Médicament dangereux

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MEDICAMENTS DANGEREUX

Le Donormyl (hypnotique, doxylamine, classe thérapeutique: neurologie-psychiatrie) est dangereux à posologie normale: il détruit les neurones (problème de mémoire immédiate). Auparavant ce médicament était vendu uniquement sur prescription médicale (ordonnance):

http://www.doctissimo.fr/medicament-DONORMYL.htm Ici doctissimo a sélectionné la version effervescente mais les petits comprimés blancs sont nocifs. Une seule boîte suffit pour la vie entière.

Il s’agit :

− de médicaments actifs mais qui exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent ; 

− de médicaments anciens dont l’utilisation est dépassée, car d’autres ont une balance bénéfices-risques plus favorable ; 

− de médicaments récents dont la balance bénéfices-risques s’avère moins favorable que celle de médicaments plus anciens ; 

− de médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée au-delà d’un effet placebo, et qui exposent à des dommages disproportionnés ;

− d’associations à doses fixes, qui cumulent l’exposition aux effets indésirables et aux interactions des médicaments qui les composent, sans apporter de gain notable d’efficacité.

Cardiologie

− L’aliskirène (Rasilez°), un antihypertenseur

sans efficacité démontrée

en termes de diminution des accidents

cardiovasculaires, expose à un

surcroît de troubles cardiovasculaires

et d’insuffisances rénales (n° 341

p. 183 ; n° 349 p. 820). Autant en

rester par exemple aux diurétiques

et aux inhibiteurs de l’enzyme de

conversion (IEC) éprouvés ;

− le fénofibrate (Lipanthyl° ou autre),

le bézafibrate (Befizal°) et le ciprofibrate

(Lipanor° ou autre), des hypocholestérolémiants

sans efficacité clinique

démontrée, exposent à de

nombreux effets indésirables, notamment

cutanés, hématologiques et

rénaux (n° 329 p. 193). Le gemfibrozil

(Lipur°), le seul fibrate avec une certaine

efficacité démontrée, est un

recours, à manier avec prudence,

quand un fibrate est choisi ;

− l’ivabradine (Procoralan°), sans avantage

dans l’angor et dans l’insuffisance

cardiaque, expose à des troubles

visuels, des bradycardies parfois

sévères et autres troubles du rythme

cardiaque (n° 350 p. 900). Autant en

rester aux traitements éprouvés ;

− le nicorandil (Adancor° ou autre),

un vasodilatateur avec une composante

nitrée, sans efficacité démontrée

au-delà de l’effet symptomatique

dans l’angor, expose à des ulcérations

cutanéomuqueuses parfois graves

(n° 342 p. 268 ; n° 345 p. 516).

Autant en rester par exemple à un

dérivé nitré ;

− la trimétazidine (Vastarel° ou autre),

une substance aux propriétés incertaines

utilisée dans l’angor sans efficacité

démontrée au-delà de l’effet

symptomatique, expose à des syndromes

parkinsoniens, des hallucinations

et des thrombopénies (n° 342

p. 260-261). Autant en rester aux

traitements éprouvés ;

− les “vasodilatateurs”, particulièrement

ceux dérivés de l’ergot de seigle,

utilisés dans les “déficits cognitifs

neurosensoriels liés à l’âge” : la dihydroergocryptine

(dans Vasobral°), la

dihydroergocristine (Iskédyl°), la dihydroergotoxine

(Hydergine°), la nicergoline

(Sermion° ou autre), sans efficacité

prouvée, exposent à des risques

de fibroses notamment pulmonaires

ou rétropéritonéales (n° 342 p. 260-

261 ; n° 343 p. 361). Autant ne pas

compter sur les médicaments dans

ces situations ;

− l’association à doses fixes cafédrine

+ théodrénaline (Praxinor°), des sympathomimétiques

d’intérêt non

démontré sur les hypotensions, et

qui exposent à des effets indésirables

cardiovasculaires graves ainsi qu’à

des dépendances (n° 344 p. 421).

