DEA 4
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IL FAUT LIRE CE BLOG COMME ON OUVRE UN LIVRE EN LIBRAIRIE.
LE COPIER-COLLER EST INTERDIT.
1.7.LE COLLIER CERVICAL (M)
Le collier cervical permet d’immobiliser le rachis cervical. Il est posé dès qu’un traumatisme de l’axe tête cou tronc est suspecté (circonstances de l’accident ou douleurs ressenties par la victime…) Il sera systématiquement posé chez toute victime inconsciente suite à un accident traumatique violent.
Descriptif (A)
Le collier cervical est en plastique rigide et flexible.
Pour être efficace, il doit comporter 4 appuis : un appui sternal, un appui mentonnier, un appui occipital et un appui sur les épaules / omoplates.
Une bande auto-agrippante permet de refermer le dispositif (A1). L’arrière du collier prend appui sur l’occiput et les omoplates (A2), il présente une mentonnière (A3) et deux appuis pour les épaules (A5).
Il est généralement pourvu d’une ouverture antérieure pour éviter une compression du larynx (A4) et permettre le contrôle du pouls carotidien.
Il existe, suivant les modèles des :
- Colliers cervicaux réglables adultes (A) et pédiatriques (C).
- Colliers cervicaux de tailles différentes (B).
Ne pas confondre le collier cervical anti-flexion (D), utilisé comme immobilisation en cas de traumatisme ou de suspicion de traumatisme, avec celui en mousse, plus souple, utilisé comme maintien de confort (E) appelé minerve.
Photo A : Collier cervical
A1 : bande auto-agrippante
A2 : arrière du collier (appui sur occiput et omoplates)
A3 : mentonnière
A4 : ouverture antérieure pour éviter compression du larynx
A5 : 2 appuis pour les épaules
Photo B : colliers cervicaux de tailles différentes
Photo C : collier cervical pédiatrique
Photo D : collier cervical anti-flexion (rigide)
Photo E : minerve (haute ou basse) (plus souple)
3.2.1.Hémorragie
Saignement ? à OUI à ARRET DU SAIGNEMENT ALERTE
La compression locale est-elle possible ?
OUI NON
Port de gants Allonger
Compression locale !
Allonger !
Le saignement est-il stoppé ? à NON à à à à (***)
! Point de compression à distance
OUI !
Pansement compressif Le saignement est-il stoppé ?
Le saignement est-il stoppé ? à NON à 2ème pansement OUI NON
OUI compressif Le point de !
! ! compression !
! Le saignement peut-il être !
! est-il stoppé ? maintenu ? !
OUI OUI NON (***) OUI NON à !
! ! ! Garrot
--------------------------------------------Inhalation d’oxygène (si signes de détresse respiratoire)---------------------------
--------------------------------------------Couvrir avec une couverture isotherme-------------------------------------------------
--------------------------------------------Surveiller que le saignement ne reprenne pas-----------------------------------------
ALERTE
Un saignement (appelé hémorragie) est un écoulement de sang en dehors des vaisseaux.
On peut en rencontrer de deux types :
- Le saignement en nappe (hémorragie veineuse)
- Le saignement en jet (hémorragie artérielle).
Une hémorragie est soit externe, extériorisée ou interne (cf. module 2).
Il faut différencier le saignement minime, qui ne représente pas une réelle urgence (abordé dans les lésions de la peau (cf. module 2)), de celui abondant qui ne s’arrête pas spontanément, qui imbibe en quelques secondes un pansement simple et peut conduire à une détresse vitale.
En effet, une hémorragie abondante et/ou prolongée peut engendrer une détresse circulatoire (cf. module 2), car la perte de sang entraîne une baisse de la pression artérielle et un déficit en globules rouges, donc un défaut du transport de l’oxygène.
1.7.LA PRISE EN CHARGE D’UNE HEMORRAGIE EXTERNE (A)
Il faut stopper l’hémorragie et limiter les conséquences de la détresse circulatoire qui peut s’installer.
ACTIONS COMMENTAIRES
Constater l’hémorragie Souvent évidente, elle peut être masquée par un vêtement (blouson, casque)
Il s’agit parfois d’hémorragie interne.
Mettre des gants à usage unique Pour limiter le risque d’accident par exposition au sang
Arrêter l’hémorragie par : Stopper le saignement en utilisant la technique la plus appropriée.
