DEA 38
DEA 38
FONCTION TABLEAU RECAPITULATIF DES
PARAMETRES
A PRENDRE EN COMPTE DANS UN BILAN NON
ET A SURVEILLER DURANT LA PRISE EN CHARGE
SECOURISTES
FONCTION Conscience Orientation Troubles Comportement Pupilles Douleur* Température* Dextro
NERVEUSE YVM Temps, espace langage
FONCTION Ventilation Saturométrie Signes Bruits Difficultés pour Cyanose Sueurs Peak
flow
RESPIRATOIRE F-A-R de tirage respiratoires parler
FONCTION Hémorragies Pouls Pression Peau Pâleur Marbrures
ECG
CIRCULATOIRE évidentes F-A-R artérielle Humidité Temps de Extrémité froide
Recoloration
YVM : Ouverture des Yeux, réponse Verbale, réponse Motrice
FAR : Fréquence, Amplitude, Régularité
*Autres paramètres dépendant de la fonction nerveuse pouvant se retrouver dans les différentes détresses vitales.
6. VEILLER AU BON FONCTIONNEMENT DES APPAREILLAGES ET DISPOSITIFS MEDICAUX
Veiller au bon fonctionnement des appareillages et dispositifs médicaux, implique la mise en place de ce que l’on appelle la matériovigilance, afin que ces appareils soient toujours dans un état de fonctionnement optimum.
La matériovigilance trouve son origine dans les directives européennes relatives aux dispositifs médicaux. La transposition en droit national de ces directives, définit ’organisation retenue par la France, pour son système de matériovigilance.
Ainsi le système national comprend à l’échelon :
- National : l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) avec la Commission nationale de matériovigilance et les sous-commissions techniques ;
- Local : les correspondants locaux de matériovigilance dont les coordonnées doivent être communiquées à l’AFSSAPS
Dispositif médical
C’est l’article L. 5211-1 du Code de Santé Publique qui donne la définition de ce qu’est un dispositif médical : « On entend par dispositif médical tout instrument , appareil, équipement, matière, produit, à l’exception des produits d’origine humaine, ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant dans son fonctionnement, destiné par le fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins médicales et dont l’action principale voulue n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques, ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens. Les dispositifs médicaux qui sont conçus pour être implantés en totalité ou en partie dans le corps humain ou placés dans un orifice naturel, et qui dépendent pour leur bon fonctionnement d’une source d’énergie électrique ou de toute source d’énergie autre que celle qui est générée directement par le corps humain ou la pesanteur, sont dénommés dispositifs médicaux implantables actifs. »
Matériovigilance
L’article R. 5212-1 du Code de la Santé publique définit la matériovigilance comme : la surveillance des incidents ou des risques d’incidents résultant de l’utilisation des dispositifs médicaux(…). Elle s’exerce sur les dispositifs médicaux après leur mise sur le marché et comporte :
- Le signalement et l’enregistrement des incidents ou des risques d’incidents mentionnés aux articles R 5212-14 et R 5212-15 ;
- L’enregistrement, l’évaluation et l’exploitation de ces informations dans un but de prévention ;
- La réalisation de toutes études ou travaux concernant la sécurité d’utilisation des dispositifs médicaux ;
- La réalisation et le suivi des actions correctives décidées.
En pratique, l’ambulancier dispose à son bord d’un certain nombre de dispositifs médicaux qui nécessitent un entretien régulier (cf. module 3) et un suivi de maintenance.
PRINCIPAUX APPAREILS UTILISES PAR L’AMBULANCIER ET CONCERNES PAR LA MATERIOVIGILANCE
Quoi ? Les scopes, saturomètres, moniteur ECG, thermomètre électronique, tensiomètre électronique…
Pourquoi ? Eviter des données erronées. Ces appareillages doivent être calibrés régulièrement.
Remarque Astuce pour le matériel grand public ; prendre une tension avec un brassard électronique et comparer avec une prise manuelle. Pour la température : tympanique contre thermomètre traditionnel.
Q ? Les respirateurs, les DAE
P ? Eviter que la délivrance réelle ne diffère de la délivrance prescrite
R Sur un DAE un témoin de fonctionnement extérieur indique la présence d’une anomalie.
Q ? Les détecteurs de monoxyde de carbone
P ? Eviter que le réactif du détecteur ne périme et annule la protection. Ne pas dépasser la date limite d’utilisation.
Q ? Les bouteilles d’oxygène et toute la tuyauterie
P ? Eviter les risque d ‘explosion ou d’incendie en évitant les fuites. Ne pas dépasser la date limite d’utilisation.
R Raison pour laquelle il faut purger les rampes et manodétendeurs après utilisation. Le contrat d’oxygène prend en charge l’ensemble des contrôles de maintenance et de qualité. La tuyauterie doit être changée tous les 5 ans.
Q ? Les aspirateurs de mucosités
P ? Eviter leur inefficacité au moment de l‘emploi.
Cette prise en compte du matériel et la nécessité de la mise en place de la matériovigilance implique un certain nombre de dispositions tant au niveau du matériel qu’à celui de son utilisateur.
