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Les relevages CII - 9 - 1 Janvier 2007

PARTIE 9

LES RELEVAGES

1. OBJECTIFS

A la fin de cette partie, vous serez capable d’assurer, en équipe, le relevage d’une victime et

son installation sur un moyen de transport. Plus précisément, il s’agit de :

  • • Indiquer les principes généraux de relevage et de manutention.
  • • Identifier les différents matériels de portage et de levage d’une victime.
  • • Réaliser les techniques suivantes :

- Préparer un brancard ;

- Relevage d’une victime à 3 équipiers « porteurs » ;

- Relevage d’une victime à l’aide d’un brancard cuillère ;

- Relevage d’une victime à 4 équipiers « porteurs » ;

- Relevage d’une victime en position particulière (PLS, demi assise, cuisses

fléchies et assise) ;

- Relevage d’une victime à l’aide d’un portoir de toile ;

- Arrimage d’une victime sur le brancard.

2. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE RELEVAGE ET DE MANUTENTION

La victime, soustraite à la cause de sa détresse et installée dans la position que nécessite son

état, doit être placée sur un brancard, directement ou à l'aide d'un dispositif particulier de

relevage, afin d’assurer son déplacement vers un poste de secours ou un véhicule de premiers

secours.

L’application des techniques de relevage comporte des risques, notamment pour la victime,

qu'un bon entraînement et une connaissance détaillée de la technique doivent minimiser ou

éviter.

Action collective, le relevage est pratiqué de façon coordonnée par une équipe sous la conduite

d'un chef.

La manutention correcte d'une victime, et les manoeuvres de relevage et de brancardage,

exigent la stabilité des équipiers et la sécurité de leurs mouvements.

2.1 Stabilité des positions et sécurité des mouvements des équipiers

L’équipier secouriste debout doit avoir les pieds écartés, décalés, non parallèles (fig. 9.1 a).

A genoux, il se place en position de « trépied », un genou à terre, l'autre écarté en dehors des

avant-bras (fig. 9.1 b).

 

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Penché en avant, il garde le dos plat et travaille avec les muscles des membres inférieurs (fig.

9.2 a), s'éloignant le moins possible de la position verticale ; lorsque cela est possible, il vaut

mieux s'accroupir que se pencher.

Ces principes évitent les « faux mouvements » à l’origine de « tours de reins » et de douleurs

dorsales.

a b

2.2 Fermeté des prises

La charge est saisie à pleines mains et non du bout des doigts. Elle porte sur les avant-bras et

non sur les mains (fig. 9.2 b).

2.3 Bonne répartition des charges

Les équipiers doivent être plusieurs (3 à 6 selon les cas) ; La charge doit être rapprochée au

maximum des porteurs.

2.4 Synchronisation des mouvements

En équipe, les mouvements doivent être doux et synchronisés, sous les ordres du chef de

brancard.

a b

Figure 9.1 : Position des pieds (a) Equipier secouriste debout (b) En« trépied »

Figure 9.2 : Portage d’une charge

(a) Position des pieds (b) Tenue de la charge

Décalés

Ecartés

Non parallèles

 

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3. LES DIFFÉRENTS MATÉRIELS DE PORTAGE ET DE LEVAGE D’UNE VICTIME

Le matériel de base du portage est le brancard normalisé.

II existe une série de matériels qui peuvent aider les équipiers à lever une victime. Certains

d'entre eux peuvent être utilisés pour un portage sur une courte distance jusqu'au lieu où la

pose sur le brancard est possible.

Les véhicules spécialement affectés, en permanence, au transport des victimes (blessés ou

malades) sont équipés en général de brancards munis d'appui-tête (en fait, d'appui de la tête et

du tronc) et de repose-pied réglables, adaptés à des chariots porte-brancard, dont ils peuvent

être parfois désolidarisés (VSAV, VPSP, UMH des SMUR, véhicules des transporteurs

sanitaires privés...).

3.1 Les brancards

3.1.1 Le brancard pliant à compas sans têtière

Ce brancard servira de base à la formation des

personnels, en particulier pour les exercices de

brancardage (fig. 9.3).

C'est un brancard plat dont le fond est en toile ou

toile plastifiée. Les hampes sont de bois ou de métal,

munies de pieds fixes et réunies par des compas

métalliques permettant de plier le brancard dans le

sens de largeur (transport à vide et stockage). Il n'est

pas muni de têtière. II peut être muni de bretelles

pour le brancardage à 3.

3.1.2 Le brancard dit « principal »

Ce brancard, qui existait déjà sous diverses formes,

a été redéfini par la norme NF EN 1865.

II est muni de roues et peut être utilisé séparément

ou combiné à un chariot de transport (cf. partie sur

les brancardages et le transport).

Muni d'un dossier (appelé appui-tête), il permet la

position demi-assise, et peut être complété d’un

repose-pied (brancard articulé) (fig. 9.4).

La zone du thorax est rigide pour permettre de

réaliser une RCP, il est recouvert d’un matelas de

transport et parfois d’appuis latéraux rabattables.

3.1.3 Les brancards dits « de catastrophe »

II s'agit de brancards plats, rigides, aisément

empilables, dont le stockage et le transport à vide

peuvent être faits sous faible volume (fig. 9.5).

Figure 9.3

Figure 9.4

Figure 9.5

 

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3.1.4 Le brancard pour aéronefs

Certains aéronefs, en version sanitaire, sont munis

de brancards spéciaux, plus étroits (manque de

place ou difficulté d'accès) (fig. 9.6).

3.1.5 La chaise de transport

Il ne s’agit pas d’un brancard à proprement parler mais elle permet de répondre à une difficulté

réelle de brancardage en étages, dans les immeubles aux escaliers étroits, sans ascenseur ou

avec des ascenseurs exigus.

