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PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 1

La DAE CI - 9 - 1 Janvier 2007

PARTIE 9

LA DÉFIBRILLATION AUTOMATISÉE EXTERNE

1. OBJECTIFS

A la fin de cette partie, vous serez capable de mettre en oeuvre, en toute sécurité, un DAE au

cours d’une réanimation cardio-pulmonaire pour prendre en charge un adulte ou un enfant

victime d’un arrêt cardiaque. Plus précisément, il s’agit de :

  • Décrire et expliquer les différents maillons de la chaîne de survie.
  • Utiliser un défibrillateur automatisé externe au cours de la RCP de l’adulte ou de

l’enfant.

  • Utiliser un défibrillateur automatisé externe dans des conditions particulières.
  • Réagir correctement face à une anomalie de fonctionnement du défibrillateur.
  • Réaliser les techniques suivantes :

- Mise en oeuvre d’un défibrillateur automatisé externe ;

- Administration d’oxygène au cours d’une ventilation artificielle avec un

insufflateur manuel.

2. LES DIFFÉRENTS MAILLONS DE LA CHAÎNE DE SURVIE

La chaîne de survie identifie les différentes actions à réaliser et qui ont une importance capitale

dans la prise en charge d’une victime en arrêt cardiaque (fig. 9.1).

La chaîne de survie est composée de 4 maillons interdépendants et indispensables.

Ces quatre maillons sont :

  • La reconnaissance du risque d’AC et l’alerte précoce au service d'urgence ;
  • Les gestes précoces de réanimation cardio-pulmonaire ;
  • La défibrillation cardiaque précoce ;
  • La prise en charge médicale précoce.

2.1 La reconnaissance du risque d’AC et l’alerte précoce

La reconnaissance de signes qui peuvent apparaître quelques minutes avant la survenue de

l’arrêt cardiaque, comme une douleur brutale à la poitrine qui ne disparaît pas rapidement, doit

inciter le secouriste à alerter les services de secours médicalisés.

Devant une victime en arrêt cardio-respiratoire, une alerte immédiate au SAMU – Centre 15

est nécessaire pour qu’elle soit rapidement prise en charge.

 

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2.2 La réanimation cardio-pulmonaire précoce

La mise en oeuvre par les premiers témoins d’une RCP précoce dès la constatation de l’arrêt

cardiaque puis sa poursuite par des secouristes équipés d’un défibrillateur, double les

chances de survie.

La RCP maintient l'oxygénation du coeur et du cerveau dans l’attente d’un défibrillateur

automatisé externe qui peut rétablir une activité circulatoire efficace.

Dans le cas d’un AC devant témoin, mettre en oeuvre le DAE le plus tôt possible. La RCP sera

interrompue au moment de l’analyse.

2.3 La défibrillation précoce

Les manoeuvres de RCP seules ont une efficacité limitée dans le temps. Si l’arrêt cardiorespiratoire

est lié à une anomalie du fonctionnement du coeur, l’application d’un choc électrique

(encore appelé « défibrillation ») au travers de la poitrine (et donc du coeur de la victime) peut

être capable de restaurer une activité cardiaque normale efficace et d’éviter ainsi la mort de la

victime.

La défibrillation est le seul traitement indispensable pour un rythme cardiaque

anarchique qui arrête le fonctionnement du coeur.

L’administration d’un choc électrique externe par le secouriste s’effectue à l’aide d’un appareil

capable, à partir d’électrodes placées sur la poitrine de la victime, de détecter une anomalie

grave de fonctionnement du coeur et, si nécessaire, d’administrer ou de demander d’administrer

un ou plusieurs chocs électriques au travers de ces mêmes électrodes. L’administration d’un

choc électrique externe avec un défibrillateur automatisé externe (DAE) est sans danger pour le

secouriste.

L'efficacité du choc électrique diminue avec le temps. C’est pourquoi, l’utilisation des

défibrillateurs automatisés par du personnel de secours non médecin formé, voir par tout

citoyen, permet à chaque victime de bénéficier le plus rapidement possible de la défibrillation

cardiaque.

Chaque minute perdue

réduit les chances de survie de 7 à 10%.

Figure 9.1 : La chaîne de survie

 

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Bien que la mise en oeuvre du défibrillateur automatisé externe soit indissociable de la pratique

de la RCP pour améliorer le pronostic de l’AC, le secouriste ne doit cependant pas s’attendre à

réussir à chaque fois.

2.4 La prise en charge médicale précoce

La RCP spécialisée constitue le dernier maillon de la « chaîne de survie ». L’arrivée sur place

de l’équipe médicale d’un SMUR ou de moyens médicaux sapeurs-pompiers permet de prendre

en charge la victime, de débuter un traitement, puis de la transporter sous surveillance vers une

structure hospitalière.

