IFSI - Pneumologie - 1

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PNEUMOLOGIE

 

 

 

1. DEMARCHE INFIRMIERE FACE AUX PERSONNES ATTEINTES D’AFFECTIONS RESPIRATOIRES

Accueil et prise en charge du patient et de son entourage

Soins infirmiers spécifiques

Plan de soins infirmiers

Diagnostic infirmiers prévalents

Transmissions

Sécurité sanitaire

 

2. ANATOMIE DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

Anatomie descriptive

Rapports

 

3. PHYSIOLOGIE RESPIRATOIRE

Relation entre les structures anatomiques et leur fonction respiratoire

Volumes pulmonaires et débits bronchiques

Les échanges respiratoires

L’exercice musculaire

 

4. SEMIOLOGIE CLINIQUE

Signes fonctionnels

Signes physiques d’inspection

 

5. EXPLORATIONS DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

Exploration de la fonction ventilatoire

Imagerie thoracique

Endoscopie bronchique

Médiastinoscopie

Exploration pleurale

Exploration des allergies

 

6. PATHOLOGIE DES BRONCHES

Asthme

L’infirmier, la prévention et l’éducation de l’asthmatique

Asthme aigu grave

Asthme de l’enfant et de l’adolescent

Asthme, activité physique et sports

Asthme professionnel

Bronchite chronique et bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Dilatations des bronches

 

7. PATHOLOGIE DE LA PLEVRE

Le pneumothorax (PNO)

Les pleurésies

Le mésothéliome

 

8. PATHOLOGIE DU PARENCHYME

Pneumonie

Pneumonie interstitielles (pneumopathies infiltrantes diffuses)

Suppuration pulmonaire. Abcès du poumon

La tuberculose

Tuberculose et santé publique

 

9. CANCEROLOGIE THORACIQUE

Généralités sur l’oncologie thoracique

Les soins spécifiques

Soins de soutien

 

10. PATHOLOGIE CARDIO-VASCULAIRE

Œdème aigu du poumon

Embolie pulmonaire

Hypertension arterielle pulmonaire

 

11. MALADIES RESPIRATOIRES PROFESSIONNELLES

Pneumoconioses. Autres maladies professionnelles

 

12. LA MUCOVISCIDOSE

Objectifs infirmiers

Epidémiologie

Physiopathologie

Diagnostic

Les symptômes

Les examens paracliniques les plus utiles

Evolution et pronostic

Traitement

Conclusion

 

13. LE SYNDROME D’APNEE DU SOMMEIL (SAS)

Définitions

Physiopathologie

Facteurs favorisants

Signes cliniques

Examens complémentaires

Complications du SAS

Formes cliniques particulières

Traitement du SAS

Conclusion

 

14. HANDICAP ET INSUFFISANCE RESPIRATOIRES

Etiologies

Prise en charge

 

15. TABAC ET TABAGISME

Les connaissances indispensables sur la fumée de cigarette

Les pathologies liées au tabac

Le tabac, la santé, le sport, l’esthétique

Aborder le tabac avec les malades

Le diagnostic infirmier

Les différentes méthodes de sevrage

Les acquis du sevrage sont multiples

 

 

 

LISTE DES ABREVIATIONS

 

