IFSI - Psychiatrie - 1

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PSYCHIATRIE

 

 

 

I. SYNDROMES ET MALADIES

 

 

 

TABLE DES MATIERES

 

 

1. INTRODUCTION

 

2. DEMARCHE INFIRMIERE AUPRES DES PERSONNES ATTEINTES DE TROUBLES PSYCHIATRIQUES

ACCUEIL ET PRISE EN CHARGE DU PATIENT ET DE SON ENTOURAGE

Admission

Personne consentante – Personne non consentante

Procédure d’accueil pour chaque nouvel entrant

Accueil de la personne en demande de soins – Admission administrative – Réceptionner les affaires de la personne en vue de l’inventaire – Présenter le service et donner des explications de son fonctionnement – Rassurer, mettre en confiance – Faire patienter confortablement en salle d’attente – L’entretien médical – bilan d’entrée – Installation et présentation de la chambre – L’inventaire courant – L’inventaire strict – Protection des valeurs

LES SOINS INFIRMIERS SPECIFIQUES

Dossier soins

Protocole de bilan d’entrée – Protocole de surveillance des paramètres – Protocole bilan prélithium – Protocole perfusion d’Anafranil – Protocole sismothérapie

Soins relationnels

L’entretien infirmier – Le soignant face à l’agressivité – Rôle du soignant auprès des personnes délirantes – Rôle du soignant auprès des personnes suicidaires

Soins éducatifs

Rôle et action infirmiers dans l’application des neuroleptiques – Effets secondaires des anti-dépresseurs – Rôle et action infirmiers pour prévenir le risque de constipation lié au traitement antidépresseur et neuroleptique – Rôle et action de l’infirmier en cas de perturbation des habitudes de sommeil

LES DIAGNOSTICS INFIRMIERS PREVALENTS

LA DEMARCHE DE SOINS

Rappel de la méthodologie

Cas concret à l’arrivée

Recueil de données – Analyse et plan soins infirmiers

Cas concret de Mlle T. de J 2 à J 15

Recueil de données – Diagnostics infirmiers et actions

LES TRANSMISSIONS

Transmissions écrites ou orales

Définition – Consignes – But

Transmissions ciblées

Cas général – Les transmissions

Mots cibles souvent rencontrés

Cas concret

LA SORTIE DU PATIENT

Préparation à la sortie

Modalités de sortie

Sortie des mineurs et des personnes sous tutelle – Sortie contre avis médical – Fugue ou sortie à l’insu du service

 

PREMIERE PARTIE

NEVROSES, TROUBLES DEPRESSIFS

 

3. TROUBLES NEVROTIQUES

DEFINITION

ORIGINE ET DEVELOPPEMENT DES NEVROSES

Hypothèses psychanalytiques

Hypothèses génétiques

Hypothèses cognitivo-comportementales

Hypothèses socio-environnementales

SEMIOLOGIE ELEMENTAIRE

Anxiété

Phobie

Obsession et compulsion

Symptôme de conversion

PATHOLOGIE

Névrose d’angoisse : trouble anxiété généralisée et trouble panique

Trouble panique – Trouble anxiété généralisée – Evolution – Principes du traitement

Névrose phobique : agoraphobie, phobies sociales et phobies simples

Différents troubles phobiques – Evolution – Principes de traitement

Névrose obsessionnelle : trouble obsessionnel compulsif

Types d’obsessions – Personnalité obsessionnelle – Evolution – Traitement

Névrose hystérique : hystérie de conversion ou trouble conversif

Conversion hystérique – Diagnostic positif – Personnalité hystérique (ou histrionique) – Evolution – Traitement

Névrose traumatique

Réactions immédiates – Névrose traumatique – Traitement

 

4. TROUBLES DEPRESSIFS

DEFINITION

EPIDEMIOLOGIE

SEMIOLOGIE

Tableau clinique

Humeur dépressive – Inhibition psychomotrice – Symptômes somatiques – Comportements suicidaires

