Médecine de catastrophe

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MEDECINE DE CATASTROPHE

 

Les principes de base de la médecine de catastrophe – Pr P. CARLI - 2009

 

Les principes généraux de la médecine de catastrophe -  Dr M. NAHON – 01 / 2010

 

 

 

 

LES PRINCIPES DE BASE DE LA MEDECINE DE CATASTROPHE FRANCAISE

 

Pr. Pierre CARLI

 

SAMU de Paris - Hôpital Necker

 

2009

 

Les crises sanitaires et les catastrophes ont des aspects multiples

 

Par leurs causes :

- Attentats

- Catastrophes technologiques

- Catastrophes naturelles

                *canicules

                *épidémies

Leurs conséquences sur les structures de soins

-       Destruction

-       Inondation

Leur intensité

-       Accident catastrophique à effets limités

-       Evénements majeurs

 

Le schéma évolutif commun

-       Sidération

-       Intervention d’urgence

-       Stabilisation

-       Récupération

-       Prévention, législation

 

Attentat Madrid 11 mars 2004

                980 blessés transportés dans 19 hôpitaux

                Environ 300 hospitalisations

                18 en état critique, 170 graves

 

Attentats multi-sites à Londres en 2005

                Explosions multiples dans le métro et un bus

                65 DCD, plus de 500 victimes

 

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse

                Plus de 3500 victimes

                Et destruction partielle des hôpitaux

 

Inondation

                Paris 1910

                Gard

                Nouvelle Orléans 2005

 

Canicule en France août 2003

                Plus de 18 000 victimes en France

                Plus de 3 000 admissions et victimes à Paris en 4 jours

 

Bientôt la pandémie émergente

                H5N1

 

Position du problème

La prise en charge de nombreuses victimes à la suite d’une catastrophe n’est pas une hypothèse

-       C’est une réalité que nous rappelle chaque jour l’actualité

Elle provoque une désadaptation temporaire entre l’offre et la demande de soins

-       Portant plus sur la quantité que sur la complexité des soins

Elle pose un défi organisationnel majeur

-       Qui peut conduire à une faillite des soins

 

Rupture temporaire d’équilibre entre

Quantité, qualité, disponibilité des soins

Quantité, spécificité des victimes

 

Des principes communs simples permettent :

*De limiter les conséquences médicales de la catastrophe

- assurer le meilleur traitement possible pour les victimes

                +en se rapprochant des circonstances normales

                +en amplifiant les possibilités de soins

*De revenir dans les meilleurs délais à un fonctionnement proche de la normale

 

Unicité du mécanisme lésionnel

*Toutes les victimes ont des lésions de même nature, mais avec une gravité différente

- le problème diagnostique est donc simplifié

- le triage suivant la gravité et la priorité aux soins est essentiel

-la standardisation des soins est possible : protocole

 

La notion de triage

Les guerres napoléoniennes

Baron Larrey

Général Percy

« On commencera toujours par les plus dangereusement blessés, sans égard aux rangs et aux distinctions »

La version moderne : Urgence absolue UA et urgence relative UR

 

Standardisation

Utilisation de protocoles de prise en charge simples

Simplification du diagnostic :

-       Toutes les victimes atteintes par la même cause

Simplification du traitement

-       Toutes les victimes atteintes ont les mêmes lésions

-       Seuls les degrés de gravité varient

Fiche médicale de l’avant

 

Elargissement de la « surface » de la réponse médicale

Pour compenser l’inadéquation, on recrute des possibilités de soins existantes mais dédiées à d’autres patients

-       Pour le dispositif pré-hospitalier : Plan Rouge

-       Pour les hôpitaux : Plans Blancs

Depuis le département jusqu’à la zone de défense ou le pays pour un événement majeur

 

La participation de médecins spécialisés

Permet en cas de catastrophe

-       De donner des soins sur le terrain alors que les autres systèmes se contentent de secourir

-       De maintenir une coordination entre la prise en charge pré-hospitalière et hospitalière

Améliore l’efficacité et la qualité des soins

Enorme différence avec les pays anglo-saxons qui créent des unités dédiées sans expérience quotidienne

 

La Plan Rouge et le Plan Blanc

*Une stratégie spécifiquement française

- éviter de déplacer la catastrophe vers l’hôpital le plus proche

- conserver le maximum de qualité aux soins

*Différente des pays anglo-saxons

 

Stratégie pré-hospitalière anglo-saxonne

Site : Ambulances rapides (« scoop and run ») peu ou pas de réanimation

(T=0)