On peut l’utiliser pour une victime, sans atteinte grave, qui peut tenir la position assise et qui ne

présente aucune détresse.

Il existe deux modèles répondant à la norme NF EN 1865, pliant (fig. 9.7) ou non pliant. Elles

sont équipées de poignées sur le cadre supérieur (dans le dos) et sur la barre inférieure (aux

pieds).

3.2 Les autres dispositifs de portage

3.2.1 Le brancard cuillère

Ce dispositif est constitué de deux parties qu'on glisse latéralement sous le blessé, puis qu'on

réunit pour constituer un brancard rigide (fig. 9.8).

Le matériel, en métal inoxydable ou en PVC, est constitué :

  • • D'un cadre tubulaire, large de 43 cm au niveau du tronc, dont les montants permettent

le portage ;

  • • De lames pleines, légèrement incurvées, inclinées vers l'intérieur, permettant la

« cueillette » de la victime.

Le cadre tubulaire est réglable en longueur et permet, par deux systèmes encliquetables et

articulés, l'ouverture en éventail ou la dissociation du brancard en deux parties.

Trois sangles permettent l'arrimage de la victime.

La forme « en auge » et les possibilités d'ouverture permettent de glisser les lames sous la

victime sans la soulever.

Figure 9.7 : Chaise de transport

Figure 9.6

 

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Le stockage peut s'effectuer en position repliée. Ce dispositif est surtout utilisé pour relever une

victime et la transférer sur un autre moyen de transport.

3.2.2 Le plan dur

Ce matériel est décrit dans la partie sur les immobilisations.

3.2.3 Le matelas immobilisateur à dépression

Ce matériel est décrit dans la partie sur les immobilisations.

3.2.4 L’alèse portoir

Elle est constituée d'un rectangle de toile épaisse, solide, plastifiée, radio-transparente, dont la

dimension correspond à la surface utile du brancard (fig. 9.9).

Elle est munie de poignées latérales renforcées de sangles de toile, dans le sens transversal et

parfois longitudinal. Les poignées sont au nombre de 6 ou 8 symétriques ou dissymétriques.

Placée à l'avance sur le brancard, sous la couverture, elle permet, avec des risques moindres

de faire :

  • • Glisser le blessé d'un brancard sur un autre ;
  • • Passer le blessé du brancard sur un lit, une

table d'examen ou de radiologie.

Elle est utilisée isolément et de façon transitoire, en

l’absence de lésion traumatique, pour soulever la

victime et la transporter jusqu’au brancard, si on ne

peut amener ce dernier à la victime.

Elle est lavable et stockable sous un faible volume,

mais ne constitue pas un plan dur rigide, même

quand les porteurs ont soin de bien tirer sur les

poignées pendant le portage et les manoeuvres.

3.2.5 Le brancard « Piguilem »

Ce brancard est formé par un cadre tubulaire métallique, monté sur patins (fig. 9.10).

Sur le devant, est fixée une plaque en matière plastique assurant la protection de la toile et de

la victime et facilitant le glissement. Léger, il est adapté au treuillage ou au mouflage (glissage),

sur neige par exemple.

Figure 9.8 : Brancard cuillère

Figure 9.9 : Alèse portoir

 

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A été également mis au point, un brancard claie de portage « Pigui 3 », dérivé du premier, mais

formé de deux éléments tubulaires facilitant le portage.

3.2.6 La barquette

La barquette est un dispositif rigide de transport de

victime, muni de bords sur ses quatre côtés et de

sangles d'immobilisation.

Elle présente quatre anneaux de fixation pour les

élingues de treuillage ou d'hélitreuillage (fig. 9.11).

Certains modèles sont constitués de deux parties

détachables, pour faciliter leur portage à vide.

3.2.7 Les civières pour hélicoptères

Pour le transport en hélicoptère moyen ou léger, il est nécessaire de transférer la victime sur la

civière de l'appareil (d'où l'intérêt du portoir). Seuls les hélicoptères lourds acceptent les

brancards normalisés.

3.2.8 La gouttière Bellisle (ou portoir corset)

La gouttière Bellisle est couramment utilisée sur les bâtiments de la Marine nationale. Il s’agit

d’un dispositif d’immobilisation et de transport de victime qui facilite l’évacuation, en passant par

des passages étroits (ascenseur, escaliers…).

Figure 9.10 : Brancard hélitreuillable PIGUILEM

Figure 9.12 : Gouttière Bellisle

Figure 9.11

 

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Elle est composée d’une enveloppe souple, en toile lavable, rigidifiée dans le sens de la

longueur par des lamelles placées entre deux épaisseurs de toile (fig. 9.12). Elle dispose d’un

dispositif de contention de la victime dans toutes les positions, et possède un système de

portage par poignées et hampes amovibles ainsi qu’un système permettant le hissage de la

victime, en position verticale ou horizontale (sangles longitudinales).

Une fois la victime déposée sur la gouttière, cette dernière s’enroule autour de la victime

assurant ainsi sa protection contre les chocs tout en la gardant sur un plan dur.

4. RÈGLES GÉNÉRALES

4.1 Choix de la technique de relevage

Le choix du matériel et de la méthode relève du responsable d'équipe. Dans certaines

circonstances, il peut demander un avis médical.

Ce choix repose sur les éléments d'appréciation suivants :

  • • L’accessibilité de la victime (par la tête, par les pieds, par un côté, par deux côtés) et la

possibilité de disposer le brancard près du blessé ;

  • • L’état de la victime et la nature des lésions suspectées ;
  • • Le poids de la victime et le nombre d'équipiers ;
  • • Le matériel disponible (portoirs, dispositifs de levage...) ;
  • • La position d’attente de la victime (celle-ci n'influe pas sur le principe de la technique

choisie, mais sur la position des mains et des avant-bras des secouristes).