Evolution

FORMES CLINIQUES

Formes cliniques selon la symptomatologie et le terrain

Dépressions avec anxiété et agitation – Dépressions calmes et trompeuses – Dépression de l’adolescent – Dépression du vieillard – Dépressions chroniques

Formes cliniques selon l’étiologie

Dépressions ayant une origine génétique – Dépressions réactionnelles – Dépressions secondaires

THERAPEUTIQUE

Traitement médicamenteux

Antidépresseurs – Lithium

Thérapeutiques psychologiques

Indications

 

DEUXIEME PARTIE

PSYCHOSES, ETATS LIMITES, PERVERSIONS, ETATS PSYCHOPATHIQUES

 

5. PSYCHOSES

PATHOLOGIE AIGUE

Accès maniaque

Définition – Modes de début – Tableau clinique à la phase d’état – Evolution de l’accès maniaque – Formes cliniques – Thérapeutique de l’accès maniaque

Troubles psychiatriques en post-partum

« Post-partum blues » - Dépressions du post-partum – Psychose puerpérale

PSYCHOSES AIGUES

Bouffée délirante

Signes cliniques – Evolution – Etiologie – Traitement

Accès confusionnel

Signes cliniques – Evolution – Etiologie – Traitement

PATHOLOGIE PSYCHIQUE SUBAIGUE OU AU LONG COURS

Accès mélancolique

Définition – Mode de début – Symptômes à la phase d’état – Evolution – Formes cliniques – Thérapeutique de l’accès mélancolique

Psychose maniaco-dépressive

Définition – Formes cliniques – Thérapeutique

Délires chroniques

Paranoia – Paraphrénie – Psychose hallucinatoire chronique

Troubles schizophréniques

Définition – Epidémiologie – Clinique – Complications – Diagnostic différentiel – Etiologie – Principes du traitement – Conclusion

 

6. ETATS LIMITES, PERVERSIONS ET PERSONNALITE PSYCHOPATHIQUE

PERSONNALITE LIMITE OU BORDERLINE

Définition

Principaux symptômes de la personnalité limite

Instabilité et excès dans les relations interpersonnelles – Impulsivité – Instabilité de l’humeur – Instabilité cognitive – Perturbation de l’image de soi.

Evolution

Thérapeutique

PERVERSIONS

Définition

Comportement pervers

Troubles de lapréférence sexuelle ou paraphilies – Troubles de l’identité sexuelle – Troubles des habitudes et des impulsions

Perversité

Thérapeutique

ETATS PSYCHOPATHIQUE

Définition – Principaux traits de personnalité – Décompensations psychiatriques – Evolution – Thérapeutique et assistance

 

TROISIEME PARTIE

COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES, TOXICOMANIE, ALCOOLISME

 

7. TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES

GENERALITES

Développement des conduites alimentaires

Modifications récentes des conduites alimentaires

PATHOLOGIE

Boulimies

Définition – Sémiologie – Diagnostic différentiel – Complications somatiques – Pronostic – Traitement

Anorexies mentales

Signes cliniques – Contexte psychologique – Formes cliniques – Evolution et pronostic – Examens biologiques – Traitements

 

8. CONDUITES TOXICOMANIQUES ET ALCOOLIQUES

CONDUITES TOXICOMANIAQUES

Définition

Pharmacomanie – Abus – Pharmacodépendance

Epidemiologie

Quelques aspects « étiologiques »

Différents facteurs

Facteurs biologiques – Facteur psychologiques – Facteurs sociologiques

Différentes toxicomanies

Toxicomanie aux opiacés – Toxicomanie aux stimulants – Psychodysleptiques – Sédatifs et hypnotiques – Solvants volatils

Symptômes et signes d’abus de drogues

Sida et toxicomanie

Traitements

Produits de substitution

Conclusion

CONDUITES ALCOOLIQUES

Définition

Classifications

Epidémiologie

Modes de consommation

Manifestations cliniques

Intoxication aigue – Manifestations cliniques de l’alcoolisme chronique – Signes biologiques de l’alcoolisme chronique – Personnalité et pathologie mentale de l’alcoolique – Complications neuropsychiatriques de l’alcoolisme chronique – Syndrome d’alcoolisme fœtal – Traitement de l’alcoolisme chronique

