DEA 8 - Arrêt respiratoire - Arrêt cardio-respiratoire
DEA 8 - Arrêt respiratoire - Arrêt cardio-respiratoire
3.2.5. ARRET RESPIRATOIRE
CONSCIENCE ? --> NON --> RESPIRATION ? --> NON --> CIRCULATION ? --> OUI --> VENTILATION ARTIFICIELLE --> ALERTE
Durant 10 sec :
Perception d’un souffle et/ou
De bruits respiratoires et./ou
De mouvements abdominaux
RESPIRATION ?
NON OUI
Nourrisson ou enfant ? PLS
NON OUI
NON 5 insufflations artificielles
NON
CIRCULATION ?
NON OUI
NON Ventilation artificielle sous O2 (dès que possible)
NON Aspirateur de mucosité (dès que possible)
NON Surveillance toutes les minutes
NON ALERTE
RCP
L’arrêt respiratoire se caractérise par trois signes :
- Inconscient
- Sa respiration est absente pendant au plus 10 secondes (ou pauses respiratoires : moins de 6 mvt/min)
- Son pouls carotidien est présent.
Une victime qui présente un arrêt respiratoire, sans arrêt circulatoire ne peut survivre que si une ventilation artificielle est pratiquée immédiatement. Dans le cas contraire, l’arrêt respiratoire évoluera très rapidement vers un arrêt de la circulation et la mort de la victime. La ventilation artificielle permet de compenser le déficit en oxygène. Il existe deux techniques.
VENTILATION CONTROLEE : Le patient ne présente plus de respiration spontanée : l’ambulancier réalise des insufflations et « contrôle » la fréquence des insufflations.
VENTILATON ASSISTEE : Le patient présente des pauses respiratoires importantes (< 6 mvt/min) l’ambulancier réalise des insufflations pendant les pauses, il « assiste » la respiration du patient.
VENTILATION ARTIFICIELLE SELON LES AGES
Adulte Enfant Nourrisson
Fréquence respiratoire normale 10 à 20 mvt/min 20 à 30 mvt/min 30 à 60 mvt/min
Contrôle du pouls Carotidien Brachial
Fréquence de la ventilation artificielle 15 mvt/min 25 mvt/min 35 mvt/min
Débit d’oxygène 15 l/min 6 à 12 l/min 3 l/min
selon la corpulence
Volume du ballon insufflateur Au moins 1 000 ml 500 ml 300 ml
1.14.LA VENTILATION ARTIFICIELLE (VA) (A)
Pré-requis
Cette technique est réalisée après avoir :
- Constaté l’inconscience
- Libéré les voies aériennes
- Désencombré les voies aériennes (désobstruction digitale et/ou aspiration)
ACTION COMMENTAIRE
Identifier l’arrêt respiratoire Tout en maintenant la LVA, se pencher pour rechercher les signes d’activité respiratoire pendant au maximum 10 secondes, constater l’absence de :
. - soulèvement du thorax
. - souffle expiré par le nez et la bouche
. - bruits de respiration
. Le collègue peut confirmer en plaçant une main sur l’abdomen.
Rechercher l’activité Contrôler la présence de mouvements, de toux et d’un pouls carotidien (brachial chez le nourrisson). Cette recherche ne doit pas circulatoire durer plus de 10 secondes.
Alerter Envoyer l’auxiliaire ambulancier alerter les secours médicalisés.
Débuter une V.A. Réaliser une ventilation artificielle contrôlée ou assistée à la fréquence adaptée.
Préparer le matériel Raccorder l’insufflateur sur l’oxygène.
Préparer le matériel d’aspiration.
Surveiller Surveiller la reprise d’une ventilation spontanée et efficace.
Surveiller la persistance d’un pouls carotidien (cette surveillance peut être en continu par l’ambulancier disponible).
Cas particulier de l’arrêt respiratoire en pédiatrie : précéder la prise du pouls de 5 insufflations.
1.19.LA VENTILATION ARTIFICIELLE (VA) AVEC UN INSUFFLATEUR MANUEL (T)
Indication
- La victime ne respire plus (ventilation contrôlée)
- La fréquence respiratoire est inférieure ou égale à 6 mouvements par minute (ventilation assistée, l’ambulancier insuffle durant les pauses).
Justification
L’utilisation d’un insufflateur manuel augmente l’efficacité de la ventilation artificielle grâce à un apport supplémentaire d’oxygène. Elle limite la fatigue de l’ambulancier et évite le bouche-à-bouche.