AAE Alvéolites allergiques extrinsèques

AAG Asthme aigu grave

BAAR Bacille acido-alcoolo-résistant

BK Bacille de Koch

BPCO Bronchopneumopathie chronique obstructive

CFTR Cystic Fibrosis Trans-Membrance Regulator

CIP Chambre implantable pour perfusion

CPT Capacité pulmonaire totale

CRF Capacité résiduelle fonctionnelle

CV Capacité vitale

DDB Dilatation des bronches

DEP Débit expiratoire de pointe

ECA Enzyme de conversion de l’angiotensine sérique

ECBC Examen cytobactériologique des crachats

EP Embolie pulmonaire

GDS Gaz du sang

HRB Hyperréactivité bronchique

HTAP Hypertension artérielle pulmonaire

IASP International Association for Study of Pain

IRA Insuffisance respiratoire aigue

IRC Insuffisance respiratoire chronique

IRM Image par résonnance magnétique

IRR Infections respiratoires récidivantes

LBA Lavage broncho-alvéolaire

LMNH Lymphomes malins non hodgkiniens

NANC Non adrénergique non cholinergique

PAP Pression artérielle pulmonaire

PBH Ponction biopsie hépatique

PCR Polymérisation en chaîne

PFLA Pneumonie franche lombaire aigue

PNO Pneumothorax

PPC Pression positive continue

PPCN Pression positive continue nasale

RAST Radio-Allergo-Sorbent-Test

RGO Reflux gastro-oesophagien

SAS Syndrome d’apnée du sommeil

SDRA Syndrome de détresse respiratoire aigu de l’adulte

SIIPS Soins infirmiers individualisés à la personne soignée

TDM Tomodensitométrie thoracique

TPC Tuberculose pulmonaire commune

TVO Trouble ventilatoire obstructif

VRS Virus respiratoire syncitial

VC Volume courant

VEMS Volume expiratoire maximal seconde

VES Volume d’éjection systolique

VR Volume résiduel

VRE Volume de réserve expiratoire

VRI volume de réserve inspiratoire

VRS Virus respiratoire syncitial

 

 

 

CH. 1 - DEMARCHE INFIRMIERE FACE AUX PERSONNES ATTEINTES D’AFFECTIONS RESPIRATOIRES

 

ACCUEIL ET PRISE EN CHARGE DU PATIENT ET DE SON ENTOURAGE

 

ADMISSION

 

Différentes circonstances conduisent le patient à être hospitalisé dans un service de pneumologie. L’admission peut être réglée (convocation) ou en urgence (venant de son domicile, de la consultation, du service des urgences). Il peut être transféré d’un autre hôpital ou d’un autre service.

En fonction de sa pathologie ou du traitement envisagé, le patient est admis dans une unité d’hospitalisation classique, de semaine, de jour, voire de nuit. Ces différentes formes d’hospitalisation sont adaptées aux soins proposés :

- Examens spécialisés (endoscopie bronchique, pleuroscopie, ponction trans-thoracique guidée par scanner, etc.)

- Enregistrement des événements respiratoires au cours du sommeil

- Traitement d’une pathologie particulière : chimiothérapie d’un cancer bronchique, ventilation d’une BPCO, traitement d’une pneumonie, etc.

 

PREVOIR LE SEJOUR DU PATIENT

 

Il s’agit de réaliser la pré-admission et la programmation des rendez-vous. Ces points sont développés dans les Nouveaux Cahiers n° 1 et 4.

 

ACCUEIL DANS LE SERVICE

 

Si c’est un malade connu et convoqué, le dossier est recherché avant son admission.

Un nouveau patient est inscrit à son arrivée et le livret d’accueil lui est remis. Ce livret lui explique les modalités du séjour, par exemple : dépôts, vestiaire, permission, etc. Il est ensuite accompagné dans sa chambre.

 

Bien accueillir, c’est dédramatiser son hospitalisation, qu’il subit comme une épreuve. Il doit être attendu, accueilli avec calme, amabilité et discrétion.

 

La personne qui accueille doit se présenter, donner toutes les informations relatives au fonctionnement de l’unité de soins et à l’hospitalisation et répondre à toutes les interrogations du patient.

L’accueil est le premier contact du patient avec le service. Il doit en garder une image positive.

 

SOINS INFIRMIERS SPECIFIQUES

 

SOINS TECHNIQUES

 

PROTOCOLES ET GESTES INFIRMIERS SPECIFIQUES EN PNEUMOLOGIE

 

Ces gestes et protocoles ne sont pas liés à une pathologie particulière. Ils sont plutôt en rapport avec une conduite générale à tenir :

- Exploration fonctionnelle respiratoire

- Ponction et biopsie pleurales

- Tests cutanés d’allergie

- Test de la sueur

- Education thérapeutique

- Nébulisation de médicaments

- Oxygénothérapie

- Aide à l’expectoration

 

PREPARATION A CERTAINES INTERVENTIONS

 

Ce sont des interventions particulières qui demandent une attention spécifique pour la préparation des patients (à la fois psychologique et médicale) et un accompagnement majeur, surtout lorsqu’une anesthésie générale, même de courte durée, est nécessaire :

- Endoscopie bronchique

- Médiastinoscopie

- Pleuroscopie

- Ponction transthoracique

- Mise en place d’une chambre implantable

 

PROTOCOLES SPECIFIQUES SELON LES PATHOLOGIES

- Ponction lavage de plèvre

- Hémoptysie

- Crise d’asthme

- Asthme aigu grave

- Chimiothérapie

 

