PSC1 - 1
PSC1 - 1
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Préambule - Table des matières I - 0 - 1 Janvier 2007
PRÉAMBULE
Dans notre société, il existe aujourd’hui, de la part du citoyen, une grande et légitime exigence
en terme de sécurité.
En outre, nous vivons dans un monde où les sources de risques, de dangers et de menaces
sont multiples et variées, qu’ils surgissent en termes d’accidents domestiques ou du travail, de
risques naturels ou technologiques, voire, ces dernières années, d’actes de terrorisme et de
violences urbaines.
Tous ces risques ont tout naturellement conduit la France à adapter son système structurel et
organisationnel de sécurité civile, avec la parution de la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de
modernisation de la sécurité civile.
A travers cette nouvelle législation et en arguant que la
« sécurité civile est l’affaire de
tous »,
l’Etat entend apporter une réponse adaptée à la multiplication des accidents,
catastrophes et sinistres. De ce fait, le citoyen est placé au coeur du dispositif de la sécurité
civile, le rendant le premier acteur de sa propre sécurité et, par voie de conséquence, de celle
des autres.
Désormais, chaque élève reçoit, dans le cadre de sa scolarité obligatoire, une sensibilisation à
la prévention des risques, ainsi qu’un apprentissage aux gestes élémentaires de premiers
secours.
A ce titre, il est primordial que chaque personne sache appliquer ce vieil adage : «
Il vaut
mieux prévenir que guérir !
», afin d’acquérir les réflexes nécessaires pour assurer la sécurité
au quotidien.
Dorénavant, chaque élève devient un
citoyen de sécurité civile
à part entière, en obtenant les
compétences décrites dans l’unité d’enseignement «
Prévention et secours civiques de
niveau 1
», ce qui, en cas d’accident, le positionne comme le premier maillon de la chaîne de
secours en France. Il pourra dès lors démontrer ses capacités à mettre en oeuvre une action
citoyenne d’assistance à personne en réalisant les gestes de premiers secours.
La France s’engage donc dans un enjeu majeur, avoir l’ensemble de sa population formée à la
prévention et aux bases du secourisme, enjeu qui correspond aux attentes fondamentales des
français, souhaitant vivre en toute sécurité.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Préambule - Table des matières I - 0 - 3 Janvier 2007
TABLE DES MATIERES
Page
Titre 1 CADRE JURIDIQUE
Chapitre 1 Champ d’application I – 1.1 - 1
Chapitre 2 Termes et définitions I – 1.2 - 1
Chapitre 3 Fiche unité d’enseignement PSC 1 I – 1.3 - 1
Titre 2 COMPÉTENCES DU CITOYEN DE SÉCURITE CIVILE
Partie 1 La protection I - 1 - 1
Partie 2 L’alerte I - 2 - 1
Partie 3 La victime s’étouffe I - 3 - 1
Partie 4 La victime saigne abondamment I - 4 - 1
Partie 5 La victime est inconsciente I - 5 - 1
Partie 6 La victime ne respire pas I - 6 - 1
Partie 7 La victime se plaint d’un malaise I - 7 - 1
Partie 8 La victime se plaint après un traumatisme I - 8 - 1
Titre 3 ANNEXES
Annexe A Gestes de réanimation en fonction de l’âge I - A - 1
Annexe B Schéma général de l’action de secours du PSC 1 I - B - 1
REMERCIEMENTS
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 0 - 4 Préambule - Table des matières
Nota :
Les représentations graphiques du présent référentiel national ont pour objectif d’en
rendre la lecture et la compréhension plus aisées. Ces illustrations, photographies,
infographies, images, … ne remplacent pas la rédaction proprement dite, qui constitue
exclusivement la réglementation.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Cadre juridique I - 1 Janvier 2007
TITRE 1
CADRE JURIDIQUE
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Champ d’application I - 1.1 - 1 Janvier 2007
CHAPITRE 1
CHAMP D’APPLICATION
Les dispositions du présent référentiel national de compétences de sécurité civile sont prises en
application de la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile,
notamment ses articles 4 et 5 qui visent à replacer le citoyen au coeur du dispositif de secours.
Elles sont applicables dans le cadre des formations et des activités du citoyen, qui devient ainsi
le premier acteur de sécurité civile.
L’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1) » s’inscrit en tant
que tel dans la nomenclature nationale de formations des citoyens acteurs de sécurité civile.