T=minutes

Hôpital le plus proche

(T=heures)

Plan spécial d’afflux

Si l’afflux dépasse les possibilités : Traitement d’attente, puis

Transferts vers H1, H2, H3

(T=n heures)

 

Stratégie pré-hospitalière Plan Rouge

Site

(T=0)

SMUR, réanimation, triage

(T=minutes)

SAMU, régulation

(T=1, 2 heures)

PMA

UA ; UR

Réa 1, Réa 2, Réa n ; SAU 1, SAU n 

(Traitement définitif)  

 

La stratégie « Plan Rouge – Plan Blanc »

Pour protéger les hôpitaux de l’afflux de victimes

-       Fragmenter l’afflux dès la prise en charge sur le terrain

-       En utilisant :

  • Le poste médical avancé
  • La régulation médicale du Samu

 

Chaîne médicale de l’avant

Médicalisation de l’avant

Petite noria, ramassage

PMA

Grande noria, évacuation

 

Le poste médical avancé : PMA

Installé sur place par des équipes Samu et de pompiers

Permettant le tri

-       Urgences absolues

-       Urgences relatives

Soins médicaux

-       Réanimation des détresses vitales

Evacuation contrôlée vers les hôpitaux

 

La régulation médicale

L’origine du Plan Blanc

Répartition des victimes dans plusieurs hôpitaux

Prévenus par téléphone de l’arrivée de victimes en nombre limité

Sous contrôle médical en fonction

-       Des places disponibles

-       Du plateau technique

Maîtrise des communications

Objectif : zéro transfert secondaire pré-hospitalier

 

Organisation d’un commandement unique

Préfet – Représentant local de l’Etat

Du côté du Ministère de l’Intérieur – Autorité politique :

COS : Commandant des Opérations de Secours

Commande tous les moyens de secours et de sécurité

Service d’incendie et de secours SDIS et Police

Du côté du Maire – Représentant politique local élu

DSM – Directeurs des Secours Médicaux

Organise la chaîne médicale et les transports médicalisés

SAMU

 

L’objectif du Plan Blanc

Description du schéma :

En temps normal l’hôpital a de multiples activités variées

Plan Blanc = réorganisation des soins pour les victimes de la catastrophe

Soins coordonnés

 

L’objectif du Plan Blanc

*Configurer rapidement l’hôpital vers une seule direction

- la prise en charge de victimes en grand nombre provenant d’un même événement

*En utilisant

- les personnels et moyens existants

- aux dépens des autres activités non urgentes

 

Le Plan Blanc hospitalier

*Montée en puissance pour accueillir 2 flux

- immédiat « ambulatoire »

- secondaire « régulé » par le Samu

*Report des activités chirurgicales programmées

*Mobilisation de locaux

*Augmentation du personnel

 

Déclenchement du plan

*Déclenchement par le directeur

- après avis médical

- et analyse des conséquences

*Mobilisation d’une cellule de crise

*Accueil dans un lieu adapté

- tri médical à l’arrivée

- identification des victimes

 

Plan Blanc : Augmentation du personnel

Maintien sur place

-       Problème logistique et familial

Rappel téléphonique

-       Liste à jour et confidentielle

Retour spontané

-       Point de ralliement fixé préalablement

 

Plan Blanc : Accueil et hospitalisation

Accueil :

-       En première intention

  • EU : admission directe en Réa
  • UR : Service d’Accueil des Urgences

-       En deuxième intention

  • EU : salle de réveil
  • UR : sale d’attente de la radio

-       Regroupement des impliqués : consultations

Hospitalisation

-       Utilisation des lits de toutes les spécialités

-       Ouverture d’unités fermées

 

Un plan différent des plans anglo-saxons

*Un accueil initial d’afflux de victimes non triées non réanimées

*Un rôle important des transferts secondaires

*Une structure des services imposant le passage par l’ « emergency room »

*Des spécialistes médicaux différents

- trauma surgeon

-faible participation des AR

 

La dimension NRBC du Plan Rouge et du Plan Blanc

Chimique

Biologique

Nucléaire ou radiologique

 

3 plans nationaux NRBC

*PIRATOME (radiologique et nucléaire)

*PIRATOX (chimique)

*BIOTOX (biologique)

Définissent :

-       Des procédures de pré-alerte et alerte

-       Le rôle de chacun des Ministères

Ce sont des plans classifiés.