SOINS RELATIONNELS

 

PRISE EN CHARGE DU PATIENT TABAGIQUE

 

Le sevrage tabagique est une obligation pendant l’hospitalisation. Il faut donc savoir qu’il est interdit de fumer. Un support médicamenteux (substituts nicotiniques) et psychologique sont parfois necessaires. Dans certains centres hospitaliers, il existe une consultation anti-tabac, sous la responsabilité d’un médecin. Une consultation en urgence peut être demandée. Une orientation vers cette même consultation, avec prise de rendez-vous, est recommandée en fin d’hospitalisation.

 

PRISE EN CHARGE D’UN MALADE SOUFFRANT D’UN CANCER DU POUMON

 

Que le diagnostic soit connu par le patient ou non, l’anxiété est en général importante, d’autant plus grande que l’état général est altéré. L’âge moyen des malades est de plus en plus faible, aux alentours de la cinquantaine. Il est important d’en tenir compte, en particulier en ce qui concerne l’entourage familial (présence d’enfants). L’annonce du diagnostic est un temps important.

 

PRISE EN CHARGE D’UN MALADE SOUFFRANT D’UNE TUBERCULOSE PULMONAIRE

 

Ce diagnostic est moins fréquent qu’autrefois, mais est encore possible. La contagiosité est l’élément le plus important. Il faut donc prévoir un isolement, vis-à-vis des autres malades (chambre seule), mais aussi de la famille et des visites. Le retentissement psychologique de ces décisions doit être prévenu.

 

SOINS EDUCATIFS

 

SOINS EDUCATIFS DANS L’ASTHME

 

L’éducation thérapeutique doit être proposée précocement à tous les patients asthmatiques, adultes et adolescents, en fonction du diagnostic éducatif ; elle doit être renforcée lors du suivi. Une attention particulière doit être portée aux patients porteurs d’un asthme sévère ou mal contrôlé et aux patients à risque d’asthme aigu grave.

L’éducation thérapeutique se propose en consultation, lors d’une hospitalisation ou dans le cadre d’un centre spécifique ou d’un réseau de soins.

 

SOINS EDUCATIFS DANS LA BPCO

 

La BPCO est aussi une maladie chronique et justifie une éducation thérapeutique. Les travaux dans la littérature sont moins nombreux que dans l’asthme. Cependant, il est clair que cette éducation thérapeutique concerne d’une part le sevrage tabagique, d’autre part la réhabilitation, mais aussi la prise médicamenteuse.

 

SOINS DIETETIQUES

 

Ils sont surtout basés sur les régimes alimentaires. Une diététicienne peut être consultée et doit intervenir en particulier chez les obèses (essouflés), chez les malades souffrant d’un syndrome d’apnée du sommeil avec obésité ou surpoids, chez les insuffisants respiratoires avec obésité androide importante. Lors du sevrage tabagique, une prise de poids est possible et justifie de s’en préoccuper.

L’infirmière est plus spécifiquement chargée de la surveillance du poids, de la distribution des plateaux.

 

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR

 

DEFINITION

 

L’International Association for Study of Pain (IASP) propose de définir la douleur comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel, ou décrite en terme d’un tel dommage ».

 

EVALUATION DE LA DOULEUR

 

Il existe différents modes d’évaluation, ou échelles d’évaluation de la douleur. Celle-ci peut être aigue ou chronique.

OBSERVATION :

- Masque de la douleur, respiration altérée

- Plaintes

- Repli sur soi

- Comportement révélateur (position antalgique)

- Agressivité

- Comportement de diversion

 

ACTIONS

DIMINUER LA DOULEUR :

- Les analgésiques, tranquillisants

- Un entretien, un échange (appel téléphonique)

- L’application de froid ou de chaud sur le siège de la douleur

- Les massages, la relaxation musculaire

EDUQUER LE PATIENT :

- Il doit signaler le début de sa douleur

- Il doit se servir de la réglette d’EVA

REDUIRE LES EFFETS SECONDAIRES :

- Sédation

- Constipation

- Nausées, vomissements

- Sécheresse buccale

 

CAUSES DE DOULEUR EN PNEUMOLOGIE

 

- Les douleurs du cancer

- Les douleurs des séreuses : pneumothorax, pneumomédiastin, pleurésies ;

- Les douleurs inflammatoires : pleurésie médiastinite, pneumonie

- Les douleurs vasculaires : embolie pulmonaire

 

PLAN DE SOINS INFIRMIERS

 

METHODOLOGIE DE LA DEMARCHE DE SOINS

 

Il s’agit de la suite ordonnée des opérations qui vise à dispenser des soins individuels continus et adaptés aux besoins d’une personne soignée.

