Menace NRBC

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LA MENACE NRBC

(RISQUES NUCLEAIRE, RADIOLOGIQUE, BIOLOGIQUE ET CHIMIQUE)

 

1.ORGANISATION ZONALE

2.RISQUES ET PARTICULARITES

3.REPONSES POUR L’HOPITAL

 

1.ORGANISATION ZONALE

En ce qui concerne les risques collectifs, il faut :

-          Identifier un danger dans l’environnement et appliquer les consignes de protection adaptées

-          Que chacun identifie son rôle en cas de plan blanc

-          Etre sensibilisé aux risques nucléaires, bactériologiques et chimiques.

RISQUES NUCLEAIRE, RADIOLOGIQUE, BIOLOGIQUE (bactériologique, viral, etc…) ET CHIMIQUE

Attention : le risque bactériologique est inclus dans le risque biologique.

FORMATION NRBC

-          Formation obligatoire sur une journée pour tous les ambulanciers, infirmiers et pompiers

-          Population : personnels des SMUR, SAU, UPATOU, réanimations, blocs opératoires

-          Objectifs : appréhender les risques et connaître les principes d’habillage et de mise en œuvre d’une chaîne de décontamination et de protection de l’hôpital

-          Environ 1000 personnes par département.

La société est organisée pour faire face au risque nucléaire, biologique et chimique, accidentel, terroriste, ou militaire.

La question n’est pas : « Est-ce que cela va arriver ? » ; la question est : « Où et quand ? ».

LES COMPOSANTES DE LA DEFENSE

Ordonnance du 7 janvier 1959 portant organisation générale de la défense

Défense nationale

-          Défense militaire

-          Défense non militaire

  • o    Défense civile (notamment à caractère sanitaire)
  • o    Défense économique

MISSIONS DE LA DEFENSE SANITAIRE

(Décret du 11 janvier 1972)

-          Défense en matière sanitaire intéressant la population civile

-          Protection à l’égard des dangers résultants de toutes les formes d’agression :

  • o    Des malades et du personnel hospitalier
  • o    Des pensionnaires et du personnel des établissements à caractère social

-          Soins aux victimes civiles

-          Traitement des victimes militaires si besoin

On a le droit de demander à être hospitalisé à l’hôpital d’instruction des armées, même quand on est civil.

ECHELON NATIONAL

REPARTITION EN ZONES DE DEFENSE

Les sept zones de défense civile et leurs chefs-lieux.

Environ 2 CHU par zone.

ECHELON ZONAL

Hôpitaux de référence : établissement disposant de:

-          Un SAMU

-          DZ

-          SAU (service d’accueil d’urgence)

-          UPATOU

-          Médecine infectieuse : réanimation pédiatrique + chambre à pression négative

-          Service de médecine nucléaire

-          Laboratoire de confinement L3

-          Equipe NBC.

DEFINITION HOPITAL REFERENT

-          Etablissement désigné :

  • o    Par arrêté du ministre 30/12/05
  • o    Pour faire face à un risque en particulier NRBC

-          Etablissement qui dispose :

  • o    SAMU
  • o    DZ
  • o    SAU
  • o    Service à MI + chambre à pression négative
  • o    Service de réanimation et chambre d’isolement
  • o    Service pédiatrie + chambres à pression négative (3 par département)
  • o    Service de médecine nucléaire
  • o    Laboratoire de confinement L3 (pouvant utiliser des germes hautement pathogènes) (L4 : un seul laboratoire en France pour conserver les germes hautement pathogènes)
  • o    Equipe NRBC (formations, conseils techniques)

ECHELON HOSPITALIER

Circulaire plan blanc (03/05/2002) : organisation du système hospitalier en cas d’afflux massif de blessés.

L’élaboration des annexes NRBC des plans blancs est de la responsabilité de chacune des directions d’hôpitaux.

Les hôpitaux de référence ont rôle de coordination technique.

Elaboration des plans de formation (formation NRBC rendue obligatoire).

   

2.RISQUES ET PARTICULARITES

Organisation des secours en France :

1 seul SAMU par département

+ 112 (pas en France)

RISQUE CHIMIQUE

-1914/1918 : gaz moutarde (militaire) (17 000 morts ; 1 millions de victimes)

-1984 : nuage toxique (Bhopal) (industriel) (explosion : 30 000 morts ; 500 000 blessés)

-1995 : gaz sarin (Tokyo) (terroriste) (12 morts ; 5 500 blessés ; les secouristes ont été contaminés)

Détails :

-gaz hilarant

-gaz moutarde : bombes enterrées dans le sol qui fuient, gaz suffoquant (attaque les poumons)

-gaz sarin : neurotoxique à pénétration pulmonaire.

Sans oublier :

1976 : Seveso, Lombardie, Italie, dioxine.