Matériel
- BAVU et masque de taille adaptée (selon âge) (cf. 1.4.)
- Matériel d’aspiration (cf. 1.5.)
- Bouteille d’oxygénothérapie ou prise murale (cf. 1.2).
Techniques
A un ambulancier
- Se placer dans le prolongement de la tête de la victime
- Placer la partie étroite du masque à la racine du nez et rabattre le masque vers le menton de la victime. (A) Placer le pouce sur la partie étroite, l’index sur la partie large du masque, alors que les autres doigts viennent se placer en crochet sous le menton et le tirent vers le haut pour venir l’appliquer hermétiquement tout en maintenant la LVA (B1).
- Avec l’autre main, empaumer le ballon auto remplisseur dans sa partie centrale (B2) et comprimer progressivement (C) en regardant la poitrine ; dès qu’elle commence à se soulever, le volume insufflé est suffisant.
- Lâcher le ballon, tout en maintenant le masque ; la poitrine de la victime s’abaisse alors que l’air sort de ses poumons (D). Appuyer sur le ballon une nouvelle fois et ainsi de suite pour obtenir une ventilation artificielle efficace.
A deux ambulanciers
Un ambulancier maintient le pasque sur le visage de la victime à deux mains en maintenant le menton élevé, l’autre comprime régulièrement le ballon. Cette technique permet d’obtenir une meilleure étanchéité, elle est notamment pratique chez le traumatisé car elle permet de conserver un maintien de tête €.
En pédiatrie :
L’ambulancier doit être à l’écoute de la valve de surpression. Si la valve de surpression se déclenche l’insufflation est trop brusque ou le volume insufflé est trop important, il faut alors corriger la technique.
Risques et accidents
L’insufflation ne doit pas être trop brève ni trop brutale au risque d’ouvrir l’œsophage et d’insuffler de l’air dans l’estomac de la victime, ce qui entraînerait un reflux du contenu gastrique. Si lors de la ventilation artificielle une victime présente des vomissements :
- Interrompre immédiatement la ventilation artificielle
- Tourner la victime sur le côté
- Dégager les débris alimentaires et aspirer les liquides
- Vérifier la LVA avant de reprendre la ventilation artificielle.
Photo A : Placer la partie étroite du masque à la racine du nez et rabattre le masque vers le menton de la victime.
Photo B : B1 : Pouce sur la partie étroite du masque, index sur la partie large, les autres doigts en crochet sous le menton. Appliquer hermétiquement le masque sur le visage en serrant.
B2 : Avec l’autre main empaumer le ballon auto-remplisseur dans sa partie centrale.
Photo C : Comprimer le ballon progressivement.
Photo D : Lâcher le ballon tout en maintenant le masque ; la poitrine de la victime s’abaisse alors que l’air sort des poumons.
Photo E : A deux ambulanciers : l’un tient le masque hermétiquement placé et maintient la tête. L’autre comprime le ballon.
Photo F : Il faut écouter la valve de surpression. Si l’insufflation est trop brusque ou le volume insufflé trop important, il faut corriger la technique.
1.20. LA VENTILATION ARTIFICIELLE (VA) PAR UNE METHODE ORALE (T)
Indication
Nécessité d’entreprendre une manœuvre de ventilation artificielle en l’absence de matériel d’insufflation.
Justification
Les méthodes orales de ventilation artificielle permettent d’insuffler directement à la victime l’air rejeté par l’ambulancier ; cet air contient suffisamment d’oxygène pour être efficace (16-17 %).
Matériel
Il est obligatoire que l’ambulancier interpose un écran facial, un masque de poche ou un embout buccal entre ses voies aériennes et celles de la victime, particulièrement si elle a vomi ou en présence de sang.
L’écran facial (A)
Il est composé d’un film plastique, équipé en son centre d’un morceau de toile perméable à l’air ou d’une valve anti-retour.
Il est posé en prenant soin de positionner le centre sur la bouche (bouche-à-bouche), le nez (bouche-à-nez) ou le cou (bouche à cou) avant de débuter la ventilation artificielle.
Le masque de poche
Contenu dans un étui, le masque de poche est constitué d’un masque transparent de forme triangulaire, plié, équipé d’un bourrelet destiné à assurer l’étanchéité entre le masque et la face de la victime et d’un embout protégé par un filtre.
Sortir le masque de sa boîte et tirer sur l’embout pour le déplier.