4.2 Transfert du blessé sur le brancard

Le chef de brancard donne les ordres ; il se place en règle générale à la tête de la victime.

Le relevage d’une victime inconsciente ou suspectée d’un traumatisme du rachis doit toujours

se faire avec un maintien de la tête.

Une fois installée sur le brancard, la victime doit se trouver au milieu et sa tête reposer sur le

brancard.

Si la victime est consciente, il faut la rassurer et lui expliquer la manoeuvre qui va être mise en

oeuvre.

 

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TECHNIQUE 9.1 – PRÉPARER UN DISPOSITIF DE PORTAGE

1. Justification

Afin d’assurer un transport correct et confortable de la victime, le dispositif de portage, en règle

générale le brancard, doit être préparé à l’avance par l’équipe de secouristes.

Chaque fois que possible, la victime sera enveloppée dans un drap, puis une couverture, avant

d’être arrimée sur le brancard.

2. Indications

Chaque fois qu’une victime doit être installée sur un brancard.

3. Matériel

3.1 Un matériel de portage ou de levage

Les différents matériels de portage et de levage sont décrits précédemment.

3.2 Un drap

Le drap peut être en toile ou en matériau nontissé.

Il est préférable d’utiliser des draps à

usage unique (fig. 9.13).

Les draps stériles sont utilisés pour envelopper

une victime qui présente des brûlures

étendues.

3.3 Une couverture

Elle est destinée à protéger la victime du froid. Il est préférable d’utiliser des couvertures

bactériostatiques, lavables (fig. 9.14).

Figure 9.14 : Victime recouverte avec une couverture bactériostatique

Figure 9.13

 

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3.4 Une couverture de survie

La couverture de survie est une couverture isolante.

Elle a la forme d’un film plastique métallisé (une face

argentée et une face dorée) de dimension 1,80 X

2,20 m. Elle est conditionnée dans un sachet

plastique (fig. 9.15). Elle peut être stérile.

La couverture de survie est utilisée pour protéger du

froid (face argentée contre le corps de la victime), de

la chaleur extérieure (face dorée contre le corps de

la victime), mais aussi de la pluie ou du vent.

3.5 Sangles de fixation

Les brancards modernes sont actuellement équipés

ou peuvent s’équiper de sangles de fixation de la

victime sur le brancard (fig. 9.16).

A défaut, utiliser une sangle de 2 mètres environ

pour solidariser la victime au brancard avant de

déplacer celui-ci.

4. Réalisation

4.1 Montage et démontage d’un brancard

Le matériel décrit ici est le brancard pliant à compas, sans têtière.

4.1.1 Le montage

  • • Tenir le brancard vertical et déboucler les courroies de fixation ;
  • • Ecarter les 2 hampes et dérouler la toile (fig. 9.17 a) ;
  • • Ouvrir successivement chaque compas avec le pied (fig. 9.17 b et c) ;
  • • Retourner le brancard à l'endroit, le poser à terre ;
  • • Vérifier la solidité des hampes et de la toile et enrouler les courroies de fixation sur

elles-mêmes.

4.1.2 Le démontage

Après avoir nettoyé et vérifié le brancard :

  • • Placer le brancard verticalement ;
  • • Repousser successivement les branches de chaque compas avec le pied ;
  • • Retourner le brancard et rapprocher les hampes ;
  • • Rouler la toile et la fixer avec les courroies.

Figure 9.15

Figure 9.16

 

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b

a c

4.2 Installation de la couverture

La couverture est disposée, si possible en diagonale, les bords enroulés de l'extérieur vers

l’intérieur (fig. 9.18).

4.3 Installation d’un drap ou d’une couverture de survie

  • • Ouvrir le drap (ou la couverture de survie)

et le déployer dans le sens de la longueur ;

  • • Déplier le drap dans le sens de la largeur ;
  • • Le déposer sur le brancard, préalablement

préparé (couverture ou couverture de

survie), le grand côté du drap, le long de la

hampe opposée du brancard (fig. 9.19) ;

  • • Rouler la partie libre sur la hampe la plus

proche. Elle sera déployée une fois que la

victime sera installée sur le brancard.

Figure 9.17 : Ouverture du brancard normalisé

a b

Figure 9.18 : Installation d’une couverture sur un brancard

Figure 9.19

 

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4.4 Installation d’une couverture ou d’un drap sur une chaise de transport

Une couverture (ou un drap) peut être disposée

sur une chaise de transport pour envelopper

une victime (fig. 9.20). La couverture est placée

sur la chaise en prenant soin de ne pas la

laisser traîner au sol pour ne pas gêner le

déplacement.

En aucun cas, la couverture ou le drap ne

devra rendre inaccessible les sangles qui

permettent de maintenir la victime, une fois

celle-ci installée sur la chaise.

5. Risques

Pour éviter toute blessure éventuelle aux mains, l’ouverture et la fermeture des compas d’un

brancard pliant s’effectuent, en règle générale, avec le pied.

6. Evaluation

Un brancard correctement préparé doit permettre d’envelopper facilement et totalement le corps

de la victime dans un drap et/ou dans une couverture de survie, puis une couverture.

7. Points clés

  • • Le brancard est déployé et ses roues bloquées s’il en est muni.
  • • La couverture (ou le drap) est installée sur le brancard.
  • • Le brancard est équipé d’un dispositif de maintien de la victime (sangles).