RISQUE CHIMIQUE

Ce risque inclut le transport de matières dangereuses (rail d’Ouessant : gaz sarin).

Clinique :

-les organophosphorés (par ex. engrais): troubles respiratoires, comas, convulsions, décès

-les cyanés (par ex. incendie plastique): troubles neurologiques, respiratoires, cardio-vasculaires

-les vésicants (par ex. ypérites, gaz de combat): troubles respiratoires, cutanés, oculaires, digestifs, septicémies

-les suffocants (par ex. chlore, ammoniaque) : troubles respiratoires, irritations oculaires, état de choc.

« la goutte qui tue »

RISQUES SEVESO

Dans chaque département, les usines sont obligées de se conformer à la directive européenne Seveso.

TRAITEMENT

 

-Prévention : protection par les tenues ( ?)

-Traitement des contaminés : isolement et filière de décontamination (connaissance des plans et du matériel)

-Traitement spécifique : atropine pour neurotoxique (faire confiance aux spécialistes engagés pour l’identification)

PARTICULARITES DU RISQUE CHIMIQUE

-Catastrophe avec un risque d’afflux massif de victimes + ou – contaminées

-L’alerte est donnée par les premières victimes

-Risque de saturation et d’incapacitation (contamination) des structures de soins

-Pour diminuer l’impact

*Alerte rapide et spécifique

*Prise en charge préhospitalière (décontamination, stabilisation, triage)

*Protection des structures de soins à fermeture de l’hôpital

*Formation des équipes soignantes.

En cas de risque chimique, il faut se confiner chez soi, fermer les fenêtres, et écouter la radio locale avec un appareil à piles.

IDENTIFICATION DES SIGNAUX D’ALERTE A LA POPULATION

-Pour annoncer un danger immédiat pour la population (nuage toxique, tornade,…) la sirène diffuse :

*Un signal prolongé montant et descendant pendant au moins 3 fois 1 mn séparé par un intervalle de 5 s.

TRANSFERT DE CONTAMINATION CHIMIQUE

Diminution de la quantité de toxique de proche en proche

Pénétration des toxiques :

-cutané : la plus lente

-pulmonaire : rapide

-digestive : rapide (ne pas boire)

-yeux

Intoxication en fonction de la voie et de la dose :

-prurit, démangeaison oculaire

-nausées, vomissements, douleurs abdominales

-toux, dyspnée, asphyxie

-malaise, convulsions, coma

-défaillance polyviscérale.

TENUE DE PROTECTION CHIMIQUE

Tenue intégrale synthétique + masque à gaz

Combinaison légère de décontamination + cartouche filtrante à spectre large

2 paires de gants

Traitement des contaminés : isolement et décontamination

Traitement spécifique : atropine pour neurotoxiques.

CONCLUSION

-identifier l’agent pour un traitement adapté

-calmer, rassurer

-connaître les plans de mise en œuvre

-éviter à tout prix toute contamination de l’hôpital ce qui le paralyserait

-le premier des soins est la décontamination

La prise en charge à l’hôpital débute impérativement après décontamination.

-se protéger

-protéger l’institution

-isoler

-décontaminer.

RISQUE NUCLEAIRE

Irradiation naturelle : granit, séjour en altitude, radon (cave non ventilée)

Irradiation artificielle : médicale, industrielle et militaire

Ile longue

Granit breton : 3000 bq/kg (bequerels)

Béton : 500 bq/kg

Eau de mer : 12 bq/kg

30 000 bq/an + irradiation artificielle

L’irradiation médicale (radiographies, panoramiques dentaires) représente plus de 28 % de l’irradiation totale pour une personne.

Irradiation cosmique (soleil en altitude) : 12% sol et 12% ciel

Radon : 37%

Essais nucléaires, industrie : 1,5%

Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire

(Radiographies : ne se propage pas, ne rayonne pas.

Scintigraphie osseuse : avertir l’entourage car rayonne à 1-2 m)

RISQUES NUCLEAIRES

Ile longue

Brennilis en démantèlement

Chinon 37

St Laurent 41

Flamanville 50

La Hague 50

Dampierre 45

Penly 76

Paluel 76

Belleville 18

PARTICULARITES RISQUE RADIOLOGIQUE

Irradiation différent de contamination

Irradiation: exposition à un rayonnement ionisant

Transfert de contamination

Radio-contamination (externe et interne)

COMMENT SE PROTEGER DE LA CONTAMINATION INTERNE ?

Boire, manger, fumer

Le risque est fonction de : dose, distance, temps d’exposition

Court terme CT : érythème, nausée, coma

Moyen terme MT : effets tératogènes, nécroses

Long terme LT : cancer, syndrome intestinal.

COMMENT SE PROTEGER DE L’IRRADIATION ?

Temps, distance, écran.

(Polycopié AFGSU – 1)

 

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