 

NRBC : des principes communs

*Protection des équipes d’intervention pré-hospitalière

- secouristes et médicales

*Décontamination des victimes contaminées et contaminantes

- sur le terrain

-à l’entrée de l’hôpital

*Protection des structures de soins de l’hôpital

- Contrôle des entrées

- Sites d’accueil

*Désignation d’établissements hospitaliers spécialisés

- Hôpitaux référents

 

Elargissement de la réponse médicale

*Ils impliquent un grand nombre de victimes nécessitant une prise en charge spécialisée

*Pour faire face à l’afflux de victimes :

- utilisation de tous les moyens de soins et de secours du département

- mobilisation des moyens médicaux de la Zone de Défense

- mobilisation de moyens médicaux nationaux

*Mise en œuvre d’un commandement zonal et national

 

Décontamination et triage – Hôpital référent

Décontamination médicalisée et protection des équipes

 

Plan Blanc NRBC : Schéma départemental

*Organisation contrôlée par le Préfet

*Place et Rôle de chaque établissement

- exploitation des plateaux techniques

*Coordination des établissements pour la prise en charge des victimes

- collaboration DDASS et Samu

 

Les zones de défense utilisées pour le Plan Blanc NRBC

Départements

Régions

Zone de Défense

Rennes-Rouen

Paris

Lille

Nancy-Strasbourg

Lyon

Marseille

Bordeaux

 

Plan Blanc NRBC : organisation zonale

*Préfet de zone : coordonne les départements

*Désignation des hôpitaux de référence du risque NRBC apportant une expertise à froid et à chaud

- pour conseil

- pour diagnostic

- pour traitement

*Identification des services référents

- SAMU, SAU et spécialités : maladies infectieuses, médecine nucléaire…

Le Samu de l’établissement de référence coordonne les Samu de la zone de défense

 

Catastrophe NRBC et crise sanitaire

1.Le Préfet du Département

Avertit le Préfet de Zone – Etat major zonal de défense

Avertit Premier Ministre – SGDN

2.Le Préfet du Département

Avertit le Samu départemental – Directeur médical – coordonne les moyens de santé

Avertit le Ministre de la Santé – Com Ségur

3.Le Préfet du Département

Avertit le SDIS – Pompiers du Département

Avertit le Ministre de l’Intérieur – COGIC

 

Convergence des plans

*Réalisation successive de nombreux plans pour les différentes causes et circonstances des catastrophes

- attentats, NRBC, accidents ferroviaires…

- canicule, inondation…

*C’est en fait la déclinaison des principes généraux pour des cas particuliers

*Création d’un plan générique commun à toutes les circonstances

- Plan ORSEC matriciel

*La meilleure réponse :

- un chef + un plan

 

Conclusion

*Des principes communs peuvent s’appliquer à différents types de catastrophes

*Importance

- de la médicalisation

- d’un commandement unique

-d’une réorganisation de soins.

 

 

 

 

 

 

 

 

LES PRINCIPES GENERAUX DE LA MEDECINE DE CATASTROPHE

 

Dr Michel NAHON

 

SAMU de Paris

 

01 / 2010

 

Crises sanitaires, catastrophes : des aspects multiples

Les causes :

-       Attentats, catastrophes technologiques, catastrophes naturelles (canicules, épidémies…)

Les conséquences sur les structures de soins :

-       Destruction, inondation…

L’intensité

-       Incidents catastrophiques à effets limités, événements majeurs

 

Attentat Madrid 2004

980 blessés transportés dans 19 hôpitaux

Environ 300 hospitalisations

18 victimes en état critique, 170 graves

 

Attentats multi-sites Londres 2005
Explosions multiples dans le métro et un bus

65 DCD, plus de 500 victimes

 

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse

Plus de 3 500 victimes

Destruction partielle des hôpitaux

 

Inondations

Paris 1910

Gard

Nouvelle Orléans 2005

 

Canicule en France Août 2003

Plus de 18 000 victimes en France

Plus de 3 000 admissions et victimes à Paris en 4 jours

 

Bientôt la pandémie émergente ?

H5N1

 

La problématique

La prise en charge de nombreuses victimes à la suite d’une catastrophe n’est pas une hypothèse.

C’est une réalité que nous rappelle chaque jour l’actualité.

Elle provoque une désadaptation temporaire entre la demande et l’offre de soins,

portant plus sur la quantité que sur la complexité des soins.

Elle pose un défi organisationnel majeur,

Qui peut conduire à une faillite des soins.

 

Des principes communs simples

Limiter les conséquences médicales de la catastrophe

Assurer le meilleur traitement possible pour les victimes

-en se rapprochant des circonstances normales

-en amplifiant les possibilités de soins

Revenir dans les meilleurs délais à un fonctionnement proche de la normale.

