Problème

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Voici le début d'un chapitre sur les céphalées qui a sûrement été publié sur ce blog. Il a été modifié.

De plus quelqu'un a ajouté tous les titres du chapitre sur les infections cérébrales:

-abcès cérébral: collection de pus;

-encéphalite: inflammation du parenchyme cérébral due à un envahissement viral direct ou à une hypersensibilité provoquée par un virus ou par une autre protéine étrangère (à faire); -les vers helminthiques parasitaires;

-maladies à prions: pathologies neurodégénératives;

-Creutzfeldt-Jakob-vache folle;

-insomnie fatale: maladie à prions héréditaire;

-leuco-encéphalite multifocale progressive virale lente qui survient généralement en cas d'altération de l'immunité;

-la rage: encéphalite virale transmise par la salive des chauves-souris infectées et de certains mammifères infectés;

-empyème sous-dural: collection purulente.

Qui intervient sur ma sauvegarde ?

 

CEPHALEES

Les céphalées sont un des motifs de consultation les plus fréquents. La plupart des patients souffrant de céphalées intermittentes ont un trouble céphalalgique primitif (càd non associé à une anomalie structurelle démontrable). Ces pathologies comprennent la migraine (avec ou sans aura), l’algie vasculaire de la face (intermittente ou chronique), la céphalée de type tensionnel (épisodique ou chronique), l’hémicrânie paroxystique chronique, et l’hémicrânie continue. Les patients qui présentent une céphalée prolongée d’apparition récente peuvent avoir un trouble céphalalgie secondaire, dû à diverses anomalies intracrâniennes, extracrâniennes et systémiques.

TABLEAU – CAUSES DE CEPHALEES SECONDAIRES

CAUSE EXEMPLES

Affections extra-crâniennes Dissection de l’artère vertébrale ou de la carotide

Affections du rachis cervical

Fuite de LCR avec céphalées à basse pression

Affections dentaires (infection, conflit au niveau de l’articulation temporomandibulaire)

Glaucome

Sinusite

Affections intracrâniennes Tumeurs du cerveau et autres lésions expansives

Malformation de Chiari type I

Hémorragie (intracérébrale, sous dural, arachnoidienne)

Hypertension intracrânienne idiopathique

Infections (encéphalite, méningite)

Hydrocéphalie obstructive

Affections vasculaires (maladie de Moya-Moya, malformations vasculaires, vascularites, thrombose veineuse)

Affections générales Hypertension galopante

Septicémie

Fièvre

Hypercapnie

Hypoxie (y compris mal de l’altitude)

Virémie

Médicaments et toxines Rebond analgésique

Sevrage en caféine

Hormones (oestrogènes)

Dérivés nitrés

Inhibiteurs de la pompe à protons

Bilan

L’anamnèse et l’examen clinique permettent généralement d’évoquer un diagnostic et de guider les examens complémentaires à pratiquer.

Anamnèse

Les caractéristiques de la céphalée qui sont utiles au diagnostic comprennent l’âge d’apparition ; la fréquence, la durée, la topographie, et la gravité des céphalées ; les facteurs associés au déclenchement, à l’aggravation, ou à la rémission ; les signes associés (fièvre, rigidité de la nuque, nausées, vomissements, troubles psychiatriques, photophobie) ; et des maladies préexistantes (traumatisme crânien, cancer, immunodéficience).

Les épisodes de céphalées intenses récidivants apparaissent dans l’adolescence ou avant l’âge adulte évoquent un trouble céphalalgique primitif. Une céphalée apparaissant brusquement et de manière très intense (comme un coup de tonnerre dans un ciel serein) évoque une possible hémorragie sous-arachnoidienne. Une céphalée journalière subaigue et s’aggravant progressivement évoque une lésion expansive. Des céphalées apparaissant après l’âge de 50 ans et accompagnées d’un endolorissement du cuir chevelu, d’une claudication de la mâchoire ou de modifications visuelles évoquent une artérite temporale.

Une confusion, des crises convulsives, de la fièvre ou des symptômes neurologiques focaux évoquent une cause grave nécessitant un bilan complémentaire.

La présence d’une affection concomitante retrouvée à l’interrogatoire peut orienter vers une étiologie de la céphalée (un traumatisme crânien récent, une hémophilie, un alcoolisme ou un traitement par anticoagulants peuvent faire penser à un hématome sous-dural.

Examen clinique

Un examen neurologique est indispensable et doit comprendre un examen du fond d’œil, un examen de la conscience, et la recherche de signes méningés. Les céphalées intermittentes récurrentes chez un patient en apparente bonne santé avec examen neurologique normal ont de façon rare une cause grave.