Figure 9.20

 

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TECHNIQUE 9.2 – RELEVAGE D’UNE VICTIME À 3 ÉQUIPIERS « PORTEURS »

1. Justification

Ces techniques sont très couramment utilisées car elles permettent à une équipe de 3 équipiers

secouristes d’installer une victime sur un brancard (équipage d’un véhicule de premiers

secours) et évitent l’appel d’un renfort. Toutefois, une quatrième personne (témoin, ou

intervenant secouriste) peut être utilisée pour faire glisser le brancard sous la victime, si

nécessaire.

2. Indications

Les techniques de relevage d’une victime, à 3 équipiers « porteur », sont réalisées :

  • • S’il s’agit d’un malade ou d’un blessé non suspect d’une lésion de la colonne

vertébrale ;

  • • Si la corpulence de la victime permet un relevage à 3.

3. Matériel

Un matériel de portage (brancard) préalablement préparé (cf. fiche technique 9.1).

4. Réalisation

4.1 Le pont néerlandais à 3 équipiers « porteurs » (fig. 9.21)

  • • Disposer le brancard le long du corps de la victime ; s’il a des roulettes, les bloquer ;
  • • Se placer « en pont », les jambes écartées au-dessus de la victime, et ramener ses

avant-bras sur le tronc :

􀂃 Les équipiers des 2 extrémités se placent les premiers et se font face. Ils mettent

chacun un pied à l'intérieur de la poignée de la hampe qui est contre la victime ;

􀂃 L’équipier du milieu s'appuie sur l'épaule de l’équipier de tête, enjambe la victime

et pose son pied sur le milieu de la hampe extérieure, sous la couverture ;

􀂃 L’équipier de tête glisse une main sous la nuque du blessé et l'autre entre les

omoplates ;

􀂃 L’équipier situé au pied de la victime saisit les chevilles ;

􀂃 L’équipier situé au milieu, engage ses mains sous la taille ou saisit les parties

latérales de la ceinture du pantalon, si elle est solide.

  • • Au commandement, se relever en gardant le dos plat, soulever le blessé et le déplacer

latéralement au-dessus du brancard ;

  • • Au commandement, poser la victime doucement sur le brancard ;
  • • Se dégager sans heurter la victime.

Commandements

  • • L’équipier 1 (qui est à la tête de la victime) : « Etes-vous prêt ? » ;
  • • Les autres équipiers secouristes : « Prêt ! » ;

 

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Les relevages CII - 9 - 13 Janvier 2007

  • • L’équipier 1 : « Attention pour lever… lever ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Poser ! » ;

a b

c

Figure 9.21 : Pont néerlandais à 3 équipiers « porteurs »

4.2 Le pont simple à 3 équipiers « porteurs » et un aide (fig. 9.22)

  • • Disposer le brancard dans l’axe de la victime, si possible au niveau des pieds. Un aide

assurera son glissement sous la victime, au commandement ;

  • • Se placer « en pont », les jambes suffisamment écartées au-dessus de la victime

(passage du brancard), ramener les avant-bras sur son tronc ;

􀂃 L’équipier de tête, le chef de brancard, glisse une main sous l’ensemble « têtenuque

» du blessé, l'autre entre les omoplates ;

􀂃 Les 2 autres équipiers se placent face à l’équipier de tête, pieds légèrement

décalés et s’accroupissent en gardant le dos plat ;

􀂃 L’équipier situé au pied de la victime saisit les chevilles ;

􀂃 L’équipier du milieu engage ses mains sous la taille de la victime ou saisit les

parties latérales de la ceinture du pantalon, si elle est solide.

  • • Au commandement, pour les porteurs, se relever en gardant le dos plat et soulever

suffisamment la victime pour permettre le passage du brancard ;

  • • Au commandement, pour l’aide, glisser le brancard entre les jambes des équipiers,

sous la victime ;

  • • Au commandement, pour les porteurs, reposer doucement la victime sur le brancard ;
  • • Se dégager sans heurter la victime.

 

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Janvier 2007 CII - 9 - 14 Les relevages

a b

c

Figure 9.22 : Pont simple à 3 équipiers « porteurs » et un aide

Commandements

  • • L’équipier 1 (qui est à la tête de la victime) : « Etes-vous prêt ? » ;
  • • Les autres équipiers secouristes : « Prêt ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Attention pour lever… lever ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Envoyez le brancard ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Halte au brancard ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Poser ! » ;

4.3 Transfert d’une victime du lit au brancard à 3 porteurs, avec la technique de la

cuillère à 3 équipiers (fig. 9.23)

La cuillère à 3 équipiers est utilisable pour transférer une victime du lit sur un brancard ou d’un

brancard au lit.

  • • Préparer le brancard et le placer perpendiculairement au niveau du pied du lit, si c’est

possible. Si le brancard est équipé de pieds, les déployer pour le mettre à hauteur et

bloquer ses roues.

  • • Se placer sur le côté du lit, un équipier à la hauteur des épaules, le deuxième à la

hauteur des hanches, le troisième à la hauteur des genoux (fig. 9.23 a).

 

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Les relevages CII - 9 - 15 Janvier 2007

  • • Engager les avant-bras sous la victime comme pour la cuillère. Le premier équipier

soutient d’un bras l'ensemble « tête-nuque » et s'appuie, de sa main, sur l'omoplate

opposée ; De l’autre main, il soutient le haut du thorax. Le deuxième équipier place un

avant-bras sous la taille, l'autre sous le haut des cuisses. Le troisième place un avantbras

sous le haut des jambes, l'autre sous les chevilles.

  • • Au commandement, soulever la victime et la plaquer contre soi tout en se penchant

légèrement en arrière pour équilibrer la charge (fig. 9.23 b).

  • • Au commandement, se lever puis se reculer en faisant quelques pas, si nécessaire,

s'approcher du brancard et s’arrêter le long de celui-ci (fig. 9.23 c).