- Placer le masque (cf. 1.19). Si le masque est équipé d’un système de maintien, le faire glisser derrière la tête © et insuffler l’air dans la valve. (D).
L’embout buccal €
Ce dispositif est peu recommandé car il ne dispose pas de filtre.
Technique
Le bouche-à-bouche (adulte/enfant)
Technique de base de ventilation artificielle sans matériel.
Le bouche-à-nez (adulte/enfant)
Alternative du bouche-à-bouche, particulièrement indiquée si la bouche de la victime est traumatisée, ne peut pas être ouverte ou si l’ambulancier a du mal à obtenir une étanchéité correcte lors du bouche-à-bouche.
Le bouche-à-bouche et nez (nouveau né / nourrisson) (F)
Cette technique se distingue de celle du bouche-à-bouche, car :
- A cause de la configuration anatomique, l’ambulancier englobe, avec sa bouche, à la fois la bouche et le nez de la victime ;
- Le volume des insufflations est beaucoup plus faible que chez l’adulte.
Risques et accidents
Une insufflation trop rapide et/ou d’un volume d’air trop important peut entraîner un passage de l’air dans l’estomac (distension) et secondairement une régurgitation de son contenu. Ceci est plus fréquent chez l’enfant et le nouveau-né qui nécessitent des volumes d’air beaucoup moins importants que l’adulte.
Photo A : Ecran facial
Photo B : Le masque de poche
Photo C : Si le masque est équipé d’un système de maintien, le faire glisser derrière la tête.
Photo D : Insuffler l’air dans la valve en soufflant.
Photo E : L’embout buccal
Photo F : Le bouche-à-bouche et nez (nouveau-né / nourrisson).
3.2.6. ARRET CARDIO-RESPIRATOIRE
CONSCIENCE ? NON RESPIRATION ? NON CIRCULATION ? NON REA. CARDIO PULMONAIRE ALERTE
CIRCULATION ? OUI VENTILATION ARTIFICIELLE
NON
ARRET CARDIAQUE DEPUIS LONGTEMPS ?
NOURRISSON OU ENFANT ? OUI REANIMATION CARDIO-PULMONAIRE
NON Durant 2 minutes ALERTE
D EFIBRILLATEUR
A UTOMATISE
E XTERNE ALERTE Pas d’utilisation du DEA en dessous de 1 an.
Choc indiqué ? Pas de choc indiqué ?
Délivrer un choc
Réanimation cardio-pulmonaire
Durant 2 minutes
L’arrêt cardio-respiratoire se caractérise par trois signes :
- Une personne inconsciente
- L’absence de respiration pendant plus de 10 secondes
- L’absence de pouls carotidien pendant plus de 10 secondes.
Une victime en arrêt cardiaque n’a des chances de survie que si une RCP est réalisée dans le plus brefs d »lais car l’arrêt cardio-respiratoire a pour conséquence que :
- L’air n’arrive plus aux poumons
- Le sang cesse de circuler
- L’alimentation en oxygène du corps entier est arrêtée.
L’organe le plus touché par ce manque d’oxygène est le cerveau. Si aucun geste de secours n’est réalisé, des lésions cérébrales apparaissent ( au bout de 2 minutes), et deviennent irréversibles rendant les chances de survie quasiment nulles au-delà de la huitième minute.
La RCP permet de :
- Remplacer la respiration par une ventilation artificielle
- Suppléer l’arrêt du cœur par des compressions thoraciques régulières qui feront circuler le sang
- Faire repartir le cœur grâce à un choc électrique externe délivré par un défibrillateur automatisé externe (DAE).
REANIMAION CARDIO-PULMONAIRE SELON LES AGES
Adulte et + de 8 ans 1 à 8 ans Moins de 1 an
Contrôle du pouls Carotidien Carotidien Brachial
Débit d’oxygène 15 l/min 6 à 12 l/min 3 l/min
Selon la corpulence
Alternance 30 compressions Débuter par 5 insufflations initiales
compression/ventilation 2 insufflations 15 compressions 15 compressions
2 insufflations 2 insufflations
30 / 2 à un ambulancier
Appui
Zone Au milieu de la poitrine En dessous de la ligne des mamelons
Technique 2 mains 1 main 2 doigts ou 2 pouces
Amplitude 4 à 5 cm 1 / 3 de l’épaisseur du thorax de la victime
Défibrillation Indiquée Indiquée après 2 min de RCP Non indiquée
(avec un réducteur
ou des électrodes pédiatriques)
1.15. LA REANIMATION CARDIO-PULMONAIRE CHEZ L’ADULTE OU >= 8 ANS (A)
Pré-requis
Cette technique est réalisée après avoir :
- Constaté l’inconscience
- Libéré les voies aériennes
- Désencombré les voies aériennes : désobstruction digitale et/ou aspiration
- Identifié l’arrêt respiratoire : constater l’absence de respiration pendant au moins 10 sec
- Identifié l’arrêt circulatoire : constater l’absence de mouvement, de toux et d’un pouls carotidien ou fémoral pendant au plus 10 sec
- Fait alerter les secours : envoyer l’auxiliaire ambulancier appeler les secours médicalisés
- Installé la victime : dénuder le thorax de la victime après l’avoir placé sur un plan dur ou avoir glissé un plan dur sous elle.
