Génétique

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Vingt-six marqueurs génétiques

Dépression majeure : un test pour les adolescents

Des chercheurs de la Northwestern University proposent un test sanguin permettant de diagnostiquer la dépression majeure à partir de 26 marqueurs génétiques chez les adolescents. De plus, ce test permettrait, pour la première fois, de distinguer différents sous-types de dépression majeure, avec ou sans troubles anxieux. « C’est la première étape vers un traitement personnalisé », commente Pr Eva (…)

  
Le Quotidien du Médecin du 18/04/2012 (175 mots)
 

Obésités de l'enfant

La place de l'analyse génétique
Dans toutes les formes d'obésité infantile, il existe un déterminisme génétique, jouant, avec les facteurs environnementaux, un rôle plus ou moins important en fonction des situations cliniques. Pour une infime partie des patients, une anomalie génétique est le facteur étiologique principal du développement de l'obésité : il s'agit des obésités monogéniques et des obésités syndromiques. Ces formes d'obésité entrent dans un tableau clinique caractéristique qu'il faudra savoir identifier, afin d'en faire le diagnostic génétique et d'adapter la prise en charge. Mise au point avec le Dr Béatrice Dubern.

LES OBESITES monogéniques sont dues à une mutation rare sur un gène unique. Ces mutations de transmission autosomique récessive et à pénétrance complète ont été observées au sein de quelques familles dans le monde et sont extrêmement rares. Le diagnostic peut être suspecté devant une obésité sévère et précoce apparaissant dès les premiers mois de vie, en cas de consanguinité parentale avec des parents (…)

Edition Spécialistedu 11/10/2007 (1118 mots)
  
Les anomalies du système immunitaire seraient fréquentes
Congrès international de pneumologie pédiatrique 29-31 mars 2008 - Nice

Si les déficits immunitaires primitifs liés à une mutation génétique sont rares, les anomalies du système immunitaire découlant de polymorphismes génétiques seraient, en revanche, fréquentes, voire « la norme », dans l'espèce humaine. LES DéFICITS immunitaires primitifs sont des entités qui ont jusqu'alors été considérées comme rares, avec une incidence estimée à environ 1 nouveau-né sur 1 000. Les (…)

Congrès Hebdodu 28/03/2008 (847 mots)   
   

Bronchiolite oblitérante

Une probable prédisposition génétique
Congrès international de pneumologie pédiatrique 29-31 mars 2008 - Nice

D'étiologie le plus souvent virale, la bronchiolite oblitérante reste de pronostic sévère, avec un taux de mortalité de près de 10 % et une rémission clinique et radiologique chez moins d'un patient sur trois. Des travaux récents soulignent une probable prédisposition génétique dans la survenue de cette affection qui répond mal aux anti-inflammatoires. MALADIE PULMONAIRE chronique, la bronchiolite (…)

Congrès Hebdo du 28/03/2008 (710 mots)  
    
Déficit en hormone de croissance
Quelles causes génétiques rechercher ?
Le retard de croissance statural est une cause fréquente de consultation en pédiatrie. La croissance est un processus génétiquement déterminé. Elle est modulée par des facteurs nutritionnels ou environnementaux et peut être altérée lors de maladies chroniques. Les études de biologie moléculaire ont permis de mettre en évidence certaines altérations génétiques responsables de déficits hypophysaires isolés ou multiples. Le point de vue du Dr Rachel Reynaud.

LES GÈNES humains impliqués dans la régulation de la croissance sont nombreux (1). Plusieurs d’entre eux ont été mis en cause dans des déficits en hormone de croissance. Il s’agit notamment des gènes de la sécrétion hypophysaire, du récepteur hypothalamique de la GHRH (growth hormone releasing hormone) ou de facteurs de transcription hypophysaires. Toutefois, un déficit de sécrétion en hormone de (…)

Edition Spécialistedu 22/05/2012(764 mots)    
  

Maladie de Parkinson et génétique

Les mutations du gène EIF4G1
Le rôle de la génétique dans l’étiologie de la maladie de Parkinson (MP) a été nié pendant des décennies, en particulier en raison de l’absence de concordance chez les jumeaux dont l’un était parkinsonien. Il est aujourd’hui totalement reconnu depuis la mise en évidence d’une mutation du gène de l’alpha-synucléine dans la famille de Contursi. Il est admis qu’environ 10 % des cas de MP sont d’origine monogénique. La transmission se fait le plus souvent sur le mode autosomique dominant, mais une transmission autosomique récessive est possible en particulier dans les formes de début juvénile.

PAR LE Pr ALAIN DESTÉE* LE PROJET « Parkinson familial Nord », initié en 1993, a pour objectif d’identifier avec l’aide de tous les neurologues de la région Nord-Pas-de-Calais tous les cas familiaux de MP, plus particulièrement ceux concernant de grandes familles. En cela, il est complémentaire du réseau « French Parkinson’s disease genetic group », qui s’intéresse surtout aux « paires de germains ». (…)

Edition Spécialistedu 07/06/2012 (850 mots)
          
Un gène non codant identifié dans l’autisme
lequotidiendumedecin.fr 05/04/2012
  
Une étude suggère qu’un gène non codant jusqu’ici inconnu pourrait contribuer au risque d’autisme. Il régule l’expression de la moesine, protéine connue pour affecter le développement cérébral.

Si des facteurs environnementaux contribuent au risque d’autisme, des facteurs génétiques jouent un rôle important. De rares mutations et des variations du nombre de copies ont été liées à l’autisme, mais pour la majorité des patients, les variants en cause restent inconnus.