2.58. L’ATTITUDE FACE AU MATERIEL UTILISE (A)
Etre formé à l’utilisation Une formation ou initiation doit être mise en place pour tout nouveau matériel. Le manuel et les précautions d’emploi doivent être lus et conservés à un endroit accessible à tous. Une affichette d’utilisation et de précautions peut être mise à disposition dans le véhicule.
Ne manier que du matériel connu Un service hospitalier n’a pas à prêter du matériel à un ambulancier. Ce dernier doit disposer de son propre matériel.
Utiliser avec précaution Tout choc, détérioration ou chute doit voir le matériel immobilisé, révisé pour éviter tout dérèglement interne et risque d’accident.
Vérifier régulièrement Le matériel doit être vérifié à chaque prise de service. La signature, de celui qui a effectué la vérification, apposée sur la feuille de traçabilité garantit le suivi des appareillages. Elle engage sa responsabilité. Certains moniteur/défibrillateur, respirateurs… disposent de « check list constructeur » à remplir à chaque vérification avec des paramètres à tester.
Ne pas outrepasser ses compétences Ne pas ouvrir ou bricoler le matériel. L’ambulancier ne doit pas prendre la responsabilité de vérifier du matériel pour lequel il n’est pas formé.
Rendre compte et informer Signaler à l’Afssaps, via la direction de la société, tout problème d’utilisation d’un appareil.
Prévenir Avoir un contrat de maintenance ou les coordonnées d’un service de matériovigilance.
TYPES D’INCIDENTS OU RISQUES D’INCIDENTS AU REGARD DU COD DE SANTE PUBLIQUE
Ceux qu’il convient obligatoirement de signaler, en application des articles L 665-6 et R 665-49 du Code de la sante publique
Art L 665-6 : le fabricant, les utilisateurs d’un dispositif et les tiers ayant connaissance d’un incident ou d’un risque d’incident mettant en cause un dispositif ayant entraîné ou susceptible d’entraîner la mort ou la dégradation grave de l’état de santé d’un patient, d’un utilisateur ou d’un tiers doivent le signaler sans délai à l’autorité administrative.
Art R 665-49 : donnent lieu obligatoirement et sans délai à un signalement les incidents ou risques d’incidents définis à l’article L 665-6.
Ceux que l’on peut signaler, le cas échéant, en application de l’article R 665-50 :
Art. R 665-50 : donnent lieu facultativement à un signalement les incidents suivants :
- o Réaction nocive et non voulue se produisant lors de l’utilisation d’un dispositif médical conformément à sa destination
- o Réaction nocive et non voulue résultant d’une utilisation d’un dispositif médical ne respectant pas les instructions du fabricant ;
- o Tout dysfonctionnement ou toute altération des caractéristiques ou des performances d’un dispositif médical ;
- o Toute indication erronée, omission et insuffisance dans la notice d’instruction, le mode d’emploi ou le manuel de maintenance.
Ceux qui, dans le silence des textes, ne nécessitent pas d’être signalés :
Le risque d’incident ou quasi-incident est un incident qui ne survient pas grâce à un heureux hasard ou du fait de l’intervention d’une personne. Il convient de noter que l’art. L 665-6 ne distingue pas l’incident, du risque d’incident, des 2 entités ayant donc la même valeur juridique, et devant recevoir le même traitement.
TYPE DE FICHE A REMPLIR POUR LE SIGNALEMENT
MATERIOVIGILANCE – SIGNALEMENT D’UN INCIDENT OU RISQUE D’INCIDENT.
Rubriques à remplir :
- 1. Renseignements concernant la personne qui fait le signalement
- 2. Renseignements concernant le matériel incriminé
- 3. Renseignements concernant l’incident.
AIDE AU SIGNALEMENT DES INCIDENTS DE MATERIOVIGILANCE
(cerfa)
Arbre aboutissant à :
Pas de déclaration ; Déclaration facultative ; Déclaration obligatoire.
Encart « APPRECIATION DE LA GRAVITE » :
- Décès
- Menace de pronostic vital
- Incapacité permanente ou importante
- Hospitalisation ou prolongation d’hospitalisation
- Nécessité d’intervention médicale ou chirurgicale
- Malformation congénitale.
AUTOEVALUATION DU MODULE 2 :
1. L’embolie pulmonaire est due à la migration d’un caillot de sang au niveau des poumons. V. F
2. L’œdème aigu du poumon est un gonflement du poumon V F.
3. La grossesse extra utérine est une urgence vitale V. F
4. Le score de Glasgow sert à mesurer le taux de sucre dans le sang V F.
5. Il n’est pas du ressort de l’ambulancier de prendre en compte la douleur de la personne transportée V F.
6. Un melaena est un vomissement de sang digéré V F.
7. L’intoxication par une substance toxique peut entraîner une détresse respiratoire V. F
8. On appelle intervalle libre, le délai entre un traumatisme crânien et l’apparition de troubles de conscienceV. F
9. La prise de la pression artérielle fait partie des attributions de l’ambulancier V. F
10. Une réaction allergique peut entraîner une détresse respiratoire. V. F