PSC1 - 4

Publié le par ***

PSC1 - 4

  

PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

La victime se plaint d’un malaise I - 7 - 1 Juillet 2009

PARTIE 7

LA VICTIME SE PLAINT D’UN MALAISE

1. OBJECTIFS

A la fin de cette partie, face à une personne victime d’un malaise, vous serez capable

d’identifier les signes qui imposent un avis médical immédiat du Samu – Centre 15.

2. SITUATION

La victime est consciente, ne se sent pas bien et présente des signes inhabituels.

3. DEFINITION

La victime ressent une sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de

l'organisme, sans pouvoir en identifier obligatoirement l'origine. Cette sensation, parfois

répétitive, peut être fugace ou durable et/ou de survenue brutale ou progressive.

4. RISQUES

Certains signes apparemment sans gravité peuvent être révélateurs d'une situation pouvant à

tout moment entraîner une détresse vitale. Ceci nécessite un appel au Samu-Centre 15 pour

une prise en charge immédiate (conseil ou consultation médicale ou évacuation vers une

structure de santé).

5. PRINCIPE DE L’ACTION DE SECOURS

Devant un malaise, le sauveteur doit tout mettre en oeuvre pour :

  • · Mettre au repos la victime ;
  • · Observer et interroger pour recueillir les informations nécessaires ;
  • · Mettre la victime en position d’attente adaptée à son état ;
  • · Transmettre ces informations lors de l’alerte afin d’obtenir un avis médical.

PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Juillet 2009 I - 7 - 2 La victime se plaint d’un malaise

6. CONDUITE A TENIR

Devant une victime consciente, qui dit ne pas se sentir bien.

6.1 Observer les signes de malaise

Le sauveteur peut rencontrer diverses situations qui nécessitent le recours à un avis médical

immédiat en appelant le Samu- Centre 15.

La victime réagit et répond aux questions. Quatre situations peuvent se présenter :

  • · Elle ressent une douleur dans la poitrine,
  • · Elle présente brutalement un ou plusieurs des signes suivants : une faiblesse ou une

paralysie soudaine uni- ou bilatérale de la face, du bras ou de la jambe ; une

diminution ou une perte de vision uni- ou bilatérale ; une difficulté de langage ou de

la compréhension ; un mal de tête sévère, soudain et inhabituel, sans cause

apparente ; une perte de l’équilibre, une instabilité de la marche ou des chutes

inexpliquées.

  • · Elle a du mal à respirer, a du mal à parler ou ne peut plus parler du tout.
  • · Elle est couverte de sueurs abondantes, sans avoir fourni d’effort ou sans que la

chaleur environnante soit importante. Elle a froid. Elle présente une pâleur intense.

Chez la victime à peau halée ou colorée, la pâleur peut être appréciée à la face interne

des lèvres ;

6.2 Mettre la victime au repos

La victime doit être immédiatement mise au repos en position allongée. En cas de gêne

respiratoire, l’installer en position assise sauf si elle adopte spontanément une autre position.

Desserrer éventuellement le col, la ceinture et tout vêtement gênant la respiration.

Il faut la rassurer en lui parlant sans énervement et la calmer.

6.3 Se renseigner sur son état de santé habituel

Poser quelques questions simples à la victime ou à son entourage pour avoir des

renseignements utiles et recueillir son âge pour les transmettre lors de l’alerte :

- « Depuis combien de temps dure ce malaise ? » ;

- « Avez-vous déjà présenté ce type de malaise ? » ;

- « Prenez-vous des médicaments ? » ;

- « Avez-vous été gravement malade ou récemment hospitalisé ? ».

6.4 Prendre un avis médical

Le sauveteur doit obtenir immédiatement un avis médical et appeler le 15. Cet appel ne doit

pas être différé, même à la demande de la victime.

Le sauveteur veillera à transmettre de façon précise l’âge de la victime, ce qu’il a observé et

entendu.

Grâce aux téléphones portables, le médecin pourra parler directement à la victime sans la faire

déplacer.

6.5 Surveiller la victime

Parler régulièrement à la victime :

     

PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

La victime se plaint d’un malaise I - 7 - 3 Juillet 2009

  • · Si elle parle, elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se

passe pour la réconforter.