  • • Au commandement, rabattre délicatement la victime et la poser d'un bloc sur le

brancard (fig. 9.23 d).

a b

c d

Figure 9.23 : Transfert d’une victime d’un lit au brancard

Commandements

  • • L’équipier 1 (qui est à la tête de la victime) : « Etes-vous prêt ? » ;
  • • Les autres équipiers secouristes : « Prêt ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Attention pour lever… lever ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Plaquez…debout…reculez…avancez… arrêtez ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Poser ! » ;

 

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NB : Le transfert du lit au brancard ou du brancard au lit peut être facilité par l’utilisation d’un

portoir souple.

5. Risques

Tout risque de chute de la victime lors de son relevage est évité si la technique est

correctement choisie et exécutée.

Le respect des règles de manutention précédemment décrites évite à l’équipier secouriste de se

blesser pendant la manoeuvre.

6. Evaluation

Le transfert de la victime sur le brancard doit être doux, sans à-coup et le moins traumatisant

possible.

7. Points clés

  • • Les équipiers secouristes doivent agir de manière synchronisée.
  • • La relève doit être douce et sans à-coup.
  • • La victime se trouve en position correcte sur le brancard.

 

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Les relevages CII - 9 - 17 Janvier 2007

TECHNIQUE 9.3 – RELEVAGE D’UNE VICTIME À L’AIDE D’UNE ALÈSE PORTOIR

1. Justification

Cette technique facilite l’installation de la victime sur un brancard et son transfert sur un autre

brancard ou sur un lit.

2. Indications

La mise en place d’une alèse portoir est indiquée dans deux cas :

  • • Pour transporter un malade ou un blessé, sans atteinte grave, par des passages

inaccessibles au brancard ou une victime trop lourde pour être relevée selon les

techniques habituelles ;

  • • Pour faciliter un changement prévisible de brancard (passage d’un brancard au lit ou

changement de brancard : transfert d’un brancard simple à un brancard pour aéronef

par exemple), l’alèse portoir est alors placée sur le brancard avant de déposer la

victime par une méthode classique.

3. Matériel

Une alèse portoir.

4. Réalisation

La victime est allongée sur le dos.

C’est une technique de roulement au sol de la victime, qui nécessite au minimum 3

équipiers secouristes.

La manoeuvre est guidée par l’équipier secouriste qui est placé à la tête de la victime (fig. 9.24).

  • Equipier 1 : Maintenir la tête de la victime par une prise latéro-latérale. La victime doit

être maintenue les bras le long du corps, paumes des mains sur les cuisses ;

  • • Placer l’alèse portoir de toile enroulée ou repliée sur elle-même le long du blessé ;
  • Equipiers 2 et 3 (éventuellement 4) : Se placer du côté du retournement, à quelques

centimètres du blessé, au niveau du thorax, du bassin et des genoux de la victime ;

  • Equipiers 2 et 3 (éventuellement 4) : Saisir la victime du côté opposé au retournement,

au niveau de l’épaule, du bassin et des membres inférieurs qui doivent rester alignés.

La main opposée de la victime peut être bloquée contre le haut de la cuisse de la

victime par la main d’un équipier secouriste (fig. 9.24 a) ;

  • Equipiers 2 et 3 (éventuellement 4) : Sur les ordres de l’équipier 1, assurer, en tirant,

une rotation de la victime sur son côté. La rotation de la victime se fait lentement et d’un

bloc alors que l’équipier de tête accompagne le mouvement pour garder la tête du

blessé dans l’axe du tronc ;

  • • Interrompre la rotation dès que la victime est suffisamment tournée pour pouvoir glisser

l’alèse portoir sous son dos (fig. 9.24 b) ;

  • Equipier 3 : Glisser l’alèse portoir le plus loin possible sous son dos (s’assurer que

l’alèse portoir est bien centrée sur la hauteur de la victime) ;

  • Equipiers 2 et 3 (éventuellement 4) : Reposer la victime délicatement sur l’alèse

portoir ;

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 18 Les relevages

  • • Changer de position et reprendre les mêmes positions de l’autre côté de la victime,

excepté pour l’équipier de tête ;

  • • Tourner la victime de l’autre côté ;
  • • Dérouler ou déplier l’alèse portoir (fig. 9.24 c) ;
  • • Reposer la victime sur l’alèse (fig. 9.24 d).

a b

c d

Commandements

  • • L’équipier 1 (qui est à la tête de la victime) : « Etes-vous prêt ? » ;
  • • Les autres équipiers secouristes : « Prêt ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Attention pour tourner… tourner ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Glisser le portoir ! » ;
  • • L’équipier 1 : « En position ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Attention pour tourner… tourner ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Dérouler le portoir ! » ;
  • • L’équipier 1 : « En position ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Poser ! » ;

Figure 9.24 : Relève d’une victime à l’aide d’une alèse portoir

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 19 Janvier 2007

5. Risques

Correctement réalisée, cette technique ne présente pas de danger particulier.

L’alèse portoir ne doit pas être utilisée pour relever une victime qui présente une atteinte

traumatique grave (traumatisme du rachis, traumatisme non immobilisé des membres).

6. Evaluation

La victime doit être correctement installée sur le portoir et centrée sur ce dernier.

7. Points clés

  • • La technique doit être expliquée à la victime.
  • • La rotation de la victime par les équipiers secouristes doit être synchronisée, douce et

sans à-coup.

  • • La victime est correctement installée sur l’alèse et centrée sur cette dernière.