- Une compression directe et Si l’hémorragie est localisée au niveau d’un membre, le surélever
un pansement compressif (cf. 1.5) afin de réduire le débit sanguin.
- Un point de compression
à distance (cf. 1.6)
- Un garrot (cf. 1.8)
Allonger le patient Afin de faciliter la circulation sanguine et limiter le risque de malaise
consécutif à la baisse de la pression artérielle.
Evaluer la détresse circulatoire Rechercher le signes d’aggravation (cf. module 2)
Mettre sous inhalation d’oxygène Placer sous oxygène au masque d’inhalation à haute concentration
(débit de départ 9 L/mn chez l’adulte).
L’ambulancier devance la prescription médicale si une détresse
circulatoire est installée.
Alerter ou faire donner l’alerte Une détresse circulatoire installée nécessite une prise en charge médicalisée
(risque vital important).
Couvrir Lutter contre le froid consomme de l’O2,donc aggrave la détresse circulatoire
Vérifier que l’hémorragie est stoppée Un saignement peut reprendre même sous un pansement
Cas particulier des hémorragies extériorisées et des hémorragies internes (à part le saignement de nez).
Il n’existe pas de technique d’arrêt des hémorragies internes et extériorisées réalisable par l’ambulancier. L’ambulancier doit donc limiter les effets d’une éventuelle détresse circulatoire (cf. module 2), et si besoin susciter la médicalisation.
1.5.LA COMPRESSION DIRECTE (T)
Indication
Hémorragie externe
Justification
La majorité des hémorragies externes peuvent être stoppées par une compression directe.
Matériel
- Une paire de gants à usage unique
- Un pansement compressif improvisé (un ou plusieurs pansements absorbants stériles, appelés « pansements américains » maintenus par une bande) (A) ou un Coussin Hémostatique d’Urgence (CHU) (B) (comprenant une bande élastique (B1), un tampon de mousse (B2) et une compresse stérile (B3)).
Technique
- Compression locale :
Comprimer la plaie hémorragique avec les doigts ou la paume de la main protégés par un gant à usage unique (C). Il est possible de positionner une ou plusieurs compresses stériles sur la plaie (cela ne doit pas retarder la compression).
- Allonger la victime
- Pansement compressif :
Remplacer ensuite rapidement la compression directe par un pansement compressif. Le lien doit recouvrir complètement le pansement compressif (D).
Le pansement doit être suffisamment compressif pour stopper l’hémorragie. En cas de persistance de celle-ci, placer un second pansement par-dessus le premier et maintenir une compression. Si le saignement continue, réaliser un point de compression à distance.
- Installation :
La victime est couverte et placée sous oxygène si nécessaire (E).
Risques et accidents
L’exposition au sang est le principal risque, il est minimisé par le port de gants et le respect des protocoles de nettoyage après la prise en charge.
La compression doit stopper l’hémorragie sans gêner la circulation sanguine en aval du pansement compressif.
Le pansement ne doit pas être trop serré (on doit pouvoir glisser un doigt sous le pansement), surveiller l’extrémité du membre qui ne doit pas être froide, engourdie ni violacée couleur du lit de l’ongle).
Photo A : Pansement américain et bande
Photo B : Coussin Hémostatique d’Urgence
Photo C : La main de l’ambulancier, protégée par un gant à usage unique, serre l’avant bras de la victime
Photo D : Pansement compressif
Photo E : La victime est couverte (film transparent) et porte un masque à oxygène
1.6.LES POINTS DE COMPRESSION (T)
Indication
Lors d’une hémorragie abondante :
- La compression locale directe ou de part et d’autre de la plaie est impossible ou inefficace
- Le pansement compressif n’est pas efficace
Justification
La victime présente un risque vital dû à l’abondance de l’hémorragie. Il faut alors tenter de juguler le saignement en stoppant l’arrivée de sang au niveau de la blessure. Pour ce faire, il faut comprimer à distance l’artère qui vascularise la zone à l’aide d’un point de compression.
Matériel
- Une paire de gants à usage unique
Techniques
Les points de compression se font sur une victime allongée. La compression est réalisée jusqu’à l’arrêt définitif du saignement par l’équipe médicale.
