE
Très utilisée notamment pour la recherche des métastases osseuses.
Cet examen est peu spécifique : c’est ainsi qu’une simple inflammation peut entraîner des zones d’hyperfixation du produit injecté.
ECHOGRAPHIE
Peu utilisée, cette technique permet de visualiser les épanchements articulaires des grosses articulations ainsi que certaines pathologies musculaires. Sur la photo, présence d’un hématome musculaire (flèche rouge).
IMAGERIE PAR RESONNANCE MAGNETIQUE NUCLEAIRE (IRM)
Les échos d’ondes magnétiques sur les structures riches en eau et hydrogène, permettent de reconstituer par ordinateur des coupes du corps. On utilise l’IRM surtout pour les lésions ligamentaires du genou ou de l’épaule ou au niveau de la tête (photo).
TOMODENSITOMETRIE (TDM) ou SCANNER
On pratique un scanner osseux lors de fractures complexes, à traits de fractures multiples. On vérifie également l’absence de lésions neurologiques lors de traumatisme du rachis, l’absence de lésions viscérales (organes thoraciques et abdominaux) lors de traumatisme du bassin. On visualise aussi les tissus mous (ici muscles entourant une vertèbre).
PONCION ARTICULAIRE
Avec une aiguille, on ponctionne du liquide synovial intra-articulaire afin de réaliser :
- Des analyses biochimiques (dosage du chlore, glucose, protéines)
- Un comptage cellulaire (globules rouges et blancs), une recherche de cristaux (goutte, chondrocalcinose).
Cet examen permet de diagnostiquer l’arthrite (aigue ou chronique).
ARTHROSCOPIE
Après anesthésie on introduit un endoscope (fibre optique permettant de voir à l’intérieur d’une cavité), pour vérifier l’atteinte de ménisque ou pour pratiquer une chirurgie.
MEDICAMENT MODE D’ACTION INDICATIONS EXEMPLES
ANTI-INFLAMMATOIRE Inhibition de la synthèse des Polyarthrite rhumatoide Voltarène, Surgam, Profénid, Feldène
NON STEROIDIEN prostaglandines, qui sont des Arthrose
(AINS) médiateurs de la douleur.
GLUCOCORTICOIDES Inhibition des PG et de leucotriènes, Polyarthrite rhumatoide Cortisol, Cortisone et dérivés (solupred, célestène)
médiateurs de la douleur. Arthrose
INHIBITEUR DE Inhibition de l’interleukine-1 Arthrose Diacéréine (Zondar)
L’INTERLEUKINE-1 qui altère le cartilage.
CHONDROITINE Participerait à la resynthèse du cartilage. Structum
SULFATE
COLCHICINE Inhibition de l’action des macrophages Goutte
qui phagocytent des microcristaux d’urate.
HYPO-URICEMIANTS Bloquent la synthèse d’acide urique, Allopurinol (Zyloric)
précurseur des cristaux d’urate.
TRAITEMENT HORMONAL Traitement préventif de la perte osseuse. Ostéoporose Estrogènes (17-beta-estradiol)
SUBSTITUTIF (THS) (*)
CALCIUM – FLUOR Compensation des carences (apport en
calcium), synthèse osseuse (apport en fluor).
BIPHOSPHONATES Stoppent la dégradation de l’os Acide alendronique
par les ostéoclastes.
MYORELAXANTS Blocage des muscles squelettiques Intervention chirurgicale Curare, Pancurorium, Succinylcholine.
en position relâchée. (arrêt des contractions musculaires)
(*) Précision sur le THS : Cette méthode consiste à donner des œstrogènes à la femme ménopausée afin de prévenir l’ostéoporose. Malheureusement, les résultats d’une étude américaine montrent une augmentation des maladies cardiovasculaires et des cancers chez les femmes ayant reçu ce traitement.
pathologies
OS NORMAL
Canal médullaire
Os cortical
Périoste
OS NORMAL EN COUPE
OSTEOPOROSE
L’ostéoporose (a) se distingue de l’ostéomalacie par le fait que la matrice protéique est atteinte. L’os moins dense, mais de composition normale, possède un canal médullaire élargi.
ALGODYSTROPHIE
L’algodystrophie (b) est repérable par scintigraphie osseuse (hyperfixation caractéristique). L’hypervascularisation et la décalcification sont à l’origine de gonflements et de douleurs articulaires.
Photo : Hyperfixation de la zone atteinte
ALGODYSTROPHIE DU BASSIN
OSTEOMALACIE
Os malade
Os sain
L’ostéomalacie chez l’adulte (c), comme le rachitisme chez l’enfant, se traduit par des déformations osseuses liées à une déminéralisation (perte de calcium et de phosphore). Le tissu atteint est rose en lumière polarisée alors que le tissu sain apparaît bleu.
FRACTURE ET OSTEOSYNTHESE
Cubitus
Radius
Fracture
Plaque et vis
Os de la main
FRACTURE DU RADIUS ET OSTEOSYNTHESE
La fracture d’un os est une pathologie courante ; il en existe différentes formes (voir ci-contre) qui nécessitent l’immobilisation du membre (plâtre, attelle, bandage) et souvent un acte chirurgical (pose d’une plaque avec vis, suite à la fracture du radius (d), pose d’une broche…). Ces interventions facilitent la cicatrisation (formation d’un cal osseux).
