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CONCOURS INFIRMIER ENTREE IFSI
EPREUVES ECRITES ET ORALES
1.LA BIOETHIQUE
SCHEMA BIOETHIQUE
QUESTION DE PRINCIPES
-respect de la dignité humaine
-l’information
-l’autonomie
-le consentement
-bénéfice ou bienfaisance pour l’homme
QUESTION DE BIOLOGIE
-clonage (thérapeutique, reproductif, « crime contre l’espèce humaine »)
-recherche sur les cellules souches
-recherche sur les embryons humains
-recherche sur des virus
-organisme génétiquement modifié
QUESTION DE LOI
-loi de bioéthique 2004 (comité consultatif national d’éthique depuis 1983) révision de la loi tous les 5 ans
QUESTION DE MEDECINE
-assistance médicale à la procréation
-avortement thérapeutique
-acharnement thérapeutique
-réanimation des prématurés
-thérapies géniques et tests génétiques
-don et greffe d’organe
-euthanasie
1.QUESTIONS MORALES ET DEVELOPPEMENT DE LA SCIENCE ET DES TECHNIQUES ?
Par exemple des questions morales sont liées au développement de la génétique.
Il faut établir des limites au comportement humain quant à son intervention sur "lui-même".
Bioéthique : bio (vie) et éthique (morale)
2.QUESTIONS DE PRINCIPES
Dans le domaine de l’éthique et de la bioéthique, certains principes sont fondamentaux et universellement reconnus :
-le respect de la dignité humaine
-l’information de la personne
-l’autonomie
-le consentement
-la bienfaisance.
3.QUESTIONS DE MEDECINE
D’innombrables questions qui touchent l’être humain dans ce qu’il a de plus intime se posent :
-l’assistance médicale à la procréation : l’enfant est-il un dû ou un don ?
-l’avortement thérapeutique
-l’acharnement thérapeutique : « la diminution, voulue ou non, de la durée de vie du patient pourra-t-elle un jour se concevoir comme un moyen de soulager ses douleurs et/ou souffrances ? » (question du CCNE)
-les thérapies géniques et tests génétiques : « si la pratique de ce test génétique était admise, on assisterait sans tarder à sa généralisation au profit d’une discrimination organisée entre les individus et au détriment de leur liberté. »
-l’euthanasie : « Le CCNE unanime condamne un tel acte, envisagé et effectué hors de toute forme de demande ou de consentement de la personne elle-même ou de ses représentants. »
ENCADRE – LE COMITE CONSULTATIF NATIONAL D’ETHIQUE CCNE
Le CCNE, pour les sciences de la vie et de la santé, donne son avis et publie des recommandations publiques dans le domaine de la santé, de la biologie ou de la médecine. Créé en 1983. En lien avec l’Assemblée et le Sénat.
N°108 : soins palliatifs ; n°107 diagnostics anténatals (diagnostic prénatal DPN et diagnostic préimplantatoire DPI ; n°106 pandémie grippale ; n°102 personnes atteintes d’autisme en France
4.QUESTIONS DE BIOLOGIE
La recherche en biologie engage le chercheur à la source de la vie : la cellule. Des questions se posent autour du clonage, de la recherche sur les cellules souches, de la recherche sur les embryons humains, de la recherche sur les virus, des organismes génétiquement modifiés.
FOCUS A l’espoir suscité par la recherche sur les cellules souches (nouveaux médicaments) s’oppose la protection de l’embryon.
ENTRAINEMENT N°1
Doit-on permettre aux couples homosexuels de faire des bébés-éprouvette ? Ces questions douloureuses seront au cœur de la révision de la loi de bioéthique adoptée en août 2004. La France s’est dotée de ses premières lois de bioéthiques en 1994, avec pour objectif de donner un encadrement législatif aux innovations médicales qui impliquent une manipulation du vivant.
Un résumé doit reprendre les idées dans l’ordre.
ENTRAINEMENT N°2
DIGNITE (question de principes) : renvoie au respect que tout individu est en droit d’attendre
CLONAGE (question de biologie) : réalisation de copies conformes du point de vue du patrimoine génétique
CONSENTEMENT (question de principes) : accord précédant un acte qui est donné
ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE (question de médecine) : imposer des soins parfois contre la volonté du patient alors que les espoirs de guérison sont exclus
THERAPIES GENIQUES (question de médecine) : moyens mis en œuvre pour isoler des gènes, les transférer ou les modifier dans un but thérapeutique
EUTHANASIE (question de médecine) : action d’abréger sans souffrances la vie de patients atteints de maladies incurables.
L’ESSENTIEL A RETENIR
La bioéthique bouscule notre rapport au monde par les problèmes moraux qu’elle soumet à notre avis. Le CCNE ne propose que des avis.
2.LES DONS D’ORGANES, DE TISSUS HUMAINS ET DE SANG
3.LA CONTRACEPTION, LES INTERRUPTIONS DE GROSSESSE
1.INTERRUPTION MEDICALE DE GROSSESSE (IMG)
S’il existe un danger pour la mère, l’IMG est possible au cours de la grossesse. Elle est possible dans le cas où le bébé a une affection grave, incurable et s’il n’est pas viable. La décision est prise par une équipe pluridisciplinaire.
2.INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE (IVG)
Pour des raisons qui lui appartiennent, une femme peut demander une IVG.
L’avortement a toujours été pratiqué. En France, au regard des conséquences mortelles d’un avortement pratiqué dans des conditions sanitaires réduites, un mouvement de réglementation de l’avortement s’est mis en place dans les années 1960. A noter l’importance des mouvements féministes en faveur de la législation de l’avortement. En France, pendant la guerre de 1939-1945, l’avortement devient un crime contre l’Etat.
A la fin de l’année 1974, Simone Veil propose une loi légalisant « temporairement » l’avortement. Des débats passionnés, tant sur le plan politique qu’éthique, ont alors lieu à l’Assemblée nationale. Cette loi sera confirmée le 31 décembre 1979.
3.LES LOIS CONCERNANT L’IVG
-La loi Veil du 17 janvier 1975 et la loi du 31 décembre 1979 sont les pivots du cadre légal concernant l’IVG.
-La loi Roudy du 31 décembre 1982 révise la loi Veil : l’interruption volontaire de grossesse est désormais remboursée par la Sécurité sociale.
-La loi Neiertz du 27 janvier 1993 a été votée en réaction aux mouvements qui militent contre le droit à l’avortement. Les pratiques de type « commandos » (empêcher les médecins, s’attacher aux grilles des hôpitaux) des groupes anti-avortement constituent depuis cette loi un délit d’entrave que les tribunaux sanctionnent pénalement.
-La loi du 4 juillet 2001 modifie le délai légal pour avorter : il passe de 10 semaines de grossesse, càd 12 semaines après l’arrêt des dernières règles, à 12 semaines de grossesse, soit 14 SA. Elle autorise les médecins à pratiquer l’IVG sur des mineures sans autorisation parentale. L’IVG médicamenteuse (pilule abortive RU 486) peut être administrée sans hospitalisation si elle intervient avant 5 semaines d’aménorrhée.
4.LA CONTRACEPTION
ENTRAINEMENT N°1
QUESTION
Entre 2002 et 2006, le taux d’IVG pour les femmes de 15 à 49 ans est passé de 206 500 à 208 700, en sachant que la tranche d’âge la plus touchée concerne les femmes de 20 à 29 ans.
Vous ferez l’analyse de ces chiffres en évoquant les raisons qui peuvent les expliquer.
Malgré les nombreuses campagnes de prévention et d’information pour la contraception, le nombre d’IVG n’a pas diminué, est plutôt stable, et est même en augmentation entre 2002 et 2006. Plusieurs facteurs expliquent ce constat :
-Les années 2002-2006 ont mis sur le marché de nouvelles thérapies contre le VIH, favorisant une espérance de vie bien plus élevée. Ces progrès ont généré un relâchement dans l’utilisation du préservatif.
-Bien que les moyens de contraception soient plus nombreux, mieux adaptés, avec moins d’effets secondaires, et soient en partie remboursés par la sécurité sociale, la sexualité reste un domaine tabou. Il est encore aujourd’hui difficile d’aborder la sexualité au sein de la famille ou avec ses amis. L’écoute des jeunes fait défaut. L’implication des hommes au regard de la contraception demeure insuffisante.
L’IVG n’est pas anodin, ni physiquement ni psychologiquement. De nouvelles campagnes de prévention jouent sur l’humour et l’image des hommes.
ENTRAINEMENT N°2
Décrivez une campagne de prévention récente concernant la contraception et dites ce que vous en pensez.