ACTION COMMENTAIRES
Arrêt cardiaque 1 Utiliser un DAE Allumer le DAE et suivre les instructions, délivrer un choc électrique externe
sur indication
en présence 2 Débuter une RCP Alterner 30 compressions et 2 insufflations
des ambulanciers 3 Préparer dès que possible le matériel Raccorder l’insufflateur sur l’oxygène
Préparer le matériel d’aspiration
4 Surveiller Après 5 cycles le DAE relancera une analyse.
Si le DAE le demande, surveiller l’apparition d’un pouls carotidien.
Arrêt cardiaque 1 Débuter une RCP Alterner 30 compressions et 2 insufflations pendant 5 cycles
tardif (pour réoxygéner le patient afin de rendre plus efficace une éventuelle défibrillation)
2 Préparer dès que possible le matériel Raccorder l’insufflateur sur l’oxygène
Préparer le matériel d’aspiration
Préparer le DAE
3 Utiliser un DAE Après 2 min de RCP installer le DAE et suivre les instructions,
réaliser un choc électrique externe sur indication.
4 Surveiller Après 5 cycles le DAE relancera une analyse. Si le choc n’est pas recommandé,
surveiller une éventuelle apparition d’un pouls carotiden.
1.6. LA REANIMATION CARDIO PULMONAIRE DE L’ENFANT DE MOINS DE 8 ANS (A)
Pré-requis
Cette technique est réalisée après avoir :
- Constaté l’inconscience
- Libéré les voies aériennes
- Désencombré les voies aériennes : désobstruction digitale et/ou aspiration
- Identifié l’arrêt respiratoire
ACTIONS COMMENTAIRES
De 1 à 8 ans Moins de 1 an
Ventilation artificielle Réaliser 5 insufflations initiales--------------------------------------------------------------------
Rechercher Constater l’absence de mouvement, de toux Constater l’absence de mouvement, de toux
l’activité circulatoire et de pouls carotidien ou fémoral et de pouls brachial pendant au plus 10 sec (cf. module 2)
pendant au plus 10 sec
Faire alerter les secours Envoyer l’auxiliaire ambulancier appeler les secours médicalisés (en transport : arrêt de l’ambulance)
Installer Dénuder le torse, placer sur un plan dur ou glisser un plan dur sous la victime
Débuter une RCP Alterner 15 compressions et 2 insufflations pendant 2 minutes
Préparer dès que possible - Raccorder l’insufflateur sur l’oxygène - Raccorder l’insufflateur sur l’oxygène
le matériel - Préparer : le matériel d’aspiration et le DAE - Préparer le matériel d’aspiration
+ électrodes pédiatriques
Utiliser un DAE - Allumer le DAE et suivre les instructions, Pas d’utilisation du DAE
Délivrer un choc électrique externe sur indication (matériel inadapté)
Surveiller Après 5 cycles l’apparition d’un pouls carotidien Après 5 cycles l’apparition d’un pouls brachial.
1.21. LA MISE EN ŒUVRE DU DEFIBRILLATEUR AUTOMATISE EXTERNE (DAE) (T)
Indication
Lors d’un arrêt cardio-respiratoire à partir d’un an.
Justification
Un arrêt cardiaque peut être dû à un dysfonctionnement grave de l’activité électrique du cœur (fibrillation ventriculaire). Dans ce cas, le DEA peut faire repartir le cœur en resynchronisant l’activité électrique du muscle cardiaque). Plus le choc électrique est précoce, plus il a des chances d’être efficace.
Matériel
DAE (cf. 1.6.)
Technique
- S’assurer que le patient n’est pas dans une flaque d’eau ou sur un sol métallique (qui conduisent l’électricité). Si besoin, faire un dégagement d’urgence.