  • · Si elle ne répond plus, elle est inconsciente : Vérifier la présence de la respiration et

mettre la personne en position latérale de sécurité

  • · Signaler l’aggravation en rappelant les secours.

7. CAS PARTICULIER : Prise habituelle de médicament ou de sucre

Dans certaines maladies, un traitement particulier doit être pris en cas de malaise. Dans ces

cas, le traitement et les doses à prendre sont connus par la victime et ont fait l'objet d'une

prescription préalable par son médecin.

  • · Si une victime le demande, ou sur consigne d’un médecin préalablement alerté, il faut

aider la personne à prendre ce traitement en respectant les doses prescrites.

  • · De même, si une victime demande spontanément du sucre, lui en donner, de préférence en morceaux.

   

PREVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Juillet 2009 I - 7 - 4 La victime se plaint d’un malaise

8. SCHEMA GENERAL DE L’ACTION DE SECOURS

Mettre la victime

au repos

Interroger

Depuis combien de temps?

Est-ce la première fois ?

Prenez-vous des médicaments ?

Avez-vous été déj à hospitalisé ?

Alerter le Samu

Centre 15

La victime estelle

au repos ?

Observer

La victime

réclame son

médicament ou du

sucre ?

Aider à prendre le

médicament ou le sucre

Non

Oui

Oui

Non

La victime se plaint

d’un malaise

Eviter l’aggravation.

Alerter le Samu-

Centre 15

Rassurer et

surveiller la victime

     

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

PARTIE 8

LA VICTIME SE PLAINT APRÈS UN TRAUMATISME

1. OBJECTIFS

A la fin de cette partie, vous serez capable de :

􀁸 Installer en position d’attente une victime qui présente une plaie grave ;

􀁸 Réaliser les gestes de secours nécessaires à une personne qui présente une plaie

simple ;

􀁸 Arroser à l’eau une brûlure venant de se produire avant d’identifier sa gravité et

d’adapter les gestes de secours ;

􀁸 Eviter toute mobilisation d’une personne victime d’une atteinte traumatique des os ou

des articulations, en attendant les secours.

2. SITUATION

La victime est consciente et se plaint après un traumatisme.

3. LA VICTIME PRÉSENTE UNE PLAIE

3.1 Définition

La plaie est une lésion de la peau, revêtement protecteur du corps, avec une atteinte possible

des tissus sous la peau.

Les plaies sont généralement secondaires à un traumatisme. Elles sont provoquées par :

􀁸 Une coupure ;

􀁸 Une éraflure ;

􀁸 Une morsure ;

􀁸 Une piqûre.

3.2 Risques

Suivant son importance et sa localisation, la plaie peut être à l’origine d’aggravation immédiate

de l’état de la victime, comme une hémorragie, une défaillance de la respiration ou de

complications secondaires, comme une infection.

Toute plaie, toute piqûre, même minime, peut provoquer une maladie très grave, souvent

mortelle : le tétanos.

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Janvier 2007 I - 8 - 2 La victime se plaint après un traumatisme

Seule la vaccination antitétanique, effectuée tous les 10 ans, protège du tétanos.

Si le sujet n’a pas été vacciné ou si la vaccination date de plus de 5 ans, consulter un

médecin.

3.3 Principes de l’action de secours

Devant une victime qui se plaint après un traumatisme, le sauveteur doit :

􀁸 Empêcher l’aggravation en évitant toute mobilisation intempestive ;

􀁸 Demander un avis médical.

3.4 Signes

Le sauveteur doit pouvoir distinguer deux types de plaies :

3.4.1 La plaie grave, dont la gravité dépend :

􀁸 De sa localisation :

- Au cou, à l’oeil ou à la face ;

- Au thorax ;

- A l’abdomen.

􀁸 De son aspect :

- Qui saigne ;

- Déchiquetée ;

- Multiples et/ou étendues.

􀁸 De son mécanisme :

- Par projectile ;

- Par outil ;

- Par morsure ;

- Par objet tranchant : couteau, cutter…

3.4.2 La plaie simple, petite coupure superficielle ou éraflure saignant peu et non située à

proximité d’un orifice naturel ou de l’oeil.