Une des dernières campagnes de contraception représente un jeune homme qui fait un test de grossesse dans les toilettes d’un établissement scolaire.
L’ESSENTIEL A RETENIR
La législation française encadre l’interruption de grossesse, qu’elle soit médicale ou volontaire. Quatre grandes lois : loi Veil, loi Roudy, loi Neiertz et loi du 4 juillet 2001 posent l’IVG comme une liberté pour la femme.
FRYDMAN René (sous la dir.), FLIS-TREVES Muriel (sous la dir.), Mourir avant de n’être, Odile Jacob, 1997.
4.LES SOINS PALLIATIFS
1.LA VIE ET SON PROJET JUSQU’AU BOUT
« Les soins palliatifs sont des soins actifs, délivrés par une équipe multidisciplinaire, dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Ils ont pour but de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort et doivent notamment permettre de soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, sauvegarder la dignité de la personne malade et soutenir son entourage. »
Le deuil suit un processus selon des phases théorisées par Elisabeth Kubler-Ross : le choc, le déni, la colère, le marchandage, la dépression, l’acceptation.
Qu’en est-il des rites funéraires et des us et coutumes post mortem selon la religion ?
TEMOIGNAGE DE PROFESSIONNEL
En entretien avec la famille d’un patient en fin de vie, nous demandons, avec mon collègue, quel pourrait être le projet de vie de leur papa ? Nous écoutons la réponse. « Il voudrait tant rentrer chez lui. Vous pouvez faire quelque chose ? Au moins, il ne souffre pas. Merci. » Tel est le projet de cette famille et de cet homme à ce moment-là, à cette douleur-là.
2.UN ENSEMBLE DE SOINS ET UNE « COMMUNAUTE » AUTOUR DE LA PERSONNE
La personne en fin de vie ne doit plus être seule. Du médecin à l’infirmière en passant par l’aide-soignante, le psychologue ou la femme de ménage, la personne ainsi que sa famille et ses proches, toute cette « communauté » participe à l’amélioration de la qualité de vie de la personne en fin de vie.
L’ORGANISATION DES SOINS PALLIATIFS
SOINS PALLIATIFS A DOMICILE
-Hospitalisation à domicile (HAD)
*demande du patient
*environnement familial favorable
*EMSP
*médecin traitant
*dépend d’un hôpital
-Réseau de soins palliatifs
*maintenir un lien structure de soins/domicile
*lien professionnel/famille/bénévole
SOINS PALLIATIFS HOSPITALIERS
-Unités de soins palliatifs
*hospitalisation dédiée
*10 lits maximum
*durée limitée
-Equipe mobile de soins palliatifs (EMSP)
*mission : retour ou maintien à domicile du patient
*aide, soutien, conseil aux soignants
-Lits identifiés de soins palliatifs (LISP)
*au sein d’un service
*lien hôpital/domicile
*vers un retour à domicile.
3.LA LUTTE CONTRE LA DOULEUR ET LA SOUFFRANCE
La prise en charge de la douleur physique est essentielle. Il existe aussi une souffrance psychologique, sociale, spirituelle. L’objectif : la qualité de vie et le confort de la personne.
Une souffrance sociale par l’« abandon » de son rôle « actif » dans la société.
En 2011, à Toulouse, la maison de répit et de soins palliatifs pour enfants et adolescents a vu le jour.
L’EUTHANAISE INTERDITE EN France
La loi du 22 avril 2005 (loi Léonetti) interdit l’euthanasie.
Toutefois, il est écrit : « Lorsqu’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, décide de limiter ou d’arrêter tout traitement, le médecin respecte sa volonté après l’avoir informée des conséquences de son choix. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical. » (Art. L. 1111-10).
L’euthanasie est un sujet de débat. Des situations amènent la société à réfléchir, comme celles de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire. Des associations se sont constituées pour la reconnaissance d’un « droit à mourir ». Dans certains pays (aux Pays-Bas par exemple) l’euthanasie est légalisée.
ENTRAINEMENT N°2
QUESTION
Actuellement 70% des décès surviennent à l’hôpital, c’est pourquoi des structures spécifiques appelées unités de soins palliatifs ont été instituées. Celles-ci existent également en soins à domicile. A l’hôpital, on parle de lits spécifiques de soins palliatifs. Ils se trouvent essentiellement dans des services comme la gérontologie ou la cancérologie. La fonction des professionnels de santé consiste à se rendre au chevet du malade en fin de vie et à lui apporter les soins actifs qui ont pour objectif de le soulager de la souffrance, de la détresse physique et psychique, et d’accompagner si besoin est son entourage.
L’ESSENTIEL A RETENIR
La culture en soins palliatifs se développe en France. Elle passe par la formation des équipes. Mourir à domicile : telle est la très forte demande de la société française. Mais la prise en charge de la fin de vie à domicile demeure une étape extrêmement difficile pour les familles tant émotionnellement que matériellement et financièrement.
POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrages d’Elisabeth Kubler-Ross
BEAUVOIR Simone de, Une mort très douce, Gallimard, 1972.
5.L’ENVIRONNEMENT
6.LA FAMILLE
SCHEMA :
1.UNE DEFINITION
-un « projet » en commun
-communauté d’individus
-des droits et des devoirs
*vis-à-vis de la société
*vis-à-vis des enfants
2.TYPES DE FAMILLES
-célibat
*avant de vivre en couple
*un choix ?
-monoparentale
*hausse des divorces
*mère/père célibataire
*fragilité financière
-recomposée
*transition entre deux unions
*des enfants « en plus »
*une parentalité à inventé
-homoparentale
*introduction du PACS
*question du mariage
*question de la parentalité
-« traditionnelle »
*union libre
*pacte civil de solidarité PACS
*mariage
3.ROLES DE LA FAMILLE
-protection
*sécurité matérielle
*sécurité affective
-éducation
*transmission des valeurs
*transmission du savoir
*autorité
-socialisation
*transmission de valeurs
*compréhension des règles de la société
-santé
*hygiène
*prévention
-économie
*modification du travail
*transmission d’un patrimoine
4.POLITIQUE FAMILIALE
-promotion de la famille
*solidarité entre les générations
*équité entre les familles
-soutien de la natalité
*aide à l’activité des femmes
*congé de paternité
-s’adapter au monde
*statut du beau-parent
*protection des enfants face à internet
*faciliter l’adoption.
ENTRAINEMENT
QUESTION
Quelle définition donneriez-vous des termes suivants : éducation, socialisation, protection ?
L’éducation se réfère étymologiquement à l’idée de conduire vers l’extérieur. L’éducation concerne donc tous les moyens mis en place pour la formation de l’individu afin de favoriser son autonomie et son développement.
La socialisation est un terme qui renvoie aux moyens qui permettent à l’individu d’être en capacité de vivre en collectivité, en société.
La protection est une notion qui fait référence au fait de défendre contre toute atteinte, qu’elle soit physique ou morale.
7.L’ENFANT
1.LE DEVELOPPEMENT ET LES BESOINS DE L’ENFANT
L’enfant a des besoins biologiques, psychologiques et sociaux.
Les besoins biologiques recouvrent l’hygiène, l’alimentation, le sommeil…
Les besoins psychologiques recouvrent la sécurité affective, l’estime de soi…
Les besoins sociaux recouvrent l’éducation, l’accès au langage, la découverte du monde, la compréhension des limites…
Ces besoins permettent à l’enfant de se construire et, ainsi, de développer sa personnalité et ses capacités à vivre dans le monde (famille, amis, école…).
2.LES DROITS DE L’ENFANT
Les droits de l’homme concernent les adultes.
3.LA PROTECTION DE L’ENFANT
Un ensemble de dispositifs garantit aux enfants une protection compte tenu de leur âge. Dans la vie de tous les jours, la maltraitance ainsi que les difficultés liées au niveau de vie, à l’éducation, au soutien familial demeurent une réalité.
4.L’EDUCATION DE L’ENFANT
L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans. Les savoirs fondamentaux (la lecture, l’écriture, le calcul) permettent aux enfants de s’intégrer dans la société. L’école permet de se socialiser, c’est-à-dire de comprendre et d’intégrer les règles de la société. L’école doit accueillir en son sein toutes les personnes handicapées depuis la loi du 4 mars 2002.