 

SYNTHESE : EXEMPLE D’UNE DEMARCHE DE SOINS EN PNEUMOLOGIE

 

Voir cas clinique.

 

DIAGNOSTICS INFIRMIERS PREVALENTS

 

DEFINITION DU DIAGNOSTIC INFIRMIER

 

C’est un jugement clinique «énoncé par l’infirmier dans le cadre de son rôle propre, sur l’état de santé de la personne et sa participation et/ou celle de son entourage. Ce jugement résulte de l’analyse de signes observés et de la recherche de causes réelles ou présumées du problème observé.

 

DIAGNOSTICS PREVALENTS EN PNEUMOLOGIE

 

ECHANGES :

- Dégagement inefficace des voies respiratoires

- Mode de respiration inefficace

COMMUNICATION :

- Altération de la communication verbale

CHOIX :

- Prise en charge efficace du programme thérapeutique de l’individu

PERCEPTION : perturbation de l’image corporelle

SENSATIONS ET SENTIMENTS : peur

 

TRANSMISSIONS

 

TRANSMISSIONS ECRITES OU ORALES

 

Le compte-rendu des actions réalisées auprès du patient est le fondement du travail en équipe. Ce compte-rendu prend du temps, concerne aussi bien les faits que les aspects relationnels. Les transmissions se font par écrit, mais aussi oralement.

Les transmissions écrites font partie du dossier du patient. Elles doivent être datées et signées, lisibles, claires, compréhensibles et respectueuses du patient. Elles doivent prendre en compte le secret médical.

L’objectif de ces transmissions est de favoriser les soins du malade.

 

TRANSMISSIONS CIBLEES

 

Dans le cas général, c’est un énoncé concis de ce qui arrive au patient, de ses réactions face à un problème de santé. Un ou deux motspertinents, à leur seule lecture, permettent d’avoir une idée principale du problème.

Ces transmissions sont ciblées pour attirer l’attention sur l’état du patient. L’information est répartie sur 3 colonnes, ce qui permet de focaliser l’attention de l’infirmière et de faciliter le suivi du patient. Les transmissions ciblées sont réparties en :

- Données : ce sont les observations, les examens physiques, les expressions du patient

- Actions : ce sont les interventions de soins en vue de traiter un problème ou modifier une situation

- Résultats : ce sont les effets observés des actions entreprises, ils doivent être évalués et réajustés.

Les transmissions ciblées ont pour but d’amener l’infirmière à utiliser les diagnostics infirmiers.

 

Tableau 1.2 Fiche de transmission ciblée

Date, heure, IDE Cible Données Actions Résultats

20.10.01 Respiration Rapide, sifflante Médecin prévenu Oxygéné

3 h Dyspnée Gaz du sang Essai d’expectorer

PG (identité de l’IDE) Encombrement Explications

Aide à la toux

 

SECURITE SANITAIRE

 

CAS GENERAL

 

- Matériovigilance

- Pharmacovigilance

- Hémovigilance

- prévention des infections nocosomiales

 

PNEUMOLOGIE : ENDOSCOPES

 

PROCEDURE DE LAVAGE ET DE DESINFECTION D’UN ENDOSCOPE PASSE EN MACHINE

 

1. Préalable : à la fin de l’examen, rincer et essuyer l’endoscope.

2. Avant la mise ne machine : rincer de nouveau puis écouvillonner et rincer les canaux de l’endoscope.

3. Circulaire n° 138 du 14 mars 2001 : tremper l’endoscope 15 minutes dans un désinfectant et rincer.

4. Chaque jour, la machine aura un cycle d’autodésinfection qui dure 40 minutes.

5. Mise dans le lave-endoscope des appareils à nettoyer. La durée du cycle est de 50 minutes. Les modalités du cycle sont prédéterminées et non modifiables. Le test d’étanchéité est réalisé automatiquement par la machine.

