Urgence - Etat de choc
URGENCES VITALES
P. Plaisance
Ed Estem P 72
ETAT DE CHOC
Ne pas oublier
- Oxygène, oxymètre de pouls
- Aspirateur à mucosités, respirateur
- Seringue électrique
- Scope défibrillateur
- Hémocue
- Blood pump, poches de contre pression
- Nébulisateur
- Pantalon antichoc
- Tubes pour groupe-Rh
Signes de gravité Gestes d’urgence
- o Polypnée, voire oligopnée, pauses, à - Libération des voies aériennes, préoxygénation avec ballon autoremplisseur, +- anesthésie, cyanose, SpO2 en baisse (voir ch. Anesthésie), intubation et ventilation au ballon puis au respirateur*
- o Troubles de conscience, convulsions,
Coma, agitation, prostration, traumatisme
crânien sévère ou médullaire
- PA imprenable, marbrures généralisées à - Allonger le patient, surélever les jambes,2 grosses VVP, test de remplissage
(250 ml de macromolécules en 10 min)**, continuer remplissage rapide si non apparition de signes d’insuffisance cardiaque jusqu’à PAS à 75-80 mmHg,
+- pantalon antichoc (voir ch), O2 avec masque Fio2 élevée si conscient
- Saignement extériorisé à - Pansement compressif ou point de compression
- Scope : TDR ou TDC à - CEE si TV ou FV, entraînement électrosystolitique externe si BAV III
Pas de signe de gravité
(stade de choc compensé : PA légèrement en baisse, tachycardie)
ou patient stabilisé
après gestes d’urgence
à
Contexte
- Trauma, brûlé, infection récente, intoxication médicamenteuse (rechercher boites vides)
- ATCD : éthylisme, hémophilie, diabète, immunosuppression, chirurgie récente, digestifs, cardio-vasculaires (HTA, phlébite), asthme, atopie
- Traitement habituel et récent (anticoagulants, anti-agrégants, anti-inflammatoires, anti-HTA)
Signes fonctionnels
- Douleurs spontanées (céphalées, abdominales, thoraciques)
- Soif, fièvre, frissons
- Type de dyspnée (souvent polypnée ou tachypnée)
- Anxiété, agitation, stupeur
- Nausées, vomissements, troubles du transit
Examen clinique
- Jugulaires plates ou turgescentes, sueurs, conjonctives, extrémités pâles ou cyanosées, temps de recoloration cutanée, rash cutané, marbrures, signes de phlébite, infection cutanée, déshydratation intra et/ou extracellulaire
- Peau moite, le plus souvent froide, pouls filant +- symétrique +- abolition
- Déficit neurologique
- HypoTA, mesure de la PA différentielle (PA doit être prise aux deux bras) tachy ou brady cardie, pouls paradoxal, IVG et/ou IVD
- Poumons clairs, type de râles, symétrie
- Abdomen : douleur, contracture, masse battante, souffle, touchers pelviens.
Monitoring
- ECG (comparé à celui de référence) : tachycardie sinusale, TDR, TDC, troubles systématisés ou diffus de repolarisation
- SpO2 normale ou en baisse
- Hémocue répété
- T°
L’association de signes dans ces 4 rubriques ainsi que le type de PA différentielle évoquent une ou plusieurs étiologies
- 1. PA différentielle pincée (< 30 mmHg)
1.1.
- veines plates
- (1) signes d’hémorragie externe ou interne : hémocue normal au début ou en baisse
- (2) signes de déshydratation : hémocue en hausse
à
(1) Hémorragie
(2) Hypovolémie (ischémie mésentérique, 3ème secteur, déshydratation)
1.2.
- signes d’insuffisance cardiaque gauche et/ou droite, TDR
- hémocue normal
- douleur thoracique, dyspnée
à
- Choc cardiogénique
- Embolie pulmonaire
- Tamponnade
- Dissection aortique
- Médicaments toxiques
- Décompensation d’asthme, BPCO, pneumothorax suffocant
- 2. PA différentielle élargie (>= 40 mmHg)
2.1.
- (1) Contact avec allergènes, Quincke, rash cutané, prurit
- (2) Tentative d’autolyse, surdosage médicamenteux
à
(1) Choc anaphylactique
(2) Médicaments vasoplégiants
2.2.
- hypo ou hyper thermie
- point d’appel infectieux (peau, endocardite, urinaire, poumons, thrombo-phlébite)
à
- Choc infectieux
2.3.
- trauma rachis
- lésion du tronc cérébral
- bradycardie
- para ou tétra plégie
à
- Trauma médullaire
2.4.
- choc avec débit cardiaque élevé
à
- Crise thyéro-toxique
- Béribéri
- Paget
- Shunt gauche/droite
IMPORTANT
- *ATTENTION à la mise sous ventilation contrôlée d’un choc grave (aggravation par collapsus de reventilation et baisse retour veineux)
- **Le test de remplissage permet de distinguer un choc cardiogénique (non amélioration de la PA, apparition de signes d’IVG et/ou d’IVD) d’un autre choc (augmentation de la PA)
- Choc transitoire avec bradycardie, nausées, vomissements, sueurs = choc vagal (remplissage, atropine 0,5 mg IVD puis SC). Ne pas confondre avec choc hémorragique + bradycardie paradoxale (pas d’atropine car risque de FV) ++
- La SpO2 est souvent indétectable du fait de la vasoconstriction périphérique
- ATTENTION à l’immobilisation prolongée du patient sur le terrain pour récupérer une PA minimale. Quelquefois, l’urgence prime (choc hémorragique +++) à transport rapide à l’hôpital.