La rapidité de la prise en charge médicale de la victime après la défibrillation cardiaque

améliore les chances et la qualité de survie à long terme et diminue les conséquences

cérébrales de l’arrêt cardiaque et le nombre de morts.

Comme toute chaîne, le défaut d’un seul maillon affaiblit son ensemble et diminue les chances

de survie de la victime en arrêt cardiaque.

L’efficacité des premiers gestes de secours a été démontrée. La mise en oeuvre immédiate de

la chaîne de survie, grâce à l’action du premier témoin et à l’utilisation du défibrillateur

entièrement automatique ou semi-automatique, fait passer les chances de survie en cas d’arrêt

cardiaque de 0,4 % à 20 %.

3. RCP DE L’ADULTE À 2 SECOURISTES AVEC DAE

Pour toute intervention, l’équipe intervenante se munira d’un défibrillateur automatisé

externe (DAE).

3.1 Conduite à tenir à deux secouristes

La conduite à tenir est ici décrite à 2 secouristes munis du matériel minimum et

complémentaire de premiers secours.

Un secouriste assure la mise en oeuvre du DAE, alors que l’autre, après avoir alerté les secours

médicalisés, débute les compressions thoraciques et la ventilation artificielle puis met en oeuvre

le matériel de premiers secours (aspirateur, insufflateur manuel, oxygène…) dès que possible.

1- Assurer la sécurité de la victime, de l’équipe et des témoins

2- Reconnaître l’AC, demander un renfort et noter l’heure

  • S’assurer de l’absence de conscience.
  • Assurer la liberté des voies aériennes.
  • S’assurer de l’absence de respiration.
  • Alerter immédiatement le SAMU – Centre 15, s’il n’est pas déjà prévenu.
  • S’assurer de l’absence de pouls carotidien.

Les différents gestes de secours sont décrits et expliqués dans le chapitre précédent.

Devant une victime en AC, la rapidité de mise en oeuvre des manoeuvres de RCP et de

défibrillation nécessite une parfaite répartition des tâches entre les 2 secouristes.

3- Mettre en oeuvre le DAE

Si la victime est en AC depuis plus de 5 min ou découverte en AC sans qu’aucune manoeuvre

de RCP n’ai été réalisée, pratiquer d’abord 5 cycles de RCP chez l’adulte, 10 chez l’enfant (2

min de RCP) pour préparer le coeur à la défibrillation avant de mettre en oeuvre le DAE.

 

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Pendant que le secouriste qui a donné l’alerte débute les manoeuvres de RCP, un secouriste

met en oeuvre le DAE.

  • Déposer le défibrillateur près de la victime ;
  • Mettre en marche l’appareil ;
  • Ecouter et respecter les consignes vocales du défibrillateur.
  • Préparer la victime et coller les électrodes. Après avoir mis à nu la poitrine de la

victime, le secouriste sort les électrodes de leur emballage, enlève leur protection et

les colle chacune à l’emplacement indiqué (technique 9.1);

NB : Durant la préparation de la DAE, le secouriste qui réalise la RCP poursuit seul, sans les

interrompre, les compressions thoraciques et les insufflations, jusqu’à ce que le DAE soit prêt

pour l’analyse. Il est important de conserver une circulation sanguine.

  • Ne pas toucher la victime pendant que le DAE analyse le rythme cardiaque. Arrêter

les compressions thoraciques et les insufflations.

A partir de cette étape, en fonction du rythme analysé par le DAE et de l’état de la victime, deux

procédures sont proposées :

  • Procédure « choc indiqué » ;
  • Procédure « choc non indiqué ».

4- Le défibrillateur annonce « un choc est indiqué »

Un rythme « choquable » est décelé. Délivrer un choc électrique :

  • Rester à l’écart lorsque le défibrillateur se charge ;
  • Demander à nouveau de s’écarter de la victime ;
  • Appuyer sur le bouton « choc » dès que l’appareil vous le demande ou laisser l’appareil

délivrer le choc s’il est entièrement automatique. La victime peut être animée d’un

mouvement brutal de contraction au moment du choc ;

  • Immédiatement après le choc, réaliser des cycles de 30 compressions pour 2

insufflations comme décrit aux étapes 5, 6 et 7 du chapitre précédent sans rechercher

les signes de circulation.

  • Arrêter la RCP dès que le DAE vous le propose et respecter ses consignes vocales.