- Mettre en œuvre immédiatement le DAE si l’arrêt cardiaque survient en présence des ambulanciers. Dans les autres cas, il faut pratiquer 2 minutes de RCP avant d’utiliser le DEA.
Chez l’adulte
1. Mise en marche de l’appareil
– appuyer sur le bouton marche / arrêt du défibrillateur (certains appareils s’allument lors de l’ouverture du couvercle).
- Une voix guide l’ambulancier lors des différentes étapes.
2. Préparation de la victime et des électrodes
Le DAE invite l’ambulancier à mettre en place les électrodes et à les connecter.
- Dénuder le torse de la victime (A). Si besoin : sécher la peau (B) et raser les poils (C).
- Sortir les électrodes de leur emballage et les coller sur la poitrine. Leur position doit être conforme au schéma.
- Une électrode, juste au-dessous de la clavicule droite, contre le bord droit du sternum (D). Si le patient est porteur sous la clavicule droite d’une chambre implantable, d’un pace maker ou d’un défibrillateur implanté, déplacer l’électrode de quelques centimètres plus bas.
- L’autre sur le côté gauche du thorax, 5 à 10 cm au-dessous de l’aisselle gauche (E).
Le positionnement est identique chez l’enfant de plus de 8 ans (F).
- Connecter le câble au défibrillateur.
3. Analyse de l’activité électrique du cœur
Un message indique que le DAE analyse le rythme cardiaque. Faire arrêter la RCP si elle est en cours et annoncer : « Ne touchez pas la victime, écartez-vous ! » (G). Tout mouvement de la victime pendant cette période peut parasiter l’analyse.
L’analyse peut générer deux situations :
.- le choc est indiqué : le DAE charge la puissance de choc adaptée
.- le choc n’est pas indiqué : le DAE invite à reprendre la RCP.
4. Délivrance du choc électrique externe
SI un choc électrique est nécessaire, l’appareil indique qu’il se met en charge, en demandant de se tenir à distance de la victime.
.- Annoncer à haute voix : « Ecartez-vous, je vais choquer ! » (H)
.- Si l’appareil le demande (DSA), appuyer sur le bouton pour choquer (I). Dans le cas contraire (DEA), laisser l’appareil délivrer le choc électrique.
5. Reprise de la RCP
Sur invitation de l’appareil, reprendre la RCP jusqu’à la prochaine analyse (toutes les 2 minutes) (J). Après cette analyse, si l’appareil nous y invite, vérifier le pouls carotidien (K).
6. Suivi administratif
L’heure et le nombre de chocs électriques doivent être reportés sur la fiche de suivi. Les données contenues dans la mémoire du DAE doivent être transférées à la fin de la prise en charge (L).
Eteindre le DAE et retirer les électrodes se fait uniquement en présence et à la demande du médecin des secours médicalisés.
Cas particulier de l’utilisation du DAE chez l’enfant entre 1 an et 8 ans.
- Débuter la prise en charge par 5 insufflations, puis 2 minutes de RCP avant d’entamer la procédure de DAE.
- Utiliser des électrodes pédiatriques ou placer un réducteur d’énergie (M).
- Une électrode est placée au milieu du thorax (N)
- La seconde dans le dos entre les omoplates (O).
Le reste de la procédure est identique à celle de l’adulte.
Risques et accidents
Si les consignes de sécurité sont respectées, l’utilisation du DAE ne présente aucun risque.
Photo A : Dénuder le torse de la victime en découpant les vêtements avec des ciseaux.
Photo B : Sécher la peau
Photo C : Raser les poils
Photo D : Une électrode juste au-dessus de la clavicule droite, contre le bord droit du sternum
PRECISION : Placer les électrodes à au moins 10 cm du boitier.
Photo E : L’autre électrode sur le côté gauche du thorax, 5 à 10 cm au-dessous de l’aisselle gauche.
PRECISION : Placer les électrodes à au moins 10 cm du boitier.
Photo F : Le positionnement des électrodes est identique chez l’enfant de plus de 8 ans.
PRECISION : Placer le boitier à au minimum 10 cm des électrodes.
Photo G : Pendant que le DAE analyse le rythme cardiaque, annoncer : « Ne touchez pas la victime, écartez-vous ! »
PRECISION : ici, la personne devrait non pas rester les genoux à terre, mais se lever afin de n’avoir que les semelles en contact avec le sol.