Ce référentiel national de compétences de sécurité civile définie les techniques de premiers
secours.
Cette définition des techniques de premiers secours est basée sur une approche scientifique et
la prise en compte des recommandations des sociétés savantes françaises, européennes et
mondiales.
Cette unité d’enseignement « PSC 1 » ne peut être dispensée que par les formateurs titulaires
de l’unité d’enseignement « Pédagogie appliquée aux emplois/activités de classe 3 (PAE 3) ».
Au delà de l’équivalence définie dans l’article 3 du présent arrêté, il y a lieu de conseiller aux
titulaires de l’attestation de formation aux premiers secours de suivre une formation continue de
mise à niveau.
D’autre part, il est fortement recommandé au titulaire de l’unité d’enseignement « PSC 1 » de
suivre régulièrement une formation continue de maintien des acquis tout au long de leur vie.
Cette éducation citoyenne exclut l’apprentissage de tout geste dangereux.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Termes et définitions I - 1.2 - 1 Janvier 2007
CHAPITRE 2
TERMES ET DÉFINITIONS
Pour les besoins du présent référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à
l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 », les termes et définitions
suivants s’appliquent :
Apprenant ou stagiaire
Participant à une action de formation. Personne engagée et active dans un processus
d’acquisition ou de perfectionnement des connaissances et de leur mise en oeuvre.
Autorité d’emploi
Responsable d’un organisme oeuvrant pour la sécurité civile ou président d’une association
agréée de sécurité civile, ou son représentant.
Certificat de compétences
Document écrit, délivré par une autorité d’emploi dispensatrice de l’action de formation, sous
contrôle de l’Etat, reconnaissant au titulaire un niveau de compétences vérifié par une
évaluation.
DAE
Défibrillateur Automatisé Externe.
DEA
Défibrillateur Entièrement Automatique.
DSA
Défibrillateur Semi-Automatique.
Evaluation de la formation
Action d’apprécier, à l’aide de critères définis préalablement, l’atteinte des objectifs
pédagogiques et de formation d’une action de formation. Cette évaluation peut être faite à des
temps différents, par des acteurs différents : stagiaire, formateur, autorité d’emploi…
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 1.2 - 2 Termes et définitions
Formateur
Personne exerçant une activité reconnue de formation qui comporte une part de face à face
pédagogique et une part de préparation, de recherche et de formation personnelles au service
du transfert des savoirs et du savoir-être.
Formation initiale
Ensemble des connaissances acquises en tant que stagiaire, avant de pouvoir exercer une
activité ou tenir un emploi, dans le cadre du référentiel national « Emplois/Activités » de sécurité
civile.
Participant
Voir apprenant.
PLS
Position Latérale de Sécurité.
PSC 1
Prévention et secours civiques de niveau 1.
Nomenclature nationale de formation des acteurs de la sécurité civile
Structuration du système de référence des compétences des citoyens acteurs de sécurité civile.
Référentiel national de « Compétences » de sécurité civile
Le référentiel national de compétences de sécurité civile est directement issu du référentiel
national « Emplois/Activités ». Il décline l’ensemble des connaissances et attitudes
professionnelles nécessaires pour exercer une activité ou occuper un emploi.
RCP
Réanimation Cardio-Pulmonaire.
SAMU
Service d’Aide Médicale Urgente.
Stagiaire
Voir apprenant.