LES FRACTURES
- Fracture en bois vert (l’os se fend sous l’action d’une tension importante). Fracture partielle
- Fracture spiroide (l’os se brise en dents de scie suite à une torsion). Fracture en biais
- Fracture comminutive (l’os se casse en petits morceaux après un impact violent). Plusieurs morceaux
- Fracture transversale (l’os se brise net, dans sa largeur). Fracture nette perpendiculaire
La colonne vertébrale normale (N) n’est pas rectiligne mais présente 4 courbures antéro-postérieures normales.
pathologies vertebrales
- L’exagération des courbures de la colonne vertébrale conduit à des malformations :
i. Déformation latérale (scoliose S)
ii. Déformations antéro-postérieures (cyphose C, « bosse » dans le dos ou lordose L, « creux » dans le dos).
- La spondylarthrite est une affection inflammatoire qui conduit à un raidissement (ankylose) du rachis par ossification de la colonne. Les flèches montrent l’espace intervertébral ossifié.
- L’ostéophytose est définie par la présence de nombreux ostéophytes (excroissances d’os spongieux en forme de « bec de perroquet »).
- L’hernie discale résulte de l’écrasement du disque intervertébral.
Schémas : 1. Malformations
Déformations latérales : Scoliose
Déformations antéro-postérieures : Cyphose (bosse dos)
Lordose (creux reins)
. 2. Spondylarthrite
Radio montrant des bosses en blanc à la place des pointes (ossification de l’espace intervertébral)
. 3. Ostéophytose
Becs de perroquet : excroissances visibles à la radio
Corps vertébral
Bassin
. 4. Hernie discale
Moelle épinière
Disque intervertébral
Corps intervertébral
Apophyse épineuse
Hernie discale comprimant le nerf rachidien : le disque intervertébral écrasé, déborde donc sur le nerf, et le comprime.
Ligament interépineux
Muscles et articulations sont le siège de nombreux traumatismes qui concernent les fibres musculaires, tendineuses ou ligamentaires, le liquide synovial…
PATHOLOGIES MUSCULAIRES
LESIONS DES FIBRES MUSCULAIRES
- Courbature C’est une inflammation des fibres musculaires
- Contracture Il s’agit d’une contraction intense et involontaire d’un muscle (toritcolis, crampe…)
- Elongation Elle résulte d’un effort violent demandé à un muscle. Il y a étirement des fibres musculaires.
- Claquage Il correspond à une déchirure des fibres accompagnée d’un saignement (rupture avec hématome).
LESIONS TENDINEUSES
- Les tendons sont souvent le siège de lésions :
- Tendinite (inflammation)
- Rupture
Schéma : Fibres musculaires normales Fibres de longueur normale, adjacentes, avec noyaux répartis
Courbature Fibres distantes les unes des autres
Contracture Fibres de plus fort diamètre et de plus courte longueur
Elongation Fibres allongées, noyaux rassemblés
Claquage Une fibre déchirée en deux
LESIONS DES FIBRES MUSCULAIRES
Tendinite Rougissement et grossissement du tendon
Rupture Destruction d’une partie du tendon
LESIONS TENDINEUSES
pathologies articulaires
- Lésions ligamentaires Les ligaments sont souvent le siège de lésions qu’on retrouve dans les entorses :
- Inflammation
- Distension
- Rupture
- Luxation C’est une lésion avec un déboitement. Au niveau du coude, la trochlée humérale est sortie de la cavité sigmoide du
cubitus (flèche blanche). Cette pathologie est fréquente chez les enfants en bas âge.
- Epanchement synovial Un choc peut entraîner une hypersécrétion du liquide synovial contenu dans la capsule articulaire.
- Syndrome du canal carpien Il s’agit d’une compression du nerf médian (NM = innervation du pouce, de l’index et du majeur) par les tissus
enflammés du canal carpien (CC = tunnel protégeant les nerfs et les tendons au niveau du poignet, côté palmaire).
On ressent alors un engourdissement des doigts et une douleur au poignet.
Schéma : Inflammation Ligament inflammé
Distension Ligament distendu
Rupture Ligament déchiré en deux
LESIONS LIGAMENTAIRES
Luxation La radio montre un déboitement de l’articulation en forme de boule de l’humérus, avec son logement dans radius et
cubitus.
LUXATION
Epanchement synovial Accumulation de liquide synovial dans l’espace qui sépare les deux os de l’articulation
EPANCHEMENT SYNOVIAL
Syndrome du canal carpien Douleur au poignet et engourdissement des doigts.
SYNDROME DU CANAL CARPIEN
arthrite
C’est un processus ionflammatoire de la capsule articulaire : la membrane synoviale enflammée produit un tissu qui érode le cartilage avant de s’ossifier.
La polyarthrite (photo) touche plusieurs articulations (ici, immobilisation et déformation des doigts).
ARTHRITE
Capsule articulaire enflammée
Membrane synoviale étendue
Surface articulaire érodée
Photo : Doigts bloqués dans des positions difformes.
arthrose
C’est un processus dégénératif. Il résulte d’une altération du cartilage articulaire qui se poursuit dans l’os sous-jacent. Des fragments du cartilage enflamment la membrane synoviale. Des cavités (géodes) se forment dans l’os et les ostéophytes déforment la surface articulaire.
ARTHROSE
Surface articulaire érodée
Capsule articulaire enflammée
Ostéophyte
Géode
Photo : Les cavités qui se forment dans l’os sont visibles à la radio.