Crush syndrome

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CRUSH SYNDROME

 

 

FISCHER Benjamin

Avril 2006

 

 

PLAN

 

 

Définition

Circonstances de survenue

Méthodes de détection & de localisation des victimes

Données cliniques

Formes anatomo-pathologiques

Conduite à tenir 

 

 

DEFINITION

  

Il n'existe pas de terme français correspondant à la notion

 

de crush, termequi englobe lesnotions d'écrasement, de

 

compression, de broiement.

 

 

 

  On peut définir le Crush Syndrome  comme l'ensemble des manifestations

 

locales et générales secondaires à l'ischémie  (= souffrance) prolongée de

 

 masses musculaires liée à une compression intense et durable.

 

 

 

  NB : ces manifestations n'apparaissent que lors de la levée de la

compression.

 

CIRCONSTANCES DE SURVENUE

 

  

1. destruction d'un bâtiment

 

  ► catastrophes naturelles

  

  ► explosions accidentelles

  

  2. éboulement

  

  ► galeries de mines, tunels

  

  ► tranchées

  

  3. avalanche

  

  ► neige

 

  ► coulée de boue

 

  ► glissement de terrain

 

  4. effondrement de tribune, d'échafaudage

 

  5. accident du trafic routier ou ferroviaire

 

 

  NB : Plus que la nature de l'accident initial, c'est la

durée des opérations de localisation et de dégagement

des victimes qui permet de suspecter l'existence d'un

syndrome de compression.

 

METHODES DE DETECTION ET DE LOCALISATION DES VICTIMES

1. méthodes accoustiques

  2. équipes cynophiles

 3. accès à la victime

  

 

Il est classique de dire que le Crush Syndrome est un "drame" qui se joue en :

 

  ► 3 actes

  ► 1 prologue

 

 

1. Le prologue

 

Phase faussement rassurante dans laquelle

 

la victime, après son dégagement, ne

   

présente que quelques discrets signes

 

locaux :

 

  ► douleurs

 

  ► impotence fonctionnelle

 

  

 

 

2. Le premier acte

 

Apparition des signes locaux :

 

  ► masses musculaires dures

 

  ► membres augmentés de volume avec

 

une peau froide, livide ou marbrée

 

 

  ► nécrose cutanée avec escarre

 

  ► pouls périphériques diminués ou absents

 

  ► troubles neurologiques sensitivomoteurs

 

La victime présente une tachycardie, une

 

polypnée et une agitation inexplicable.    

 

 

3. Deuxième acte

 

Apparition d'un collapsus avec état de

 

choc :  

 

  ► angoisse, agitation, prosternation

 

  ► troubles ventilatoires voire détresse

 

respiratoire aigue

 

  ► baisse de la Tension Artérielle (TA)

 

  ► pouls filant

 

  ► extrémités froides

 

  ► marbrures 

 

 

4. Troisième acte

 

  ► insuffisance rénale aigue (= blocage de la filtration du sang au niveau des reins)

 

FORMES ANATOMO-PATHOLOGIQUES

1. Forme mineure
temps de compression : inférieur à 4H
signes locaux : lésions peu étendues
signes généraux : état général conservé 

2. Forme moyenne
temps de compression : entre 4 et 8H
signes locaux : lésions locales importantes
signes généraux : état de choc 

  3. Forme grave
temps de compression : supérieur ou égale à 9H
signes locaux : Lésions locales importantes
signes généraux : état de choc avéré résistant aux traitements 

   

CONDUITE A TENIR

 

  ► Libération des Voies Aériennes (LVA)

 

  ► oxygénation au masque

 

  ► protection thermique

 

  ► glycémie capillaire

 

  ► température

 

  ► prises répétées du pouls et de la TA

 

  ► temps de recoloration cutanée (TCR)

 

 

 

NB : Ne sont notés ici que les gestes

que les secouristes peuvent réaliser. Dans l'absolu, il faut également poser une voie, mettre sous scope et éventuellement intuber…

 

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Publié dans POMPIERS

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