VA
Voies Aériennes.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Fiche unité d’enseignement I - 1.3 - 1 Janvier 2007
CHAPITRE 3
FICHE UNITÉ D’ENSEIGNEMENT
Pour les besoins du présent référentiel national de compétences de sécurité civile relatif à
l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 », la fiche d’unité
d’enseignement suivante s’applique :
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Fiche unité d’enseignement I - 1.3 - 3 Janvier 2007
UNITÉ D’ENSEIGNEMENT
« CITOYEN DE SÉCURITÉ CIVILE »
PSC 1 : 10 heures environ
hors temps de déplacement
LA PROTECTION : 0 h 35
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
La protection
Les dégagements d’urgence
Le signal d’alerte aux populations
0 h 10
0 h 20
0 h 05
I.1.1
I.1.2
I.1.3
L’ALERTE : 0 h 25
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
L’alerte
Synthèse
0 h 15
0 h 10
I.2.1
I.2.2
LA VICTIME S’ÉTOUFFE : 0 h 45
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
La désobstruction des VA chez l’adulte
La désobstruction des VA chez le nourrisson
Obstruction partielle des voies aériennes
0 h 30
0 h 10
0 h 05
I.3.1
I.3.2
I.3.3
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 1.3 - 4 Fiche unité d’enseignement
LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT : 1 h 05
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
La compression locale
Le saignement par la bouche, le nez ou autre
Cas concrets de synthèse
0 h 30
0 h 10
0 h 25
I.4.1
I.4.2
I.4.3
LA VICTIME EST INCONSCIENTE : 1 h 00
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
La position latérale de sécurité 1 h 00 I.5.1
LA VICTIME NE RESPIRE PAS : 2 h 45
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
La RCP et l’utilisation du DAE chez l’adulte
La RCP chez l’enfant et le nourrisson
Cas concrets de synthèse
2 h 00
0 h 20
0 h 25
I.6.1
I.6.2
I.6.3
LA VICTIME SE PLAINT D’UN MALAISE : 0 h 30
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
Le malaise 0 h 30 I.7.1
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Fiche unité d’enseignement I - 1.3 - 5 Janvier 2007
LA VICTIME SE PLAINT APRES UN TRAUMATISME : 1 h 40
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
La plaie grave
La plaie simple
La brûlure
Les brûlures particulières
Le traumatisme du dos, du cou et/ou de la tête
Le traumatisme de membre
Cas concrets de synthèse
0 h 20
0 h 05
0 h 10
0 h 05
0 h 20
0 h 05
0 h 35
I.8.1
I.8.2
I.8.3
I.8.4
I.8.5
I.8.6
I.8.7
SYNTHÈSE : 1 h 00
D
ESCRIPTIF
V
OLUME
HORAIRE
R
EFERENCE
Cas concret de synthèse 1 h 00 I.9.1
ÉVALUATION : inclus dans le temps de la formation + 0 h 15
Evaluation formative :
Evaluation de la formation
Tout au long de la formation
0 h 15
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Compétences du citoyen de sécurité civile I - 2 Janvier 2007
TITRE 2
COMPÉTENCES DU CITOYEN DE SÉCURITÉ CIVILE
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
La protection I - 1 - 1 Janvier 2007
PARTIE 1
LA PROTECTION
1. OBJECTIFS
A la fin de cette partie, vous serez capable de :
Supprimer ou écarter un danger pour assurer votre protection, celle de la victime ou
des autres personnes.
Réaliser un dégagement d’urgence d’une victime exposée à un danger que vous ne
pouvez pas supprimer.
Identifier les signaux d’alerte aux populations et indiquer les mesures de protection à
prendre pour vous et votre entourage.
2. SITUATION
La victime est exposée à un danger.
3. DÉFINITION
Une victime, le sauveteur et/ou toute autre personne menacée par un danger doivent en être
protégés. Si la protection n’est pas réalisable, la victime doit être dégagée d’urgence à condition
que la propre sécurité du sauveteur soit assurée.
Il existe trois circonstances :
Le danger initial ayant provoqué l’accident peut persister ;
La situation peut s’aggraver ;
L’accident peut lui-même être générateur de danger.
4. CONDUITE À TENIR
4.1 Reconnaître les dangers
Effectuer une approche prudente de la zone de l’accident ;
En restant à distance de la victime, regarder tout autour d’elle :
- Evaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le sauveteur et/ou la victime ;
- Repérer les personnes qui pourraient être exposées aux dangers identifiés.
Se renseigner éventuellement auprès de témoins.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 1 - 2 La protection
4.2 Protéger
Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les
dangers environnants pour protéger le sauveteur, la victime et les autres personnes,
notamment du suraccident ;
Délimiter clairement, largement et visiblement la zone de danger et empêcher toute
intrusion dans cette zone.
Pour réaliser la protection, utiliser tous les moyens matériels dont on peut disposer et s’assurer
si besoin du concours de toute personne apte qui pourrait apporter une aide dans la mise en
oeuvre de cette protection.
4.3 Dégager d’urgence la victime de la zone de danger en toute sécurité
Devant l’impossibilité de supprimer le danger et si la victime est incapable de se soustraire ellemême
au danger.
Dégager la victime le plus rapidement possible.
La priorité du sauveteur est de se protéger.
La victime doit être visible, facile à atteindre, et aucune entrave ne doit l’immobiliser ou gêner
son dégagement.