 

QUATRIEME PARTIE

LEGISLATION ET PSYCHIATRIE

 

9. LEGISLATION ET PSYCHIATRIE

Hospitalisations en psychiatrie

Mesures de protection des biens

Handicap

 

GLOSSAIRE

CAHIER D’ENTRAINEMENT

INDEX

 

 

 

1. INTRODUCTION

 

La pratique infirmière s’organise autour du nouveau décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier.

AU SEIN DE L’EQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE et sous la responsabilité du médecin, chef du service, l’infirmiere dispense des soins qui relèvent de son rôle propre ou qui découlent de la prescription médicale.

Le décret du 29 juillet 2004 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession s’applique à la pratique infirmière dans tous les lieux d’exercice, y compris dans les services de psychiatrie.

Cette volonté d’harmonisation se traduit par la mise ne œuvre d’un programme de formation (arrêté u 23 mars 1992) permettant la fusion de deux familles professionnelles : l’infirmier diplômé d’Etat en soins généraux et l’infirmier de secteur psychiatrique.

Le soin infirmier en psychiatrie ne peut dénier au « malade mental » le droit aux troubles physiques. Ce serait aussi aberrant que de prétendre que la personne hospitalisée en soins généraux ne puisse souffrir que dans son corps.

L’ETRE HUMAIN EST UNE ENTITE. Il est unique. Les soins infirmiers qui lui sont proposés doivent être individualisés. Ils doivent prendre en compte ses différentes composantes : biologique, psychologique, sociale et culturelle.

La demande de l’être en souffrance est universelle : le besoin d’aide s’exprime aussi par le corps lorsque le « verbe » ne peut exister. C’est par cette approche que l’infirmier va effectuer la « cueillette des données » ; ces informations sont indispensables à toute analyse de situation. La mobilisation puis la fusion de deux savoirs, les connaissances à propos de la personne soignée et les connaissances professionnelles vont permettre à l’infirmier de poser le diagnostic infirmier. C’est-à-dire après l’analyse de situation, l’énoncé des problèmes réels et/ou potentiels de cet être humain-là à ce moment là.

LA RELATION SOIGNANT-SOIGNE EN PSYCHIATRIE fait appel à des savoirs spécifiques, comme dans chaque discipline médicale spécialisée. L’infirmier doit connaître, non seulement les pathologies mais aussi les traitements et techniques divers qu’il sera amené à mettre en œuvre sur prescription médicale.

Le savoir-faire, cette aptitude au questionnement perpétuel, s’appuie sur des valeurs professionnelles et des capacités dont la mise en pratique au quotidien est complexe.

Des lignes de conduite peuvent se dégager et seront, bien sûr, adaptées en fonction de chaque cas particulier, en cohérence avec le projet et les objectifs définis par l’équipe soignante.

Chaque pathologie demande une conduite personnalisée, cependant quelques règles communes sont propices à favoriser la communication interne soignant – soigné.

 

ATTITUDES PREVALENTES

- Faire preuve de tolérance, de respect et de discrétion (le patient abordera ses problèmes personnels s’il en a envie)

- Adopter une attitude de bienveillance

- Développer un climat de confiance et de compréhension

- Développer une attitude d’écoute et de reconnaissance de la souffrance en pratiquant, par exemple la relation d’aide

- Etre conscient d’une réelle souffrance psychique dans tous les cas

- Faire preuve de souplesse lorsque la sécurité du patient n’est pas mise en jeu, privilégier le dialogue et la négociation