Une précédente étude avait identifié une association hautement significative entre l’autisme et un variant SNP situé dans une région du chromosome 5 (5p14), région toutefois pauvre en gènes (« Nature », 2009). Daniel Campbell (Los Angeles) et son équipe ont cherché à savoir si cette association pouvait être due à un élément génétique fonctionnel. Ils ont effectivement découvert qu’un ARN non codant, jusqu’ici inconnu, est transcrit directement sous le signal d’association. Cet ARN est en fait l’antisens du pseudo-gène 1 de la moesine (MSNP1), et a donc été appelé MSNP1AS (pour Moesin Pseudogene 1, Antisense).

L’équipe montre en outre que l’ARN antisens MSNP1AS, situé sur le chromosome 5, se fixe à l’ARNm du vrai gène de la moesine (MSM), situé sur le chromosome X, et peut réguler les taux de moesine, une protéine impliquée dans le développement du cerveau (croissance axonale et formation des épines dendritiques), précédemment impliquée dans l’autisme.

Ainsi, il apparaît que l’ARN non codant MSNP1AS régule un gène de façon étonnamment complexe.

Enfin, les chercheurs ont analysé des échantillons de cerveau (cortex temporal) de sujets autistes décédés (n = 10), et ont constaté des taux douze fois plus élevés de MSNP1AS, comparés aux témoins (n = 10). Cette surexpression du MSNP1AS entraîne une baisse du taux de la protéine moesine dans des cellules humaines.

Alors que les taux de protéine moesine ont été trouvés normaux dans le cortex temporal post-mortem des sujets autistes, il est possible qu’à un moment crucial du développement cérébral, l’ARN antisens (ou élément génétique fonctionnel) provoque une dysrégulation de la moesine et diminue son taux, contribuant ainsi à l’autisme.

Des études dans des modèles animaux sont maintenant nécessaires pour déterminer l’effet de l’expression de MSNP1AS et du déficit en moesine sur le développement cérébral.

› Dr VÉRONIQUE NGUYEN

Kerin et coll. Science Translational Medicine, 4 avril 2012.  

 

Alzheimer : un nouveau gène dans les formes précoces
lequotidiendumedecin.fr 03/04/2012
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Une équipe rouennaise (INSERM U1079) a découvert un nouveau gène impliqué dans les formes précoces de la maladie d’Alzheimer : il s’agit de mutations touchant le gène SORL1.

On connaissait déjà des gènes responsables de la maladie d’Alzheimer d’apparition précoce. Mais il fallait comprendre pourquoi certains patients atteints d’une forme précoce ne présentent pas de mutation de ces gènes. Autrement, comment peuvent-ils être atteints précocement alors qu’ils ne portent pas de mutation préétablie ?

Pour répondre à cette question, l’équipe de Dominique Campion et de Didier Hannequin (unité INSERM 1079 et centre national de référence maladie d’Alzheimer jeune, CHU Rouen) a étudié les gènes de 130 familles atteintes d’une forme précoce de la maladie. Ces familles ont été identifiées dans le cadre du « plan Alzheimer » par 23 équipes hospitalières françaises. Parmi ces 130 familles, 116 portaient des mutations sur les gènes déjà connus. En revanche, pour 14 familles, aucune de ces mutations n’a été observée.

Les chercheurs ont donc procédé à l’analyse du génome des patients des 14 familles et ont mis en évidence des mutations sur un nouveau gène appelé SORL1. Ce gène code pour une protéine impliquée dans la production du peptide bêta-amyloïde.

Deux des mutations identifiées sont responsables d’une sous-expression de SORL1, laquelle a pour conséquence une augmentation de la production du peptide bêta amyloïde. « Les mutations observées sur SORL1 semblent contribuer au développement de la maladie précoce d’Alzheimer. Toutefois, il reste à mieux préciser la manière dont sont transmises ces mutations sur le gène SORL1 au sein des familles », explique Dominique Campion dans un communiqué.

› Dr EMMANUEL DE VIEL

C. Pottier, D. Hannequin, S. Coutant, A. Rovelet-Lecrux et coll. Molecular Psychiatry, 3 avril 2012     

 

  

A partir de l'analyse de 1 800 sujets

L'identification des gènes de la SEP avance
Les chercheurs du Serono Genetics Institute ont identifié 80 gènes impliqués dans la sclérose en plaques, grâce au décryptage de 40 % du génome et à la comparaison des profils génétiques chez 1 800 patients et individus sains. Le criblage de l'ensemble du génome est prévu courant 2006.

L'ETIOLOGIE de la sclérose en plaques (SEP) n'est pas à ce jour élucidée et l'hypothèse retenue est celle d'une maladie génétique complexe, conséquence de la présence simultanée de plusieurs facteurs génétiques. Il a été suggéré que le système immunitaire est activé probablement par des facteurs environnementaux s'attaquant au SNC de sujets génétiquement prédisposés à ce type de réactions auto-immunes. (…)

Edition Spécialistedu 19/05/2005 (529 mots)
  

SPECIAL NEUROLOGUES

Epilepsie : de la génétique à l'imagerie
L'identification des mutations génétiques responsables d'épilepsies familiales rares a ouvert l'ère de la génétique en épileptologie. Parallèlement, des progrès dans l'imagerie anatomique permettent, d'une part, de visualiser de très petites anomalies en cause dans des épilepsies autrefois considérées comme probablement symptomatiques. Enfin, de nouvelles molécules devraient enrichir prochainement l'arsenal thérapeutique. Le point par le Pr Edouard Hirsch*.

JORAS Marine

Edition Spécialistedu 29/04/2003 (59 mots)   
                           
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