En cas d’hypotension, mieux vaut

se concentrer sur des mesures non

médicamenteuses (bas de contention,

régime salé, etc.), voire

utiliser avec précaution la midodrine

(Gutron°), faute de mieux (n° 294

p. 263) ;

− la triple association à doses fixes

amlodipine + valsartan + hydrochlorothiazide

(Exforge HCT°), qui expose

à une utilisation abusive d’une trithérapie

dans l’hypertension artérielle

avec multiplication des effets

indésirables et des interactions, à des

risques d’erreurs de dosages liées au

conditionnement inadapté (n° 325

p. 809). Mieux vaut adapter avec

précision la dose de chaque antihypertenseur

quand une trithérapie

semble nécessaire.

Cancérologie - Hématologie

Parmi les cytotoxiques commercialisés

en France, 5 cytotoxiques

cités ci-dessous sont à retirer du marché

soit parce qu’ils ont une balance

bénéfices-risques moins favorable

que d’autres cytotoxiques mieux

éprouvés, soit parce que des soins

symptomatiques sans cytotoxique

sont une meilleure option :

− le catumaxomab (Removab°) n’augmente

pas la durée de vie dans l’ascite

maligne, et expose plus de trois

quarts des patients à des effets indésirables

graves (n° 319 p. 332-335) ;

− le panitumumab (Vectibix°), n’augmente

pas la survie dans les cancers

colorectaux métastasés, et expose à

des effets indésirables chez environ

90 % des patients, dont des hypersensibilités

et des atteintes cutanées

(n° 323 p. 666) ;

− la trabectédine (Yondelis°), sans efficacité

tangible démontrée dans les

cancers de l’ovaire et les sarcomes

des tissus mous, expose à des effets

indésirables graves très fréquents,

digestifs, hématologiques et hépatiques

(n° 326 p. 892) ;

− le vandétanib (Caprelsa°), sans efficacité

démontrée sur la survie dans

les cancers médullaires de la thyroïde,

expose à des effets indésirables graves

chez 1 patient sur 3 (diarrhées, pneumonies,

hypertensions) et à des

morts subites (n° 342 p. 256-259) ;

− la vinflumine (Javlor°) n’apporte

pas de progrès dans les cancers de la

vessie, et expose à des effets indésirables

hématologiques fréquents et

parfois mortels (n° 320 p. 415).

D’autre part, le fer dextran (Ferrisat°)

expose à davantage d’hypersensibilités

que les autres spécialités

à base de fer injectable disponibles

(n° 349 p. 819).

Dermatologie - Allergologie

− Le tacrolimus dermique (Protopic°),

un immunodépresseur dans l’eczéma,

expose à des risques de cancers

cutanés et de lymphomes, disproportionnés

avec l’affection traitée

(n° 343 p. 345 + 361). Autant en

rester à un dermocorticoïde géré à

bon escient dans les poussées ;

− la méquitazine (Primalan°), un antihistaminique

H1 “sédatif” et “atropinique”

dans les allergies, d’efficacité

modeste, expose plus que d’autres

antihistaminiques H1 à des troubles

du rythme cardiaque (n° 337 p. 819).

Autant en rester à des antihistaminiques

non “sédatifs” et non “atropiniques”

tels que la loratadine (Clarityne°

ou autre) ou la cétirizine

(Zyrtec° ou autre) ;

− la prométhazine injectable (Phenergan°),

un antihistaminique H1 dans

l’urticaire sévère, expose à des

nécroses cutanées et des gangrènes

(n° 327 p. 59). Autant en rester à la

dexchlorphéniramine injectable (Polaramine°).

Diabétologie - Nutrition

− Les inhibiteurs de la dipeptidyl

peptidase 4 (DPP-4), alias gliptines)

tels que la saxagliptine (Onglyza°), la

sitagliptine (Januvia°, Xelevia°) et la

vildagliptine (Galvus°), sans efficacité

clinique démontrée sur les complications

du diabète (accidents cardiovasculaires,

insuffisances rénales,

atteinte neurologique, etc.). Ils ont

un profil d’effets indésirables chargé,

notamment des troubles de l’immunité,

des pancréatites, des hypersensibilités

(n° 347 p. 655 ; n° 349

p. 811). Autant en rester aux traitements

éprouvés, tels la metformine

(Glucophage° ou autre), le glibenclamide

(Daonil° ou autre) et l’insuline ;

− l’orlistat (Xenical° ou autre) a des

effets indésirables (troubles digestifs

très fréquents, atteintes hépatiques,

etc.) et des interactions disproportionnés

au regard d’une efficacité modeste

et temporaire en termes de perte de

poids, sans preuve d’effet favorable à

long terme (n° 349 p. 829). Mieux

vaut éviter les médicaments pour perdre

du poids et s’en tenir à des mesures

physiques et diététiques.