ENTRAINEMENT N°1
LE LANGAGE DU TOUCHER
Il faut redécouvrir ce sens essentiel un peu oublié en thérapeutique. Si le toucher est peut-être le plus important de nos cinq sens, il n’est pas celui que l’on privilégie : entendre, voir, sentir, goûte sont pour beaucoup l’expression première de la sensibilité. Le toucher n’est guère valorisé : ne dit-on pas jeux de mains, jeux de vilains ? Le toucher est un langage : le premier, que l’on utilise pour communiquer avec l’enfant. Un nourrisson malade, même très bien assisté médicalement, peut mourir faute d’avoir été cajolé, pris dans les bras, caressé. En effet, naissance est synonyme de séparation, de solitude : le corps n’est plus soutenu en permanence. Les mains de la mère sont essentielles pour accueillir et sécuriser le nourrisson. Le bébé dépend entièrement de son sens du toucher : des lèvres et du contact corporel en général, des extrémités de ses doigts et de toute la main ensuite.
C’est par le toucher que tout commence. Il lui permet de découvrir le monde à pleine mains, de plain-pied, de tout le corps.
J. Newman Giger, Soins infirmiers interculturels.
QUESTION
Pourquoi l’auteur parle-t-il du toucher comme langage ?
ENTRAINEMENT N°2
QUESTION
Faites un travail de recherches sur le fonctionnement d’une PMI.
Une PMI (protection maternelle infantile) regroupe l’ensemble des mesures de prévention médicale, psychologique et sociale pour la santé de la future mère, de la mère et de l’enfant de moins de 6 ans. Ses services organisent des consultations prénatales, la prescription de contraceptifs, l’information et la prévention des IST, comme de l’IVG. Elle organise également les examens prénatals obligatoires.
L’ESSENTIEL A RETENIR
L’enfant est un être de droit dont les besoins (biologiques, psychologiques et sociaux) sont assurés par la famille et les proches ainsi que par un ensemble d’institutions, que ce soit pour son éducation (école) et/ou sa protection (aide sociale à l’enfance).
POUR ALLER PLUS LOIN
Françoise Dolto, Lorsque l’enfant paraît, Seuil, 1999.
8.L’ADOLESCENCE
1.QU’EST-CE QUE L’ADOLESCENCE ?
L’adolescence peut se définir sur le plan chronologique, physiologique, psychosocial et légal.
Au plan chronologique, selon l’OMS cet âge se situe entre 10 et 19 ans.
Au plan physiologique, la puberté se traduit par plusieurs changements : la poussée de croissance, les premières règles pour les filles, les premières éjaculations pour les garçons.
Au plan psychosocial, il s’agit de remplir les critères sociaux de la maturité qui passent par le positionnement de l’adolescent par rapport à ses parents. Il s’agit d’une période de quête d’identité aussi bien sociale que sexuelle. A noter l’importance du groupe de pairs : ce groupe est essentiel pour la socialisation.
Au plan légal, l’âge de la majorité en France se situe à 18 ans. Il existe des aménagements de cette majorité selon les situations (l’émancipation).
2.LA PRISE DE RISQUES ET LA SANTE DE L’ADOLESCENT
L’adolescent vit une période de transition. Cette période se traduit par des limites testées, voire repoussées. La prise de risques chez les adolescents se situe dans plusieurs domaines.
A.LE DOMAINE DE LA SANTE MENTALE
Repérer un adolescent en souffrance passe par l’observation de signes tels que le repli sur soi, l’agressivité, la fatigue. La tentative de suicide est possible. Elle peut parfois passer inaperçue, laissant un appel au secours d’un adolescent sans réponses.
B.LE DOMAINE SOCIAL
Qu’en est-il de son propre rapport à l’autre ou à la société ? L’isolement, la fugue, le désintérêt vis-à-vis de l’école sont autant d’indices d’un désinvestissement de la vie sociale pourtant indispensable à la construction de soi.
C.LE DOMAINE DE LA SEXUALITE
La multiplication des partenaires ou l’acte sexuel sans préservatif représentent des conduites à risques. Bien que les « dangers » soient connus, la prise de risques est réelle.
D.LE DOMAINE DES ADDICTIONS
Tout comme avec la consommation de cannabis ou d’autres drogues, l’adolescent peut rapidement perdre sa liberté avec l’alcool.
De même son rapport à la nourriture interroge son rapport à soi, aux autres et au monde : l’anorexie ou la boulimie peuvent débuter à la période de l’adolescence.
E.LE DOMAINE SPORTIF
L’environnement familial, culturel, social, amical dans lequel vit le jeune est très important par rapport aux conduites à risques.
3.LES SOUTIENS A L’ADOLESCENCE
Un ensemble d’acteurs gravite autour de l’adolescent.
En termes de famille, l’adolescent se positionne vis-à-vis du modèle parental et se construit, éventuellement par le conflit.
En termes d’institution, l’école (collège et lycée) propose une éducation et un soutien à cette éducation (via l’infirmière scolaire par exemple).
En termes de santé, des réseaux s’entrecroisent et tissent une toile de liens entre professionnels : lieux d’écoute et de soins spécialisés sur l’adolescence (psychologue, psychiatre, médecin généraliste, associations) dans des domaines variés (addictions, anorexie mentale, boulimie).
En termes d’informations, que ce soit par internet, la radio, la télévision, les sms, le discours se veut adapté aux pratiques de l’adolescent.
FOCUS : Les adolescents vont bien
Un sondage initié par la fondation Wyeth pour la santé de l’enfant et de l’adolescent (2008) indique qu’environ 20% des adolescents disent être mal dans leur peau pendant que 75% des adultes pensent que ces jeunes le sont.
ENTRAINEMENT
Comme le dit la chanson, ils ne changeront pas le monde, mais il ne les changera pas. Alors dans les turbulences de la vie, chacun choisit sa stratégie pour s’amuser, se distinguer, exister.
Je sors.
J’allume la télé.
Je pianote.
Propos recueillis par des journalistes qui ont mené une enquête sur les jeunes.
QUESTION
Expliquez laquelle de ces trois stratégies vous pourriez adopter.
Proposition de conclusion rédigée
La stratégie choisie est celle de profiter des opportunités de sorties culturelles gratuites. Tout d’abord parce qu’elles sont nombreuses, ensuite parce que le statut d’étudiant est idéal pour cela et enfin parce que ce sont des moments de plaisir, de rencontres qui ouvrent l’esprit. C’est peut-être là le privilège de la culture, d’offrir à l’individu sa part de liberté de penser et d’être.
L’ESSENTIEL A RETENIR
L’ensemble des changements intervenants à l’adolescence transforme le jeune en jeune adulte. Ces changements sont d’ordre physiologique (croissance), culturel (groupe de pairs et nouveaux « modèles »), psychique (de l’émoi amoureux à la dépression), social (de l’école au monde du travail).
Période nécessaire et parfois non suffisante, l’adolescence tend à se prolonger.
DOLTO Françoise, DOLTO Catherine, CHEMINIER Colette, Paroles pour adolescents ou le complexe du homard, Gallimard, 2003.
9.LA FEMME ET L’HOMME
1.LA FEMME ET L’HOMME AU DOMICILE
Les tâches ménagères sont effectuées par les femmes et les hommes. La nuance réside dans les couples dont le revenu permet d’embaucher une aide-ménagère. Il existe des tâches communes : l’éducation des enfants, les courses.
DU FEMINISME
Simone de Beauvoir publie en 1949 Le deuxième sexe. Cet ouvrage appelle à lutter pour l’indépendance des femmes. Il a influencé le mouvement féministe.
2.LA FEMME ET L’HOMME AU TRAVAIL
Dans le domaine de l’emploi et du travail, la situation des femmes est marquée par de fortes inégalités, même si la situation tend à évoluer.
Les femmes sont moins bien payées pour un même diplôme.
Certains emplois sont sexués.
Les postes à responsabilité sont souvent masculins.
Le chômage est principalement féminin, ainsi que le temps partiel.
3.CONCILIER VIE PERSONNELLE ET VIE PROFESSIONNELLE
La notion de choix de vie est fondamentale. La contraception a libéré les femmes. Les femmes choisissent de s’investir dans leur vie professionnelle. Un ensemble de mesures permet d’accompagner cet engagement : congés maternité et paternité, modes de garde, allocations familiales, garde alternée.
FOCUS Droit de vote et parité en politique
L’ESSENTIEL A RETENIR
Si émancipation il y a eu, dans la vie économique et sociale, des efforts restent à faire.
POUR ALLER PLUS LOIN
BADINTER Elisabeth, La place des femmes dans la société française, Observatoire français des conjonctures économiques 2004.