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 20 Les relevages

TECHNIQUE 9.4 – RELEVAGE D’UNE VICTIME À 4 ÉQUIPIERS « PORTEURS »

1. Justification

Cette technique permet :

  • • De maintenir efficacement l’axe « tête-cou-tronc » ;
  • • De pouvoir relever une victime lourde.

Une cinquième personne (témoin ou intervenant secouriste) peut être utilisée pour faire glisser

le brancard sous la victime lorsque cela est nécessaire.

2. Indications

Les techniques de relevage d’une victime à 4 équipiers « porteurs » sont réalisées si la victime

est suspectée d’un traumatisme de la colonne vertébrale ou si sa corpulence le nécessite.

3. Matériel

Un dispositif de portage préalablement préparé (cf. fiche technique 9.1) et adapté à recevoir

éventuellement une victime qui présente un traumatisme du rachis (matelas immobilisateur,

plan dur…). L’ensemble de ce dispositif sera nommé « brancard » dans la suite de la fiche.

4. Réalisation

4.1 Le pont néerlandais à 4 équipiers « porteurs »

  • • Disposer le brancard le long du corps de la victime ; s’il a des roulettes, les bloquer ;
  • • Se placer au-dessus de la victime et ramener ses avant-bras sur le tronc :

􀂃 Equipier 1 : (le chef de brancard) est placé à la tête de la victime qu'il maintient

par une prise latéro-latérale, le genou côté brancard à terre, à l’intérieur des deux

hampes du brancard et contre la poignée pour la caler ;

􀂃 Equipier 2 : prendre position au niveau des pieds, et placer le pied côté brancard

à l’intérieur des poignées de manière à les bloquer ;

􀂃 Equipier 3 : se placer debout, au niveau du bassin de la victime, et faire face au

quatrième équipier placé au niveau des épaules ;

􀂃 Equipier 3 : s'appuyant sur l'épaule du quatrième, un pied contre la victime,

enjamber cette dernière et le brancard pour poser l’autre pied sur la hampe

opposée et dégagée de la couverture (fig. 9.25 a) ;

􀂃 Equipier 4 : s'appuyant sur l'épaule du troisième, enjamber à son tour la victime

et le brancard pour placer son pied sur la hampe dégagée de la couverture.

Engager ses mains sous les épaules de la victime ;

􀂃 Equipier 2 : se situer aux pieds de la victime et saisir les chevilles ;

􀂃 Equipier 3 : engager ses mains sous la taille ou saisir les parties latérales de la

ceinture, si elle est solide (fig. 9.25 b) ;

  • • Au commandement, se relever en gardant le dos plat, soulever le blessé et le déplacer

latéralement au-dessus du brancard dans l’axe (fig. 9.25 c) ;

  • • Poser la victime doucement sur le brancard.

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 21 Janvier 2007

a b

c

Figure 9.25 : Pont néerlandais à 4 équipiers « porteurs »

Commandements

  • • L’équipier 1 (qui est à la tête de la victime) : « Etes-vous prêt ? » ;
  • • Les autres équipiers secouristes : « Prêt ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Attention pour lever… lever ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Poser ! » ;

4.2 Le pont amélioré à 4 équipiers « porteurs » et un aide (fig. 9.26)

  • • Disposer le brancard dans l’axe de la victime, si possible au niveau des pieds. Un aide

assurera son glissement sous la victime au commandement ;

  • • Se placer dans l’axe de la tête, en trépied pour le chef de brancard et en pont audessus

de la victime pour les autres équipiers, les jambes suffisamment écartées. Les

deux équipiers de tête regardent les pieds de la victime, les deux équipiers des pieds

regardent la tête. Pour enjamber la victime, le troisième et le quatrième équipier

prendront un appui réciproque. Ramener les avant-bras de la victime sur son tronc (fig.

9.26 a) :

􀂃 Equipier 1 : (le chef de brancard) saisir la tête de la victime par une prise latérolatérale

;

􀂃 Equipier 2 : saisir les chevilles de la victime ;

􀂃 Equipier 3 : engager ses mains sous la taille (possibilité de saisir les parties

latérales d'une ceinture solide) ;

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 22 Les relevages

􀂃 Equipier 4 : passer ses mains sous les épaules de la victime (fig. 9.26 b).

  • • Au commandement, se relever en gardant le dos plat, soulever légèrement la victime

pour permettre le passage du brancard ;

  • • Au commandement, glisser le brancard entre les jambes des équipiers, sous la victime

(fig. 9.26 c) ;

  • • Au commandement, reposer doucement la victime sur le brancard ;
  • • Se dégager sans heurter la victime. Le chef de brancard continue à maintenir l’axe de la

tête, avant l’immobilisation complète de celle-ci, si nécessaire.

a b

c

Commandements

  • • L’équipier 1 (qui est à la tête de la victime) : « Etes-vous prêt ? » ;
  • • Les autres équipiers secouristes : « Prêt ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Attention pour lever… lever ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Envoyez le brancard… Halte au brancard ! » ;
  • • L’équipier 1 : « Poser ! » ;

Figure 9.26 : Pont amélioré à 4 équipiers « porteurs » et un aide

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 23 Janvier 2007

NB : S’il n’est pas possible de disposer le brancard dans l’axe, aux pieds de la victime, le chef

de brancard, qui soutient la tête, se place à la tête de la victime « en pont » comme les autres

équipiers secouristes pour laisser passer le brancard par la tête (fig. 9.27).

5. Risques

Tout risque de chute de la victime ou d’une aggravation d’une éventuelle lésion de la colonne

vertébrale est évité si la technique est correctement choisie et exécutée.

Le respect des règles de manutention précédemment décrites évite à l’équipier secouriste de se

blesser pendant la manoeuvre.

6. Evaluation

Le transfert de la victime sur le brancard doit être doux, sans à-coup et en respectant l’axe

« tête-cou-tronc », si nécessaire.