Gastro-entérologie

− La dompéridone (Motilium° ou

autre), un neuroleptique, expose à

des troubles du rythme ventriculaire

et des morts subites, disproportionnés

par rapport aux symptômes traités,

les reflux gastro-oesophagiens ou les

nausées et vomissements (n° 340

p. 108 ; n° 341 p. 196). Selon les

situations, d’autres médicaments ont

une balance bénéfices-risques plus

favorable, tels les antiacides ou l’oméprazole

(Mopral° ou autre) dans le

reflux gastro-oesophagien ;

− le prucalopride (Resolor°), un médicament

apparenté aux neuroleptiques

autorisé dans la constipation,

expose à des troubles cardiovasculaires

(n° 328 p. 90-94). Autant en

rester à des laxatifs minutieusement

choisis quand une prise en charge

diététique ne suffit pas.

Infectiologie

− La moxifloxacine (Izilox°), une fluoroquinolone

pas plus efficace que

d’autres, expose à des syndromes de

Lyell, à des hépatites fulminantes,

et à un surcroît de troubles cardiaques

(n° 327 p. 12) ;

− la télithromycine (Ketek°), un

macrolide sans avantage sur les

autres, expose à un surcroît de troubles

cardiaques, hépatiques et visuels

(n° 316 p. 115).

Neurologie

− La flunarizine (Sibelium°) et l’indoramine

(Vidora°), des neuroleptiques

en prévention des crises de

migraine, ont des effets indésirables

excessifs au regard de l’efficacité

(n° 318 p. 264 ; n° 321 p. 499).

Autant préférer d’autres options,

telles que le propranolol (Avlocardyl°

ou autre) ;

− le natalizumab (Tysabri°), un immunodépresseur

dont il n’est pas démontré

qu’il soit plus efficace que les interférons

bêta dans la sclérose en plaques,

expose à des leucoencéphalopathies

parfois mortelles, à des réactions d’hypersensibilité

et à trop d’inconnues à

long terme (n° 333 p. 508) ;

− la tolcapone (Tasmar°), un antiparkinsonien,

expose à des atteintes

hépatiques parfois mortelles (n° 330

p. 273-279). En dernière ligne l’entacapone

(Comtan° ou autre) est une

option.

Psychiatrie - Dépendances

Plusieurs médicaments contre la

dépression sont à retirer car de nombreux

autres antidépresseurs ont une

balance bénéfices-risques plus favorable:

− l’agomélatine (Valdoxan°), d’efficacité

douteuse, expose à des troubles

hépatiques, pancréatiques, musculaires

et cutanés (n° 351 p. 26) ;

− la duloxétine (Cymbalta°) expose à

des atteintes hépatiques (n° 320

p. 423) ;

− le milnacipran (Ixel° ou autre)

expose à un surcroît de troubles cardiaques

et urinaires (n° 338 p. 906) ;

− la tianeptine (Stablon°) expose à

des dépendances et à des atteintes

hépatiques et cutanées (n° 339 p. 25 ;

n° 345 p. 516 ; n° 349 p. 822) ;

− la venlafaxine (Effexor° LP ou autre)

expose plus que d’autres antidépresseurs

à des troubles cardiovasculaires

(n° 343 p. 353).

D’autres psychotropes sont aussi

à retirer :

− l’asénapine (Sycrest°) moins efficace

que d’autres neuroleptiques dans les

épisodes maniaques chez les patients

atteints de trouble bipolaire, expose

à des hypoesthésies buccales et à des

hypersensibilités parfois graves

(n° 342 p. 255) ;

− l’étifoxine (Stresam°), d’efficacité

mal évaluée dans l’anxiété, expose

à des atteintes hépatiques (n° 349

p. 832). Autant préférer une benzodiazépine

pour une durée la plus

courte possible quand un anxiolytique

est souhaitable ;

− le méprobamate utilisé comme

anxiolytique dans Kaologeais° (en

association, dans les troubles fonctionnels

digestifs avec anxiété), et

dans Precyclan° (en association, dans

le syndrome prémenstruel), expose

à des effets indésirables cutanés et

hématologiques sévères, et à des syndromes

de sevrage (n° 336 p. 737).