3.5 Conduite à tenir

3.5.1 La victime qui présente une plaie grave

􀁸 Identifier la gravité de la plaie :

Déterminer sa localisation, son aspect et son mécanisme. Les caractéristiques de la plaie

déterminent l’action du sauveteur.

Si la plaie saigne abondamment, adopter la conduite à tenir devant une victime qui

saigne abondamment (voir partie 4).

􀁸 Installer la victime en position d’attente :

a) Plaie du thorax : Position demi assise (fig. 8.1) pour rendre la respiration de la

victime plus facile.

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

La victime se plaint après un traumatisme I - 8 - 3 Janvier 2007

b) Plaie de l’abdomen : Position à plat dos, ainsi que cuisses et genoux fléchis (fig. 8.2)

pour relâcher les muscles de l’abdomen et diminuer la douleur.

c) Plaie de l’oeil : Allonger à plat dos, avec la tête calée, en recommandant au blessé de

fermer les deux yeux et de ne pas bouger. Ne jamais chercher à retirer un corps

étranger oculaire. Cette position évite une aggravation éventuelle de la lésion de l’oeil.

d) Autre type de plaie : Allonger la victime à l’abri en position horizontale pour diminuer

les complications et prévenir une défaillance.

Si un corps étranger (couteau, outils, morceau de verre…) est inclus dans la plaie, il ne

faut jamais le retirer car son retrait ou sa mobilisation peut aggraver la lésion et le

saignement.

􀁸 Demander un avis médical.

􀁸 Protéger la victime du froid ou de la chaleur et des intempéries.

􀁸 Parler régulièrement à la victime et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter.

- Si elle parle, elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se

passe.

- Si elle ne répond plus, elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent.

Signaler l’aggravation en rappelant les secours.

Figure 8.1 : Position demi assise

Figure 8.2 : Cuisse et genoux fléchis

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Janvier 2007 I - 8 - 4 La victime se plaint après un traumatisme

3.5.2 La victime présente une plaie simple

􀁸 Se laver les mains avec de l’eau et du savon.

􀁸 Nettoyer la plaie à l’eau et au savon, au besoin avec une compresse stérile. On peut

aussi utiliser un antiseptique, acquis sur conseil d’un médecin, d’un pharmacien ou d’un

infirmier.

Le lavage élimine les germes qui pourraient pénétrer dans la plaie. Il doit se faire avec douceur

pour ne pas faire saigner ou ne pas faire pénétrer des corps étrangers.

􀁸 Protéger par un pansement adhésif (fig. 8.3) si la

plaie risque d’être à nouveau souillée (ce

pansement n’adhèrera correctement que lorsque la

peau aura séché).

􀁸 Demander à la victime si elle est vaccinée

contre le tétanos et depuis quand. Si la

vaccination n’est pas récente, lui conseiller de

consulter un médecin.

􀁸 Si la plaie devient chaude, rouge, si elle gonfle,

si elle continue de faire mal et/ou si une fièvre

apparaît dans les jours qui suivent, consulter sans

tarder un médecin.

NB : Des maladies peuvent être transmises par le sang en cas de plaie même minime des

mains du sauveteur. Dans ce cas, il convient :

􀁸 De se protéger par le port de gants ;

􀁸 De toujours se laver les mains et les désinfecter (eau de javel ou désinfectant incolore) le

plus tôt possible.

    

4. LA VICTIME PRESENTE UNE BRULURE

4.1 Définition

Lésions de la peau et/ou des voies aériennes ou des voies digestives provoquées par la

chaleur, les substances chimiques, l’électricité, le frottement, ou dues à des radiations.

4.2 Risques

Suivant son étendue, sa profondeur et sa localisation, la brûlure peut être à l’origine :

􀁸 De dangers immédiats comme une défaillance circulatoire si la brûlure est étendue, ou

comme une défaillance respiratoire par brûlure du visage ou inhalation de fumée ;

􀁸 D’une douleur sévère ;

􀁸 De conséquences plus tardives comme l’infection.

Même après avoir supprimé la cause de la brûlure, ses effets se poursuivent. Sans action

immédiate, elle peut s’étendre en profondeur et en surface.

4.3 Signes

Le sauveteur doit pouvoir distinguer deux types de brûlures dues à la chaleur.