7. Points clés

  • • Les équipiers secouristes doivent agir de manière synchronisée et l’axe « tête-coutronc

» doit être respecté.

  • • Le relevage doit être doux et sans à-coup.
  • • La victime doit se trouver en position correcte sur le brancard.

Figure 9.27 : Pont amélioré à 4 équipiers « porteurs » et un aide (brancard glissé par la tête de la victime)

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 24 Les relevages

TECHNIQUE 9.5 – RELEVAGE D’UNE VICTIME À L’AIDE D’UN BRANCARD CUILLÈRE

1. Justification

L’utilisation du brancard cuillère facilite l’installation de la victime sur un brancard ou son

transfert sur un matelas immobilisateur à dépression, tout en maintenant son axe « tête-coutronc

».

2. Indications

Le brancard cuillère facilite le relevage de toute victime, notamment à 3 équipiers

secouristes.

Son utilisation est particulièrement indiquée dans les cas suivants :

  • • Victime traumatisée et suspectée d’un traumatisme du rachis pour l’installer sur un

matelas immobilisateur à dépression ;

  • • Impossibilité de réaliser un pont simple ou un pont amélioré (zone surbaissée : victime

sous un train, un véhicule...).

Il permet également de relever une victime sans atteinte traumatique, présentant des souillures

ou des salissures (le matériel est non oxydable et aisément nettoyable).

3. Matériel

Un brancard cuillère.

Un collier cervical (si la victime est suspectée d’un traumatisme du rachis).

4. Réalisation

4.1 Préparation du matériel

La préparation du matériel s'opère de la façon suivante :

  • • Si nécessaire, déplier le brancard cuillère ;
  • • Placer le brancard cuillère le long de la victime et régler sa longueur en fonction de la

taille du blessé. Le verrouiller dans cette position (fig. 9.28 a et b) ;

  • • S'assurer de la rigidité du système en tirant sur la partie mobile, côté jambes (fig. 9.28

c) ;

  • • Désolidariser les deux parties du brancard (fig. 9.28 d) ;
  • • Placer la face palmaire des mains de la victime sur ses cuisses pour éviter de les pincer

pendant la manoeuvre de fermeture du brancard.

a b

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 25 Janvier 2007

c d

4.2 Mise en oeuvre

Si la victime est suspectée d’un traumatisme du rachis, celle-ci doit être porteuse d’un collier

cervical et un équipier secouriste maintient sa tête par une prise latéro-latérale pendant toute la

manoeuvre, jusqu'à immobilisation complète.

La mise en oeuvre se fait par séparation des deux cuillères du brancard.

  • • Les deux équipiers secouristes se placent de chaque côté de la victime, chacun munis

d’une cuillère du brancard ;

  • • A tour de rôle, un équipier glisse une cuillère sous la victime pendant que l’autre saisit

la victime à l’épaule et à la hanche pour la tirer vers lui très légèrement et faciliter ainsi

la mise en place de la cuillère sous la victime. Lors de la mise en place de la 2ème

cuillère, s’assurer que cette dernière est bien en face de l’autre pour faciliter sa

fermeture (fig. 9.29 a à c) ;

  • • Pendant ce temps, l’équipier de tête assure le maintien de l’axe « tête-cou-tronc » ;
  • • Une fois en place, les deux parties du brancard cuillère sont réunies et solidarisées par

les dispositifs encliquetables ; d'abord celui de la tête, puis celui des pieds (fig. 9.29 d et

e) ;

  • • S’assurer de la fermeture du dispositif encliquetable en tirant latéralement sur les deux

parties du brancard (fig. 9.29 d) ;

Si elle doit être brancardée à l’aide de ce moyen, la victime sera arrimée à l’aide de sangles.

a b

c d

Figure 9.28 : Préparation du brancard cuillère

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 26 Les relevages

e f

5. Risques

Eviter de pincer les parties postérieures de la victime lors de la mise en place des cuillères.

Il existe un risque de chute par mauvais verrouillage des cuillères.

6. Entretien

Après usage, il faut laver et brosser le cadre et les cuillères, avec de l'eau savonneuse, en

insistant sur les endroits souillés, puis désinfecter à l'eau de Javel et rincer.

Laisser sécher, puis lubrifier sans excès les cliquets et les parties coulissantes du cadre (huile

de vaseline ou silicone).

Suivre les recommandations du fabriquant.

7. Evaluation

L’axe « tête-cou-tronc » de la victime doit être maintenu pendant toute la manoeuvre si un

traumatisme du rachis est suspecté.

8. Points clés

  • • La tête de la victime est maintenue pendant toute la manoeuvre.
  • • La mise en place des cuillères doit mobiliser le moins possible la victime.
  • • La victime est correctement installée sur le brancard cuillère et les fixations sont

correctement fermées.

Figure 9.29 : Installation d’un brancard cuillère

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 27 Janvier 2007

TECHNIQUE 9.6 – RELEVAGE D’UNE VICTIME EN POSITION PARTICULIÈRE

1. Justification

Cette technique permet de maintenir la victime dans la position particulière choisie, si cela est

nécessaire.

2. Indications

Chaque fois qu’une victime est ou a été mise en position particulière (PLS, assise, demi-assise,

jambes pliées).

3. Matériel

Matériel de portage (brancard) préalablement préparé (cf. fiche technique 9.1) et, si possible,

adapté à recevoir une victime et à la garder dans la position choisie (brancard principal avec

appui tête).

4. Réalisation

Les règles de relevage précédemment décrites demeurent identiques ; seule diffère la position

des mains des équipiers secouristes.

4.1 Victime en position latérale de sécurité (fig. 9.30)

Cette technique est réalisée à 4 équipiers « porteurs ».