5- Le défibrillateur annonce « prenez le pouls » ou « recherchez les signes de

circulation » ou « choc non indiqué »

Aucun rythme « choquable » n’est décelé, rechercher les signes de circulation. En leur absence

poursuivre la RCP, dans le cas contraire rechercher la présence ou l’absence de la respiration

et pratiquer les gestes de secours qui s’imposent.

Le défibrillateur doit rester en place jusqu'à l’arrivée des secours médicalisés. L’arrêt du

défibrillateur et le retrait des électrodes ne seront effectués qu’à la demande et en présence du

médecin arrivé en renfort. Dans tous les cas, il faut conserver le défibrillateur à portée de

mains.

La RCP doit être interrompue uniquement pour permettre au DAE

une analyse du rythme cardiaque ou la délivrance d’un choc.

6- Administration d’oxygène (insufflation d’oxygène)

Dès que possible et sans retarder la mise en oeuvre des gestes de RCP et de la DAE, assurer

un apport d'oxygène à la victime sous ventilation artificielle (fig. 9.2).

 

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Pendant que le DAE recherche un rythme « choquable » ou qu’un secouriste réalise les

compressions thoraciques, l’autre secouriste doit :

  • Mettre en fonction la bouteille d’oxygène.
  • Régler le débit d’oxygène (tableau 9.1).
  • S’assurer que l’oxygène est bien délivré à la

sortie du tuyau venant du débitmètre.

  • Raccorder le tuyau de sortie du débitmètre au

ballon réserve de l’insufflateur manuel.

L’apport supplémentaire d’oxygène améliore l’efficacité de

la réanimation.

3.2 Conduite à tenir à plus de deux secouristes.

Les recommandations décrites ci-dessus peuvent être adaptées lorsqu’il y a plus de deux

secouristes.

Dans ce cas, les tâches comme l’alerte, la RCP et la mise en oeuvre du matériel autre que le

défibrillateur sont partagées entre les différents secouristes sous les ordres du responsable de

l’équipe. L’opérateur DAE prend en charge la reconnaissance de l’AC et la mise en oeuvre du

défibrillateur.

Les autres secouristes réalisent la demande d’un renfort, la ventilation artificielle avec un

insufflateur manuel, les compressions thoraciques puis l’administration d’oxygène en

insufflation.

3.3 Conduite à tenir à un secouriste

La défibrillation est une priorité.

Il se peut qu’un seul secouriste, à proximité d’un défibrillateur accessible au grand public, soit

en présence d’une personne en arrêt cardio-respiratoire.

Le secouriste doit alors réaliser seul la totalité de la conduite à tenir. Toutefois, il doit rechercher

l’aide d’un témoin qui pourrait alerter les secours.

La conduite à tenir est la suivante :

  • Confirmer l’arrêt respiratoire ;
  • Faire alerter les secours et demander si un DAE accessible au grand public est

disponible ;

  • Vérifier l’absence de pouls carotidien ;
  • Réaliser la RCP si l’appareil n’est pas encore disponible ou quand l’appareil le

demande.

  • Mettre en oeuvre sans délai le défibrillateur dès qu’il est disponible :

- Mettre en fonction l’appareil ;

- Connecter les électrodes ;

- Analyser le rythme ;

- Délivrer un choc s’il est indiqué ;

- Réaliser la RCP quand l’appareil le demande.

Si le secouriste ne peut pas effectuer des insufflations : en cas de répulsion, de vomissements,

d’absence de protection buccale, il réalise des compressions thoraciques seules et fait alerter.

Cette action est poursuivie jusqu’à l’arrivée du DAE ou des secours.

Figure 9.2

 

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4. UTILISER UN DÉFIBRILLATEUR DANS DES CONDITIONS PARTICULIÈRES

4.1 L’enfant

La DAE chez l’enfant doit être réalisée avec des appareils adaptés (électrodes enfant,

commande enfant…). Cependant, dans un but de sauvetage si le secouriste se trouve en

présence d’un enfant en arrêt cardio-respiratoire et qu’il a en sa possession seulement un DAE

« adulte », il pourra l’utiliser.

Dans tous les cas, le secouriste réalisera 5 cycles de RCP adaptée à l’enfant avant de mettre

en place le DAE. La conduite à tenir est ensuite identique à celle de l’adulte.

Chez l’enfant les électrodes sont le plus souvent placées l’une dans le dos entre les deux

omoplates, l’autre devant au milieu du thorax. Quoi qu’il en soit, le secouriste placera les

électrodes comme indiqué sur le schéma précisé par le constructeur.