Figure 8.3 : Pansement adhésif

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

La victime se plaint après un traumatisme I - 8 - 5 Janvier 2007

4.3.1 Les brûlures graves :

􀁸 Cloque unique ou multiple d’une surface supérieure à celle de la moitié de la paume de

la main de la victime ;

􀁸 Destruction plus profonde (aspect noirâtre de la partie brûlée) associée souvent à des

cloques et une rougeur plus ou moins étendue ;

􀁸 Localisations particulières : visage, mains, voisinage des orifices naturels ou

articulations. Les brûlures de la bouche et du nez feront toujours craindre la survenue

rapide d’une difficulté respiratoire ;

􀁸 Rougeur étendue de la peau chez l’enfant.

4.3.2 Les brûlures simples :

􀁸 Rougeur de la peau chez l’adulte,

􀁸 Cloque d’une surface inférieure à celle de la

moitié de la paume de la main de la victime

(fig. 8.4).

4.4 Conduite à tenir

􀁸 Supprimer la cause ou soustraire la victime à la cause.

La cause d’une brûlure est un danger immédiat aussi bien pour la victime que pour le

sauveteur.

Si ses vêtements sont enflammés, empêcher la victime de courir, la rouler ou la faire se

rouler par terre et étouffer les flammes avec un vêtement ou une couverture.

􀁸 Refroidir le plus tôt possible la surface brûlée (fig. 8.5).

Refroidir les brûlures venant de se produire avec de l’eau,

par exemple de l’eau froide du robinet, en laissant couler

l’eau sans pression sur la brûlure jusqu'à l’obtention d’un

avis médical.

L’arrosage immédiat d’une brûlure diminue l’extension de

la brûlure, limite ses conséquences et soulage la douleur.

S’il s’agit d’une brûlure simple, l’arrosage peut être

poursuivi plus longtemps jusqu'à disparition de la douleur.

Arrosage : points clés

- L’arrosage est immédiat ;

- L’arrosage porte sur la surface brûlée ;

- Jusqu'à l’avis médical.

Figure 8.3 : Evaluation de la surface

d’une cloque

Figure 8.5 : Arrosage à l’eau

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Janvier 2007 I - 8 - 6 La victime se plaint après un traumatisme

􀁸 Retirer les vêtements de la victime

Les vêtements de la victime doivent être retirés le plus tôt possible, sans ôter ceux qui adhèrent

à la peau. Ceci peut être fait pendant l’arrosage ou sous la douche.

􀁸 Evaluer la gravité de la brûlure et agir :

a) La brûlure est grave :

􀁸 Alerter les secours ;

􀁸 Après l’arrosage, sauf gêne respiratoire, allonger la victime sur la région non brûlée ou

dans la position où elle se sent le mieux, si possible sur un drap propre ;

􀁸 Surveiller la victime, de manière continue, toutes les 2 minutes au moins, lui parler et

l’interroger :

- Si elle parle, elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se

passe pour la réconforter ;

- Si elle ne répond plus, elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent.

Signaler l’aggravation en rappelant les secours.

b) La brûlure est simple :

􀁸 Protéger la brûlure ;

􀁸 Ne pas percer la cloque et la protéger par un pansement stérile ;

􀁸 Surveiller comme une plaie simple et demander à la victime si elle est vaccinée contre le

tétanos ;

􀁸 Chez l’enfant et le nourrisson, toujours prendre l’avis d’un médecin.

Il va de soi que le sauveteur doit savoir réaliser ces gestes sur lui-même.

Ne rien mettre, en dehors de l’eau, sur la brûlure avant l’obtention d’un avis médical.

4.5 Cas particuliers

4.5.1 Brûlures par produits chimiques

􀁸 Projection sur la peau et les vêtements : ôter en se protégeant ou faire ôter

immédiatement les vêtements imbibés de produit et arroser abondamment à grande eau,

le plus tôt possible pour éliminer le produit en cause et jusqu'à l’arrivée des

secours.

􀁸 Projection de liquide chimique dans l’oeil : rincer l’oeil abondamment à l’eau le plus tôt

possible, en prenant soin que l’eau de lavage ne coule pas sur l’autre oeil.

􀁸 Brûlures internes par ingestion : ne pas faire vomir, ne pas donner à boire sans avis

médical, surveiller la victime et garder l’emballage du produit chimique en cause et le

produit restant.