10.LES PERSONNES AGEES
CH 10 – LES PERSONNES AGEES
1.LES AGES DE LA VIE
L’OMS définit l’âge du début de la vieillesse à 65 ans. Qui sont les « seniors » ? Les notions de troisième âge, de quatrième âge existent. Mais il est possible de rester jeune à tout âge.
Le Japon détient avec 82,2 ans le record mondial de l’espérance de vie (OMS).
2.LE VIEILLISSEMENT
Deux types de vieillissement coexistent lorsqu’il s’agit de la population : le vieillissement démographique et le vieillissement individuel.
Trois types de vieillissement peuvent être envisagés en terme de santé : le vieillissement pathologique, le vieillissement physiologique et le vieillissement réussi (sic). Au cœur de la notion de vieillissement se trouvent les concepts d’autonomie et de dépendance.
Le vieillissement pathologique signifie que la personne est malade et se trouve en situation de handicap ; elle est soignée.
Le vieillissement physiologique signifie une régression des capacités physiques et cognitives. La personne âgée est vulnérable.
Le vieillissement réussi signifie ni maladie ni handicap mais des fonctions physiologiques peu atteintes.
Des périodes de vieillissement réussi coexistent avec des périodes de vieillissement pathologique selon les événements de la vie.
3.DES STRUCTURES ET DES RESEAUX
Quand le vieillissement pose problème, temporairement ou pour une durée plus longue voire indéfinie, un ensemble de structures existe pour répondre aux besoins de la personne âgée (schémas 1 et 2).
SCHEMA 1 - STRUCTURES, RESEAUX ET PROFESSIONNELS
Réseaux de soins et hospitalisation
-réseaux de soins gérontologiques
*médecins généralistes
*CLIC
-hôpital
*accueil urgence
*unité de moyen et long séjour
*HAD
-réseaux de soins palliatifs
*association
*HAD
Vivre en institution
-Ehpad
-Foyer-logement
-Mapad
-Maison de retraite
Aider à la vie au domicile
-CCAS
*auxilliaires de vie sociale
-SSIAD
*service de soins infirmiers à domicile
-services complémentaires
*portage des repas
*télé-assistance
*accueil de jour
-aidants familiaux
D’autres professionnels
-infirmières libérales
-psychologues
-coiffeuses
-pédicures
SCHEMA 2 – HEBERGEMENT DE LA PERSONNE AGEE
-Ehpad
*établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
*tarif hébergement, dépendance, soin
-Maison de retraite
-Foyer-logement
*location d’un logement
-Moyen séjour
*proposé par un hôpital
*90 jours maximum
-Unité de soins de longue durée
*surveillance médicale constante
-Mapad
*maison d’accueil pour les personnes âgées dépendantes
-Accueillant familiaux
*chez un particulier
*agrément donné par le conseil général
-Etablissement d’accueil de jour
*association
*soulager l’entourage
-Unités spécialisées
*Alzheimer par exemple
-Au domicile
ENCADRE – LA MALADIE D’ALZHEIMER
La maladie d’Alzheimer est une démence qui s’installe et se développe progressivement.
-troubles de la mémoire
-trouble d’au moins une fonction cognitive (langage, capacité de s’habiller, capacité de reconnaître un objet ou une personne)
-un retentissement dans la vie de tous les jours (activités sociales, professionnelles, familiales) comme concevoir les repas ou utiliser le téléphone.
En termes de comportement, le malade peut présenter un symptôme dépressif, être irritable, agressive.
Le malade déambule.
Un moment clé de la maladie survient quand le malade ne reconnaît plus ses proches.
En termes de dépendance, si des unités spécialisées existent, la famille assure l’essentiel des soins (hygiène) et la surveillance.
Cette maladie que l’on ne peut toujours pas guérir mais seulement ralentir va connaître un fort développement.
FOCUS : ACTUALITE A SUIVRE
Le plan Solidarité Grand Age 2007-2012 et notamment les programmes de recherche sur la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.
La grille AGGIR évalue la dépendance.
ENTRAINEMENT N°1
Une aide à domicile qui intervenait dans la région de B. a dérobé à trois personnes âgées chez qui elle travaillait une trentaine de chèques.
L’escroquerie a duré plusieurs mois, les victimes ne s’étant pas aperçues tout de suite des vols.
Elles ont fini par porter plainte et, après enquête, l’aide à domicile a été interpellée par les gendarmes.
Son époux a alors contacté les victimes, s’engageant à les dédommager.
Sa femme a été remise en liberté et un délai a été accordé par le Procureur de la République afin de lui permettre de régulariser la situation.
L’Eveil normand, mercredi 10 septembre 2008.
ENTRAINEMENT N°2
A quels besoins des personnes âgées répondent les « autres professionnels » ?
Infirmières libérales : pansements, suivi cardiologique, favoriser la relaxation, conseils.
Psychologues : difficultés psychologiques liées à l’âge, la situation, la solitude, la dépression, le mal-être, le questionnement, le sentiment de culpabilité chez les familles de ces personnes âgées.
Pédicure : bien-être physique, soulager certaines douleurs.
Coiffeuse : bien-être esthétique, favoriser l’estime de soi en prenant soin de l’image de la personne.
L’ESSENTIEL A RETENIR
Qu’en est-il du vieillissement réussi ? Comment faire face à la dépendance ? A chaque âge, il s’agit de se situer par rapport à un futur.
La dignité et le respect sont au cœur des relations humaines.
POUR ALLER PLUS LOIN
FORN Rosario, Les quatre saisons. Au fil des jours, Amalthee, 2207.
11.LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
1.CE QUE DISENT LES LOIS
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées définit le handicap : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
Avant cette loi, celle du 30 juin 1975 a marqué un début d’évolution de l’intégration des personnes en situation de handicap dans la société, que ce soit dans le domaine de l’emploi ou celui de l’éducation, des ressources et des soins.
FOCUS : Tout enfant handicapé est un élève (loi du 11 février 2005).
2.LA CLASSIFICATION DES HANDICAPS : LE SCHEMA DE WOOD
P. WOOD a élaboré au début des années 1980 un « modèle » dynamique non pas seulement des différents handicaps mais plutôt des situations de handicap (voir schéma).
La déficience correspond à une perte de substance ou une altération d’une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique.
L’incapacité correspond à toute réduction (résultant d’une déficience), partielle ou totale, de la capacité d’accomplir une activité d’une façon ou dans les limites considérées comme normales pour un être humain.
Le désavantage correspond à l’impact des déficiences et des incapacités sur la vie sociale, personnelle, quotidienne. La personne est limitée dans l’accomplissement d’un rôle normal.
3.LES DIFFERENTS TYPES DE HANDICAPS
HANDICAPS PHYSIQUES
-moteurs
*atteinte de la motricité (déplacements) et de la mobilité (mouvements coordonnés)
-sensoriels
*atteinte des fonctions sensorielles
HANDICAPS MENTAUX
-déficience mentale
*anomalie du développement des fonctions intellectuelles
-maladies mentales
*troubles mentaux malgré un développement intellectuel antérieur normal
La déficience intellectuelle atteint l’intelligence à divers degrés (notion de QI). Difficultés pour lire, écrire, compter. Ex : trisomie 21.
La déficience psychique, ou le handicap psychique, se manifeste par divers troubles : comportement, vie affective, perception, pensée, communication.
La déficience motrice concerne les différentes parties du corps : tête, tronc, membres.
La déficience visuelle peut aller du simple trouble de la vision (acuité) à la cécité en passant par une restriction du champ visuel ou de sa capacité de reconnaissance.
La déficience auditive a des répercussions sur l’expression orale et la communication.
Le polyhandicap se manifeste par la conjugaison de plusieurs déficiences.
L’ORIGINE DU MOT HANDICAP
« La main dans la casquette » soit en anglais « hand in the cap ». De ce terme réservé aux courses de chevaux est né le concept de donner autant de chances à l’un qu’à l’autre.
TEMOIGNAGE DE PROFESSIONNEL
« Jacky a sa colonne vertébrale en guimauve si bien que, tout autour de sa boîte crânienne, des vis retiennent un système de traction qui permet de le maintenir « droit ». Il ne parle pas. Ses yeux sont un horizon lointain. Ses mains et ses jambes sont nouées. Sa famille est souvent dans le service de soin. En faisant sa toilette, je lui parle bien sûr. S’il communique avec moi ? Bien sûr. »
ENTRAINEMENT
Qu’évoque pour vous ce symbole ?