4.2 Le nourrisson

Les défibrillateurs sont testés et autorisés seulement pour les enfants de plus de 1 an et pour

les adultes. Ils ne sont pas utilisables chez le nourrisson car l’énergie électrique délivrée par

les défibrillateurs est beaucoup trop importante. Le secouriste doit :

  • Ne pas utiliser le défibrillateur automatisé chez un nourrisson (moins de 1 an) ;
  • Réaliser la RCP dans l’attente des secours médicalisés.

4.3 Les matériaux inflammables

La présence de matériel ou de gaz hautement inflammable (butane, vapeurs d’essence…) ou

explosif peut faire craindre la survenue d’un incendie ou d’une explosion lors de la défibrillation.

Le secouriste doit :

  • Dégager la victime du milieu toxique ou inflammable en urgence ;
  • Poursuivre la procédure quand la victime se trouve en lieu sûr ;
  • Eloigner ou arrêter l’oxygène.

4.4 Les timbres autocollants médicamenteux

La victime peut être porteuse d’un timbre autocollant qui permet la diffusion d’un médicament à

travers la peau. Le choc peut être inefficace ou provoquer une brûlure de la victime si

l’électrode de défibrillation est collée sur le timbre. Le secouriste doit :

  • Retirer le timbre et essuyer la zone avant de coller l’électrode.

4.5 Le stimulateur cardiaque

La victime peut être porteuse d’un stimulateur cardiaque dont le boîtier est situé sous la peau,

le plus souvent sous la clavicule droite. Ce boîtier est reconnaissable par le secouriste car il

existe souvent une cicatrice cutanée, une « bosse » sous la clavicule droite et une masse dure

est perçue, à travers la peau. Si l’électrode est collée au dessus du boîtier, l’effet du choc

électrique est considérablement diminué ou le DAE peut dysfonctionner. Le secouriste doit :

  • Ne pas coller l’électrode au dessus du boîtier ;
  • Coller l’électrode à environ 1 cm au dessous du bord inférieur de celui-ci.

La conduite à tenir est identique s’il existe une chambre de perfusion implantable.

 

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4.6 L’eau

Délivrer un choc à une victime allongée sur une surface mouillée diminue son efficacité car

l’eau est conductrice de l’électricité. Le secouriste doit :

  • Dégager la victime et l’installer sur une surface sèche ;
  • Essuyer sa poitrine rapidement avant de coller les électrodes.

4.7 Les surfaces en métal

Il faut éviter de délivrer un choc électrique à une victime allongée sur une surface en métal ou

qui conduit l’électricité (pont d’un bateau, terrasse en tôles métalliques, plaques d’égouts…). Le

choc est alors inefficace car l’électricité, conduite par le métal, ne traverse plus la victime. Le

secouriste doit :

  • Supprimer rapidement tout contact de la victime avec une surface métallique ou

conductrice avant de réaliser une défibrillation, en la tirant sur le sol vers une zone non

conductrice ou en glissant un isolant sous elle.

4.8 Le transport

Si une victime présente un AC durant son transport, l’utilisation du défibrillateur automatisé

dans un véhicule en mouvement est susceptible de perturber l’analyse et la décision de choc.

Le secouriste doit :

  • Arrêter le véhicule sur une aire de stationnement ou sur le bord de la route en prenant

soin de ne pas créer de risques pour les autres usagers,

  • Couper le moteur (vérifier auprès du fabricant),
  • Rechercher les signes de l’AC avant de réaliser la RCP et d’utiliser le défibrillateur.

5. RÉAGIR FACE À UNE ANOMALIE DE FONCTIONNEMENT DU DAE

Il est possible qu’en cours d’utilisation, le défibrillateur présente des dysfonctionnements.

Les problèmes envisagés ici ne sont pas limitatifs car ils dépendent souvent du type d’appareil

utilisé.

Il est fortement recommandé à tous les utilisateurs de défibrillateur de se référer au chapitre

« dysfonctionnements de l’appareil » du guide d’utilisateur livré avec le défibrillateur.

5.1 Connecter les électrodes

Le défibrillateur vous demande de connecter les électrodes lorsque :

  • La connexion au défibrillateur est inadéquate ;
  • Les électrodes n’adhèrent pas correctement à la peau de la victime ;
  • Les électrodes sont sèches, endommagées ou la date d’expiration est passée.

Le secouriste doit :

  • Vérifier que le câble des électrodes est correctement inséré dans le défibrillateur ;
  • Appuyer fermement sur les électrodes pour améliorer le contact ;
  • Si ce n’est pas suffisant nettoyer, raser et sécher la peau de la victime avant de

remplacer les électrodes.

 

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5.2 Arrêter le mouvement

Le défibrillateur détecte un mouvement pendant l’analyse. Ce mouvement peut provenir :

  • De mouvements de la victime ;
  • D’inspirations agoniques ;
  • D’interférences électriques ou de radiofréquences ;
  • Des mouvements du véhicule.

