Paramédical 34

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Paramédical 34

 

pathologies

 

pathologies feminines

 

le sein

 

Os et muscles de la cage thoracique

Tissu adipeux

Canaux galactophores

Mamelon

SEIN NORMAL

 

Kyste                                      (cavité remplie de liquide)

ou

Adénofibrome ou Mastose     (nodule non cancéreux)

Inflammation                          du tissu (mastite) ou des canaux galactophores (galactophorite)

Abcès                                     (affection qui survient chez les femmes allaitantes lorsque les bactéries pénètrent par des crevasses du mamelon)

Cancer du sein                        (tumeur maligne qui peut se propager et donner des métastases).

PATHOLOGIE DU SEIN

 

les ovaires

 

Hyper- ou hypo-sécrétion d’hormones

Kyste ovarien bénin ou tumeur maligne

 

l’uterus

 

Polype et fibrome (tumeur bénigne)

Cancer de l’endomètre ou du col

 

le vagin

 

Infections vaginales

-          Bactériennes : chlamydiae ou gono-, strepto- et staphylo-coque, donnant des salpingites avec obstruction et stérilité tubulaire.

-          Mycosiques : candida albicans.

-          Virales : herpès génital, hépatite, papillomavirus (en vignette), sida.

Ces infections provoquent leucorrhées et inflammations (cystite, vaginite, métrite, salpingite).

 

Schéma :  PATHOLOGIES DES OVAIRES, UTERUS et VAGIN

 

                OVAIRES :

§   Hyper- ou hypo-sécrétion d’hormones

§   Kyste ovarien bénin ou tumeur maligne

 

UTERUS

§   Polype et fibrome

§   Cancer de l’endomètre ou du col

VAGIN

§   Infections vaginales

 

Photo :     MET

               

                FLEXION DE L’UTERUS

§   Flexion normale

§   Rétroversion (utérus légèrement penché vers l’arrière ; angle avec l’axe du vagin plus proche de 180°)

§   Rétroflexion (utérus tourné vers l’arrière au lieu d’être tourné vers l’avant).

 

Encadré : LA MENOPAUSE

L’activité cyclique de l’appareil génital féminin cesse progressivement vers l’âge de 50 ans : c’est la ménopause. La ménopause s’accompagne de troubles physiques (ostéoporose, athérosclérose, obésité, sécheresse du vagin…) et psychiques (insomnies, dépression, baisse de la libido). La prise d’œstrogènes peut atténuer ces symptômes.

 

Encadré : STERILITE FEMININE

                On distingue plusieurs causes de stérilité :

§   Les troubles de l’ovulation (20 à 35 %) d’origine hormonale ou de malformation des ovaires.

§   L’obstruction des trompes (25 à 40 %), suite à des maladies sexuellement transmissibles (MST).

§   Troubles de réceptivité au sperme (10 à 15 %), liés à la composition de la glaire cervicale.

§   Autre cas (10 %).

 

pathologies masculines

 

les bourses

 

-          Varicocèles (varices des veines du cordon spermatique) (1)

-          Torsion du testicule (2)

-          Masses scrotales (tumeur ou kyste) (3)

-          Hydrocèle (gonflement du scrotum) (4)

-          Infections (ex : oreillons), conduisant à l’inflammation du testicule (orchite) ou de l’épididyme (épididymite)

-          Ectopie testiculaire

 

le penis

 

-          Infections à l’origine d’inflammations : cystite urétrite, balanite…

-          Priapisme (érection douloureuse persistante).

 

la prostate

 

Tumeur bénigne (adénome) ou maligne (cancer).

 

schema

 

Vaisseaux sanguins                varicocèles

Cordon spermatique                               torsion du testicule

Canal déférent

Epididyme

Testicule                                 hydrocèle

Scrotum                                  masses scrotales

 

Encadré : STERILITE ET IMPUISSANCE MASCULINE

La stérilité concerne 6 % des couples. Chez l’homme, elle peut être dûe à une anomalie des spermatozoïdes (Sp) : azoospermie ou oligospermie (Sp insuffisants), infections (oreillons), varicocèle (chute de production des Sp due au réchauffement testiculaire), Sp mal formés (vignette ci-dessous).

L’impuissance (érection insuffisante) peut avoir une origine organique (athérosclérose, fuite veineuse…) ou psychologique (stress, dépression…).