Autant préférer une benzodiazépine

quand un anxiolytique est souhaitable.

Des médicaments commercialisés

dans le sevrage tabagique sont à retirer,

car ils ne sont pas plus efficaces

que la nicotine et exposent à plus

d’effets indésirables :

− la bupropione (Zyban°), un amphétaminique,

expose à des troubles

neuropsychiques, des malformations

cardiaques congénitales, des dépendances

(n° 339 p. 26-27 ; n° 342

p. 271) ;

− la varénicline (Champix°) expose à

des suicides (n° 342 p. 271).

Pneumologie - ORL

− L’almitrine (Vectarion°), utilisée

comme “oxygénateur” sans efficacité

clinique démontrée dans la bronchopneumopathie

chronique obstructive,

expose à des neuropathies

et des pertes de poids graves (n° 345

p. 505) ;

− la pholcodine, un opioïde, expose à

un risque de sensibilisation aux

curares (n° 349 p. 830). La toux est

une affection bénigne qui ne justifie

pas l’exposition à de tels risques ;

− les décongestionnants vasoconstricteurs

par voies orale et nasale

(l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline,

le pseudoéphédrine et le tuaminoheptane)

exposent à des troubles

cardiovasculaires disproportionnés

pour des médicaments destinés à

soulager des troubles bénins tels que

le rhume (n° 342 p. 263-264 ; n° 345

p. 505 ; n° 348 p. 738 + 743) ;

− l’omalizumab (Xolair°), un anticorps

monoclonal dans l’asthme persistant

sévère, expose à des infections, des

hypersensibilités et des troubles cardiaques

(n° 324 p. 730-731) ; autant

en rester à un corticoïde ;

− la pirfénidone (Esbriet°), un

immunodépresseur sans efficacité

démontrée dans la fibrose pulmonaire

idiopathique, expose à des

effets indésirables graves, cardiaques

et cutanés entre autres (n° 350 p.

888-891). Autant en rester à une

prise en charge symptomatique faute

de mieux ;

− le tixocortol (associé avec la chlorhexidine

dans Thiovalone°), expose

à des réactions allergiques à type

d’oedèmes cutanéomuqueux de la

face, de glossites, voire d’oedèmes

de Quincke (n° 320 p. 417). Autant

en rester au paracétamol dans les

maux de gorge.

Douleur - Rhumatologie

Antalgie

De nombreux antalgiques

et anti-inflammatoires sont à

retirer du marché. Des options avec

une balance bénéfices-risques plus

favorable sont disponibles. Le paracétamol

est l’antalgique de premier

choix : il est efficace et présente peu

de dangers quand sa posologie est

respectée. Certains anti-inflammatoires

non stéroïdiens (AINS), tels

l’ibuprofène (Brufen° ou autre) et le

naproxène (Naprosyne° ou autre), à

la plus petite dose efficace et pour

une durée la plus courte possible,

sont une alternative.

− les coxibs : le célécoxib (Celebrex°),

l’étoricoxib (Arcoxia°) et le parécoxib

(Dynastat°) exposent à plus de

risques cardiovasculaires et cutanés

que d’autres AINS (n° 344 p. 419) ;

− la floctafénine (Idarac°), un AINS

proposé comme antalgique, expose

à des hypersensibilités dont des bronchospasmes

et des oedèmes de

Quincke (n° 321 p. 498) ;

− le kétoprofène en gel (Ketum° gel

ou autre) expose à un surcroît de

troubles cutanés par rapport à d’autres

AINS topiques (n° 319 p. 338-

339 ; n° 321 p. 501 et III de couv. ;

n° 324 p. 735) ;

− le néfopam (Acupan° ou autre), un

antalgique, expose à des effets atropiniques,

des convulsions, des troubles

hépatiques et des dépendances

(n° 324 p. 738-739) ;

− le nimésulide (Nexen° ou autre),

un AINS, expose à des atteintes hépatiques

graves, voire mortelles (n° 327

p. 22-23 ; n° 335 p. 659) ;

− le piroxicam (Feldène° ou autre),

un AINS, expose à un surcroît de

troubles digestifs et cutanés (dont des

syndromes de Lyell) (n° 321 p. 498).

