DEA 23

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3.IDENTIFIER LES SIGNES DE DETRESSE ET DE DOULEUR

 

3.1.SIGNES DE DETRESSE

 

Détresse                  Angoisse causée par une situation sociale ou psychologique due à un danger, une souffrance, une perte.

Le terme de détresse peut aussi prendre la signification de : situation périlleuse, critique. C’est ce type de détresse que l’on évoque lorsque l’on parle de détresse vitale.

Outre une douleur physique, le patient peut aussi ressentir une douleur psychologique, traduisant alors ce que l’on appellera : une détresse morale.

Cette détresse pourra se traduire par de l’anxiété et/ou de l’angoisse.

Anxiété    Trouble émotionnel qui se manifeste par un sentiment d’insécurité, caractérisé par une sensation de tension intérieure, de malaise, de danger imminent face à un péril de nature généralement indéterminée. Cependant, l’anxiété peut se focaliser sur une situation particulière avec sensation d’incapacité à l’affronter (annonce d’une maladie incurable par exemple). Elle est souvent exprimée par le patient par les termes de nervosité (incapacité à rester en place…) ou de soucis (préoccupation accompagnée d’inquiétudes, tracas).

Angoisse                 L’anxiété devient angoisse lorsque les symptômes somatiques s’associent aux craintes : oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir…

Il est important que l’ambulancier sache dissocier l’angoisse et l’anxiété d’avec la peur.

Peur         Trouble, émotion que provoque la vue ou l’attente d’un danger réel ou imaginaire. C’est une sensation immédiate, spontanée, liée à l’instinct de conservation. Elle provoque une réponse qui est la fuite ou la riposte. Il faut en distinguer plusieurs intensités :

.               - la crainte, qui est une petite peur ;

.               - la terreur, paralysante, qui tend à déformer la perception. Il y a introduction dans l’imaginaire ;

.               - l’horreur, avec impression de dégoût, de recul par rapport à la réalité ;

.               - l’effroi paralysant ;

.               - la panique, où l’imaginaire tient une place importante et empêche l’analyse de la situation, entraînant des ripostes exagérées ou inadaptées (sidération, agitation stérile, fuite éperdue, évanouissement).

Phobie     Désigne un ensemble de troubles psychologiques axés sur une entité extérieure capable de susciter une peut irrationnelle qui induisent des réactions invalidantes et/ou paralysantes. Si l’on peut dire que la phobie est une peur sécurisante (« J e n’ai peur qu’en présence des araignées »), l’angoisse par contre ne permet toujours pas la représentation de la peur, et sera donc dramatique pour celui qui la vit.

Mais que le patient présente de l’anxiété, de l’angoisse ou de la peur, il sera en état de stress plus ou moins important.

Stress      Réaction biologique, physiologique et psychologique d’alarme, de mobilisation et de défense de l’individu (plutôt que de l’organisme) à une agression, une menace ou une situation inopinée. C’est en fait un syndrome général d’adaptation à une situation. Le mot « stress » provient du latin « stringere » qui signifie : mettre en tension.

Stress      Le stress, comme un réflexe, se déclenche et se développe sans l’intervention de la volonté, ce qui n’empêche pas la personne d’être consciente d’abord de la menace ou de l’agression et par la suite de sa propre réaction et des modifications physiologiques et psychiques qu’elle entraîne.

Son rôle est de :

(suite)      - focaliser l’attention sur la situation menaçante, en suspendant toutes les autres pensées et rêveries ;

.               - mobiliser l’énergie nécessaire à l’évaluation de la situation et à la prise de décision ;

.               - préparer à une action adaptée à l’agression.

Les symptômes physiologiques principaux traduisant un état de stress sont : sudation, tachycardie, tremblements, nausées et envie impérieuse d’uriner.

Outre ces signes, le stress à la faculté d’épuiser les réserves d’énergie physique et psychique de l’organisme, ce qui a pour conséquence quand le processus est terminé de laisser la personne exténuée, comme « vidée ».

Parfois, au regard de ce que la personne aura subi, on parlera de traumatisme psychique.

Trauma psychique  Choc psychologique violent, entraînant une blessure psychique irrémédiable.

Il faut bien faire la différence entre stress et trauma psychique : le stress disparaît quand sa cause disparaît, alors que le trauma psychique une fois installé ne s’en va pas même si la personne est revenue à une certaine sérénité d’esprit. De plus, les effets nocifs du trauma psychique pourront être immédiats mais aussi à retardement, contrairement au stress où l’angoisse et l’anxiété induites ne sont qu’immédiates et passagères.

 

3.2 LE ROLE DE L’AMBULANCIER FACE A UN PATIENT EN DETRESSE MORALE

 

-           Se rendre disponible et être à l’écoute

 

-           Ne pas porter de jugement

 

   Chercher à rassurer et réconforter : adopter une attitude empathique.

   

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