 

Photo :     SPERMATOZOÏDE

                Normal

                Anormal (2 têtes et 2 queues)

 

Encadré :                 ANDROPAUSE

Il n’y a pas chez l’homme d’équivalent de la ménopause. Il se produit toutefois une diminution progressive de la production de testostérone. Les érections sont moins fortes mais plus durables. Ces changements n’affectent en rien le plaisir au cours des rapports sexuels (jusqu’à des âges avancés pour certains hommes).

 

pathologies de la grossesse

 

troubles benins

 

Troubles du sommeil                                                             Cerveau

Nausées, vomissements

 

Hypersialorrhée (= hypersalivation)                       Bouche

 

Mal de dos                                                             Colonne vertébrale

 

Prurit, pigmentation                                                Côtes sous les seins,

                                                                              Creux du coude

 

Anémie (par manque de fer)                                  Foetus

 

Vergetures, œdème, varices                                    Bas-ventre

 

Hémorroides                                                          Rectum

Constipation

 

Schéma :  voir colonne de droite ci-dessus

 

trisomie 21

 

Le mongolisme ou trisomie 21 est dû à la présence d’un chromosome en excès. Les malformations sont visibles à l’échographie.

 

Photo :     Echographie

                Trisomie visible au niveau de la nuque

 

Presentation par le siege

 

Le fœtus qui descend dans le vagin ne se présente pas par la tête. Dans ce cas le médecin accoucheur doit retourner manuellement le fœtus et le cas échéant pratiquer une césarienne.

 

Schéma :  Présentation anormale

                Le bébé dans le ventre de la mère est en position verticale, assis

 

eclampsie

 

Une série de troubles rénaux (albuminurie, œdème des membres inférieurs et du visage) puis vasculaire (hypertension artérielle) peut évoluer vers la crise d’éclampsie (douleur abdominale, vision de mouches volantes, convulsions, perte de connaissance).

D’origine inconnue, la crise d’éclampsie menace la vie de la mère et de l’enfant.

 

Schéma :  Prise de la tension de la mère

 

placenta praevia

 

Dans le cas du placenta prævia, le placenta recouvre partiellement ou entièrement le col de l’utérus, bloquant ainsi le passage du fœtus lors de l’accouchement. Parfois, une hémorragie indolore survient.

 

Schéma :  Dans le ventre de la mère, le bébé est assis sur le placenta, qui bouche la sortie naturelle.

 

grossesse extra-uterine

 

C’est lorsque l’embryon se dévelope en dehors de l’utérus (ici dans une trompe utérine). La croissance de l’embryon peut provoquer une hémorragie interne. En aucun cas cette grossesse n’est viable.

 

Schéma :  Grossesse extra-utérine

                Début de grossesse dans la trompe de l’ovaire.

 

pathologies du nouveau-ne

 

fente labiale

 

La fente labiale ou bec de lièvre est un défaut de soudure de la lèvre supérieure qui peut continer au niveau du palais (division palatine). Cette pathologie congénitale se complique d’infections diverses (caries, otites). Outre des difficultés au niveau de l’alimentation, les enfants atteints peuvent conserver des difficultés d’élocution même après intervention chirurgicale.

 

Schéma :  Fente labiale

 

les mains

 

De nombreuses malformations existent :

-          Absence totale des extrémités (pas de mains)

-          Variation du nombre de doigts, comme la polydactilie (doigt surnuméraire), ou la syndactylie (doigts soudés).

 

Schéma :  Malformation des mains

                Polydactylie

                Syndactylie

 

les pieds

 

Comme pour la main, des orteils surnuméraires ou palmés (syndactylie) sont des malformations simples. D’autres plus complexes, comme le pied bot, sont plus difficiles à corriger.

 

Schéma :  Malformation des pieds

                Pied bot

                Syndactylie

 

troubles cerebraux

 

-          Infirmités motrices cérébrales. Les causes sont multiples : hérédité, infection (rubéole, toxoplasmose, méningite), prématurité, traumatisme…

-          Hydrocéphalie : excès de production de liquide céphalo-rachidien.

-          Mongolisme ou trisomie 21 (chromosome 21 surnuméraire).

 

Schéma :  Troubles cérébraux

                Fontanelles (fentes en croix sur le haut de la tête)

 

autres pathologies

 

Mort subite du nourrisson      (cause inconnue. L’arrêt cardio-respiratoire est souvent évoqué. Près de 2 000 décès / an en France).

 

Malformations cardiaques      (CIV, CIA, persistance du canal artériel, tétralogie de Fallot)

                                               Voir appareil cardio vasculaire

 

Jaunisse ou ictère                    (le foie immature dégrade mal la bilirubine des hématies qui s’accumulent)

 

Affections nerveuses                              (spina bifida ou vertèbres non soudées, infirmités motrices)

 

Malformations génitales          (organes génitaux pas ou trop développés ou mal positionnés).