Le secouriste doit :

  • Arrêter toute RCP pendant l’analyse et s’assurer que personne ne touche la victime ;
  • Ne pas utiliser le défibrillateur en cours de brancardage ou lorsque que le véhicule

roule ;

  • S’assurer que la victime est immobile ;
  • Mettre les appareils de transmission mobiles ou autres appareils suspectés à l’écart du

défibrillateur.

5.3 Interruption de charge

La charge du défibrillateur, avant la délivrance du choc électrique, s’interrompt si :

  • Une électrode se déconnecte de la victime.
  • Le câble des électrodes se déconnecte du défibrillateur.
  • La pression sur le bouton de délivrance du choc n’a pas lieu dans les 15 secondes

environ après la fin de la charge.

  • L’état de la victime change et le rythme cardiaque ne nécessite plus un choc

électrique.

Le secouriste doit :

  • Vérifier les électrodes et la connexion du câble.
  • Appuyer sur le bouton de délivrance du choc dans les 15 secondes environ, après la

fin de la charge de l’appareil.

 

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6. SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS

La victime est en AC,

(adulte et enfant).

(2 secouristes avec DAE)

1- Mettre en fonction le DAE

2- Connecter les électrodes

3- S’écarter pendant l’analyse

Maintenir la victime

en vie.

Oui

Choc autorisé ?

Oui

Délivrer 1 choc

Non

RCP en cours ?

Non

RCP

5 cycles chez l’adulte

10 cycles chez l’enfant

4- Se conformer aux

indications du DAE

 

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TECHNIQUE 9.1 – MISE EN OEUVRE D’UN DAE

1. Justification

La survie des personnes en arrêt cardio-respiratoire par fonctionnement anarchique du coeur

est amélioré si une défibrillation est réalisée précocement.

L’utilisation du DAE par du personnel non médecin devant une victime en AC permet une

défibrillation plus précoce et améliore de façon significative la survie des victimes.

2. Indications

Le DAE est utilisé au cours de la RCP chez toute victime adulte ou enfant.

Trois conditions doivent être présentes pour débuter la RCP et utiliser le défibrillateur

automatisé externe:

1. La victime est inconsciente.

2. La victime ne respire pas.

3. La victime ne présente pas de signe de circulation (absence de pouls carotidien).

3. Matériel

Le DAE est un appareil capable :

  • D’analyser l’activité électrique du coeur de la victime ;
  • De reconnaître une anomalie grave du fonctionnement du coeur à l’origine de l’arrêt

cardiaque ;

  • De se charger automatiquement ;
  • De délivrer (défibrillateur entièrement automatique - DEA) ou d’inviter le secouriste à

délivrer (défibrillateur semi-automatique - DSA) au travers du thorax une quantité

d'énergie d'origine électrique afin de re-synchroniser l’activité électrique cardiaque

(choc électrique).

Le DAE est fiable car il est sensible (il reconnaît les rythmes devant être choqués) et spécifique

(il n’invite pas à choquer un rythme non indiqué).

Le DAE est léger, en matériaux composites, compact, robuste, d'un poids de 2 à 6 kg environ. Il

nécessite un minimum de maintenance. Il est composé (fig. 9.3) :

a b

Figure 9.3 : Le défibrillateur automatisé externe

(a)   avec électrodes adultes (b) avec électrodes enfants

 

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  • D’un écran d’état de fonctionnement ;
  • D’un haut-parleur qui donne des messages sonores et guide le secouriste dans son

action ;

  • D’un accumulateur d’énergie qui permet de délivrer un ou plusieurs chocs électriques ;
  • Si c’est un DSA, d’un bouton qui permet de réaliser à la demande un choc électrique.

Le DAE est équipé des accessoires suivants :

  • Un module mémoire pour mémoriser les évènements essentiels (ECG de la victime,

manipulations faites, heure, date et défibrillations réalisées…) et émettre

secondairement un rapport d’intervention.

  • Des électrodes de défibrillation pour :

- Capter et transmettre l’activité électrique cardiaque à l’analyseur du défibrillateur,

- Délivrer le choc électrique à travers les électrodes si le choc est indiqué (fig. 9.4).

Elles sont autocollantes, recouvertes sur une face d’un gel qui facilite le passage du courant et

diminue le risque de brûlure de la peau de la victime et contenues dans un emballage

hermétique.

Deux paires d’électrodes « adulte » et une paire d’électrode « enfant » (si nécessaire) sont à

disposition avec le défibrillateur. Elles ne devront jamais être pliées.