Ce symbole évoque : handicap, fauteuil roulant, différence, loi, valide, mental, physique, infirmité, déficience, désavantage, place de parking, minorité, rejet, peur, douleur, accidents, maladie, rééducation, soins, non-voyants, malentendants, autiste, Téléthon, éthique…
Il est possible de classer ces mots par domaine :
-individuel : handicap, rejet, peur, douleur, fauteuil roulant ;
-sanitaire : handicap, physique, mental, infirmité, maladie, déficience, rééducation, non-voyants, malentendants, soins, autiste, éthique ;
-social : handicap, différence, loi, valide, place de parking, Téléthon, minorité, accidents, éthique.
A partir des mots classés par domaine, il est possible de rechercher des idées :
-domaine individuel : comment est vécu le handicap aujourd’hui ? ; la peur de la différence ; la difficulté à se sentir intégré ; une société de la beauté, du jeunisme ; l’aménagement des villes, des écoles pour l’intégration des personnes handicapées ; comment vieillir avec un handicap ?...
-domaine sanitaire : il existe plusieurs formes de handicap ; le handicap touche tous les âges ; les structures d’accueil et de soins sont parfois insuffisantes ou peu adaptées ; cela pose des questions d’éthique (dépistage de certaines maladies, manipulations génétiques, eugénisme…).
-domaine social : le handicap et le regard de la société ; l’approche de la différence ; l’aménagement des villes et des structures pour les personnes handicapées ; le respect des lois, notamment dans le domaine professionnel ; la recherche et son financement concernant les maladies génétiques ; les accidents de la route et le handicap ; les questions de société en lien avec le handicap…
L’ESSENTIEL A RETENIR
Congénital (au moment de la naissance) ou acquis (accident, maladie), le handicap est avant tout une réalité au quotidien pour une personne en situation de se déplacer chez soi ou en ville, de trouver du travail.
Droit à la différence (la société adapte son environnement et sa pensée aux situations de handicap), droit à l’indifférence (la personne en situation de handicap dans une autonomie « moderne », ainsi pourrait-on décomposer le regard de la société.
POUR ALLER PLUS LOIN
www.handicap.fr
www.handicap-international.fr
Les maisons du handicap dans les départements.
12.LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES
1.DES FACTEURS DE RISQUE ET LA VIE DE TOUS LES JOURS
L’OMS définit les maladies cardiovasculaires comme un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins.
Le tabac encrasse les artères.
L’alcool favorise les triglycérides.
La sédentarité « affaiblit » le cœur. (Conjuguée à une alimentation déséquilibrée (trop grasse, trop sucrée, trop salée), elle favorise non seulement l’obésité mais aussi l’hypercholestérolémie).
L’HTA est une maladie qui « use » les artères. Le chiffre de référence est 140/95 mmHg selon l’OMS.
L’âge, le sexe et l’hérédité font partie des facteurs de risque.
ENCADRE – L’ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL AVC
Tout à coup un côté du corps présente une faiblesse. L’AVC est une urgence très importante.
L’AVC est la troisième cause de mortalité en France.
A l’origine, une artère du cerveau se bouche ou se rompt. Une artère bouchée prive le cerveau d’oxygène. Une artère qui éclate comprime le cerveau avec le sang échappé. Dans les deux cas, les conséquences peuvent aller de l’hémiplégie au décès.
Les signes précurseurs sont :
-une partie du visage se crispe
-un membre faiblit subitement
-vue troublée (on voit double)
-parole difficile
-équilibre précaire
-céphalées intenses et inhabituelles.
2.LES DIFFERENTES MALADIES CARDIOVASCULAIRES
Les maladies cardiovasculaires peuvent se classer selon les zones du corps.
Les vaisseaux sanguins alimentent le cœur (cardiopathies coronariennes, malformations cardiaques, angor, infarctus du myocarde), le cerveau (maladies cérébro-vasculaires, AVC), les bras et les jambes (artériopathies périphériques, thromboses veineuses profondes), les poumons (embolie pulmonaire).
ENCADRE – L’ATHEROSCLEROSE
L’athérosclérose est une accumulation de graisse dans les artères.
La graisse durcit et se transforme en plaque. La plaque reste dans l’artère ; encombre le passage, puis avec le temps le bouche. Si une artère du cœur est bouchée comme dans l’infarctus du myocarde, cette zone ne reçoit plus d’oxygène et meurt.
SCHEMA – LE CŒUR, UN ATOUT POUR VIVRE
-Pratiquer une activité physique
-se détendre
-se reposer
-vérifier sa tension
-éviter les excès alimentaires
-peu de graisse, de sucre, de sel
-attention à l’alcool
-pas de tabac
3.L’INDICE DE MASSE CORPORELLE IMC, LE SURPOIDS, L’OBESITE
L’IMC (poids/taille en mètre * taille en mètre) est un indicateur évaluant les risques de surpoids pour une personne.
L’OMS indique que le surpoids commence avec un IMC >= 25 et l’obésité avec un IMC >= 30.
Prévalence de l’obésité en France chez les plus de 18 ans
1980 : 6,1%
Croissance continue
2010 : 12,4%
L’IMC est un indicateur.
Les conséquences du surpoids et de l’obésité sont le diabète, l’arthrose et les maladies cardiovasculaires.
4.PREVENIR ET SECOURIR
L’urgence d’agir face à un infarctus du myocarde se compte en minutes.
Les maladies cardiovasculaires peuvent être en partie prévenues car les facteurs de risques sont connus.
ENTRAINEMENT N°1
QUESTIONS
1.Les maladies cardiovasculaires désignent l’ensemble des maladies du cœur et des vaisseaux.
2.Elles représentent la première cause de mortalité en France.
3.Les facteurs de risques sont en fonction de l’âge.
4.Les autres facteurs de risques sont le tabagisme et le cholestérol.
5.Pour évaluer les facteurs de risques, on mesure la pression artérielle, on ausculte le cœur et les vaisseaux, et on dose les graisses et le sucre dans le sang.
6.Les traitements pour éviter les complications sont relatifs à l’hygiène de vie.
7.Consommer de l’alcool avec modération signifie un à deux verres de vin par jour pour les hommes.
8.Le surpoids commence avec un IMC égal ou supérieur à 25.
9.Un AVC est un accident cardiovasculaire cérébral.
10.Le numéro du SAMU est le 15.
L’ESSENTIEL A RETENIR
Notre mode de vie a un impact sur notre santé. Que ce soit par une alimentation déséquilibrée entraînant obésité ou hypertension, le tabac, l’alcool, la faiblesse ou l’absence d’activités physiques, le corps est mis à rude épreuve. La prévention est un élément essentiel (plan nutrition, lutte contre le tabac).
13.LES CANCERS
1.DES CELLULES INCONTROLABLES
Des cellules du corps se multiplient anarchiquement.
Elles forment des tumeurs au sein d’un organe et peuvent envahir d’autres organes à distance (métastases).
2.LES DIFFERENTS TYPES DE CANCERS
Si tous les organes peuvent être touchés directement ou indirectement, les cancers les plus fréquents sont ceux du sein, de la prostate, des poumons, du côlon, du rectum, de l’utérus, de la peau, des voies aéro-digestives supérieures (bouche, larynx…) et de la prostate.
3.AUPRES DU PATIENT
Tout un réseau (institutions, soignants, familles, associations) existe pour soutenir la personne atteinte d’un cancer : un soutien à la fois affectif, moral, financier, médical intégré dans un parcours de soin coordonné…
L’annonce de la maladie est une étape fondamentale.
De même la « vie après le cancer » est prise en compte par les pouvoirs publics.
4.DES ETAPES VERS LA GUERISON
Le traitement doit commencer le plus vite possible après l’annonce du diagnostic. Avec le traitement, on cherche à faire diminuer à la fois les signes et les symptômes qu’exprime la maladie. On parle de rémission complète quand on ne détecte plus la présence de cellules cancéreuses. On emploie le mot guérison quand la rémission complète dure suffisamment pour écarter les risques d’une rechute.
FOCUS : Le cancer diminue en Europe
La lutte contre le tabac demeure une priorité dans la lutte contre le cancer tout comme la lutte contre l’alcool, le surpoids et l’obésité.
5.LE CANCER CHEZ L’ENFANT
Le cancer chez l’enfant est une maladie rare : 1 à 2 % de tous les cancers. La vie quotidienne est bouleversée. Il est aujourd’hui possible de guérir quatre enfants sur cinq. Leucémies, lymphomes et tumeurs cérébrales sont les trois cancers les plus fréquents. Les soins peuvent avoir lieu à l’hôpital ou à domicile par des professionnels libéraux ou en HAD. Dans le cas d’une démarche palliative, des réseaux de soins existent comme le réseau breton « La brise ». La prise en charge de la douleur est une priorité des soins.