 

Unicité du mécanisme lésionnel

Toutes les victimes ont des lésions de même nature, mais avec une gravité différente

-le problème diagnostique est donc simplifié

-le triage suivant la gravité et la priorité aux soins est essentiel

-la standardisation des soins est possible : Protocole

 

La notion de triage

Les guerres napoléoniennes

Baron Larrey

Général Percy

« On commencera toujours par les plus dangereusement blessés, sans égard aux rangs et aux distinctions ».

La version moderne :

Urgence absolue UA  et Urgence relative UR

 

Standardisation des soins

Utilisation de protocoles de prise en charge simples

Simplification du diagnostic

-toutes les victimes atteintes par le même mécanisme causal.

Simplification du traitement

-toutes les victimes ont les mêmes lésions

-seuls les degrés de gravité varient.

Photo : Fiche médicale de l’avant.

 

Elargissement de la « surface » de la réponse médicale

Pour compenser l’inadéquation on recrute des possibilités de soins existantes mais dédiées à d’autres patients :

-pour le dispositif pré-hospitalier : Plan Rouge

-pour les hôpitaux : Plan Blanc

Depuis le département jusqu’à la zone de défense ou le pays pour un événement majeur

-pour le dispositif zonal : plan camembert IDF

-pour le dispositif national : plan Samu de France

 

La participation de médecins spécialisés au système Samu

Permet en cas de catastrophe

De donner des soins sur le terrain alors que les autres systèmes se contentent de secourir

De maintenir une coordination entre la prise en charge pré-hospitalière et hospitalière

Améliore l’efficacité et la qualité des soins

 

Le Plan Rouge et le Plan Blanc

Une stratégie spécifiquement française :

Eviter de déplacer la catastrophe vers l’hôpital le plus proche

Conserver le maximum de qualité aux soins

Différente des pays anglo-saxons

 

Stratégie pré-hospitalière anglo-saxonne

T = 0                       Site                                        Scoop and Run (peu ou pas de réanimation

T = minutes         

T = heures            Hôpital le plus proche       Si l’afflux dépasse les possibilités, traitement d’attente, puis

Traitement définitif

T = n heures         Plan spécial d’afflux          Transferts vers H1, H2, H3

 

Stratégie pré-hospitalière Plan Rouge

T = 0                      Site                                        UMH – SMUR

                                                                              Triage

                                                                              Réanimation

T = minutes

T = heures            PMA                                      Régulation médicale Samu

Traitement définitif

N heures ?           Catégorisation UA / UR     Evacuations vers Réveils, Réa, SAU

 

La stratégie « Plan Rouge Plan Blanc »

Protéger les hôpitaux de l’afflux de victimes

Fragmenter l’afflux dès la prise en charge sur le terrain

En utilisant :

-le poste médical avancé

-la régulation médicale du Samu

 

Chaîne médicale de l’avant

Médicalisation de l’avant                  Petite noria                           PMA       Grande noria      

Ramassage                                        Evacuation

 

Médicalisation de l’avant

 

Le poste médical avancé : PMA

Installé sur place par des équipes de Samu et de pompiers

Permettant le tri

-urgences absolues

-urgences relatives

Soins médicaux

-réanimation des détresses vitales

Evacuation contrôlée vers les hôpitaux

 

La régulation médicale

L’origine du Plan Blanc

-Répartition des victimes dans plusieurs hôpitaux

-Prévenus par téléphone de l’arrivée de victimes en nombre limité

Sous contrôle médical en fonction

-des places disponibles

-du plateau technique

Maîtrise des communications

 

Organisation d’un commandement unique pour une meilleure efficacité des secours et des soins

1.Ministère de l’Intérieur – Autorité politique

2.Préfet – Représentant local de l’Etat DOS – en lien avec :

a-COS : Commandant des opérations de secours : commande tous les moyens de secours et de sécurité. Services d’incendie et de secours – SDIS et Police.

b-DSM : Directeurs des secours médicaux : organise la chaîne médicale et les transports médicalisés. SAMU.

3.Maire – Elu politique local

 

L’objectif du Plan Blanc hospitalier

Description du schéma :

Les hôpitaux ont des activités de soins variées.

Le Plan Blanc consiste à réorganiser les soins pour les victimes de la catastrophe.

L’hôpital a ensuite des activités coordonnées dans le sens de la catastrophe.

