Syndrome de l'emmuré
SYNDROME DE L'EMMURE
Après un séisme, il n’est pas rare de retrouver des individus emmurés, protégés de l’écrasement par des meubles, des voûtes, des murs porteurs ou la disposition des dalles.
Un emmuré doit faire face à plusieurs facteurs aggravants :
- Il peut avoir été blessé lors de la catastrophe ce qui diminuera sa résistance.
- Il doit disposer d’une ventilation minimale à travers les décombres.
- Sa température corporelle va chuter rapidement après une phase de lutte de l’organisme contre le froid (frissons, agitation, vasoconstriction périphérique, …) devenant peut à peut inefficace. L’hypothermie qui apparaît est accompagnée d’une fatigue intense (perte de la notion du temps).
- La dénutrition (un adulte peut tenir 13 jours à une privation d’aliments) accompagnée de son premier symptôme la faim.
- La déshydratation (un adulte ne peut tenir plus de 5 jours sans eau) accompagnée de son symptôme principal, la soif puis la fatigue. Enfin, après une phase d’agitation, de délire, l’emmuré sombre dans le coma qui aboutira à la mort.
- Le troubles psychologiques de l’emmuré ayant pour origine des carences (dénutrition, déshydratation) ainsi que l’angoisse de ne pas être découvert, d’être écrasé, …
Conduite à Tenir du Secouriste (si l’accès est possible) :
- Bilan circonstanciel (Attention au risque de sur accident, accessibilité de la victime, temps écoulé depuis l’accident).
- Bilan vital
- Bilan fonctionnel (chiffrer Pouls, Ventilation, Tension, Saturation, antécédents de la victime, traitements suivis, prise de température si possible, …)
- Bilan lésionnel (autres atteintes éventuelles)
- Position d’attente selon l’état de la victime.
- Rassurer et réchauffer la victime ++.
- Traiter les blessures associées.
- Ne pas donner à manger ni à boire sans avis médical.
- Bilan complété dans le VSAV (victime déshabillée, séchée et réchauffée)
Pour information :
- La réhydratation se fera par voie veineuse sur plusieurs jours (accompagnée d’apports glucidiques pour lutter contre la dénutrition).
- Surveillance médicale pendant au moins 4 jours.
- Reprise de l’alimentation orale prudente (petits repas fractionnés ; 6/jour).