Une raideur de la nuque à la flexion (mais pas à la rotation) traduit une irritation méningée en rapport avec une infection ou une hémorragie sous-arachnoidienne. Une fièvre évoque une infection, mais un fébricule peut également s’observer en cas d’hémorragie. Une sensibilité à la palpation des artères temporales chez des patients de plus de 50 ans évoque une artérite temporale. Un œdème papillaire traduit une augmentation de la pression intracrânienne, laquelle peut être en rapport avec une hypertension artérielle intracrânienne idiopathique, une hypertension galopante, une lésion expansive, ou une thrombose du sinus sagittal. Des symptômes neurologiques focaux ou des troubles psychiatriques accompagnent généralement les lésions structurelles (tumeur, accident vasculaire cérébral, abcès, hématome).

Examens complémentaires

L’imagerie et les examens de laboratoire sont nécessaires uniquement si l’anamnèse ou les données de l’examen clinique sont inquiétantes ou anormales.

Les patients nécessitant en urgence une TDM ou une IRM en vue de détecter une hémorragie, une hypertension intracrânienne et d’autres causes structurelles de céphalée comprennent ceux ayant :

-des céphalées soudaines à début brutal

-une confusion mentale, dont des convulsions

-des déficits neurologiques focaux

-un œdème papillaire

-une hypertension artérielle sévère.

Etant donné qu’une TDM standard n’élimine pas formellement la possibilité d’hémorragie sous-arachnoidienne, de méningite, d’encéphalite ou d’un processus inflammatoire, une ponction lombaire est indiquée en cas de suspicion de telles pathologies.

Les patients nécessitant une imagerie rapidement, mais pas en urgence, comprennent ceux avec des antécédents de céphalées, avec des céphalées ayant débuté après 50 ans, avec des signes généraux associés (perte de poids), des facteurs de risque surajoutés (cancer, VIH, traumatisme), ou des céphalées chroniques inexpliquées. Chez des patients, une IRM (utilisant généralement du gadolinium avec angiographie par résonance magnétique ou une phlébographie) est préférable. Elle peut montrer de nombreuses causes de céphalée inhabituelles mais importantes qui peuvent ne pas être identifiées en TDM (dissection de la carotide, thrombose de la veine cérébrale, destruction hypophysaire, malformations vasculaires, vascularite cérébrale, malformation de Chiari de type I).

Les malades présentant des céphalées inhabituelles et prolongées peuvent également nécessiter une ponction lombaire afin de vérifier la présence d’une méningite chronique (infectieuse, granulomateuse, ou néoplasique) ou d’une hypertension artérielle intracrânienne idiopathique (évaluée par la pression du LCR).

D’autres examens sont pratiqués si on suspecte des pathologies particulières (la VS pour l’artérite temporale, la mesure de la pression intraoculaire pour le glaucome, la radiologie dentaire pour un abcès dentaire).

CEPHALEES FOCALES

L’algie vasculaire de la face cause une douleur unilatérale périorbitaire ou temporale, avec des signes neurovégétatifs (ptosis, larmoiement, rhinorrhée, congestion nasale). Le diagnostic est clinique. Le traitement d’urgence comporte O2, triptans, ergotamine, seuls ou en association. Pour la prévention, on administre du vérapamil, de la méthysergide, du lithium, du valproate, ou une association.

L’algie vasculaire de la face touche principalement les hommes et débute généralement entre 20 et 40 ans. L’algie vasculaire de la face est habituellement intermittente. Pendant 1–3 mois, les patients ont plus d’une crise/jour, puis une rémission pendant des mois ou des années. Certains patients ont des algies vasculaires de la face sans rémission.

La physiopathologie est inconnue, mais la périodicité évoque un dysfonctionnement hypothalamique. L’apport d’alcool peut déclencher une algie vasculaire de la face pendant les périodes de crises, mais pas pendant la rémission.

Symptomatologie et diagnostic

Les symptômes sont caractéristiques. Les crises surviennent à la même heure tous les jours, tirant souvent les patients de leur sommeil au milieu de la nuit. La douleur est toujours unilatérale avec une distribution orbitotemporale. Elle est violente, atteignant son niveau maximal en quelques minutes. Elle s’amende généralement spontanément entre 30 min et 1 heure. Les patients souffrant d’algie vasculaire de la face sont agités, faisant continuellement les cent pas, contrairement aux patients migraineux qui préfèrent s’allonger tranquillement dans une chambre obscure.

Les composantes végétatives, dont la congestion nasale, la rhinorrhée, le larmoiement, les bouffées vasomotrices et le syndrome de Claude Bernard-Horner, sont au premier plan, survenant du même côté de la céphalée.

Le diagnostic se fonde sur différentes catégories de symptômes et sur l’exclusion d’une pathologie intracrânienne.

Les autres syndromes de céphalées primitives unilatérales avec symptômes végétatifs comprennent l’hémicrânie paroxystique chronique, dans laquelle les crises sont plus fréquentes (plus de 5 fois/jour) et beaucoup plus brèves (en général seulement quelques minutes) que dans l’algie vasculaire de la face. Et l’hémicrânie continue, caractérisée par des maux de tête unilatéraux modérément continus avec de brefs épisodes surajoutés de douleur plus intense. Ces deux affections douloureuses, contrairement à l’algie vasculaire de la face et à la migraine, répondent de façon significative à l’indométhacine, mais pas autres AINS.