6. A la fin du cycle, les endoscopes sont accrochés dans les armoires.

Les endoscopes désinfectés sont utilisables 12 heures (circulaire DGS/DH n° 236 du 2 avril 1996). Passé ce délai, ils sont repassés en machine même s’ils n’ont pas été utilisés.

 

TRACABILITE DES ENDOSCOPES

 

La tracabilité consiste à savoir qu’un malade X a eu une fibroscopie avec un fibroscope Y, qui avait été désinfecté par l’opératrice Z, dans la machineM, le jour J dans les conditions C.

La machine à laver les endoscopes édite 2 étiquettes par endoscope. Sur ces étiquettes sont notés :

- La procédure complète suivie pour le lavage et la désinfection de l’endoscope

- Le numero de la machine

- Le numero de l’endoscope

- Le numero de l’operatrice.

Une etiquette est mise dans le registre de tracabilite de la machine, ce registre est gardé au niveau du service. Y sont egalement notés :

- L’examen réalisé

- L’identité du patient

- Le numero de l’endoscope utilisé

La deuxième étiquette est mise sur le compte rendu de l’examen. Cet exemplaire est gardé au niveau du service.

 

CHAMBRE IMPLANTABLE POUR PERFUSION (CIP)

 

UTILISATION

 

Il faut obtenir un reflux comme pour un autre catheter, (sauf pour uneCIP intrapéritonéale, ou avec valve antireflux). Si besoin, une compresse stérile est placée entre l’aiguille et la peau. Fixer avec un champ adhésif.

Après utilisation, rincer avec 5 ml d’héparine catheter ou 1 ml d’héparine sodique + 9 ml de serum physiologique.

La CIP peut être utilisée :

- Pour les prélèvements sanguins, à condition de purger et hépariner après chaque prélèvement

- Pour les transfusions, pour l’alimentation parentérale

- Le jour de la pose, après vérification de la bonne position du dispositif grâce à une radio de contrôle.

 

PROBLEMES POTENTIELS LIES A UNE CIP

 

ABSENCE DE REFLUX

Il faut le signaler au médecin. L’absence de reflux avant l’utilisation de la CIP ne contre-indique pas toujours l’utilisation de la CIP.

Lors de la première constatation d’une absence de reflux, un contrôle radiologique est nécessaire. Si ce contrôle radiologique est satisafaisant et que le débit de perfusion parait être normal, la CIP peut être utilisée.

En cas de doute, il est nécessaire de le signaler au médecin et sinécessaire, il faut retirer la CIP.

 

Fièvre

- Signalement au médecin

- Arrêt de la perfusion

- Hémocultures en périphérie

- Hémocultures sur CIP (ne pas purger auparavant)

Obstacle

Il est repéré le plus souvent à l’occasion d’un reflux sanguin au cours de l’utilisation de la CIP. Il faut prévenir le médecin et appliquer, sr prescription médicale, le protocole suivant :

EN CAS DE NON FONCTIONNEMENT D’EMBLEE : a priori l’aiguille n’est pas en place ; il faut repiquer.

EN CAS D’OBSTRUCTION EN COURS DE PERFUSION : elle peut être due à un reflux.

Il faut essayer d’aspirer le caillot avec une seringue de 10 à 20 ml. En cas d’échec, il faut désobstruer en injectant une ampoule de 5 ml d’héparine sodique Dakota.

Si c’est à nouveau un échec, il faut désobstruer à l’urokinase, sur prescription médicale, selon la procédure suivante :

- Reconstituer l’agent fibrinolytique Urokinase à 100 000 UI avec les 5 ml de solvant ; prélever 2,5 ml de la solution urokinase et diluer dans 7,5 ml d’eau distillée.

- Utiliser une seringue de 20 ml : ne jamais utiliser de seringue de capacité inférieure à 10 ml, la pression pourrait provoquer une rupture du catheter.

Injecter 1 à 2 ml de la solution.

- Attendre 5 à 10 minutes et tenter d’aspirer le caillot.

Cette opération peut être répétée deux fois à intervalle de 10 à 15 minutes (ne jamais pousser).

En cas d’échec, contacter le chirurgien qui a posé la chambre.

 

LISTE DES MALADIES A DECLARATION OBLIGATOIRE EN PNEUMOLOGIE

 

- Tuberculose

- Maladie des légionnaires

- Charbon

 

Ces maladies à déclaration obligatoire doivent être déclarées à la DDASS à l’aide d’un imprimé qui est propre à chaque maladie. Ces imprimés sont remplis par le médecin responsable du patient et adressés à la DDASS.