Ostéoporose

Plusieurs médicaments

commercialisés dans l’ostéoporose

sont à retirer car leur efficacité

est au mieux modeste et leurs effets

indésirables sont parfois graves. Dans

cette situation, autant en rester avec

précaution à l’acide alendronique

(Fosamax° ou autre), quand les

moyens non médicamenteux et l’apport

de calcium + vitamine D3 sont

jugés insuffisants :

− le dénosumab (Prolia°) en prévention

des fractures dans l’ostéoporose

et dans la “perte osseuse” au cours

du cancer de la prostate, expose à

des douleurs dorsales et musculosquelettiques,

et à des infections liées

aux effets immunodépresseurs de

cet anticorps monoclonal (n° 329

p. 168-172). Dans la “perte osseuse”,

on ne connaît pas de médicament

satisfaisant ;

− le strontium ranélate (Protelos°)

expose à des troubles neuropsychiques

et à des hypersensibilités

dont des syndromes de Lyell et des

syndromes d’hypersensibilité multiorganique

(alias Dress), et à des

thromboembolies veineuses (n° 338

p. 902 + 910) ;

− le tériparatide (Forsteo°), un peptide,

expose à des troubles digestifs,

des syncopes secondaires à des hypotensions,

et peut-être à un risque de

tumeurs osseuses (n° 315 p. 18).

Arthrose

Des médicaments utilisés

dans l’arthrose sont à retirer du

marché car ils n’ont pas d’efficacité

démontrée. Autant en rester au paracétamol

en traitement de premier

choix de la douleur :

− la diacéréine (Art 50° ou autre),

expose à des troubles digestifs, des

atteintes cutanées graves et des hépatites ;

− la glucosamine (Voltaflex° ou autre)

expose à des réactions allergiques et

à des troubles hépatiques (n° 323

p. 663) ;

Divers

D’autres médicaments utilisés

principalement en rhumatologie

sont à retirer du marché :

− des myorelaxants sans efficacité

démontrée : le méthocarbamol (Lumirelax°)

expose à de nombreux effets

indésirables, dont des troubles digestifs

et des atteintes cutanées ; et le

thiocolchicoside (Coltramyl° ou autre),

un dérivé de la colchicine, expose à

des diarrhées, des gastralgies, et semble-

t-il des convulsions (n° 321 p. 498 ;

n° 313 p. 833). Autant en rester à

d’autres traitements symptomatiques ;

− la quinine (Hexaquine°, Okimus°,

Quinine vitamine C Grand°) dans

les crampes, expose à des hypersensibilités,

des troubles hématologiques,

des troubles cardiaques disproportionnés

au regard d’une efficacité

marginale (n° 344 p. 421). On ne

connait pas de médicament avec une

balance bénéfices-risques favorable

dans les crampes ;

− la spécialité Colchimax° (colchicine +

poudre d’opium + tiémonium) en raison

de la présence de la poudre d’opium

et du tiémonium qui masquent les

diarrhées, un des premiers signes de

surdose parfois mortelle de la colchicine

(n° 350 p. 901). Autant en rester

à la colchicine seule (Colchicine Opocalcium°) ;

− l’association dexaméthasone + salicylamide

+ salicylate d’hydroxyéthyle

(Percutalgine°) (n° 345 p. 505), et

l’association prednisolone + salicylate

de dipropylène glycol (Cortisal°) (n° 338

p. 898) qui exposent aux effets indésirables

des corticoïdes et aux réactions

d’hypersensibilité des salicylés ;

autant en rester au paracétamol oral

ou à l’ibuprofène topique (Advil° gel

ou autre) pour soulager la douleur

en cas d’entorse ou de tendinite, en

complément de mesures non médicamenteuses

(repos, glace, attelles, etc.).

Les soignants et patients ont intérêt

à se préparer aux retraits du marché

justifiés par les données de l’évaluation.

Définir les objectifs des traitements,

puis réviser les traitements à

l’aune de ces objectifs aident à éviter

de nombreux médicaments inutilement

dangereux.

 

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Publié dans PHARMACIE

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