  • De câbles de connexion des électrodes au DAE (suivant le modèle, le câble peut

être pré connecté aux électrodes et à usage unique) ;

  • D’une paire de ciseaux pour couper les vêtements et dénuder la poitrine de la

victime ;

  • De compresses ou du papier absorbant pour sécher la peau de la victime si

nécessaire et améliorer le contact avec la surface gélifiée de l’électrode ;

  • D’un rasoir jetable pour raser les poils si cela s’avère nécessaire.

Le tout ainsi que le DAE est contenu dans une housse de transport.

4. Réalisation

La mise en fonction s’effectue en 5 étapes :

1- Mettre en marche l’appareil

  • Ouvrir la housse de transport. Certains appareils ont un capot protecteur qui, à son

ouverture, met en fonction l’appareil.

  • Appuyer sur le bouton marche/arrêt du défibrillateur (fig. 9.5). La plupart des modèles

sont mis en fonction en appuyant sur un bouton marche/arrêt.

Figure 9.4. - Passage de l’onde électrique à travers le thorax.

 

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Dès que l’appareil est mis en marche :

  • Il réalise un test d’autocontrôle ;
  • Un son se fait entendre et vous alerte de la mise

en fonction ;

  • Une voix synthétique guide le secouriste dans les

différentes étapes de l’utilisation du défibrillateur

et lui demande de passer à l’étape suivante.

2- Préparer la victime et connecter les électrodes

Le DAE demande de mettre en place les électrodes et de les connecter.

  • Enlever ou couper, à l’aide d’une paire de ciseaux, les vêtements recouvrant la poitrine

de la victime. Les électrodes seront collées sur la peau nue (fig. 9.6).

  • S’assurer que la poitrine de la victime est sèche pour que les électrodes adhèrent

correctement à la peau. Si ce n’est pas le cas, la sécher en utilisant les compresses ou

le papier absorbant.

  • Si la poitrine de la victime est particulièrement velue, raser la zone où les électrodes

seront collées en utilisant le rasoir jetable.

  • Sortir les électrodes de leur emballage.
  • Coller l’une après l’autre les électrodes sur la poitrine de la victime après avoir enlevé

la pellicule de protection et en appuyant fortement (la position des électrodes doit être

conforme au schéma visible sur les électrodes ou sur leur emballage, fig. 9.7) :

- L’une juste au-dessous de la clavicule droite, contre le bord droit du sternum ;

- L’autre sur le côté gauche du thorax, 5 à 10 cm au-dessous de l’aisselle gauche.

  • Connecter le câble au défibrillateur.

a b

Figure 9.6 : Ouvrir les vêtements recouvrant la poitrine

Figure 9.7 : Position des électrodes (a) adulte ; (b) enfant.

Figure 9.5

 

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3- S’écarter pour permettre au DAE d’analyser le rythme cardiaque

Le DAE lance l’analyse du rythme cardiaque et demande de ne pas toucher la victime.

  • Ne pas toucher la victime pendant l’analyse. Faire arrêter la RCP en cours, demander

à toute personne de s’écarter en disant : « Ne touchez pas la victime, écartez-vous ! »

(fig. 9.8).

L’analyse réalisée par le défibrillateur permet de reconnaître les rythmes cardiaques qui

nécessitent un choc électrique. Si tel est le cas, le défibrillateur se charge automatiquement et

un son se fait entendre. Tout mouvement de la victime pendant cette période peut parasiter

l’analyse.

4- Délivrer ou laisser délivrer le choc électrique

Le DAE annonce qu’un choc est indiqué et demande de se tenir à distance de la victime.

Si un choc est nécessaire, l’appareil l’indique clairement avant de se mettre en charge.

  • Ecouter et respecter les recommandations sonores de l’appareil.
  • Annoncer à haute voix : « Ecartez-vous ! » pour que toutes les personnes autour

s’éloignent et ne touchent plus la victime.

  • Si l’appareil le demande (DSA), appuyer sur le bouton pour choquer. Dans le cas

contraire (DEA), laisser l’appareil délivrer le choc électrique. Assurez-vous une

dernière fois que personne ne touche la victime (fig. 9.9).

  • Suivre les recommandations de l’appareil.

Les recommandations sonores émises par le DAE permettent de réaliser les différentes

opérations plus rapidement et en toute sécurité.

Figure 9.8 : Ne pas toucher la victime, analyse en cours

Figure 9.9 : Ne pas toucher la victime, appuyez sur le bouton choc

 

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Janvier 2007 CI - 9 - 14 La DAE

5- Eteindre l’appareil

  • Appuyer sur le bouton marche/arrêt ou refermer le capot de l’appareil.
  • Eteindre l’appareil et retirer les électrodes de défibrillation uniquement en présence

et à la demande du médecin des services de secours médicalisés.