􀁸 Demander un avis médical et suivre les conseils donnés.

4.5.2 Brûlures électriques

Il s’agit toujours d’une brûlure grave.

􀁸 Demander un avis médical et suivre les conseils donnés.

4.5.3 Brûlures internes par inhalation

􀁸 Placer la victime en position demi assise, si elle a du mal à respirer.

􀁸 Demander un avis médical et suivre les conseils donnés.

   

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

La victime se plaint après un traumatisme I - 8 - 7 Janvier 2007

5. LA VICTIME SE PLAINT APRES UN TRAUMATISME DES OS OU DES ARTICULATIONS

5.1 Définition

Les atteintes traumatiques des os ou des articulations sont fréquentes. Elles peuvent toucher

les membres supérieurs, les membres inférieurs, la tête, la nuque ou le dos.

Ces atteintes résultent d’un coup, d’une chute ou d’un faux mouvement.

5.2 Risques

Des mouvements inappropriés peuvent entraîner une douleur vive, des complications et des

séquelles plus ou moins importantes.

5.3 Signes

La victime se plaint :

􀁸 D’une douleur vive ;

􀁸 De la difficulté ou de l’impossibilité de bouger.

Elle présente souvent un gonflement et/ou une déformation visible.

5.4 Principe de l’action de secours

􀁸 Ne pas mobiliser la victime.

5.5 Conduite à tenir

5.5.1 Le blessé a fait une chute, est étendu sur le sol et se plaint du dos, de la nuque

et/ou de la tête.

Il peut présenter,

􀁸 Un saignement par l’oreille ;

􀁸 Une déformation du crâne ;

􀁸 Une plaie du cuir chevelu.

Le danger principal est la lésion de la moelle épinière (qui passe dans la colonne vertébrale),

avec risque de paralysie.

􀁸 Ne jamais mobiliser la victime ;

􀁸 Conseiller fermement au blessé de ne

faire aucun mouvement, en particulier de

la tête ;

􀁸 Faire alerter les secours d’urgence ;

􀁸 Immobiliser la tête dans la position où

elle se trouve, en permanence, avec les

deux mains placées de chaque côté de

celle-ci. Le sauveteur est à genoux

derrière le blessé (fig. 8.6).

􀁸 Surveiller la victime de manière continue, lui parler régulièrement et l’interroger :

- Si elle parle, elle est consciente : Poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se

passe pour la réconforter ;

- Si elle ne répond plus, elle est inconsciente : Pratiquer les gestes qui s’imposent.

Signaler l’aggravation en rappelant les secours.

Figure 8.6 : Maintien de la tête

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Janvier 2007 I - 8 - 8 La victime se plaint après un traumatisme

Maintien de la tête : points clés

- la tête reste immobile

- le maintien est permanent.

5.5.2 La victime a reçu un coup sur la tête et présente plusieurs minutes après :

􀁸 Une agitation ou une prostration ;

􀁸 Des vomissements ;

􀁸 Des maux de tête persistants ;

􀁸 Une diminution de la force musculaire ou un engourdissement.

La victime peut ne pas se souvenir de l’accident. Dans ce cas il faut :

􀁸 Lui demander de s’allonger ;

􀁸 Demander un avis médical en appelant le SAMU-Centre 15. ;

􀁸 Surveiller la victime en lui parlant régulièrement.

A la suite d’un coup sur la tête, une atteinte du cerveau est toujours possible et peut se

révéler secondairement.

5.5.3 La victime se plaint d’un traumatisme de membre :

􀁸 Interdire toute mobilisation du membre atteint ;

􀁸 Faire alerter les secours ou demander un avis médical ;

􀁸 Suivre les conseils donnés par les secours ;

􀁸 Surveiller la victime en lui parlant régulièrement ;

􀁸 Protéger la victime contre le froid, la chaleur et les intempéries.

  

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

La victime se plaint après un traumatisme I - 8 - 9 Janvier 2007

6. SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS

La victime se

plaint après un

traumatisme…

Éviter une

aggravation

…d’une plaie …d’une brûlure

…d’une douleur des

os ou des

articulations

La plaie est-elle

grave ?