Photo H : Si l’appareil demande de choquer, annoncer : « Ecartez-vous, je vais choquer ! »
PRECISION : ici, la personne devrait non pas rester les genoux à terre, mais se lever afin de n’avoir que les semelles en contact avec le sol.
Photo I : Appuyer sur le bouton pour choquer.
Photo J : Sur invitation de l’appareil, reprendre la RCP jusqu’à la prochaine analyse.
Photo K : Après cette analyse, si l’appareil nous y invite, reprendre le pouls carotidien.
Photo L : Reporter sur la fiche de suivi l’heure et le nombre de chocs électriques. Les données contenues dans la mémoire du DAE doivent être transférées à la fin de la prise en charge.
Photo M : Enfant entre 1 an et 8 ans : Utiliser des électrodes pédiatriques ou placer un réducteur d’énergie.
Photo N : Une électrode est placée au milieu du thorax.
Photo O : La seconde électrode est placée dans le dos, entre les omoplates.
1.22. LES COMPRESSIONS THORACIQUES (MASSAGE CARDIAQUE EXTERNE) (T)
Indication
Lors d’un arrêt cardio-respiratoire
Justification
La compression régulière du thorax apporte 20 à 30 % du débit cardiaque normal chez l’adulte, ce qui permet de maintenir la victime en attendant de faire repartir le cœur.
Matériel
Plan dur, si besoin
Technique
- La victime est installée à plat dos sur un plan dur, thorax nu.
- Les compressions doivent impérativement être réalisées à la verticale par rapport au plan dur.
- La durée de compression du thorax doit être égale à celle de relâchement (rapport 50 / 50) et le relâchement du thorax doit être complet. La fréquence doit approcher les100 par minute.
Les compressions thoraciques chez l’adulte et l’enfant > 8 ans
- Appuyer le « talon » d’une main au centre de la poitrine ; sur le sternum, sans appuyer sur l’appendice xyphoide (pointe sternale).
- Placer l’autre main au-dessus de la première, en entrecroisant les doigts ou en les relevant pour ne pas appuyer sur les côtes. (A)
- Réaliser des compressions thoraciques successives de 4 à 5 cm. Les coudes tendus, les épaules à la verticale, sans balancement d’avant en arrière. Les mains restent en place entre deux appuis.
Chez le petit enfant (de 1 an à 8 ans)
- Réaliser des compressions thoraciques du 1/3 de l’épaisseur du thorax de l’enfant à l’aide d’une seule main (B).
Les compressions thoraciques chez le nourrisson (moins de 1 an)
Les compressions thoraciques sont réalisées avec deux doigts (index et majeur) (C) ou les deux pouces (D) placés à une largeur de doigt d’une ligne imaginaire entre les mamelons. Profondeur d’environ 1/3 de l’épaisseur du thorax du nourrisson.
Cas particulier de la RCP en ambulance :
La réanimation ne peut avoir lieu que dans une ambulance donnant accès à la tête (catégorie A ; ASSU, fourgon) (E). En cas d’ACR dans une ambulance plus petite, il faut sortir le patient pour réaliser la réanimation.
La RCP nécessite un pan dur sous le thorax. Plusieurs situations peuvent se rencontrer :
- Le brancard est équipé d’un plan dur à RCP sur le brancard
- Plan dur glissé sous le patient à RCP sur brancard (F)
- Il n’y a pas de possibilité de rigidifier le support à descendre le patient au sol.
Risques et accidents
Une mauvaise position des mains, une compression thoracique trop forte ou non verticale entraînent des lésions graves du thorax (fractures de côtes) et des poumons (contusion) et peuvent compromettre la survie de la victime.
La RCP nécessite un relais si possible toutes les 2 min de l’ambulancier qui pratique les compressions thoraciques.
Photo A : Appuyer le « talon » d’une main au centre de la poitrine ; sur le sternum, sans appuyer sur l’appendice xyphoide (pointe sternale)
Placer l’autre main au-dessus de la première, en entrecroisant les doigts ou en les relevant pour ne pas appuyer sur les côtes.
Photo B : Enfant de 1 à 8 ans : réaliser des compressions thoraciques du tiers de l’épaisseur du thorax de l’enfant à l’aide d’une seule main.
Photo C : Nourrisson moins de 1 an : index et majeur
Photo D : Nourrisson moins de 1 an : également les deux pouces
Photo E : La réanimation ne peut avoir lieu que dans une ambulance donnant accès à la tête (ASSU ; fourgon)
Photo F : Plan dur glissé sous le patient : RCP sur brancard.