Il est essentiel que le sauveteur anticipe ce qu’il va faire et qu’il privilégie le chemin le plus sûr
et le plus rapide à l’aller comme au retour.
La victime doit être dégagée vers un endroit suffisamment éloigné du danger et de ses
conséquences.
Le sauveteur doit, pour ce dégagement, respecter les principes suivants :
Choisir la technique de dégagement en tenant compte de sa force physique ;
Saisir solidement la victime par exemple par les poignets ou les chevilles et la tirer sur
le sol, quelle que soit sa position, jusqu'à ce qu’elle soit en lieu sûr (fig. 1.1 et 1.2) ;
Se faire aider éventuellement par une autre personne.
La rapidité de mise en oeuvre du dégagement reste
prioritaire
.
Le dégagement d’urgence
est unemanoeuvre exceptionnelle
qui ne doit être utilisée que
pour soustraire une victime à un
danger vital, réel, immédiat etnon contrôlable.
Elle peut
être
dangereuse pour une victime atteinte d’un traumatisme.
Figure 1.1 : Dégagement d’urgence, traction par les chevilles
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
La protection I - 1 - 3 Janvier 2007
Dégagements d’urgence : points clés
- Les prises de la victime sont solides ;
- Le dégagement est le plus rapide possible, sans prise de risques de la part du sauveteur.
4.4 Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la victime :
Alerter ou faire alerter les secours spécialisés (cf. partie 2 sur l’alerte) ;
Assurer une surveillance permanente de la zone de danger où les risques non
contrôlés persistent et empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu'à
l’arrivée des secours spécialisés.
Dans cette situation, le sauveteur doit en priorité assurer sa sécurité et celle des témoins en
attendant l’arrivée des secours.
5. CAS PARTICULIERS
5.1 Protection d’un accident de la route
5.1.1 Si l’on est en voiture
Allumer ses feux de détresse dès que l’on est en vue d’un accident et ralentir.
Garer son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt
d’urgence si elle existe.
Veiller à faire descendre immédiatement tous les occupants de son véhicule et les
mettre en sécurité sur le bas-côté, derrière les glissières de sécurité, si elles existent.
5.1.2 Dans tous les cas
Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m, pour éviter tout suraccident
(gilets de haute visibilité, triangle de pré-signalisation, lampe électrique, linge blanc,
feux de détresse du véhicule…), avec l’aide de témoins éventuels (fig. 1.3).
Interdire toute approche si un danger persiste (transport de matières dangereuses).
Figure 1.2 : Dégagement d’urgence, traction par les poignets
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 1 - 4 La protection
Ne pas fumer et ne pas laisser fumer. En présence d’un feu naissant dans un
compartiment moteur, utiliser un extincteur.
Couper le contact des voitures accidentées, quand c’est possible.
5.2 Protection dans d’autres situations
5.2.1 Risque toxique
Pour pénétrer dans un local enfumé et non ventilé, retenir sa respiration. La durée de
la manoeuvre de sauvetage ne doit pas excéder 30 secondes.
5.2.2 Risque d’incendie
Pour pénétrer dans un local enfumé et non ventilé, se protéger au maximum avec ses
vêtements, se couvrir le visage et les mains.
5.2.3 Risque d’explosion par fuite de gaz
Ne pas provoquer d’étincelle (interrupteur, sonnerie, lampe de poche…).
5.2.4 Risque électrique
Couper le courant avant de toucher la victime.
5.3 Protection des populations en cas d’alerte
5.3.1 Le signal national d’alerte
Le signal national d’alerte est émis par des sirènes. Il consiste en trois cycles successifs d’une
durée de 1 minute et 41 secondes chacune et séparés par un intervalle de cinq secondes, d’un
son modulé (montant et descendant).
Ce signal national d’alerte a volontairement ces caractéristiques pour qu’il ne soit pas confondu
avec les signaux d’appel, en particulier des sapeurs-pompiers, beaucoup plus brefs. Il annonce
un danger imminent (nuage toxique, tornade...).
Figure 1.3 : Balisage d’un accident de la circulation de nuit.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
La protection I - 1 - 5 Janvier 2007
Figure 1.4 : Signal national d’alerte.