ENTRAINEMENT N°1
LES PRINCIPALES CAUSES DU CANCER
HOMMES FEMMES
Tabac : 33,4%
Alcool : 9,4%
Toxiques professionnels : 3,7%
Agent infectieux : 3,3%
Obésité et surpoids : 1,2%
Rayons ultraviolets : 0,6%
Inactivité physique : 0,5%
Pollution : 0,04 à 1% Tabac : 9,6%
Agent infectieux : 4,4%
Inactivité physique : 3%
Alcool : 3%
Obésité et surpoids : 2,3%
Hormonothérapie : 2,2%
Facteurs liés à la reproduction : 1,2%
Rayons ultraviolets : 0,9%
Toxiques professionnels : 0,5%
Pollution : 0,3%
AUTRES : 47% AUTRES : 72,6%
Sources : Rapport : Les causes du cancer en France en 2000
QUESTION
Analyser ce document
-l’impact dominant du tabac chez les hommes mais aussi le facteur dominant chez les femmes
-la consommation d’alcool chez les hommes
-chez la femme le surpoids, l’hormonothérapie et la reproduction sont des facteurs importants
-les toxiques professionnels sont plus déterminants chez les hommes que chez les femmes : étonnant
-la pollution a un impact mineur chez les deux sexes : très important
-la catégorie « autres » a 50% d’impact chez les hommes et 70% chez les femmes : très bizarre. Pourquoi cette différence hommes-femmes ?
Commentaire
Introduction : Le tableau présenté résume les principales causes de cancers.
Développement : Le premier facteur de risque est le tabac. Cette cause est moins importante chez les femmes.
L’alcool a un impact important chez les hommes. L’alcool désinhibe et vient pallier certaines fragilités.
Chez les femmes les facteurs poids et hormonothérapie sont importants (contraception pendant de nombreuses années et THS). L’âge tardif de la première maternité, certaines habitudes alimentaires et une vie parfois sédentaire sont des causes déterminantes.
Certains toxiques tels que l’amiante, le benzène ou d’autres produits chimiques sont des causes déclenchantes du cancer (exposition pendant de nombreuses années).
L’agriculture ou l’élevage intensif sont évoquées comme facteurs de cancer.
Les autres causes sont :
-le stress chronique lié au rythme de vie et/ou aux conditions de travail
-traumatismes liés à certains événements de la vie
-facteur héréditaire
-la précarité ne favorise pas l’accès aux soins ni à la prévention (pourquoi ?).
Conclusion : De nombreux facteurs expliquent le cancer des hommes et des femmes. De nombreux plans cancer sont en place.
POUR ALLER PLUS LOIN
BECKER Jean, Deux jours à tuer 2008
SCHWARTZENBERG Léon, Requiem pour la vie, France Loisirs 1986.
14.LES IST
15.LE VIH-SIDA
1.UN PEU D’HISTOIRE
Début des années 1980 : une population est particulièrement touchée par une maladie impossible à soigner avec les traitements existants.
1983 : Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier (prix Nobel de médecine) en 2008) de l’Institut Pasteur de Paris découvrent le virus.
1987 : 1er grand programme mondial de lutte contre le sida.
1993 : 13 millions de séropositifs.
1996 : trithérapie
2008 : plus de 33 millions de personnes vivent avec le VIH. Plus de 7400 nouvelles infections par jour dont 1200 sont des enfants de moins de 15 ans.
2.DEFINITION ET VOIES DE TRANSMISSION
Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un rétrovirus infectant l’homme. La pathologie évolue sur plusieurs années, puis se manifeste par des maladies opportunistes ; le stade ultime est le sida (syndrome d’immunodéficience acquise).
Trois modes de transmission existent : les sécrétions sexuelles, le sang et la transmission de la mère à l’enfant.
La contamination par les sécrétions sexuelles peut intervenir lors de rapports sexuels non protégés.
La transmission sanguine peut avoir lieu lors d’échanges de seringues contaminées de toxicomanes, piqûres de professionnels soignants en situation de soins avec une personne contaminée.
Concernant la voie materno-fœtale, la contamination peut avoir lieu au cours des différentes phases de la grossesse : la maternité, l’accouchement et l’allaitement.
FOCUS : Actualité à suivre
La recherche, la prévention, l’accompagnement autour du VIH-sida évoluent tous les jours.
3.LES PHASES DE LA MALADIE
La phase de primo-infection correspond à la phase de contamination. Entre dix jours et trois mois après la contamination, la personne passe d’un état séronégatif à la séropositivité : on détecte la présence d’anticorps dirigés contre un agent infectieux.
La phase asymptomatique peut durer des années : l’infection reste silencieuse. Puis, lors de la phase symptomatique, celle du sida, le VIH entraîne une immunité déficiente qui rend l’organisme vulnérable aux maladies dites opportunistes, comme des candidoses, des pneumopathies, des cancers.
4.PREVENIR, SOIGNER, AIDER
PREVENIR
-dépistage anonyme et gratuit
-programmes de santé publique (information des plus jeunes sur la santé sexuelle notamment)
-utilisation du préservatif
-des campagnes événementielles (sidaction, journée du 1er décembre).
« Les modalités de contamination par le VIH sont multiples, mais ne concernent pas des contacts usuels établis dans la vie de tous les jours, sur un plan professionnel (hormis les professions médicales) ou social. Cette réserve est essentielle dans la mesure où elle signifie que l’on peut éviter la contamination, chose extrêmement difficile pour une simple grippe ! » (R. Daudel, L. Montagnier, Le sida, Flammarion)
TEMOIGNAGE PROFESSIONNEL
Autour du camion de dépistage anonyme et gratuit : « J »ai fait l’idiot hier. Je ne me suis pas protégé. » L’infirmière sort de l’arrière du camion qui sert de salle de prélèvement : « Mademoiselle, par ici, s’il vous plait. » Quelques minutes plus tard, al personne sort, rassurée par la confidentialité de son test de dépistage qu’elle pourra récupérer, de la main à la main, dans les sept jours. Christian
SOIGNER
Certains médicaments existent pour contrer les effets de la maladie, sans parvenir toutefois à la guérir. La recherche actuelle s’oriente non seulement vers un vaccin mais aussi vers la simplification des traitements. Par exemple la première trithérapie en un comprimé par jour (Atripla) est arrivée en France en 2009.
L’impact du VIH-sida sur la société est réel : famille, travail, coût social, coût économique…
AIDER
L’impact sur la personne séropositive ou atteinte du sida est fort : angoisse, accès aux soins, discrimination, exclusion.
VERS UN ACCES UNIVERSEL A LA PREVENTION ET AUX SOINS
L’OMS (rapport 2009) indique « les progrès considérables accomplis en 2008 pour élargir l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ».
Les domaines prioritaires d’action sont :
-étendre les services de conseil et dépistage du VIH
-élargir les services de prévention du VIH
-porter davantage d’attention aux populations à risque élevé de contracter l’infection
-garantir en temps voulu l’accès au traitement
-favoriser la rétention du traitement et des services de qualité
-redoubler d’efforts pour répondre à la double épidémie de tuberculose et de VIH
-améliorer l’accès des femmes et des enfants aux services de prise en charge du VIH
-intégrer les programmes de VIH dans des systèmes de santé plus larges
-renforcer la surveillance du VIH et investir dans des recherches futures.
L’OMS précise les difficultés du financement de la lutte contre le sida dans une situation de crise économique.
ENTRAINEMENT
LE SIDA
En France 120 000 personnes sont séropositives (2006). Un tiers ne sait pas qu’il est contaminé et ne prend aucune précaution. 25 ans après l’apparition du sida, les messages de prévention et de dépistage doivent être répétés. Pour un malade du sida qui suit bien son traitement (lourd et à vie), on estime aujourd’hui que la durée de vie n’est pas modifiée. Toutes les enquêtes montrent que le sida est toujours une maladie pas comme les autres, liée au secret, honteuse… 46% des dépistés le sont à un stade avancé de la séropositivité. Le dépistage doit être fait six semaines après la prise de risque.
D’après Anne Augié, Ouest France.
QUESTION
Pourquoi tant de personnes ignorent-elles leur séropositivité et pourquoi le sida reste-t-il une maladie honteuse ?
IDEES
Certaines personnes ignorent leur positivité parce qu’elles ne font pas de test de dépistage, soit par ignorance, soit par peur ou par négligence.