Point de compression à la base du cou (A)
è Hémorragie sur l’artère carotide
Se placer sur le côté au niveau de la tête ; le pouce appuie à la base du cou sans écraser la trachée ; les autres doigts prennent appui derrière le cou ; l’artère carotide est ainsi écrasée contre les vertèbres.
Cette technique n’est réalisée qu’en cas de section de l’artère carotide. Elle ne convient pas à l’arrêt des hémorragies de la tête (face et cuir chevelu).
Photo A : point de compression à la base du cou
Point de compression sous clavier (B)
è Hémorragie du bras ou de l’épaule
Se placer dans l’axe de l’épaule du côté du saignement et utiliser la main opposée au membre blessé. Passer la main sous l’omoplate, glisser le pouce sous la clavicule et venir comprimer l’artère en appuyant en direction des pieds.
Photo B : point de compression sous clavier
Point de compression sous l’aisselle (C)
è Hémorragie du bras
Se placer du côté de l’hémorragie entre le buste et le bras du blessé. Empoigner l’épaule avec les deux mains et appuyer au creux de l’aisselle avec les pouces.
Photo C : point de compression sous l’aisselle
Point de compression sur la face interne du bras
è Hémorragie entre le bras et la main
Se placer du côté de l’hémorragie entre le buste et le bras du patient. Empaumer par-dessous le bras de la victime. Placer le pouce sur la face interne du bras entre les deux masses musculaires et réaliser une rotation afin de comprimer l’artère humérale.
Photo D : point de compression sur la face interne du bras
Point de compression au pli de l’aine
è Hémorragie entre la cuisse et le genou
S’agenouiller au niveau du bassin, du côté lésé. Appuyer avec un poing, bras tendu à la verticale, au milieu du pli de l’aine pour comprimer l’artère fémorale.
Photo E : point de compression au pli de l’aine
Point de compression face interne de la cuisse (F)
è Hémorragie entre le genou et le pied
S’agenouiller au niveau de la cuisse, du côté lésé. Pivoter le membre inférieur afin de dégager la face interne de la cuisse. Appuyer avec le poing, bras tendu à la verticale, au milieu des deux masses musculaires de la cuisse pour comprimer l’artère fémorale sur l’os.
Cette technique n’est pas réalisable sur un membre traumatisé.
Photo F : point de compression face interne de la cuisse
Important
- Pendant la réalisation d’un point de compression, l’ambulancier expliquera à la victime ce qui se passe pour la réconforter et rechercher sa coopération.
- Une fois effectué, un point de compression doit être maintenu et non relâché jusqu’à la prise en charge médicale.
- Si la technique est inefficace, vérifier que la compression est correcte.
- Si l’hémorragie ne peut être stoppée (en fonction de la localisation de la blessure ou dans le cas d’un ambulancier isolé) ou si le point de compression est inefficace : poser un garrot (cf. 1.8).
- La victime est couverte et placée sous oxygène si nécessaire.
Risques et accidents
Le risque pour la victime est le relâchement accidentel du point de compression réactivant l’hémorragie et libérant des toxines dans l’organisme.
L’exposition au sang est le principal risque pour l’ambulancier. Il est minimisé par le port de gants et l’application des protocoles de nettoyage après la prise en charge.
1.7.LA COMPRESSION D’UNE NARINE QUI SAIGNE (T)
Indication
Epistaxis (saignement du nez)
Justification
La compression directe de la narine est une technique facile, rapide et très efficace qui suffit dans la plupart des cas pour arrêter le saignement.
Matériel
- Aucun matériel n’est nécessaire si la compression est assurée par la victime.
- Dans la situation où l’ambulancier doit comprimer lui-même, le port de gants à usage unique est requis.
Technique (A)
- Asseoir le patient, tête penchée en avant (ne surtout pas l’allonger pour éviter que le patient avale son sang).
- Comprimer ou lui demander de comprimer la narine qui saigne, pendant 10 min.
- Demander un avis au centre 15 si le saignement persiste.
Tout saignement de nez après une chute ou un coup peut être le signe d’un traumatisme crânien à surveiller étroitement la conscience et avis centre 15.
Risques et accidents
L’exposition au sang est le principal risque pour l’ambulancier. Il est minimisé par le port de gants et l’application des protocoles de nettoyage après la prise en charge.
Photo A : le patient appuie sur sa narine droite avec l’index
Cas particulier du membre arraché ou sectionné.
La partie sectionnée devra être conservée dans de la glace, dans l’attente de sa réimplantation.