Il faut immédiatement :
Se mettre à l’abri en se rendant dans un local calfeutré : portes et fenêtres fermées ;
Ecouter la radio, réseau France Bleu ou, à défaut, une autre station de Radio France
(France Info, France Inter,…), sur un poste alimenté par des piles, en ayant soin
d’avoir des piles de réserve ou regarder la télévision (France 3) si le courant n’est pas
interrompu. Dans les départements et collectivités d’outre-mer, écouter ou regarder les
programmes du réseau France Outre-Mer (RFO).
Ne pas aller chercher ses enfants à l’école.
Ne pas fumer, éviter toute flamme ou étincelle et fermer le gaz (de ville, butane ou
propane).
Ne pas téléphoner pour ne pas encombrer le réseau qui doit rester libre pour les
services de secours.
S’assurer que l’entourage a reçu et exécuté ces consignes (par la suite, des consignes
complémentaires peuvent être données par haut-parleur).
Lorsque le danger est écarté, le signal national
de fin d’alerte consiste à un son continu d’une
durée de 30 secondes :
Figure 1.5 : Signal national de fin d’alerte.
5.3.2 Alertes particulières
Lorsqu’il existe des risques particuliers
(chimique, radioactif...), des systèmes
d’alerte adaptés existent pour prévenir
les populations concernées.
Ces systèmes diffusent des signaux
national d’alerte, à l’exception des
dispositifs propres aux aménagements
hydrauliques qui émettent des signaux
spécifique d’alerte (type corne de
brume).
La diffusion préventive des consignes à
suivre en cas d’alerte est réalisée
directement auprès de cette population.
Figure 1.6 : Signal propre aux aménagements hydrauliques
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 1 - 6 La protection
6. SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS
Protéger
Danger
pour le
sauveteur ?
OUI
Danger
contrôlable ?
OUI
Supprimer le danger pour le saveteur
NON
Baliser la zone
Faire alerter
NON
Danger
pour la
victime ?
Danger
contrôlable ?
OUI
Supprimer le danger pour la victime
NON
Dégagement d'urgence possible ?
OUI
Réaliser le dégagement d'urgence
NON
Baliser
Faire alerter
NON
Danger pour les témoins ?
OUI
Danger contrôlable ?
OUI
Supprimer le danger pour les témoins
NON
Baliser la zone de danger
Alerter
Surveiller
S'approcher et parler à la victime
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
L’alerte I - 2 - 1 Janvier 2007
PARTIE 2
L’ALERTE
1. OBJECTIFS
A la fin de cette partie, vous serez capable de :
Transmettre au service de secours d’urgence adapté les informations nécessaires à
son intervention après avoir observé la situation.
2. SITUATION
Le sauveteur est confronté à une situation nécessitant le recours à un service d’urgence.
3. DÉFINITION
L’alerte est l’action qui consiste à informer un service d’urgence de la présence d’une ou
plusieurs victimes affectées par une ou plusieurs détresses ainsi que de la nature de
l’assistance qui leur est apportée.
Dans ce contexte, l’absence d’information d’un service d’urgence peut compromettre la vie ou la
santé d’une victime malgré les premiers secours assurés par un sauveteur.
4. JUSTIFICATION
La vie de toute personne peut, un jour ou l’autre, être menacée par un accident ou une maladie
brutale.
En France, les secours et les soins sont organisés sous la forme d’une chaîne de secours dont
les maillons sont intimement liés. Pour faire fonctionner la chaîne de secours, plusieurs
moyens, publics ou privés, participent régulièrement à l’organisation des secours. Il s’agit :
Du citoyen ;
Des réserves communales de sécurité civile ;
Des médecins libéraux et des entreprises de transport sanitaire agréées ;
Des associations agréées de sécurité civile ;
Des services de la gendarmerie nationale et de la police nationale ;
Des services départementaux d’incendie et de secours et des forces militaires de
sécurité civile ;
Des services d’aide médicale urgente ;
Des services hospitaliers publics et privés d’accueil des urgences…
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 2 - 2 L’alerte
Après avoir assuré la protection, toute personne témoin d’une situation de détresse doit alerter
les secours et pratiquer les gestes simples pouvant conserver une vie en attendant leur arrivée.
Chaque citoyen peut donc être le premier maillon de la chaîne de secours (fig. 2.1).
LA CHAINE DE SECOURS
NE PEUT FONCTIONNER SANS SON PREMIER MAILLON,
LE TÉMOIN QUI PROTEGE ET QUI DONNE L’ALERTE.