 

Schéma :  AUTRES PATHOLOGIES

                Poumon

                Cœur

                Foie

                Colonne vertébrale

                Organes génitaux

 

le clonage

 

principe du clonage

 

Le clonage est une technique de reproduction non sexuée qui permet de donner naissance à un être génétiquement identique à l’individu de départ. Le principe consiste à remplacer le noyau d’un ovule par le noyau d’une cellule somatique adulte. Le clonage représente un triple défi, à la fois :

-          Scientifique : créer une vie par un artifice non naturel

-          Philosophique : le scientifique est-il l’égal de Dieu ? L’homme se réduit-il à ses gènes ?

-          Ethique : il convient de bien distinguer le clonage animal et humain, le clonage reproductif (qui aboutit à un nouvel être vivant) et le clonage thérapeutique (seules des cellules souches sont produites). Que doit-on autoriser et/ou interdire ?

 

etapes

 

1.        PRELEVEMENT

a.        Prélèvement d’ovules dans l’utérus d’une femelle (individu A).On provoque ensuite la maturation des ovules in vitro (dans une boîte de culture).

b.        Prélèvement de cellules somatiques (cellules de la peau par exemple) sur un individu B que l’on souhaite cloner. Les cellules de B sont mises en culture.

 

2.        ENUCLEATION

Les noyaux des ovules sont enlevés (énucléation) tandis que les noyaux des cellules de B sont prélevés.

 

3.        INJECTION

Sous microscope, le noyau d’une cellule B est injecté dans le cytoplasme d’un ovule de A.

 

4.        FUSION

La fusion de 2 cellules étrangères est provoquée par des chocs électriques.

 

5.        REPROGRAMMATION DU GENOME

Dans l’environnement cellulaire de l’ovocyte, le génome de la cellule B se déprogramme puis se reprogramme : les gènes embryonnaires sont activés tandis que les gènes de spécialisation sont désactivés : c’est l’étape clé du clonage. Cette nouvelle ‘cellule-œuf’ se divise activement.

 

6.        MULTIPLICATION

L’œuf se divise pendant 5 jours. Une fois au stade blastula, l’embryon est soit utilisé à des fins de clonage thérapeutique soit réimplanté dans l’utérus d’une femelle porteuse en vue de clonage reproductif.

 

bioethique

 

Des arguments pour :

-          Naissance d’enfants dans des couples stériles.

-          Clonage d’espèces animales en danger

-          Immenses espoirs thérapeutiques pour de nombreuses maladies (parkinson, diabète, leucémie…) grâce aux tissus et organes de rechanges provenant de clones humains.

 

Des arguments contre :

-          Cloner l’être humain porterait atteinte à la dignité humaine

-          Risque de dérapage éthique (création de clones par mégalomanie ou pour améliorer la race humaine (eugénisme)

-          Difficultés techniques (taux de réussite de 2 %, vieillissement prématuré des clones).

 

schema

 

Individu A (brebis)                 Individu B (brebis)

 

Mise en culture (1a)                               Mise en culture (1b)

 

2.

Ovocytes de A                        Cellules différenciées de B

            sont extraites des cellules mises en culture

 

3.

Un noyau de cellule B est injecté dans le cytoplasme d’un ovocyte

 

4.

Les décharges électriques d’origine extérieure permettent la fusion

 

5.

Les gènes « adultes » sont déprogrammés

Les gènes « embryonnaires » sont reprogrammés

Nouvelle cellule œuf sans fécondation

 

6.

Blastula.

A ce stade, l’embryon se creuse d’une cavité centrale et compte environ 100 cellules « ES » indifférenciées et pluripotentes.

Cellules ES

 

7.        CLONAGE THERAPEUTIQUE

Dans ce cas, on utilise les cellules ES (souches embryonnaires) issues de la blastula. Selon le milieu dans lequel on les cultive, ces cellules peuvent se différencier en n’importe quelle cellule spécialisée de l’organisme (neurone, cœur, peau…). Transplantées à l’individu B pour le soigner, elles échappent au phénomène de rejet, puisqu’elles possèdent le même patrimoine génétique que B.

 

Mère porteuse

 

Clone = vrai jumeau de B

 

8.        CLONAGE REPRODUCTIF

Dans le cas du clonage reproductif, il y a naissance d’un clone, c’est-à-dire d’un animal dont le génotype est identique au génotype de l’individu B.

                          

 

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