 

SORTIE DU PATIENT

 

CAS CONCRET A PROPOS DES ADMISSIONS/SORTIES

 

M. X. VIENT EN HOSPITALISATION DE JOUR POUR UNE PONCTION DE LA PLEVRE

- Consultation du médecin du service

- Dossier administratif en hospitalisation de jour

- Prise en charge à 100 %

Prévoir l’hospitalisation

Sortir le dossier du patient

Accueil : inscrire la séance d’hopital de jour sur le système informatique de gestion des patients

Sortie : prévoir la prochaine séance de ponction ou la prochaine consultation.

- Donner si besoin une ordonnace, un imprimé pour le remboursement du transport, un rendez-vous

- Dossier administratif non cloturé. Dossier médical gardé dans le service

M. Y. VIENT EN HOSPITALISATION DE SEMAINE POUR UN CANCER BRONCHIQUE

- le patient est vu en consultation ; le médecin prescrit l’examen

Le malade vient à l’accueil du service pour ses rendez-vous.

M.Z. VIENT POUR UNE EXACERBATION DE BPCO

- le patient vient en ambulance de son domicile

Les ambulanciers vont faire l’admission

Le patient est installé dans sa chambre

 

LES SOINS INFIRMIERS INDIVIDUALISES A LA PERSONNE SOIGNEE (SIIPS)

 

DEFINITION

 

Il s’agit de l’appréciation quantitative des soins infirmiers au cours du séjour dun malade, donnant une information globale et synthétique.

 

BUTS

- Connaitre la structure et l’intensite des soins pour chaque sejour de chaque malade

- Visualiser l’évolution de l’activité de soins

- Faire un complement de la codification MSI (qui n efaisait pas apparaitre l’activite infirmière)

 

OBJECTIFS

- Reconnaitre et valoriser les soins infirmiers

- Créer des moyens de gestion pour le service infirmier

- Créer une reflexion objective sur la quantite et la qualite des soins

 

METHODE

Elle se fonde sur trois grnds principes :

- La démarche des soins

- Le dossier de soins avec :

o Le diagramme de soins

o Les transmissions ciblées

o Le protocole de soins

o Le plan de soins

- Le résumé de soins infirmiers

 

PROCEDURE (OU DIAGRAMME D’ACTIVITE)

SOINS DE BASE. Alimentation, locomotion, élimination, hygiène et confort

SOINS TECHNIQUES. Prescription médicale, surveillance des traitements, applications thérapeutiques et aide avec actes diagnostiques.

A ces soins sont attribués quatre coefficients ( ou cotations) :

- Coefficient 1 ou autonomie : prédominance de soins légers de durée inférieure à 10 Minutes

- Coefficient 4 ou dépendance modérée ; soins courts de 10 à 40 minutes

- Coefficient 10 ou dependance majeure : soins lourds de 1 à 2 heures

- Coefficient 20 ou dependance totale ; tous les soins donnés en réanimation pour un malade intubé – ventilé.

La cotation des soins s’effectue au moment de la transmission de chaque équipe.

- Un relevé des cotations se fera une fois par semaine et à la sortie du patient, et il sera retranscrit sur des données informatiques.

 

TABLEAU 1.3. SIIPS : tableau récapitulatif : diagramme d’activité

INTENSITE COEFF1 COEFF4 COEFF10 COEFF 20

STRUCTURE Autonomie Dependance moderee Dependance majeure Dependance totale

Soins de base

Alimentation

Mobilisation

Hygiene / confort

Elimination

Soins techniques Prédominance de Predominance des Soins lourds ou courts Soins très lourds

soins legers. Soins courts répétés Ex : assistance continue,

Ex : surveillance Ex : prélèvements Ex : pansement complexe perfusions lourdes

des constantes 4 à 6/24 heures ou ou surveillance des

<4/24 heures perfusion constantes > 8/24 heures

Soins relationnels et educatifs Intervention Intervention d’aide Intervention d’aide Intervention d’aide en situation

Ponctuelle Ex : reformulation en situation difficile de crise

Ex : information et explication Ex : aide lors d’une depression Ex : décès, agitation extrême

Sur un regime

 

 

 

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