L’alerte,
transmise au service d’urgence par les moyens les plus appropriés disponibles
, doit
être rapide et précise
pour diminuer les délais de mise en oeuvre de la chaîne de secours et
de soins.
Tout retard et toute imprécision peuvent concourir à l’aggravation de l’état de la victime.
5. CONDUITE À TENIR
5.1 Décider d’alerter les secours
A l’occasion de toute situation présentant des risques ou lorsqu’une vie est en danger ;
Dès que possible, mais après une évaluation rapide et précise de la situation et des
risques.
5.2 Se munir d’un moyen de communication
L’alerte des secours peut être réalisée à l’aide (fig. 2.2) :
D’un téléphone fixe, ou mobile ;
D’une cabine téléphonique ;
D’une borne d’appel (qui est reliée
directement à un service de secours).
Cela est fait par le sauveteur ou par l’intermédiaire
d’une tierce personne à qui l’on donne des consignes
d’appel et qui vient rendre compte une fois l’alerte
donnée.
5.3 Choisir un service de secours adapté
Le 18
: les SAPEURS-POMPIERS pour tout problème de secours, notamment
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
L’alerte I - 2 - 3 Janvier 2007
Le 15
: le SAMU - centre 15 pour tout problème urgent de santé. Un médecin
« régulateur » dialogue brièvement avec l’appelant pour évaluer la gravité, donner les
conseils et apporter la réponse médicale adaptée. Dans les cas les plus graves, il
envoie une équipe médicale de réanimation du Service Médical d’Urgence et de
Réanimation (SMUR) le plus proche.
Le 17
: la POLICE ou la GENDARMERIE pour tout problème de sécurité ou d’ordre
public.
Le 112
: numéro d’appel unique des urgences sur le territoire européen, destiné aux
étrangers circulant en France ou aux Français circulant en Europe. En France, ce
numéro ne se substitue pas aux autres numéros d’urgence.
Le 115
: le SAMU social pour toute personne qui présente une détresse sociale,
comme les personnes sans domicile ou sans abri et exposées aux intempéries.
Ces services ont une obligation d’interconnexion. Le 15 et le 18 ont une interconnexion
téléphonique réglementaire.
Les numéros d’urgence figurent en première page de tout annuaire téléphonique et dans les
cabines téléphoniques publiques.
L’appel aux numéros 18, 15, 17, 112 ou 115 est
gratuit
et possible sur tout appareil raccordé
au réseau téléphonique national
même en l’absence de monnaie ou de carte téléphonique.
L’usage des bornes d’appel est également
gratuit. Cet appel aboutit
directement à un service
de secours.
Dans certains établissements, il faut respecter la procédure interne d’alerte particulière à ceuxci,
généralement affichée près des postes téléphoniques.
5.4 Transmettre les informations
L’appelant doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications suivantes :
NUMÉRO DU TÉLÉPHONE ou de la borne d’où l’on appelle (si nécessaire, donner son
nom) ;
NATURE DU PROBLÈME, maladie ou accident ;
RISQUES éventuels : incendie, explosion, effondrement, produits chimiques et tout
autre danger ;
LOCALISATION très précise de l’événement ;
NOMBRE de personnes concernées ;
Description de l’état de chaque victime ;
PREMIÈRES MESURES PRISES ET GESTES EFFECTUÉS ;
Répondre aux questions qui lui seront posées par les secours ou, s’il s’agit d’un
problème médical urgent, par le médecin « régulateur » du SAMU centre 15.
Un dialogue peut s’instaurer entre l’appelant et les services d’urgence qui peuvent donner des
conseils et/ou des instructions sur la conduite à tenir par le sauveteur, soit en attendant l’arrivée
de moyens de secours et/ou médicaux, soit pour permettre au témoin de conduire son action
lorsque l’intervention d’un service d’urgence ne s’avère pas nécessaire.
Le message d’alerte achevé, l’appelant doit
attendre les instructions avant d’interrompre la communication.
PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES DE NIVEAU 1
Janvier 2007 I - 2 - 4 L’alerte
6. SCHÉMA GÉNÉRAL DE L’ACTION DE SECOURS
Alerter ou faire alerter
Décider d'alerter les secours
Observer la situation et localiser l'événement
Trouver le moyen de communication
Téléphone, borne, témoins…
Choisir le service de secours adapté
15 – 18 – 17 – 112 – 115 – Réseau interne…
Transmettre les informations
Message d'alerte
Secourir ou continuer à secourir