  • • L’équipier de tête maintient la tête de la victime en position latéro-latérale ;
  • • L’équipier situé au niveau des pieds, dés que les autres équipiers maintiennent la

victime, ramène le membre inférieur fléchi sur l’autre et saisit les chevilles ensemble.

La position finale obtenue sera, si possible, maintenue à l’aide d’un matelas immobilisateur à

dépression.

Figure 9.30 : Relevage d’une victime en PLS

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 28 Les relevages

4.2 Victime en position genoux fléchis (fig. 9.31)

Deux ou trois équipiers secouristes soulèvent la moitié supérieure du corps, selon une méthode

en pont ; les membres inférieurs sont saisis au niveau des genoux par l’équipier placé au pied

de la victime.

4.3 Victime en position demi-assise (fig. 9.32)

La partie supérieure du corps est soutenue par l’équipier de tête qui glisse ses mains et ses

avants bras sous les aisselles de la victime.

La position des autres équipiers secouristes ne diffère pas des règles générales du relevage.

Les matériels de calage sont transférés du sol sur le brancard, après la dépose du blessé sur le

brancard, si ce dernier n’est pas équipé de dispositif permettant le maintien de la position

particulière.

Figure 9.32 : Relevage d’une victime en position demi-assise

Figure 9.1. Relevage d’une victime en position genoux fléchis

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 29 Janvier 2007

4.4 Victime en position assise, transfert sur une chaise de transport (fig. 9.33)

L’installation d’une victime sur une chaise de transport rend plus facile son brancardage,

notamment si l’équipe doit emprunter des escaliers ou un ascenseur.

Pour être possible, il est indispensable que la victime puisse tenir la position assise et que cette

position ne soit pas contre-indiquée.

Cette technique est réalisée à 3 équipiers « porteurs » :

  • • Préparer la chaise de transport et la placer sur le côté de la victime ;
  • Equipier 1 : Maintenir la chaise de transport du côté opposé à la victime et se préparer

à réceptionner la victime ;

  • • Croiser les bras de la victime sur sa poitrine ;
  • Equipier 2 : Se placer derrière la victime. En glissant les avant-bras sous ses aisselles,

saisir ses poignets opposés ;

  • Equipier 3 : Se placer face à la victime, légèrement accroupi, un pied décalé vers la

chaise de transport et saisir les genoux de la victime en glissant ses avant-bras

dessous ;

  • • Au commandement, se relever en gardant le dos plat, soulever la victime et la déplacer

latéralement au-dessus de la chaise de transport ;

  • • Poser la victime doucement sur la chaise ; l’équipier 1 aide à la réception de la victime ;
  • • Envelopper la victime avec le drap et la couverture et la sangler avant de la transporter.

a b

5. Risques

Tout risque de chute de la victime lors de son relevage est évité si la technique est

correctement choisie et réalisée.

Le respect des règles de manutention précédemment décrites évite à l’équipier secouriste de se

blesser pendant la manoeuvre.

6. Evaluation

La position d’attente choisie doit être maintenue au cours de la relève pour éviter une

aggravation de l’état de la victime.

7. Points clés

  • • La position d’attente choisie doit être maintenue pendant le relevage de la victime.

Figure 9.2. Victime en position assise, transfert sur une chaise de transport

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Janvier 2007 CII - 9 - 30 Les relevages

TECHNIQUE 9.7 – ARRIMAGE D’UNE VICTIME SUR LE BRANCARD

1. Justification

Les mouvements entraînés au cours du brancardage peuvent être à l’origine d’une chute de la

victime. Afin d’éviter cela, la victime doit obligatoirement être arrimée.

2. Indications

Toute victime doit être arrimée sur un brancard ou tout autre dispositif de transport avant son

brancardage.

3. Matériel

Dispositif de transport de victime (brancard) équipé d’un système d’arrimage.

Sangles de fixation.

4. Réalisation

  • • Refermer le drap, la ou les couverture(s) sur la victime (fig. 9.34) ;
  • • Arrimer la victime au brancard par 3 sangles passant au niveau (fig. 9.35) :

􀂃 De la partie supérieure du thorax (en passant au-dessus d’un bras et en dessous

de l’autre) ;

􀂃 Du bassin ;

􀂃 Des cuisses, juste au-dessus des genoux.

Aucune sangle ne doit appuyer sur une blessure, sur le cou, sur la partie inférieure du thorax ou

la partie supérieure de l'abdomen (ce qui gênerait la ventilation).

a b

Figure 9.34 : Recouvrir la victime

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 2

Les relevages CII - 9 - 31 Janvier 2007

Cas particuliers

  • • Si la victime est installée dans un matelas immobilisateur à dépression posé sur un

brancard, l’arrimage de l’ensemble « matelas-victime » s’effectue de la même façon ;

  • • Si le brancard n’est pas équipé de sangles de fixation multiple, les équipiers secouristes

pourront arrimer la victime en utilisant une sangle large de 2 mètres de long, évitant

l’utilisation de cordes et cordages.

5. Risques

Compression ou blessure de la victime par serrage excessif.

Sensation d’oppression de la victime par serrage excessif.

6. Evaluation

Correctement arrimée, la victime est maintenue correctement et confortablement sur le

brancard pendant son transport vers le poste de secours ou le véhicule de transport.

7. Points clés

  • • La victime est maintenue à l’aide de 3 sangles au minimum.
  • • Les sangles maintiennent la totalité de la victime.
  • • Aucune sangle ne comprime la partie inférieure du thorax ni la partie supérieure de

l’abdomen.

Figure 9.35 : Arrimage de la victime sur le brancard

   

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Publié dans SECOURISME

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