5. Risques

Correctement utilisée et si les consignes de sécurité sont respectées, l’utilisation du

défibrillateur automatisé externe ne présente aucun risque pour le secouriste et augmente les

chances de survie de la victime en AC.

6. Entretien

Le DAE doit toujours être en bon état de marche, vérifié et immédiatement disponible. Il doit

être installé dans un endroit accessible avec l’ensemble de ses accessoires.

6.1 Tests automatiques

La plupart des DAE réalisent des autotests à intervalles réguliers lors de la mise en place de

l’accumulateur et lors de leur mise en marche. Un signal lumineux indique tout

dysfonctionnement.

6.2 Vérifications périodiques

Des vérifications périodiques du DAE permettent de s’assurer de son bon état de

fonctionnement.

a) Avant chaque utilisation (à la prise de fonction)

Le secouriste doit vérifier avant chaque utilisation que :

  • Le DAE a réalisé correctement ses autotests (absence d’indication de

dysfonctionnement interne) ;

  • L’appareil ne présente aucun dommage externe ;
  • Le module externe ou la carte mémoire est correctement installé ;
  • La batterie est chargée (batterie rechargeable) et installée correctement ;
  • Les électrodes ne sont pas arrivées à péremption ;
  • Tous les accessoires nécessaires à la réalisation de la DAE accompagnent l’appareil.

b) Après chaque utilisation :

Le DAE doit être remis en état, nettoyé et vérifié. Il faut :

  • S’assurer que les données en mémoire ont été sauvegardées sur un ordinateur ou

imprimées en respectant les procédures de l’organisme ou de l’association ;

  • Nettoyer le boîtier du DAE à l’aide d’un chiffon ou d’une serviette, en utilisant des

produits nettoyants et/ou désinfectants conformément aux recommandations du

fabricant (voir mode d’emploi) ;

  • Laisser sécher l’appareil avant de le remettre dans sa housse ;
  • Si le DAE est équipé d’un accumulateur rechargeable, le changer systématiquement

puis mettre en charge l’accumulateur utilisé ;

  • Remplacer le matériel utilisé (électrodes, rasoir, compresses ou papier absorbant…) et

le mettre dans la housse de l’appareil ;

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 1

La DAE CI - 9 - 15 Janvier 2007

  • Enfin, replacer le DAE en position de stockage.

Avant d’utiliser pour la première fois un DAE, l’utilisateur doit toujours prendre connaissance

des recommandations du fabricant indiquées sur le mode d’emploi.

En aucun cas le secouriste ne doit modifier la configuration et les préréglages effectués par le

médecin responsable de l’appareil.

6.3 Remplacer la batterie ou batterie faible

Les batteries du défibrillateur sont remplacées lorsque :

  • L’appareil demande de remplacer la batterie ;
  • L’affichage sur l’écran est faible ou clignote ;
  • Les invites vocales sonores sont faibles ou peu claires ;
  • Le défibrillateur s’éteint ou ne s’allume pas.

6.3 Heure et date affichées incorrectes

Si l’heure ou la date affichée ou imprimée est incorrecte, prévenir le médecin responsable de

l’appareil pour modifier les paramètres du défibrillateur automatisé.

6.5 Contacter le technicien

Si l’utilisation de l’appareil devient impossible, il est indispensable de mettre le défibrillateur hors

service et de prévenir le responsable de l’appareil pour contacter un technicien agréé pour

assurer sa réparation.

6.6 Transmission des données

Chaque fois que le DAE est utilisé, noter si possible l’heure de survenue de l’arrêt cardiaque.

Des données comme l’électrocardiogramme, l’heure de survenue des analyses et des chocs

sont mises en mémoire par l’appareil. Elles permettent au médecin responsable de l’utilisation

du DAE une analyse rétrospective de l’intervention, le recueil des données complémentaires et

des analyses statistiques des interventions avec utilisation du DAE.

En fonction du modèle de l’appareil, ces données, stockées dans une mémoire interne ou

externe ou sur une carte informatique, doivent être sauvegardées par transfert sur une

imprimante ou sur un ordinateur directement ou indirectement (modem, transmission filaire ou

par GSM).

7. Points clés

Un DAE est correctement utilisé si :

  • L’alerte est précoce et permet d’initier la chaîne de survie.
  • La procédure de mise en oeuvre du défibrillateur est conforme.
  • Les consignes de sécurité sont respectées.
  • Le secouriste respecte les indications verbales du DAE.