Position

d’attente

Nettoyer

Protéger

Continuer

à arroser

Allonger Respecter

la position

Maintenir

la tête

Oui

Non

Arroser à l’eau

froide

Faire alerter ou alerter

Parler régulièrement

Expliquer

Vérifier

vaccination

Ne pas mobiliser

La brûlure estelle

grave ?

Douleur du dos,

de la nuque

et/ou de la tête ?

Non

Oui

Non

Oui

Vérifier

vaccination

   

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Annexes I - 3 Janvier 2007

TITRE 3

ANNEXES

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Annexe A I - A - 1 Janvier 2007

ANNEXE A

GESTES DE RÉANIMATION EN FONCTION DE L’ÂGE

Le tableau ci après constitue un récapitulatif de données contenues dans le présent référentiel

national de compétences de sécurité civile. Ces indications synthétisent les gestes de

réanimation qui sont propre en fonction de l’âge de la victime : Adulte, enfant et nourrisson.

    

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Janvier 2007 I - A - 2 Annexe A

Gestes de secours Adulte et enfant de plus de 8 ans Enfant de 1 à 8 ans Nourrisson (0 à 1 an)

Obstruction grave et brutale des voies

aériennes par un corps étranger.

5 claques dans le dos.

5 compressions abdominales.

5 claques dans le dos.

5 compressions abdominales.

5 claques dans le dos.

5 compressions thoraciques.

Apprécier l’inconscience. Poser une question.

Lui demander de serrer la main.

Poser une question.

Lui demander de serrer la main.

L’appeler.

Lui prendre la main.

Assurer la liberté des voies aériennes.

Appeler « à l’aide ».

Basculer la tête en arrière et élever le menton. Basculer la tête en arrière et élever le menton. Basculer la tête en arrière et élever le

menton.

Apprécier la respiration. Regarder les mouvements de la poitrine et de

l’abdomen, écouter et sentir l’air expiré.

Regarder les mouvements de la poitrine et de

l’abdomen, écouter et sentir l’air expiré.

Regarder les mouvements de la poitrine et

l’abdomen, écouter et sentir l’air expiré.

Si la victime respire, l’installer en position

latérale de sécurité.

Position sur le côté, stable, maintien de la

colonne cervicale, bouche ouverte tournée vers

le sol, contrôle de la respiration possible.

Position sur le côté, stable, maintien de la

colonne cervicale, bouche ouverte tournée vers

le sol, contrôle de la respiration possible.

Position sur le côté, stable, maintien de la

colonne cervicale, bouche ouverte tournée

vers le sol, contrôle de la respiration possible.

Si la victime ne respire pas, faire alerter les

secours et réaliser une série de compressions

thoraciques :

- Zone d’appui :

- Méthode de compression :

- Amplitude de compression :

- Fréquence des compressions :

Victime sur un plan dur.

Au centre du thorax.

Talon d’une main, l’autre main est placée sur la

première.

Relâcher le thorax complètement.

4 à 5 cm.

Environ 100 fois par minute.

Commencer par 5 insufflations initiales.

Victime sur un plan dur.

Immédiatement en dessous d’une ligne droite

imaginaire réunissant les mamelons de l’enfant.

Talon d’une ou de deux main(s).

Relâcher le thorax complètement.

1/3 de l’épaisseur du thorax de l’enfant.

Environ 100 fois par minute.

Commencer par 5 insufflations initiales.

Victime sur un plan dur.

Immédiatement en dessous d’une ligne droite

imaginaire réunissant les mamelons du

nourrisson.

Pulpe de 2 doigts.

Relâcher le thorax complètement

1/3 de l’épaisseur du thorax du nourrisson.

Environ 100 fois par minute.

Après le première série de compressions

thoraciques, réaliser 2 insufflations.

- Durée :

- Techniques :

- Efficacité :

2 insufflations efficaces (1 seconde par

insufflation).

Bouche-à-bouche ou bouche-à-nez.

Début de soulèvement de la poitrine.

2 insufflations efficaces (1 seconde par

insufflation).

Bouche-à-bouche ou bouche-à-nez.

Début de soulèvement de la poitrine.

2 insufflations efficaces (1 seconde par

insufflation).

Bouche-à-bouche et nez.