Parfois, également, il y a le sentiment que cette maladie « n’arrive qu’aux autres ». Par ailleurs le sida reste une maladie honteuse parce que pour beaucoup, c’est encore la maladie des homosexuels. Elle est donc souvent source de discrimination. De plus cette maladie est liée à la sexualité, sujet encore tabou dans notre société, et de surcroît liée à la mort. Elle fait peur et touche à l’intime de l’individu.
L’ESSENTIEL A RETENIR
Touchant à l’intime, le VIH-sida est une maladie qui pose des questions concernant :
-ses modes de transmission
-le regard que porte la société sur la pathologie et sur les personnes atteintes de la maladie
-la vitesse de contamination dans le monde
-la nécessité de continuellement informer et former sur la maladie car le VIH-sida demeure une maladie propice aux idées reçues et aux jugements de valeur.
La prévention (préservatif) semble pour le moment le meilleur moyen de lutter contre la maladie.
POUR ALLER PLUS LOIN
BUSSIERE Sandrine, Médecine au cœur, Anne Carrière, 2006
COLLARD Cyril, Les nuits fauves, 1992.
16.LA SANTE AU TRAVAIL
1.SANTE AU TRAVAIL
Travailler répond à plusieurs besoins de l’homme. Le besoin de gagner sa vie afin de se nourrir, se vêtir, avoir des loisirs. Le besoin d’être présent dans la société. Le besoin de se réaliser individuellement et socialement.
Par le travail, par l’intégration au groupe, l’individu développe une identité personnelle qui a une influence sur sa vie personnelle. Le travail a un impact sur la santé.
A la notion de travail sont liées celles du chômage, de la précarité et de l’exclusion.
2.MALADIES ET RISQUES PROFESSIONNELS
Quelles conséquences le travail a-t-il sur la santé ? Les accidents du travail (avec ou sans arrêts de travail) peuvent se classer en plusieurs catégories : les accidents de la route, les maladies professionnelles, les cancers professionnels, les troubles musculo-squelettiques TMS et
Les accidents de la route sont la première cause des accidents du travail mortels.
Les maladies professionnelles sont strictement répertoriées dans le code de la sécurité sociale :
-cancers (amiante…)
-affections dues aux bruits
-mycoses cutanées
-lésions dues aux conditions de travail (froid, chaleur, pression atmosphérique)
-hépatites virales professionnelles
-affections respiratoires dues au bacille tuberculeux
-tétanos professionnel.
Les TMS peuvent être de différents ordres : mal de dos, douleurs au poignet en relation avec la tenue de la souris de l’ordinateur.
Les risques psychosociaux connaissent un développement sans précédent. La précarité de l’emploi, les exigences de rendement, les cadences de production, les rythmes de travail jouent sur la santé de l’individu. Les risques psychosociaux sont le stress, le harcèlement, la violence, le suicide (vague de suicides chez France Telecom en 2009).
FOCUS : Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)
Ce comité composé de salariés a un rôle de conseil auprès de la direction, notamment sur les salariés en situation de handicap ou victimes d’accidents du travail.
3.DES INEGALITES
Des inégalités face aux risques professionnels ont été observées selon la population, le type d’entreprise ou le secteur d’activité :
-les travailleurs saisonniers, les jeunes, les migrants, les femmes enceintes sont des populations plus vulnérables
-les plus petites entreprises ont des difficultés dans la mise en place d’une prévention efficace des risques professionnels
-le bâtiment, le transport, l’agroalimentaire ou encore la santé sont des secteurs d’activité plus « fragiles » et les accidents, l’exposition au bruit, les cancers y sont plus fréquents que dans d’autres milieux de travail.
4.PREVENIR LES RISQUES PROFESSIONNELS
La prévention en entreprise engage un ensemble d’acteurs (voir schéma). Le décret du 28 juillet 2004 réforme la médecine du travail.
LA PREVENTION EN ENTREPRISE
, CONSEIL, SURVEILLANCE, FINANCEMENT
-Inspection du travail :
*conseil
*surveillance
*sanction
-Branches professionnelles (OPBTP par ex.) :
*financement
-Organismes :
*sécurité sociale
*CRAM
*MSA
ETUDE, RECOMMANDATION
-Observatoire régional de la santé :
*étude
-Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) :
*étude
*antennes régionales
-Institut national de recherche et de sécurité (INRS) :
*forme et informe
-Institut de veille sanitaire :
*étude statistique
*recommandations
AU SEIN DE L’ENTREPRISE
-Chefs d’entreprise :
*obligation d’établir le document unique
-Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) :
*représente le personnel
-Services de santé au travail :
*médecin
*infirmière
-Intervenants en prévention des risques professionnels :
*ergonome
*psychologue
*ingénieur
-Partenaires sociaux :
*syndicats
5.L’INDICE DE BIEN-ETRE
L’organisation de coopération et de développement économique propose le BIB : indice de bonheur intérieur brut. Onze critères le composent : revenus, logement, emploi, santé, sécurité, vie en communauté, gouvernance, éducation, environnement, sentiment de satisfaction personnelle, équilibre entre la vie professionnelle et la vie de famille.
L’ESSENTIEL A RETENIR
La montée en puissance des risques psychosociaux que sont le stress, le harcèlement, la violence et le suicide interroge le mode de vie et surtout le mode de travail. Les conséquences sur l’activité économique (arrêt de travail, sécurité sociale) sont réelles.
La culture de la prévention s’impose aux entreprises.
17.LE CHOMAGE, L’EXCLUSION ET LA DISCRIMINATION
18.LA VIOLENCE ET LA MALTRAITANCE
LES FORMES DE LA VIOLENCE
-Physique :
*gifle
*coup de poing
*séquestration
*incapacité temporaire de travail
-Psychologique :
*insultes répétées
-Sexuelle :
*viol
*sévices
-Economique :
*empêchement de travailler
-Sociale et culturelle :
*excision
*esclavage
1.LA MALTRAITANCE DES ENFANTS
Il s’agit des sévices (physiques et/ou psychologiques) qu’un adulte fait subir à un enfant.
Violences physiques, pédophilie, humiliation et cruauté mentale sont des formes de maltraitance. L’alcool et les drogues demeurent des facteurs de risques quant à la violence sur enfants. A noter qu’à la vulnérabilité des enfants s’ajoutent d’autres vulnérabilités telles que le handicap.
FOCUS : La violence scolaire
Plusieurs formes de violence coexistent : le racket, le matériel endommagé, les coups, etc. Concernant la violence envers le corps enseignant, il est question des limites posées par l’autorité et du respect de celle-ci. La sécurisation des établissements scolaires, la ressource humaine en moins au sein de l’école : quelles réponses l’Etat peut-il apporter ?
Les partenaires extérieurs au monde éducatif (associations sportives et culturelles, parents, institutions sociales, réseaux de prévention…) prennent leur place pour que la mission éducative soit remplie. Le but : la réussite humaine et scolaire de l’enfant.
2.VIOLENCES CONJUGALES
Il s’agit d’une situation dans laquelle un individu, au sein du couple, est dominé, par la force et la contrainte, par l’autre individu. S’il existe des hommes battus, cette situation se produit le plus souvent de l’homme vers la femme. L’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff) tord le cou à une idée reçue qui lierait la violence conjugale à un statut social. Il n’en est rien. Cette violence touche toutes les catégories socioprofessionnelles.
LE CYCLE DE LA VIOLENCE
Léonore Walker, psychologue américain, propose quatre phases décrivant le cycle de la violence :
-l’accumulation de tensions : violence verbale
-la phase d’explosion ou d’agression : violence physique
-le déni et le transfert de culpabilité : l’agresseur minimise ses actes
-la rémission ou la lune de miel : volonté de se faire pardonner, cadeaux
3.MALTRAITANCE DES PERSONNES AGEES
Peut-on attacher une personne âgée sur un fauteuil ? Négliger les soins d’hygiène, est-ce une forme de maltraitance ? Une émission de télévision a fait scandale en montrant les pratiques de certains personnels soignants envers des personnes âgées. La situation de vulnérabilité de ces personnes en institution témoigne d’une violence humaine et institutionnelle souvent invisible. Témoigner de ces pratiques revient à prendre position sur des questions de dignité et de respect. Plusieurs autres scandales ont éclaté dans des maisons de retraite qui laissaient leurs résidents « à l’abandon ». Si des abus existent, dans l’autre sens la prise en soin de la personne âgée via la démarche « qualité » dans des établissements sanitaires par exemple, tend à s’améliorer.
4.LA BIENTRAITANCE
QUESTION
A partir du schéma vous énumérerez les conséquences individuelles et familiales des différentes formes de violence évoquées.