Traitement

Les crises aigues d’algie vasculaire de la face peuvent être enrayées par des injections de triptan ou de dihydroergotamine (tableau), ou une inhalation d’O2 à 100%. Tous les patients requièrent un traitement préventif, car l’algie vasculaire de la face est fréquente, grave et invalidante. Une posologie orale de 60 mg 1 fois/jour de prednisone (peut amener une rapide prévention temporaire, tandis que les médicaments à visée préventive avec un début d’action plus lent (vérapamil, lithium, méthysergide, valproate, topiramate) sont débutés.

TABLEAU – MEDICAMENTS POUR LA MIGRAINE ET LES CEPHALEES FOCALES

MEDICAMENT DOSAGE REMARQUES

Traitement préventif

Amitriptyline 10-100 mg PO au coucher Possède des effets anticholinergiques ; entraîne une prise de poids ; utile chez les patients qui souffrent d’insomnie ; de petites doses sont souvent efficaces

Beta-bloquants Aténol 25-100 mg PO 1 fois/j

Métoprolol 50-200 mg PO 1 fois/j

Nadolol 20-160 mg PO 1 fois/j

Propranolol 20-160 mg PO 2 fois/j

Timolol 5-20 mg PO 1 fois/j On utilise des beta-bloquants sans activité sympathomimétique intrinsèque; ils sont déconseillés chez les maladies atteints de bradycardie, hypotendus, ou présentant de l’asthme

Topiramate 50-200 mg PO habituellement 1 fois/j Source de perte de poids. Effets cognitifs indésirables (confusion, dépression)

Valpromide A libération immédiate : 250-500 mg PO 2 fois/j

A libération prolongée : 500 – 1000 mg PO 1 fois/j Peuvent entraîner alopécie, troubles digestifs, dysfonctionnement hépatique, thrombopénie, tremblements et/ou prise de poids

Vérapamil (*) 240 mg 1-3 fois/j Risque d’hypotension, constipation ; plus utiles en cas de migraine de l’artère basilaire

Traitement antimigraineux spécifique

Dihydroergotamine 0,5-1 mg SC ou IV

4 mg/ml aérosol nasal Nausée ; contre-indiqué chez les patients qui présentent une HTA ou une maladie coronarienne ; ne peut être utilisé en association avec les triptans

Triptans Almotriptan 12,5 mg PO

Eletriptan 20-40 mg PO

Frovatriptan 2,5 mg PO

Naratriptan 2,5 mg PO

Rizatriptan 10 mg PO

Sumatriptan 50-100 mg PO, 5-20 mg en aerosol nasal, ou 6 mg SC Zolmitriptan 2,5-5 mg PO ou 5 mg en spray nasal Bouffées congestive, paresthésies, sensation d’oppression thoracique ou de la gorge; on peut répéter les doses jusqu’à 3 fois/j si la céphalée réapparaît ; contre-indiqués chez les patients qui ont une coronaropathie ou une hypertension artérielle incontrôlée

(*) En général utilisé dans la formule à libération immédiate

HYPERTENSION INTRACRANIENNE IDIOPATHIQUE

(Hypertension artérielle intracrânienne bénigne ; Pseudotumeur cérébrale)

MIGRAINE

La migraine est une céphalée primitive intermittente chronique. Les symptômes durent généralement entre 4 et 72 heures et peuvent être graves. La douleur est souvent, mais pas toujours, unilatérale, pulsatile, aggravée avec l’effort, et accompagnée de symptômes végétatifs.

CEPHALEES APRES PONCTION LOMBAIRE ET PAR BASSE PRESSION (INTRACEREBRALE)

CEPHALEES DE TYPE TENSIONNEL

 

INFECTIONS CEREBRALES

ABCES CEREBRAL

Symptomatologie et diagnostic

Traitement

ENCEPHALITE

Etiologie et physiopathologie

Symptomatologie

Diagnostic

Pronostic

INFECTIONS HELMINTHIQUES

Neurocysticercose

Autres infections

MALADIES A PRIONS

MALADIE DE CREUTZFELDT-JAKOB

Symptomatologie et pronostic

Diagnostic et prévention

MALADIE DE GERSTMANN-STRAUSSLER-SCHEINKER

INSOMNIE FATALE

LEUCO-ENCEPHALITE MULTIFOCALE PROGRESSIVE

Symptomatologie

Diagnostic et traitement

RAGE

Symptomatologie

Diagnostic et traitement

Prévention

EMPYEME SOUS-DURAL

Symptomatologie et diagnostic

Traitement

 

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Publié dans MEDECINE

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