Génétique
Vingt-six marqueurs génétiques
Des chercheurs de la Northwestern University proposent un test sanguin permettant de diagnostiquer la dépression majeure à partir de 26 marqueurs génétiques chez les adolescents. De plus, ce test permettrait, pour la première fois, de distinguer différents sous-types de dépression majeure, avec ou sans troubles anxieux. « C’est la première étape vers un traitement personnalisé », commente Pr Eva (…)
Obésités de l'enfant
LES OBESITES monogéniques sont dues à une mutation rare sur un gène unique. Ces mutations de transmission autosomique récessive et à pénétrance complète ont été observées au sein de quelques familles dans le monde et sont extrêmement rares. Le diagnostic peut être suspecté devant une obésité sévère et précoce apparaissant dès les premiers mois de vie, en cas de consanguinité parentale avec des parents (…)
Si les déficits immunitaires primitifs liés à une mutation génétique sont rares, les anomalies du système immunitaire découlant de polymorphismes génétiques seraient, en revanche, fréquentes, voire « la norme », dans l'espèce humaine. LES DéFICITS immunitaires primitifs sont des entités qui ont jusqu'alors été considérées comme rares, avec une incidence estimée à environ 1 nouveau-né sur 1 000. Les (…)
Bronchiolite oblitérante
D'étiologie le plus souvent virale, la bronchiolite oblitérante reste de pronostic sévère, avec un taux de mortalité de près de 10 % et une rémission clinique et radiologique chez moins d'un patient sur trois. Des travaux récents soulignent une probable prédisposition génétique dans la survenue de cette affection qui répond mal aux anti-inflammatoires. MALADIE PULMONAIRE chronique, la bronchiolite (…)
LES GÈNES humains impliqués dans la régulation de la croissance sont nombreux (1). Plusieurs d’entre eux ont été mis en cause dans des déficits en hormone de croissance. Il s’agit notamment des gènes de la sécrétion hypophysaire, du récepteur hypothalamique de la GHRH (growth hormone releasing hormone) ou de facteurs de transcription hypophysaires. Toutefois, un déficit de sécrétion en hormone de (…)
Maladie de Parkinson et génétique
PAR LE Pr ALAIN DESTÉE* LE PROJET « Parkinson familial Nord », initié en 1993, a pour objectif d’identifier avec l’aide de tous les neurologues de la région Nord-Pas-de-Calais tous les cas familiaux de MP, plus particulièrement ceux concernant de grandes familles. En cela, il est complémentaire du réseau « French Parkinson’s disease genetic group », qui s’intéresse surtout aux « paires de germains ». (…)
Si des facteurs environnementaux contribuent au risque d’autisme, des facteurs génétiques jouent un rôle important. De rares mutations et des variations du nombre de copies ont été liées à l’autisme, mais pour la majorité des patients, les variants en cause restent inconnus.
Une précédente étude avait identifié une association hautement significative entre l’autisme et un variant SNP situé dans une région du chromosome 5 (5p14), région toutefois pauvre en gènes (« Nature », 2009). Daniel Campbell (Los Angeles) et son équipe ont cherché à savoir si cette association pouvait être due à un élément génétique fonctionnel. Ils ont effectivement découvert qu’un ARN non codant, jusqu’ici inconnu, est transcrit directement sous le signal d’association. Cet ARN est en fait l’antisens du pseudo-gène 1 de la moesine (MSNP1), et a donc été appelé MSNP1AS (pour Moesin Pseudogene 1, Antisense).
L’équipe montre en outre que l’ARN antisens MSNP1AS, situé sur le chromosome 5, se fixe à l’ARNm du vrai gène de la moesine (MSM), situé sur le chromosome X, et peut réguler les taux de moesine, une protéine impliquée dans le développement du cerveau (croissance axonale et formation des épines dendritiques), précédemment impliquée dans l’autisme.
Ainsi, il apparaît que l’ARN non codant MSNP1AS régule un gène de façon étonnamment complexe.
Enfin, les chercheurs ont analysé des échantillons de cerveau (cortex temporal) de sujets autistes décédés (n = 10), et ont constaté des taux douze fois plus élevés de MSNP1AS, comparés aux témoins (n = 10). Cette surexpression du MSNP1AS entraîne une baisse du taux de la protéine moesine dans des cellules humaines.
Alors que les taux de protéine moesine ont été trouvés normaux dans le cortex temporal post-mortem des sujets autistes, il est possible qu’à un moment crucial du développement cérébral, l’ARN antisens (ou élément génétique fonctionnel) provoque une dysrégulation de la moesine et diminue son taux, contribuant ainsi à l’autisme.
Des études dans des modèles animaux sont maintenant nécessaires pour déterminer l’effet de l’expression de MSNP1AS et du déficit en moesine sur le développement cérébral.
› Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Kerin et coll. Science Translational Medicine, 4 avril 2012.
On connaissait déjà des gènes responsables de la maladie d’Alzheimer d’apparition précoce. Mais il fallait comprendre pourquoi certains patients atteints d’une forme précoce ne présentent pas de mutation de ces gènes. Autrement, comment peuvent-ils être atteints précocement alors qu’ils ne portent pas de mutation préétablie ?
Pour répondre à cette question, l’équipe de Dominique Campion et de Didier Hannequin (unité INSERM 1079 et centre national de référence maladie d’Alzheimer jeune, CHU Rouen) a étudié les gènes de 130 familles atteintes d’une forme précoce de la maladie. Ces familles ont été identifiées dans le cadre du « plan Alzheimer » par 23 équipes hospitalières françaises. Parmi ces 130 familles, 116 portaient des mutations sur les gènes déjà connus. En revanche, pour 14 familles, aucune de ces mutations n’a été observée.
Les chercheurs ont donc procédé à l’analyse du génome des patients des 14 familles et ont mis en évidence des mutations sur un nouveau gène appelé SORL1. Ce gène code pour une protéine impliquée dans la production du peptide bêta-amyloïde.
Deux des mutations identifiées sont responsables d’une sous-expression de SORL1, laquelle a pour conséquence une augmentation de la production du peptide bêta amyloïde. « Les mutations observées sur SORL1 semblent contribuer au développement de la maladie précoce d’Alzheimer. Toutefois, il reste à mieux préciser la manière dont sont transmises ces mutations sur le gène SORL1 au sein des familles », explique Dominique Campion dans un communiqué.
› Dr EMMANUEL DE VIEL
C. Pottier, D. Hannequin, S. Coutant, A. Rovelet-Lecrux et coll. Molecular Psychiatry, 3 avril 2012
A partir de l'analyse de 1 800 sujets
L'ETIOLOGIE de la sclérose en plaques (SEP) n'est pas à ce jour élucidée et l'hypothèse retenue est celle d'une maladie génétique complexe, conséquence de la présence simultanée de plusieurs facteurs génétiques. Il a été suggéré que le système immunitaire est activé probablement par des facteurs environnementaux s'attaquant au SNC de sujets génétiquement prédisposés à ce type de réactions auto-immunes. (…)
SPECIAL NEUROLOGUES
JORAS Marine
