Urgences - Cafard dans l'oreille
Urgences - Cafard dans l'oreille
Urgences médicales
Ed. Estem
p 587
"Voilà un patient qui arrive en hurlant dans la salle d'urgence, penché en avant, tête penchée de côté, l'oreille envahie vers le bas : "j'ai un cafard qui m'est rentré dans l'oreille !". Outre qu'on peut le remercier pour s'éviter la peine d'établir un diagnostic long et compliqué, reste à le soulager. Le plus efficace est la guerre chimique.
Deux méthodes dans la littérature insecticide : l'huile de vaseline liquide, la plus rapide in vitro, et la Xylocaine, moins rapide, mais la plus facile à trouver et la plus propre. En verser une généreuse rasade dans le conduit (Xylo. 1 %) ou une giclée de spray pour anesthésie locale. La bête s'immobilisera et expirera en moins d'une minute. Après le malade sera plus calme, réduit à l'état de sarcophage.
On peut alors essayer de retirer la bête avec des pinces fines sous contrôle de la vue ou par une irrigation douce avec de l'eau tiède introduite introduite avec une seringue de 20 cc et un cathéter souple introduit assez loin dans le conduit (pour que le flux soit centrifuge).
Après extraction : otoscopie pour savoir s'il reste des fragments. S'il en reste, faire revenir en O.R.L. aux heures d'ouverture, si une nouvelle irrigation ne marche pas. Si la bête est inexpulsable, on peut envisager, plutôt que les huissiers, un transfert en O.R.L., mais c'est plus confortable avec un cafard mort qui ne gigote pas contre le tympan."
NB : Peut-être aurait-il mieux valu acheter "Urgences vitales" du Dr Plaisance (dans le violet du Dr Prudhomme, il n'y a que des schémas, aucune phrase).
Sinon "Médecine de catastrophe" (Abrégé Masson),
voire "Urgences infectieuses", car le risque de guerre chimique n'est pas inexistant avec cette crise.
On ne trouve plus de livres de médecine de guerre, comme si la guerre n'existait plus.