Urgence - Bronchopneumopathie
BRONCHOPENUMOPATHIE
Définition
- Infection atteignant les bronches et le parenchyme pulmonaire
DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte
- Terrain à risque : diabète, BPCO, tabac, asthme, insuffisant cardiaque ou rénal, alcool, VIH, cancer, immunodépression, dénutrition, corticothérapie, hépatopéthie chronique, splénectomie
- Mais aussi chez sujet sain
- Infection virale récente des voies aériennes >, pollution atmosphérique
Signes fonctionnels
- Dyspnée, toux sèche, quinteuse ou expectoration purulente
- Douleur thoracique latérale
- Frissons
- Signes d'accompagnement : douleur abdominale, diarrhée, céphalées, myalgies, arthralgies, nausées, vomissements
Examen clinique
- Polypnée (noter FR)
- Crépitants, ronchi, sibilants en foyer, souffle tubaire
- Epanchement pleural
- Rechercher purpura, syndrome méningé
- Rechercher signes de gravité : FR > 30 / min, tirage, épuisement, cyanose, FC > 140/min, PAS < 90 mmHg avec PA différentielle élargie, marbrures, agitation, confusion, troubles de conscience.
Monitoring
- SpO2 diminuée
- Fièvre
L'association de signes dans ces 4 rubriques fait hautement suspecter le diagnostic positif (dyspnée fébrile chez un sujet fragile sans argument pour un OAP ou une embolie pulmonaire). On peut rechercher une étiologie.
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
(1)
- Absence de signes cliniques de foyer
- Toux sèche ou productive non purulente
- Infection virale récente des voies aériennes supérieures
- Signes neurologiques focaux
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- Bronchite aigue
(2)
- Fièvre +++, frissons
- Surtout chez éthylique, splénectomisé, drépanocytose, VIH
- Début brutal (24-48 h)
- Herpès labial
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- Pneumopathie à streptocoque
(3)
- (1) Asthénie++, expectorations++, surtout éthylique
- (2) Surtout chez le BPCO
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- (1) Pneumopathie Klebsielle (20 % de mortalité)
- (2) Pneumopathie à Haemophilus onluenzae
(4)
- Début progressif, toux sèche, fièvre avec pouls dissocié
- Signes associés : douleur abdominale, diarrhée, céphalées, confusion, myalgies, arthralgies
- Surtout chez éthylique, tabagique, réservoir eau souillée, climatiseurs
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- Pneumopathie à Légionnelle
(5)
- Début progressif
- Surtout chez dulte jeune et sain
- Toux sèche, fièvre
- Signes associés : pharyngite, nausées, vomissements, diarrhée, rash cutané
- +-Péricardite, myocardite, méningite
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- Pneumopathie à mycoplasme
(6)
- Début progressif
- Toux sèche, fièvre, myalgies, éruptions cutanées
- Contexte : perruches, pigeons
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- Pneumopathie à Clamydia psittaci
(7)
- Asthénie ++
- Haleine fétide, épanchement pleural, souffle tubaire
- Surtout chez éthylique, mauvais état dentaire, troubles de déglutition, cancer oesophage, reflux gastro-oesophagien
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- Anaérobie
TRAITEMENT
SYMPTOMATIQUE
GRAVE
- Choc septique
o remplissage par macromolécules
o si insuffisant : vasoconstricteurs (Dopamine : 5 mcg/kg/min, Noradrénaline : 0,25 mg/h)
- Troubles de conscience - détresse respiratoire
o intubation orotrchéale après induction anesthésique
o bronchoaspiration
PAS GRAVE
- Voie veineuse
- O2 pour obtenir une SpO2 > 90 %
- Position assise
ASSOCIE
- Analgésie : rodfalgan 2 g IVL
STRATEGIE DE TRANSPORT :
- Transport lédicalisé aux urgences si pas de signe de gravité (pour bilan biologique, radio du thorax), directement en réanimation si signes de gravité.
SURVEILLANCE PENDANT LE TRANSPORT :
- Conscience, FC, PA, scope, SpO2, FR, ETCO2.
IMPORTANT
- Symptomatologie trompeuse chez sujet âgé (absence de fièvre ou de dyspnée, troubles des fonctions supérieures, chute, incontinence urinaire)
- Expectoration purulente ne veut pas obligatoirement dire surinfection bactérienne.
- Les pneumopathies aigues infectieuses communautaires (ou extra hospitalières) = 1ère cause de décès par maladie infectieuse
- Pas de signe de foyer dans 30 % des cas de pneumopathie
- Importance de l'analyse du terrain dans la suspicion du diagnostic étiologique car il existe des associations fréquentes.