- Etre patient, valoriser les moindres efforts

- Ne porter ni jugement ni critique

- L’infirmier doit être particulièrement vigilant et agir avec discernement, c’est-à-dire :

o Etre objectif, accorder les entretiens à toute personne demandeuse d’aide, sans omettre les personnes en repli sur soi, se sentant inutiles et passant inaperçues

o Etre attentif au patient confus, au patient fugueur

o Déceler tout risque suicidaire et le prévenir

o Préserver la dignité du patient ; le soustraire du regard d’autrui lors de manifestations émotionnelles en public

o Privilégier une attitude calme, ne jamais faire preuve d’agressivité, ne pas avoir peur ou maîtriser ses peurs éventuelles

 

La pratique infirmière, dans tout service de psychiatrie, ne peu se concevoir en « solo ». Il serait vain de croire que l’exposition du soignant à la souffrance du soigné s’effectue sans heurts, sans difficultés ou répercussions sur le soignant. L’infirmier bénéficie d’un contrôle et d’une écoute pluridisciplinaire. Toute pratique doit être partagée, exposée à l’équipe et réfléchie en équipe lors des réunions de travail. L’équipe de soins comporte un ensemble de professionnels, de qualifications, de formations et de responsabilités différentes mais complémentaires. L’équipe ne se choisit pas, elle se crée à partir d’objectifs communs.

Le travail en équipe est défini par l’interdisciplinarité ; il regroupe des professionnels de catégories différentes, obligés de dépendre les uns des autres, de s’articuler, de se compléter.

Pour réaliser une prise en charge de qualité dans un service de psychiatrie, de nombreuses professions interviennent auprès du malade, médecins, psychiatres, infirmiers, aides-soignants, ergothérapeutes, psychologues, psychomotriciens, assistants socio-éducatifs et diététiciens. Chacun apporte son savoir, sa compétence, ses techniques, sa personne. Les approches sont particulières, les actions sont différentes mais concourent à la complémentarité. Les différents acteurs permettent tous par l’apport de données différentes, d’affiner l’analyse de situation. Celle-ci est fondamentale car elle est le seul vecteur d’une prise en charge pluridisciplinaire et consensuelle. La cohérence est primordiale face au malade mental en recherche d’unicité. De plus, le malade est souvent en rupture socioprofessionnelle et d’autres intervenants, extérieurs au service, contribuent à sa prise en charge, d’où l(importance d’une véritable collaboration, d’un partenariat dans la mise en place du projet thérapeutique.

LA QUALITE DES SOINS IMPLIQUE QUE TOUS LES ACTEURS DEFINISSENT ENSEMBLE UN PROJET DE SOIN qui engage leur responsabilité. Elle nécessite donc un système d’information efficace et efficient qui permet d’assurer une coordination des actions, de vérifier que les résultats attendus sont atteints et d’envisager toujours une évaluation.

LE SERVICE INFIRMIER ASSURE LA CONTINUITE DES SOINS 24 HEURES SUR 24 ; ce qui lui confère une responsabilité importante. Par là même, il est central dans la circulation de toutes les informations concernant la personne soignée. L’infirmier procède en collaboration avec les autres acteurs à l’analyse de la situation, à la démarche de soins. Il élabore des diagnostics infirmiers, participe au projet thérapeutique et permet, par l’observation et la transmission des informations au médecin, d’affiner son diagnostic et donc les thérapeutiques qui en découlent. Il est donc bien l’interface du système d’information dont l’outil clé est le dossier de soins.

Le futur professionnel, à la lecture de ces lignes peut se poser la question de la spécificité de la pratique infirmière en service de psychiatrie.

Les compétences exposées ci-dessus nécessaires à la pratique du soin infirmier en psychiatrie infirmière, quel qu’en soit le lieu d’exercice.

 

 

 

2. .DEMARCHE INFIRMIERE AUPRES DES PERSONNES ATTEINTES DE TROUBLES PSYCHIATRIQUES

 

 

ACCUEIL ET PRISE EN CHARGE DU PATIENT ET DE SON ENTOURAGE

 

ADMISSION

 

Deux cas de figure possibles :

- La personne est consentante

- La personne n’est pas consentante.

 

 

 

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Publié dans I.F.S.I.

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