Les conditions d’emballages sont importantes pour préserver sa bonne conservation. Si nécessaire le membre sera rincé au sérum physiologique (ne pas mettre de produit colorant).
Le délai doit être minimum entre l’amputation et l’arrivée au bloc opératoire.
Le conditionnement peut être improvisé avec un sac plastique et des glaçons, cependant des kits pour membres arrachés sont disponibles dans le commerce. Ils sont composés de :
- 1 sac isotherme avec compartiments isolés pour éviter de geler ou coller les segments se trouvant à l’intérieur (1)
- Des pochettes de refroidissement instantané à réaction chimique par percussion à usage unique (2)
- Des compresses stériles
- 1 pansement absorbant Américain (3)
- 1 coussin hémostatique (4)
- 1 paire de gants latex stériles (5)
La partie arrachée ne doit pas être en contact direct avec la glace.
Photo : 1. Sac isotherme avec compartiments isolés
. 2. Des pochettes de refroidissement
. 3. Un pansement absorbant américain
. 4. Un coussin hémostatique
. 5. Une paire de gants latex stériles
1.8.LA COMPRESSION A DISTANCE : LE GARROT (T)
Indication
- Le point de compression est inefficace
- Le point de compression ne peut être maintenu ou réalisé du fait de la position de la victime, de l’accès au membre, de la gestion de plusieurs urgences sur la même ou sur plusieurs victimes.
Justification
En réalisant une compression circulaire autour du membre. Le garrot interrompt totalement la circulation du sang en aval.
Matériel
- Une paire de gants à usage unique.
- Un garrot : large et muni d’une boucle ou d’un tourniquet facilitant le serrage et le maintien, ou improvisé avec une cravate, une écharpe, un foulard, le lien doit être non élastique, large et suffisamment long.
Technique
Le garrot est mis en place (de préférence en maintenant en amont un point de compression) :
- Au membre inférieur, sur la cuisse, entre la plaie et l’aine
- Au membre supérieur, sur le bras, entre la plaie et l’aisselle.
Avec un lien de toile improvisé (cravate, foulard…)
- Plier en deux le lien, le glisser dans le creux naturel du genou ou du coude et remonter vers la racine du membre, la boucle vers l’intérieur (A).
- Passer une extrémité du lien dans la boucle (B) et la tirer afin de resserrer le garrot autour du membre.
- Saisir le second lien maintenu au sol, (C) poursuivre la traction et terminer en nouant les deux extrémités (D).
Avec un garrot (exemple avec le modèle CAT *)
- Glisser le garrot sous la cuisse ou le bras de la victime le plus près possible de la plaie, engager l’extrémité de la sangle dans la boucle et tirer pour serrer le garrot. Utiliser le tourniquet pour parfaire la compression (E).
- Bloquer le tourniquer et sécuriser en fermant la sangle de maintien (F).
Le point de compression peut être relâché lorsque le garrot est serré. Vérifier que le saignement est bien arrêté.
Quelle que soit la méthode :
- Le garrot doit rester visible et l’heure de pose notée (G)
- Le centre 15 doit être prévenu de la pose d’un garrot
- Le garrot ne doit être desserré que sur l’ordre d’un médecin.
- La victime est allongée, couverte et mise sous oxygène si nécessaire.
Risques et accidents
Le risque majeur pour l’ambulancier est l’exposition au sang.
Les risques pour la victime sont :
- Le relâchement accidentel di garrot réactivant l’hémorragie et libérant des toxines dans l’organisme pouvant être mortelles
- L’amputation en cas de maintien prolongé (plusieurs heures).
(*CAT : combat application tourniquet by Fenton pharmaceuticals.)
Photo A : Glisser les deux brins du lien plié en deux dans le creux naturel du genou
Photo B : Remonter vers la racine du membre, la boucle vers l’intérieur
Passer une extrémité du lien dans la boucle, et la tirer afin de resserrer le lien
Photo C : Saisir le second lien maintenu au sol
Photo D : Terminer en nouant les deux extrémités.
Photo E : Garrot modèle CAT : utiliser le tourniquet pour parfaire la compression
Photo F : Bloquer le tourniquet (tourniquet dans l’axe du lien sur le membre)
Photo G : L’heure de pose est notée sur un papier, et le papier est attaché au garrot avec une petite ficelle.