Urgence - Intoxication
URGENCES VITALES
P 107
INTOXICATIONS AIGUES
Ne pas oublier
- Oxygène, oxymètre de pouls
- Aspirateur à mucosités, respirateur
- Seringue électrique
- Glycémie capillaire
- Mesure du CO
- Thermomètre hypotherme
- Couverture de survie
- Scope défibrillateur
- Antidotes
Signes de gravité généraux
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Gestes d’urgence
- Circulatoires :
- o Arrêt circulatoire --> cf. ch. Arret circulatoire
- o Collapsus (PAS < 80 mmHg) --> 1 ou 2 voies veineuses : test de remplissage par macromolécules (< 1 L) +-catécholamines
- o Bradycardie (FC < 50 / min) --> Atropine 1 mg IVD. Si échec --> Isuprel
- Respiratoires : SpO2 < 90 %, bradypnée
voire arrêt respiratoire --> LVA, ventilation assistée au masque + ballon autoremplisseur
- Neuro : Intubation +- anesthésie (cf. ch.), ventilation contrôlée, sonde gastrique + évacuation
- o Perte de contact verbal,
coma prolongé (rechercher complication :
inhalation, hypothermie, syndrome de loge…) --> id. Ci dessus
- o Convulsions --> Rivotril 1 mg IVD ou Valium 5 mg IVD
- Toxiques particuliers :
- o Nivaquine (ingestion > 4 g) --> Anticiper même si patient conscient et asymptomatique +++ : adrénaline + anesthesie + intubation + ventilation contrôlée (voir ch. Anesthésie)
- o CO, benzodiazépines, opiacés --> Antidotes
- o Cardiotropes --> Indication large d’intubation si coma + collapsus
Pas de signe de gravité
ou patient stabilisé
après gestes d’urgence
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Contexte
- Traitement habituel et récent (psychotrope)
- Age, ATCD (dépression, psychiatrique, toxicomanie, tentative d’autolyse)
- Témoins, ordonnance, lettre d’ »adieu », emballages et/ou seringues vides
- Notion de prise de boisson alcoolisée
- Dose maximale supposée ingérée (l’interprêter en fonction du poids), voie d’administration
- Heure supposée de la prise
- Contexte d’exposition à gaz toxique (feu, CO, espace clos)
Signes fonctionnels
- Quelque fois aucun
- Notion d’intervalle libre : paracétamol, AVK, éthylène glycol, méthanol
- Si malade conscient : troubles digestifs, troubles neurosensoriels.
Examen clinique
- Peau : cyanose, sueurs, rhabdomyolyse, pas de trace de trauma crânien
- Position de découverte du corps (inhalation)
- Haleine
- Examen neurologique : Glasgow, pupilles, tonus, réflexes, PAS DE SIGNE DE LOCALISATION
- PA, FC
- Fréquence respiratoire, auscultation cardio-pulmonaire (inhalation ++ )
Monitoring
- ECG, scope : FC, TDR, TDC, effet stabilisant de membrane
- SpO2
- T°
- Glycémie capillaire
L’association de signes dans ces 4 rubriques fait hautement suspecter le diagnostic positif. Il faut rechercher une étiologie.
1.
- Troubles de conscience
- PA normale
- ECG normal
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- Benzodiazépines et apparentés
- Alcool
- Opiacés
- CO
- Neuroleptiques
- Ethylène glycol, méthanol
2.
- conscience normale
- hypotension artérielle
- ECG anormal
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- Cardiotropes :
- o Anticalciques
- o Beta bloquants
- o Nivaquine
- o Digoxine/digitoxine
3.
- troubles de conscience
- hypotension artérielle
- ECG normal
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- Carbamates
- Antidépresseurs tricycliques et tétracycliques
- Neuroleptiques
- Cocaine/dérivés
4.
- Autre tableau
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- Doliprane
- Aspirine
- Athylène glycol/méthanol
- Ecstasy, cocaine, cack
- CO
IMPORTANT
- Tous les symptômes doivent strictement correspondre au type de médicament suspecté (sinon rechercher une autre cause ou l’association d’un autre médicament)
- La mortalité du patient conscient est 4 fois > à celle du patient comateux
- Le traitement symptomatique est fondamental
- Le traitement évacuateur, épurateur n’est jamais urgent
- Dans une intoxication grave, l’examen clinique initial peut être normal (intervalle libre, long délai d’action)
- Une réanimation prolongée est toujours justifiée en cas d’ACR d’origine toxique
- Rechercher asystématiquement : hypothermie, inhalation, rhabdomyolyse qui engagent le pronostic vital et/ou fonctionnel.