 

L’objectif du Plan Blanc hospitalier

Configurer rapidement l’hôpital vers une seule direction

-la prise en charge de victimes en grand nombre provenant d’un même événement

En utilisant

-les personnels et moyens existants aux dépens des autres activités non urgentes

 

Le Plan Blanc hospitalier

Montée en puissance pour accueillir 2 flux :

-immédiat « ambulatoire »

-secondaire « régulé » par le Samu

Report des activités chirurgicales programmées

Mobilisation de locaux

Augmentation du personnel

 

Déclenchement du Plan Hospitalier

Déclenchement par le directeur

-après avis médical

-et analyse des conséquences.

Mobilisation d’une cellule de crise

Accueil dans un lieu adapté

-tri médical adapté

-identification des victimes

 

Plan Blanc : Augmentation du personnel

Maintien sur place

-problème logistique et familial

Rappel téléphonique

-liste à jour et confidentielle

Retour spontané

-point de ralliement fixé préalablement

 

Plan Blanc : Accueil et hospitalisation

 

Accueil

En première intention :

-EU : admission directe en Réa

-UR : service d’Accueil des Urgences

En deuxième intention :

-EU : salle de réveil

-UR : salle d’attente de la radio

Regroupement des impliqués : consultations

 

Hospitalisation

Utilisation des lits de toutes les spécialités

Ouverture d’unités fermées

 

La dimension NRBC du Plan Rouge et du Plan Blanc

Chimique

Biologique

Nucléaire ou radiologique

 

3 plans nationaux NRBC

PIRATOME (radiologique et nucléaire)

PIRATOX (chimique)

BIOTOX (biologique)

Définissent :

-des procédures de pré-alerte et alerte

-le rôle de chacun des ministères

Ce sont des plans classifiés

 

NRBC : des principes communs simples

Protection des équipes d’intervention pré-hospitalière

-Secouristes et médicales

Décontamination des victimes contaminées et contaminantes

-Sur le terrain

-A l’entrée de l’hôpital

Protection des structures de soin de l’hôpital

-Contrôle des entrées

-Sites d’accueil

Désignation d’établissements hospitaliers spécialisés

-Hôpitaux référents

 

Elargissement de la réponse médicale pour les événements NRBC

Ils impliquent un grand nombre de victimes nécessitant une prise en charge spécialisée.

Pour faire face à l’afflux de victimes :

-Utilisation de tous les moyens de soins et de secours du département

-Mobilisation des moyens médicaux de la Zone de Défense

-Mobilisation de moyens médicaux nationaux

Mise en œuvre d’un commandement zonal et national

 

Décontamination et triage : Hôpital référent

Décontamination médicalisée

Protection des équipes

 

Plan Blanc NRBC : Schéma départemental

Organisation contrôlée par le préfet

Place et rôle de chaque établissement

-Exploitation des plateaux techniques

Coordination des établissements pour la prise en charge des victimes

-Collaboration DDASS et SAMU

 

Les Zones de Défense utilisées pour les Plans Blancs NRBC

Départements

Régions

Zones de défense

 

Plan Blanc NRBC : organisation zonale

Le Préfet de Zone coordonne les départements

Désignation des hôpitaux de référence du risque NRBC apportant une expertise « à froid et à chaud »

-pour conseil

-pour diagnostic

-pour traitement

Identification des services référents

SAMU, SAU et spécialités : maladies infectieuses, médecine nucléaire…

Le SAMU de l’établissement de référence coordonne les SAMU de la zone de défense

 

Catastrophe NRBC et crise sanitaire

Relation départementale et nationale

Le Préfet du Département DOS prévient :

1.Le Préfet de Zone EMZD qui prévient

Le Premier Ministre SGDSN

2.Le SDIS – Pompiers du département qui prévient

Le ministre de l’Intérieur COGIC

3.Le SAMU départemental Directeur Médical qui prévient

Le ministre de la santé – COM SEGUR – Centre d’Opérations Ministériel

 

Convergence des plans

Réalisation successive de nombreux plans pour les différentes causes et circonstances de catastrophes

-Attentats, NRBC, accidents ferroviaires…

-Canicule, inondation….

C’est en fait la déclinaison des principes généraux pour des cas particuliers

Création d’un plan générique commun à toutes les circonstances :

-Plan ORSEC matriciel

La meilleure réponse :

-Un chef + un plan

 

Conclusion

Des principes communs peuvent s’appliquer à différents types de catastrophes

Importance

-de la médicalisation

-d’un commandement unique

-d’une réorganisation de soins

-d’adapter les plans aux circonstances

 

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