CORRIGE
Les conséquences des violences individuelles et familiales peuvent être d’ordre physique, psychologique mais aussi social.
L’ESSENTIEL A RETENIR
19.LA SANTE MENTALE
20.LES ADDICTIONS
21.L’ALCOOLISME
22.L’ANOREXIE MENTALE ET LA BOULIMIE
1.L’ANOREXIE MENTALE
Il s’agit d’une perte de l’appétit. La jeune fille a choisi de ne plus manger tout en luttant contre la faim.
Le fait de manger de moins en moins se fait petit à petit. La jeune fille va en arriver à peser chaque aliment.
Après six mois de ce régime, le début des troubles apparaît. Elle peut avoir perdu jusqu’à 50% de son poids.
La maigreur extrême est niée : « Je suis encore trop grosse ». Les règles s’arrêtent.
Dans ce tableau, ni dépression, ni idée suicidaire : l’envie de vivre est là, jusqu’à l’hyperactivité comme une forme d’ascétisme, mais en termes de vie affective, rien.
2.LA BOULIMIE
Il s’agit d’un épisode répétitif de suralimentation incontrôlable, pouvant s’accompagner de vomissements volontaires.
La nourriture peut être prise sans ordre aucun, chaude ou froide, solide ou liquide : l’important étant d’apaiser la faim.
Seule, la personne va vomir, fatiguée.
Il peut exister un trouble associé qui est la dépression.
3.DES PISTES ET DES SOLUTIONS
Pour l’anorexie mentale, le contrat de soin semble un postulat aux tentatives d’un traitement qui demeure difficile.
Pour la boulimie, il s’agit plutôt d’un domaine relevant de la psychothérapie qui associe une approche nutritionnelle. Les coupe-faim eux-mêmes entraîneraient une dépendance. Quant aux médicaments, il s’agirait de traiter la dépression.
TEMOIGNAGE DE PROFESSIONNEL
Lors d’un repas thérapeutique, l’observe la jeune fille en face de moi qui cache quelques haricots verts sous une feuille de salade. Elle trie et retrie ses aliments sans me regarder. Elle me regarde avec défi. « Ma mère va venir aujourd’hui, non ? Je vais lui dire que je ne veux plus qu’elle intervienne dans l’organisation du repas. » « Tu vas me peser après ? », me demande-t-elle.
ENTRAINEMENT
Anorexies, les victimes de la mode
Depuis que deux mannequins sont morts de dénutrition, le monde des défilés commence à se préoccuper de la maigreur des filles des podiums. Et les médecins s’inquiètent pour la santé des adolescentes. L’œil d’un médecin spécialiste des troubles du comportement alimentaire décèle l’hypertrophie des glandes sous-maxillaires, « qui fait aux mannequins des petites joues de hamster », et les fissurations que dissimule le maquillage, à l’angle de leurs lèvres, « signes de vomissements à répétition ». « Ces symptômes sont caractéristiques de l’anorexie ».
QUESTIONS
Quelles réflexions vous inspire ce texte ?
CORRIGE
Il semble important de rappeler à quel point l’obsession du poids dans le monde de la mode peut être source de conséquences graves sur la santé des mannequins mais aussi sur l’image et l’idéal de beauté renvoyés aux adolescentes. Il est donc essentiel d’informer et de prévenir, mais aussi d’agir pour une autre image de la femme dans notre société.
L’ESSENTIEL A RETENIR
Anorexie, amaigrissement, aménorrhée : trois signes de l’anorexie mentale, un trouble du comportement alimentaire dont la gravité peut conduire à la dépression voire à la mort. La boulimie vise à apaiser sa faim et à lutter contre l’angoisse du vide.
La jeune fille se suicide en arrêtant de manger.
23.LES TROUBLES MENTAUX
24.LA SANTE PUBLIQUE : DETERMINANTS ET INDICATEURS
25.LES SYSTEMES DE SANTE ET DE PROTECTION SOCIALE
26.LA PREVENTION
1.LES NIVEAUX DE PREVENTION
L’Etat propose une définition des niveaux de prévention : « La prévention primaire se situe en amont des problèmes de santé ; la prévention secondaire tente de réduire leur durée d’évolution ; la prévention tertiaire a pour but d’éviter les récidives »
« Chacun de ces niveaux de prévention s’exerce au travers de quatre catégories d’interventions interdépendantes que sont :
-les mesures légales et socio-économiques
-les actions pour améliorer ou préserver l’environnement et les conditions de vie
-les actes médicaux
-l’éducation pour la santé.
A.LA PREVENTION PRIMAIRE
Elle a pour but d’éviter la survenue d’une maladie ou d’un accident.
Il est possible de regrouper trois thèmes :
-l’hygiène individuelle
-l’hygiène de l’environnement
-la vaccination.
L’hygiène individuelle est un comportement individuel permettant de prévenir l’apparition d’une maladie : préservatif
L’hygiène de l’environnement collectif ou individuel : bruit, évacuation des eaux usées, contrôle de l’alimentation
La vaccination permet d’acquérir l’immunité spécifique à une maladie sans avoir été en contact direct avec l’agent pathogène.
B.LA PREVENTION SECONDAIRE
Elle vise à réduire ou à éliminer la gravité et/ou les troubles liés à une maladie. Elle agit au stade initial (dépistage, traitements thérapeutiques) de la maladie. Ex : mammographie.
Le dépistage est une procédure qui conduit à sélectionner dans une population une sous-population dont la probabilité de présenter une maladie justifie la poursuite de recherches diagnostiques en vue d’instituer une thérapeutique précoce efficace.
L’OMS a fixé des conditions pratiques sur l’intérêt ou non de mettre en place un programme de dépistage :
-menace grave pour la santé publique
-traitement efficace existant
-outils diagnostics appropriés
-maladie décelable pendant une phase de latence ou au début de la phase de risque
-test de dépistage efficace
-test acceptable pour la population
-connaissance de l’histoire de la maladie
-traitement adapté et défini avant de réaliser le dépistage
-coût acceptable : pour le dépistage, pour le traitement
-continuité du dépistage.
C.LA PREVENTION TERTIAIRE
Elle cherche à diminuer l’importance des incapacités liées à une maladie. Elle vise la réinsertion et la réadaptation. La prévention des rechutes en fait partie. Ex : rééducation après un accident de moto, l’éducation thérapeutique d’un patient asthmatique…
2.LES POLITIQUES DE PREVENTION
L’Etat propose des programmes qui intègrent la prévention dédiés spécifiquement à des thèmes de santé, des populations, des pathologies : plan Alzheimer, plan de lutte contre les violences faites aux femmes, plan cancer, plan santé mentale. Ces plans sont institués pour une période donnée (plan santé mentale de 2005 à 2008). Ils sont reconduits selon l’évaluation qui en a été faite. La finalité de ces plans est de proposer une prévention relayée par des acteurs de terrain.
3.L’EDUCATION A LA SANTE
L’OMS donne cette définition de l’éducation à la santé : « Une action exercée sur les individus pour les amener à modifier leur comportement. D’une manière générale, elle vise à leur faire acquérir et conserver de saines habitudes de vie, à leur apprendre à mettre judicieusement à leur profit les services sanitaires qui sont à leur disposition et à les conduire à prendre eux-mêmes, isolément et collectivement, les décisions qu’implique l’amélioration de leur état de santé et de la salubrité du milieu où ils vivent. »
« L’éducation pour la santé est l’ensemble des actes qui offrent la possibilité à chaque individu (ou groupe d’individus) d’acquérir ou d’améliorer ses capacités vis-à-vis de sa propre santé. Pour mémoire, l’éducation à la santé suppose que le projet est prédéfini par celui qui éduque. La préposition « pour » indique qu’il s’agit de la santé de la personne « telle qu’elle la conçoit et telle qu’elle a choisi de la construire ». Le mot « éducation » va dans le même sens : il exprime le mouvement d’accompagnement de la personne.
L’INPES (institut national de prévention et d’éducation pour la santé) propose une quantité d’outils à destination de différents publics sur l’ensemble des thèmes de santé.
TEMOIGNAGE DE PROFESSIONNEL
Dans un collège, j’anime une séance d’éducation à la santé ayant pour thème la sexualité. La parole se libère. Les jeunes gens posent des questions pertinentes. Ils expriment leurs points de vue avec passion, notamment sur ce qui touche à l’homosexualité. Le soignant n’est que le médiateur. Claire
4.LA PROMOTION DE LA SANTE
L’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) et l’INPES ont inauguré en 2010 une chaire de promotion de la santé. Il