 

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Janvier 2007 CI - 9 - 16 La DAE

TECHNIQUE 9.2 – ADMINISTRATION D’OXYGENE PAR INSUFFLATION

1. Justification

L’enrichissement en oxygène de l’air insufflé au cours d’une ventilation artificielle réalisée à

l’aide d’un insufflateur manuel, accroît l’efficacité des manoeuvres de réanimation en amenant

plus d’oxygène à l’ensemble de l’organisme.

2. Indications

L’administration d’oxygène par insufflation est nécessaire chaque fois que le secouriste est

amené à réaliser une ventilation artificielle en utilisant un insufflateur manuel (figure 9.10) et

qu’il dispose d’une source d’oxygène. Elle est réalisée dès que possible sans toutefois retarder

la mise en oeuvre de la RCP.

3. Matériel

L’adjonction d’un dispositif appelé « ballon réserve » permet d’obtenir à l’intérieur de

l’insufflateur manuel une concentration d’oxygène élevée proche de 100% à un débit supérieur

à 10 l/min.

Le ballon réserve est un ballon souple placé avant la valve d’admission des gaz frais.

Il est alimenté par l’intermédiaire d’un tuyau d’arrivée d’oxygène (relié à une bouteille

d’oxygène) entre le ballon réserve et la valve d’admission des gaz frais.

Le secouriste n’utilisera pas les insufflateurs manuels dont l’administration d’oxygène se fait

directement dans le ballon auto remplisseur.

4. Principe de fonctionnement

Pendant l’insufflation, la valve d’admission des gaz frais est fermée et l’oxygène s’accumule

dans le ballon réserve (fig. 9.11a).

Pendant l’expiration, le ballon auto remplisseur se remplit avec l’oxygène qui arrive directement

de la bouteille et du ballon réserve (fig. 9.11b).

Une valve d’entrée d’air permet la pénétration d’air dans le ballon auto remplisseur si l’arrivée

d’oxygène n’est pas suffisante.

Figure 9.10 : Insufflateur manuel et son ballon réserve d’oxygène

 

PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE DE NIVEAU 1

La DAE CI - 9 - 17 Janvier 2007

Une soupape de surpression permet la sortie d’oxygène du ballon réserve si l’alimentation en

oxygène est trop importante et ce, pour éviter son éclatement.

a

b

5. Réalisation

Lors de l’utilisation d’un insufflateur manuel, pour administrer de l’oxygène, il faut :

  • Connecter le tuyau de raccordement de l’oxygène au débitmètre puis au ballon

réserve ;

  • Raccorder le ballon réserve à l’insufflateur manuel ;
  • Régler le débit d’oxygène.

6. Débit d’oxygène

Le degré de gonflement du ballon réserve permet de régler initialement le débit de l’arrivée

d’oxygène au niveau du débitmètre de la bouteille d’oxygène.

Afin d’obtenir une insufflation avec une concentration maximale d’oxygène, régler initialement le

débit comme indiqué dans le tableau 9.1.

Age Débit (l/min)

Nouveau né et nourrisson (< 1 an) 3

Enfant (1 à âge de la puberté) 8 ou 9

Adulte 15

Tableau 9.1. Débit d’oxygène en insufflation avec un insufflateur manuel en fonction de l’age

Figure 9.11 : principe de fonctionnement du ballon réserve en oxygène

(a) Insufflation – (b) Expiration

VICTIME

Arrivée

OXYGENE

VICTIME

Accumulation

D’oxygène

Arrivée

OXYGENE

 

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Janvier 2007 CI - 9 - 18 La DAE

7. Risques

La ventilation artificielle en oxygène ne peut être nocive en pratique secouriste.

8. Entretien

Les procédures d’entretien du ballon réserve sont les mêmes que celle de l’insufflateur manuel.

Le ballon réserve est stocké avec et de la même manière que l’insufflateur manuel.

9. Evaluation

Si le ballon réserve reste aplati complètement, il faut :

  • S’assurer qu’il reste de l’oxygène dans la bouteille ;
  • S’assurer que l’oxygène « débite bien » à l’extrémité du tuyau d’arrivée d’oxygène et

que ce tuyau est correctement raccordé au ballon réserve ;

  • Ajuster le débit d’oxygène.

L’absence d’arrivée d’oxygène ne doit en aucun cas faire interrompre la ventilation artificielle à

l’aide de l’insufflateur manuel. Ce dernier permet de réaliser grâce à ses valves de sécurité une

ventilation artificielle à l’air.

10. Points clés

Au cours des insufflations, le ballon réserve doit successivement :

  • Se remplir lors de l’insufflation.
  • Se vider lors de l’expiration de la victime.

 

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Publié dans SECOURISME

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