Début de soulèvement de la poitrine.

Poursuivre en alternant compressions

thoraciques et insufflations.

30 compressions thoraciques puis 2

insufflations

30 compressions thoraciques puis 2

insufflations

30 compressions thoraciques puis 2

insufflations

Utiliser un DAE :

- Position des électrodes :

- Délivrance du choc :

Sur le thorax nu, une sous la clavicule droite,

l’autre sous l’aisselle gauche.

Suivre les recommandations de l’appareil.

5 cycles de 30/2 immédiatement après un choc

Réaliser 5 cycles de 30/2 de RCP avant

d’installer le DAE

Sur le thorax nu, électrodes à l’emplacement

indiqué sur le schéma.

Suivre les recommandations de l’appareil.

5 cycles de 30/2 immédiatement après un choc

Pas d’utilisation du DAE chez le

nourrisson.

Si le sauveteur est seul, l’alerte est donnée : Après avoir constaté l’absence de respiration. Après 5 cycles de 30/2 de RCP. Après 5 cycles de 30/2 de RCP.

       

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Annexe B I - B - 1 Janvier 2007

ANNEXE B

SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS DU PSC 1

La protection

L’alerte

La victime

s’étouffe

La victime saigne

abondamment

Existe-t-il un

danger ?

Observer la victime

OUI 1

S’étouffe-t-elle ? OUI

2

NON

NON

Saigne-t-elle

abondamment ?

OUI

3

4

La victime est

inconsciente et respire

Répond-elle ?

5

A-t-elle été

victime d’un

traumatisme ?

La victime ne

respire plus 6

NON

La victime

se plaint d’un malaise 7

La victime se plaint

après un traumatisme 8

NON

Respire-t-elle ?

(après LVA)

NON

OUI

OUI

NON

OUI

    

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Remerciements – Page de garde I - 00 - 1 Juillet 2009

REMERCIEMENTS

Un grand remerciement aux experts et spécialistes qui ont collaboré à la rédaction de ce

référentiel national de compétences de sécurité civile et qui appartiennent aux organismes

publics habilités et aux associations nationales agréées pour les formations aux premiers

secours, siégeant à l’Observatoire National du Secourisme, dont les noms suivent :

_ Association défense et secourisme ;

_ Association nationale des centres d’enseignement de soins d’urgence ;

_ Association nationale des instructeurs et moniteurs de secourisme ;

_ Association nationale des premiers secours ;

_ Bataillon des marins-pompiers de Marseille ;

_ Brigade de sapeurs-pompiers de Paris ;

_ Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés – Direction des

risques professionnels ;

_ Centre français de secourisme ;

_ Croix-rouge française ;

_ Electricité de France ;

_ Gaz de France ;

_ Fédération française de sauvetage et de secourisme ;

_ Fédération nationale de protection civile ;

_ Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France ;

_ Fédération des secouristes français croix blanche ;

_ Institut national de recherche et de sécurité ;

_ Ministère de la défense : Centre d’instruction santé de l’armée de terre ;

_ Ministère de l’éducation nationale ;

_ Ministère de l’intérieur : Direction générale de la police nationale, Direction de la

sécurité civile ;

_ Ministère de la santé et des sports ;

_ OEuvres hospitalières françaises de l’Ordre de Malte ;

_ Société nationale de sauvetage en mer ;

_ Union nationale des associations des sauveteurs et des secouristes de la poste et

de France Télécom.

PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1

Remerciements – Page de garde I - 00 - 3 Juillet 2009

Reproduction autorisée

Coordinateurs : Eric DUFÈS - Pierre LAVILLAUREIX (2e ed)

Chef de projet : Daniel MEYRAN

Illustration de couverture : René DOSNE

2e édition

Dépôt légal – juillet 2009

I.S.B.N. 978-2-11-098849-2

Le référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à la

« Prévention et secours civiques de niveau 1 »

a été élaboré par :

La direction de la sécurité civile,

Sous-direction des sapeurs-pompiers et des acteurs du secours,

Bureau du volontariat, des associations et des réserves communales,

avec le concours de l’observatoire national du secourisme.

Il peut être consulté sur le site du ministère de l’intérieur :

www.interieur.gouv.fr

          

Publicité

Publié dans SECOURISME

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article